> Jean Ehrard (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070316246
Éditeur : Gallimard (2004)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.04/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Tout l'équipage se précipitait en foule à la mer, sur des vergues, des planches, des cages à poules, des tables, et des tonneaux. On vit alors un objet digne d'une éternelle pitié : une jeune demoiselle parut dans la galerie de la poupe du Saint-Géran. C'était Virginie.... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    LiliGalipette
    Paul et Virginie ont été élevés ensemble, comme frère et soeur. Leurs mères respectives leur ont donné le sein à tous les deux, et ils ont grandi dans la plus parfaite harmonie, sur les terres splendides de l'île de France. En grandissant, ils développent l'un envers l'autre de doux sentiments amoureux. Inquiète de cette attirance, la mère de Virginie envoie sa fille étudier en France, loin de Paul qui reste à se languir de son premier amour. Plusieurs années après, Virginie revient sur l'île. Mais le bateau qui la ramène vers l'élu de son coeur fait naufrage.
    Que c'est beau! Encore une madeleine de Proust! Je me revois adolescente, pleurant à chaque page. Même quand je me dis que ça dégouline de bons sentiments et d'une guimauve que ne renierait pas Harlequin et Cie, je ne peux m'empêcher d'affirmer que c'est un des plus beaux romans sentimentaux que j'ai jamais lus! Hormis la bluette qui unit les deux héros éponymes, il faut souligner le talent avec lequel l'auteur évoque la nostalgie du paradis perdu, et l'errance adulte sur des terres qui ne seront jamais aussi accueillantes que l'étaient celles de l'enfance protégée. Ah lalala, j'en reprendrais bien une tranche!
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par OhOceane, le 23 avril 2011

    OhOceane
    L'histoire se passe sur l'île de France, autrement dit l'île Maurice de nos jours. le narrateur se promène et tombe sur deux petites cabanes en ruine et interroge un vieux qui connait leur histoire. Madame de La Tour est la veuve d'un noble libertin, et Marguerite est une jeune bretonne séduite puis abandonnée. Les deux femmes viennent sur l'île cacher leur honte et accoucher de Paul (pour Marguerite) et Virginie (pour Madame de La Tour) Les deux enfants sont élevés ensembles sur cette île qui fait figure de paradis à la végétation luxuriante. Tout se passe bien, jusqu'à ce qu'un sentiment amoureux naisse dans le cœur de virginie, pour Paul et que Madame de La Tour, s'en rendant compte, décide de l'envoyer en métropole compléter son éducation, loin de Paul. La distance et les plans contraires de la famille de Virginie ne réussissent pas à éteindre cet amour, et Virginie finira par s'enfuir pour retrouver Paul dans leur paradis de l'île de France. Mais le drame d'une tempête vient briser le cœur de Paul qui voit le bateau qui transporte Virginie détruit sous ses yeux. le désespoir tuera Paul. Celui qui ne pleure pas est un sans-cœur. Je me rappelle également de l'adaptation télévisé, que je regardais petite avec des paquets de mouchoirs pour éponger mes larmes… J'ai bien envie de remettre la main sur un streaming tiens… le roman est vraiment très beau, poétique et puis aussi un enchantement pour ce qui est de l'environnement décrit. On a sous nos yeux un paradis naturel : c'est aussi cet attachement à la nature où ils ont été élevés, que nous content Paul et Virginie. Et me vient l'envie de connaître cette île Maurice….C'est une belle apologie de la vie en harmonie avec la nature.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par rodluison, le 12 septembre 2010

    rodluison
    le début de ce livre, nous fait voyager.
    mais, au fil de la lecture le périple se transforme
    en un sentiment las et de désespoir.
    à lire une seule fois dans sa vie!!
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par dell, le 19 août 2010

    dell
    Voilà un livre que j'ai lu il y a plusieurs années, et pourtant le charme reste.
    Si l'époque peut sembler désuette avec son fond catholique, ça n'enlève rien à l'histoire, bien au contraire. L'émotion est au rendez-vous avec cette histoire d'amour en pays exotique, les drames de la vie, la beauté des paysages : tout se déguste.
    Quant à la fin (que je ne dévoilerais pas), elle est pour notre époque, incroyable. A lire avec le charme qu'apportent les temps révolus.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par PetiteMarie, le 02 avril 2008

    PetiteMarie
    Ce roman ne m'a pas passionné mais si vous aimez les longues descriptions de paysages exotiques et les "leçons de morale", très possible qu'ils vous plaisent !
    http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zuFKL90zcqSVg15KKAdN.4dC.w--?cq=1&p=14#comments
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Citations et extraits

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  • Par Elina, le 21 mai 2012

    Ô vous qui vous occupez du bonheur des hommes, n'en attendez point de récompense pendant votre vie ! La postérité seule peut vous rendre justice. (Préambule)
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  • Par Elina, le 21 mai 2012

    Dans les villes d'Europe une rue, un simple mur, empêchent les membres d'une même famille de se réunir pendant des années entières ; mais dans les colonies nouvelles on considère comme ses voisins ceux dont on n'est séparé que par des bois et par des montagnes.
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  • Par Elina, le 21 mai 2012

    Les sages qui ont écrit avant nous sont des voyageurs qui nous ont précédés dans les sentiers de l'infortune.
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  • Par Elina, le 21 mai 2012

    La nécessité donne de l'industrie, et souvent les inventions les plus utiles ont été dues aux hommes les plus misérables.
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  • Par litteratus, le 11 février 2011

    Paul, voyant que ce lieu était aimé de Virginie, y apporta de la forêt voisine des nids de toute sorte d’oiseaux. Les pères et les mères de ces oiseaux suivirent leurs petits, et vinrent s’établir dans cette nouvelle colonie. Virginie leur distribuait de temps en temps des grains de riz, de maïs et de millet : dès qu’elle paraissait, les merles siffleurs, les bengalis, dont le ramage est si doux, les cardinaux, dont le plumage est couleur de feu, quittaient leurs buissons ; des perruches vertes comme des émeraudes descendaient des lataniers voisins ; des perdrix accouraient sous l’herbe : tous s’avançaient pêle-mêle jusqu’à ses pieds comme des poules. Paul et elle s’amusaient avec transport de leurs jeux, de leurs appétits, et de leurs amours. »
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