ISBN : 2266112325
Éditeur : Pocket (2001)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
La jeune Germaine Malorthy, dite Mouchette, se laisse séduire par ennui par le marquis de Cadignan. Lorsqu'elle tombe enceinte, celui-ci la repousse ; désespérée, elle le tue, ce qui passe pour un accident. Devenue la maîtresse de l'officier de santé Gallet, elle découv... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 29 avril 2009

    chartel
    Quel étonnant parallèle entre cette lecture de "Sous le soleil de satan" et celle des deux volumes d'"Humain, trop humain" de Nietzsche qui l'a encadrée. Alors que le philosophe allemand annonce la mort de Dieu et tente par son œuvre de lui porter le coup fatal, Georges Bernanos, écrivain hanté par l'idée de la mort, exprime, dans son premier roman, le désespoir d'un curé de la région picarde doutant de sa foi qui, pour éprouver cette existence divine, mettra Dieu au défi, afin de se libérer de cet étouffant fardeau (je préviens qu'il s'agit de ma propre interprétation de l'œuvre). le succès de ce livre doit beaucoup à sa merveilleuse et profonde poésie. Y figure essentiellement une description de la vie intérieure des personnages magnifiquement traduite par Bernanos, même si ce dernier nous précise les difficultés d'une telle entreprise : « Les comparaisons sont peu de chose, quand il faut les emprunter à la vie commune pour donner quelque idée des événements de la vie intérieure et de leur majesté. »
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Peut-être suis-je passée totalement à côté de cette œuvre, peut-être mon avis ne vaut-il que tripette, aussi me bornerai-je à ne livrer que mes impressions de lecture, pour lesquelles, je puis tout de même formuler quelques certitudes. Je me suis littéralement engluée dans cette lecture pro-religieuse, pas motivante, pas transcendante, pas aussi subtile à mon goût que certains avis me l'avait laissé espérer. Voici une brève description de la structure du roman: trois parties très distinctes 1) un assez long prologue, étrange mais plutôt tonique, qui retrace l'histoire houleuse d'une jeune fille de seize ans, Germaine Malhorty, surnommée Mouchette. Mouchette, fille d'une famille de notables du nord de la France en fin de XIXè ou au tout début du XXème siècle, découche et s'attire des ennuis auprès des siens. Son impulsivité et son non-conformisme qui confine parfois à la folie lui font commettre de nombreux impairs. 2) une "première" partie, contemporaine du prologue, où l'on fait connaissance avec le personnage principal du roman, l'abbé Donissan, présenté comme une force de la nature mais excessivement gauche, timide et de faible intelligence. Les quatre chapitres de cette partie m'ont parus interminables. L'auteur force le trait à n'en plus finir sur le caractère soumis (vis-à-vis de sa hiérarchie cléricale), obtus, borné, ultra spartiate de l'abbé et ses incalculables auto-flagellations (au propre comme au figuré). Bref, c'est du lourd et pour la finesse, je la cherche encore et que dire de cette rencontre avec Satan lui-même, passage d'un pathétique à donner envie de refermer le livre pour ne plus jamais le rouvrir. Donc, notre brave pâte d'abbé a vu Satan dans le blanc des yeux et arrive même maintenant à lire dans le fond des âmes comme dans son bréviaire afin de les délivrer de leur multiples péchés et tentations du mal. C'est ainsi que sa route croise celle de Mouchette, à laquelle il va faire toucher du doigt tout le côté obscur de sa conduite et la plonger dans le repentir, chose qui n'était pas son fort auparavant. Je vous laisse le bonheur de découvrir les détails si le courage vous prend de vous engager dans cette lecture. 3) enfin, une dernière partie faite de quinze très minces chapitres, situés environ quarante ans plus tard, avec l'abbé Donissan au crépuscule de sa vie, avec un épais passé d'exorciste et de saint local, désormais en proie au doute vis-à-vis du salut en général et du sien en particulier, très affaibli, et toujours aiguillonné par l'odieux Satan. Pour faire court, le ministre du mal arrivera-t-il à faire ployer le saint homme? C'est ce que vous saurez si vous lisez le livre, mais très sincèrement, si vous ne le savez pas, peut-être n'est-ce pas si grave que cela, car ce n'est vraiment pas une lecture que je conseille, sauf à titre de curiosité, pour les esprits un peu torturés comme le mien, ou mieux, pour les vrais insomniaques qui ont besoin de meubler leurs nuits sans sommeil avec toutes sortes de lectures. Que penser encore de l'intercession aussi inutile qu'inintéressante du personnage d'Antoine Saint-Marin, écrivain renommé, lui aussi au soir de sa vie, une vie faite quant à elle de jouissance et d'égoïsme, venu en « pèlerinage » dans la petite église de l'abbé Donissan à titre de curiosité et qui y trouvera finalement « la grâce »... Je ne peux pas non plus m'extasier sur le style, pas désagréable dans l'ensemble mais pas franchement non plus à tomber à la renverse et qui se complique parfois d'une fâcheuse tendance à l'intrication, voire à l'obscur, quand il ne fait pas purement et simplement dans l'abscons. Impressions de lecture, comme vous l'aurez deviné, sans appel.
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    • Livres 3.00/5
    Par Gregory_Lemarchand, le 03 avril 2011

