> Albert Kohn (Traducteur)

ISBN : 2070768031
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
« Partir dans la direction opposée » à celle qu’il a prise, comme chaque jour pour se rendre au lycée, voilà ce que décide soudain Thomas Bernhard à quinze ans. Ce demi-tour décidera de toute sa vie. Il ne le regrettera jamais. Pourtant les conditions sont dures dans la... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 25 avril 2012

    BVIALLET
    A Salzbourg, peu de temps après la seconde guerre mondiale, Thomas Bernhard, quinze ans, décide de quitter le lycée, qu'il estime être une machine à décérébrer les gens, pour entrer en apprentissage dans l'épicerie de Monsieur Podlaha. Il devra nettoyer La cave qui sert d'entrepôt, se coltiner des sacs de farine, semoule ou pommes de terre de quatre vingt dix kilos et servir les clients en gardant toujours le sourire. Il accepte toutes les tâches de bon coeur. Rien ne le rebute car il se sent utile et il rencontre des gens, mais quels gens... tous les plus miséreux, le rebut de la société perdu dans l'alcoolisme, le suicide, la violence et le crime.
    Un livre de souvenirs d'un période fort sombre de l'histoire autrichienne. le pays est occupé par les vainqueurs, la nourriture est rationnée, les filles se prostituent pour des chewing-gums, des bas et des plaques de chocolat, la famille de l'auteur s'entasse à neuf dans trois pièces autour d'un chef de famille suicidaire qui veut mener à bien l'oeuvre de sa vie : écrire un bouquin de 1500 pages et Thomas se réalise dans son boulot de commis-épicier. Un témoignage intéressant mais rendu difficile d'accès par un style ampoulé, filandreux qui se développe en longues périodes tournant en boucles. Les phrases d'une page et demi ne sont pas rares, les répétitions sont si nombreuses que cela tourne à l'obsessionnel. Cela peut finir par agacer.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Outis, le 10 octobre 2007

    J’ai tout écouté et je n’ai rien suivi. J’expérimente encore aujourd’hui, ne pas savoir comment cela finira, cela fascine l’homme seul que je recommence à être. Depuis longtemps je ne me suis plus interrogé sur le sens des mots qui ne font que tout rendre de plus en plus incompréhensible. La vie en soi, l’existence en soi, tout est lieu commun. Lorsque, comme je le fais à présent, nous nous remémorons le passé, tout se règle peu à peu de soi-même. A perpétuité nous sommes en compagnie d’êtres qui ne savent pas la plus petite chose sur nous, mais prétendent continuellement tout savoir sur nous ; nos parents et nos amis les plus proches ne savent rien parce que nous-mêmes, nous ne savons pas grand chose à ce sujet. Toute notre vie, nous sommes en train de nous explorer, nous allons sans cesse à la limite de nos moyens intellectuels et nous renonçons. Nos efforts finissent dans l’inconscience totale et dans une dépression fatale, sans cesse mortelle. Ce que nous-même nous ne nous risquons jamais à prétendre, parce que nous sommes nous-mêmes effectivement incompétents, d’autres se risquent à nous le reprocher en négligeant à dessein ou non de voir tout de notre personne physique et morale. Nous sommes constamment des êtres rejetés par les autres qui, chaque nouvelle journée, doivent se retrouver, trier, assembler leur morceaux, se reconstituer. Nous portons nous-mêmes, à mesure que nous progressons en âge, un jugement de plus en plus sévère et il nous faut accepter, du côté opposé, un jugement deux fois plus sévère.
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  • Par Outis, le 10 octobre 2007

    Les perfidies qui me font trébucher, désespérer, qui me font chaque jour devenir à moitié fou, perdent leur effet sur moi quand je les éclaircis en moi complètement, tout de même que plus aucune chose ne m ‘affecte et même ne me tue à petit feu quand je l’éclaircis en moi. Eclaircir l’existence, non seulement la percer à jour mais quotidiennement l’éclaircir jusqu’au suprême degré possible, c’est la seule possibilité d’en venir à bout. Autrefois je n’ai pas eu cette possibilité d’intervenir dans le jeu mortel, quotidien, de l’existence, pour le faire je n’en avais ni l’intelligence ni la force, aujourd’hui le mécanisme se met en marche de lui-même. C’est un processus de rangement qui a lieu, jour après jour, dans ma tête le ménage se fait, chaque jour les choses se mettent à leur place. Ce qui est inutilisable est rejeté et tout simplement éjecté de ma tête. La brutalité est aussi un signe auquel on reconnaît la vieillesse. Pour surmonter les modes, l’isolement et un esprit qui ne se laisse pas égarer sont l’unique moyen d’être sauvé.
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  • Par Outis, le 17 septembre 2007

    La plupart des hommes sont habitués à leur travail, leur occupation, à quelque occupation, quelque travail réguliers, si ce travail, cette occupation s’arrêtent ils perdent instantanément leur contenu et leur conscience et ne sont plus autre chose qu’un état de désespoir morbide.
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  • Par BVIALLET, le 25 avril 2012

    Le samedi est terrible, le dimanche terrifiant, le lundi apporte le soulagement. Tout le reste est une affirmation stupide et malveillante. Le samedi, l'orage se prépare, le dimanche il éclate, le lundi, le calme est revenu. L'homme n'aime pas la liberté, tout le reste est mensonge, il ne sait rien faire de la liberté.
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Video de Thomas Bernhard

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Vidéo de Thomas Bernhard

Chantal Thomas, Le testament d’Olympe, entretien .
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.Deux s?urs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. le père, adepte de la Providence, s?adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s?enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s?aperçoit à peine, tandis que sa s?ur aînée, animée par l?ambition et l?esprit de liberté, n?a qu?une envie : s?enfuir. Les s?urs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa s?ur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d?Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l?offre à Louis XV, qui l?installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s?ouvre à elle?Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d?une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l?étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché.Chantal Thomas a publié de nombreux essais, sur Sade (Seuil et Rivages), Casanova (Denoël), Thomas Bernhard (Seuil), Marie-Antoinette (Seuil). Elle a également écrit un livre de nouvelles, La vie réelle des petites filles (Gallimard), et Comment supporter sa liberté (Rivages). Elle est actuellement directrice de recherches au CNRS.En librairie le 9 septembre 2010Retrouvez tout l'univers de Fiction & Cie sur www.fictionetcie.com











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