    Gregory_Lemarchand
    "-Alors, votre jeune abbé, là, il donne quoi ? demanda le père Mission qui portait une soutane.
    -Il est nul, répondit le père Ditadurango qui portait des bésicles.
    -Comme vous y allez... Vous savez que c'est à cause de ce manque de tact que vous n'avez jamais réussi à percer au hit-parade des abbés ?
    -Non mais sérieusement, il est nul, nul, nul !
    -Mais, enfin... Bon, je veux bien admettre qu'il n'a pas l'air dégourdi, mais je suis sûr que vous exagérez. On en a vu d'autres... et des pires...
    -Pas l'air dégourdi !? Mais enfin, même pour un péquenaud il est tout merdeux ! Il sait à peine lire ! En plus de ça, il est timide ! Complètement ahuri ! Regardez-le dans les yeux, cherchez la lueur de l'âme au plus profond de sa pupille, vous aurez l'étrange impression de dévisager une bûche !
    -Une bûche ?
    -Oui, une bûche, je vous dit ! Y a pas à tortiller de l'encensoir, Donissan, sa conseillère d'orientation, en 4ème techno, elle s'est foutue de sa gueule ! Abbé ? Mais comment diable a-t-il pu sortir abbé du séminaire ?
    -Eh bien...J'ai entendu dire que niveau flagellation, il est vachement impressionnant... Il vous fait de ces flaques de sang... du jamais vu.
    -Je vois vraiment pas ce qu'on va pouvoir faire de lui.... Ou alors....
    -Ou alors ?
    -Bon, je vous préviens, c'est une idée à la con... Mais, vu l'énergumène, peut-être qu'on pourrait en faire un saint.
    -Vous déconnez ? Vous croyez pas qu'on a déjà assez de pédophiles comme ça pour s'encombrer de saints, par-dessus le marché ?
    -Mais justement, ça va détourner l'attention ! C'est un ascète, il se latte le dos comme un perdu, et quand on arrive à le faire aligner trois mots c'est si confus qu'on y croirait de l'araméen ! de toute façon on n'a pas le choix : soit c'est un saint soit c'est Corky au presbytère !
    -Cependant, une question demeure : sera-t-il assez naïf pour accepter ?
    -Mieux : il est tellement con qu'il va adorer !"
    La suite : http://www.ciao.fr/Sous_le_soleil_de_satan_Georges_Bernanos__Avis_1304211

    Lien : http://www.ciao.fr/Sous_le_soleil_de_satan_Georges_Bernanos__Avis_13..
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 05 juillet 2009

    annie
    Autour du personnage central de l'abbé Donissan, jeune prêtre tourmenté par la chair et par l'impiété de sa paroisse, une galerie de personnages brûlés par la souffrance et le mal.
    Mouchette, jeune fille broyée par le mal et devenue, après une rencontre de l'abbé Donissan avec le diable une nuit sur un chemin creux des monts d'Artois, la sœur que Dieu lui donne, est une des figures les plus troublantes de l'œuvre romanesque de Bernanos.
    La scène de son suicide est absolument bouleversante.
    Pour en savoir plus, lire : http://www.etudes-litteraires.com/sous-le-soleil-de-satan.php
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    • Livres 5.00/5
    Par letendard, le 19 février 2011

    letendard
    "On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d'un curé de campagne), avait la vocation...

    Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/02/19/bernanos-le-grand-imprecat..
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 29 avril 2009

    Qu’elle est longue la route du retour, la longue route ! Celle des armées battues, la route du soir, qui ne mène à rien, dans la poussière vaine !… Il faut aller, cependant, il faut marcher, tant que bat ce pauvre vieux cœur – pour rien, pour user la vie – parce qu’il n’y a pas de repos tant que dure le jour tant que l’astre cruel nous regarde, de son œil unique, au-dessus de l’horizon. Tant que bat le pauvre vieux cœur.
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  • Par nastasiabuergo, le 10 mars 2012

    Pourquoi pas? Dans la confession, l'expérience du péché est-elle jamais complète? N'y a-t-il pas, dans la honte et dans l'aveu, même incomplet, déloyal, une sensation âpre et forte qui ressemble au remords, un remède un peu rude et singulier à l'affadissement du vice? Et d'ailleurs les maniaques de la libre pensée sont bien sots de dédaigner à l'église une méthode de psychothérapie qu'ils jugent excellente et nouvelle chez un neurologiste de renom. Ce professeur, dans sa clinique, fait-il autre chose qu'un simple prêtre au confessionnal: provoquer, déclencher la confidence pour suggestionner ensuite, à loisir, un malade apaisé, détendu? Combien de choses pourrissent dans le cœur, dont le seul effort délivre!
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  • Par nastasiabuergo, le 10 mars 2012

    J'ai connu trop d'âmes, Sabiroux, j'ai trop entendu la parole humaine, quand elle ne sert plus à déguiser la honte, mais à l'exprimer; prise à sa source, pompée comme le sang d'une blessure. Moi aussi, j'ai cru pouvoir lutter, sinon vaincre. Au début de notre vie sacerdotale nous nous faisons du pécheur une idée si singulière, si généreuse. Révolte, blasphème, sacrilège, cela a sa grandeur sauvage, c'est une bête qu'on va dompter... Dompter le pécheur! ô la ridicule pensée! Dompter la faiblesse et la lâcheté mêmes! Qui ne se lasserait de soulever une masse inerte? Tous les mêmes! Dans l'effusion de l'aveu, dans l'élargissement du pardon, menteurs encore et toujours!
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  • Par nastasiabuergo, le 14 mars 2012

    De tous les embarras de l'âge, l'expérience n'est pas le moindre, et je voudrais que la prudence dont vous parlez n'eût jamais grandi aux dépens de la fermeté.
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  • Par nastasiabuergo, le 10 mars 2012

    Chacun de nous -ah! puissiez-vous retenir ces paroles d'un vieil ami!- est tour à tour, de quelque manière, un criminel ou un saint, tantôt porté vers le bien, non par une judicieuse approximation de ses avantages, mais clairement et singulièrement par un élan de tout l'être, une effusion d'amour qui fait de la souffrance et du renoncement l'objet même du désir, tantôt tourmenté du goût mystérieux de l'avilissement, de la délectation au goût de cendre, le vertige de l'animalité, son incompréhensible nostalgie. Hé! Qu'importe l'expérience accumulée depuis des siècles, de la vie morale. Qu'importe l'exemple de tant de misérables pécheurs, et de leur détresse! Oui, mon enfant, souvenez-vous. Le mal, comme le bien, est aimé pour lui-même, et servi.
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Vidéo de Georges Bernanos

L'opéra de Francis Poulenc expliqué par le chef d'orchestre Davin : "Dialogues des carmélites" est un opéra français en trois actes de Francis Poulenc. Le livret du compositeur est basé sur un scénario posthume de Georges Bernanos inspiré de La Dernière à l'échafaud (Die letzte am Schafott) de Gertrud von Le Fort.








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