ISBN : 2709629941
Éditeur : J.-C. Lattès (2008)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Avant de monter dans sa voiture, j’ai hésité mais pas longtemps, et puis j’ai répondu : « D’accord ! ». Ce « D’accord », je voudrais le froisser dans ma main comme un papier gras qu’on jette à la poubelle. Maman me l’avait assez répété, de ne pas parler aux inconnus, de... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 25 mai 2012

    kathy
    Twist ou « de la difficulté d'aimer, dans le respect de la Liberté de l'Autre ?».
    Twist est l'histoire de la séquestration de Madison Etchart, 11 ans - prénommée Twist par son grand-père - suite à son enlèvement, par R. à la sortie de l'école.
    Séquestration qui durera cinq ans.
    CINQ ans durant lesquels, elle restera enfermée, en tant que « locataire volontaire », dans une cave, transformée en chambre. CINQ ans durant lesquels elle écrira dans son cahier intime parce qu'écrire « à ton intérieur m'emploie les mains et la cervelle, ce qui m'évite de taper dans les murs et de tourner sur moi-même jusqu'à ne plus tenir droit » et parce qu'une fois couchées sur le papier, les choses lui paraissent moins graves. CINQ ans durant lesquels elle confiera à son cahier son passage de l'enfance à l'adolescence, ses moments de doute, de colère, d'angoisse, de lutte et d'espoir.
    ESPOIR alimenté par des dates, des « occasions » qui sont pour Madi, comme une colonne vertébrale qui la maintienne debout. Des « vertèbres en forme de dates », pour structurer le temps. ESPOIR alimenté aussi, par les « missions » qu'elle se lance avec R., car chaque petite victoire sur lui semble être un pas de plus vers sa libération. ESPOIR alimenté encore, par Stanislas, -prof et écrivain aspirant- qui donnait des leçons de tennis à Madi et faisait battre son cœur. Stanislas en qui Madison a fondé de nombreux espoirs : quand elle « sortira », il prendra ses cahiers et écrira l'histoire de sa détention, son Histoire.
    Durant ces CINQ années, la mère de Madison écrira, elle aussi, des lettres à sa fille qu'elle ne postera jamais. Des lettres qui, malgré le temps qui passe et l'attente terrible, nourrissent son ESPOIR de la revoir un jour. Car « comment empêcher l'espoir ? Comment l'empêcher. L'espérance n'est pas une chose que l'on peut contrôler : c'est la vie même. L'humanité même ».
    En opposition à l'ENFERMEMENT physique et psychique INVOLONTAIRE que subissent Madison et sa mère, Delphine Bertholon nous donne à entendre l'ENFERMEMENT amoureux passionnel (volontaire ?) dans lequel s'engouffre Stanislas. Sa liaison avec Louison, née pour engloutir la vie, fera de lui un prisonnier, privé de liberté. Seul le souvenir de Madi, matérialisé dans l'album photo qu'a fait le grand-père de la fillette, peu de temps avant sa disparition, lui révélera ce qu'il se refusait de comprendre : qu'il s'était emprisonné lui-même en se manquant de respect et en soldant sa vie auprès de Louison.
    Roman à trois voix, intimement mêlées.
    Roman qui interroge sur l'AMOUR : comment aimer sans entraver la liberté de l'Autre ?
    Roman qui interroge sur la liberté, NOTRE liberté et les chemins que nous empruntons pour y accéder : l'écriture, l'espoir et l'amour...
    Bref, un roman poignant, où les mots coulent librement…
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 27 mai 2012

    kathy
    Delphine Bertholon évoque dans son livre deux tableaux :
    Le premier (p.13) intitulé « Eleven a.m. » d'Edward Hopper évoque très justement la mère de Twist :
    Une femme nue regarde par la fenêtre de son séjour. Cette femme observe avec attention quelque chose que nous ne voyons pas. Elle semble "DANS L'ATTENTE D'UN HYPOTHETIQUE EVENEMENT QUI NE VIENT PAS ..."
    Le lien :
    http://www.museumsyndicate.com/item.php?item=9416
    Le second (p.176) s'intitule « La Puberté » d'Edvard Munch évoque Twist.
    Il représente une jeune fille nue assise sur son lit, jambes serrées et bras croisés dans un mouvement d'auto protection, un regard dirigé droit devant, perdu dans le vide, qui exprime un "SENTIMENT D'INSTABILITE MENACANTE ET D'ATTENTE".
    Le lien :
    http://www.photosmarval.org/peintres/expressionnisme/edvard-munch-04.shtml
    Et au final, des tableaux, oh combien magnifiques, en hommage aux femmes...
    Tiens ça me rappelle le livre de Laure Adler !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Une fois n'est pas coutume : je remercie la quatrième de couv', sans laquelle je n'aurais rien compris. J'ai fait la curieuse au bout de cinquante pages de brouillard total et bien m'en a pris.
    Trois récits alternent dans ce roman :
    - la liaison essentiellement sensuelle entre un Stan très mordu et une Louison fantasque mais plutôt tiède avec son amoureux - sauf pour le sexe. Une histoire d'amour aussi banale que bancale entre deux personnages antipathiques.
    - la captivité de Madison, relatée par la jeune fille dans son journal intime. Un texte relativement optimiste d'une gamine devenue adolescente, elle parle de son isolement, bien sûr, de son amour pour Stan - son ancien prof de tennis - et de la fascination pathologique qu'elle exerce malgré elle sur son ravisseur. L'homme attend qu'elle l'aime, et il a beau rester respectueux, ses sentiments n'ont cependant rien d'une tendresse paternelle de substitution, c'est de ce fait très dérangeant.
    - les lettres à sa fille (qui ne les lira sans doute jamais) de Léonore, mère de la petite disparue. de l'amour et de la douceur maternelles, bien sûr, mais aussi des confessions sur la sexualité quelque peu surprenantes dans ce contexte.
    Cet ouvrage m'a complètement déroutée. Je me suis longtemps demandé ce que je lisais : un polar ? un roman grave sur les séquestrations d'enfants ? L'allusion à la célèbre jeune fille autrichienne retenue huit ans captive est vite évidente et fait craindre un roman racoleur. Je n'ai compris qu'à la fin l'intérêt de l'histoire d'amour Stan-Louison évoquée en parallèle. Ai-je manqué d'attention ? de motivation ? Je ne sais pas. J'ai été agacée trop longtemps, émue trop tardivement. C'est donc un rendez-vous complètement raté pour moi, qui ne me donne pas envie de découvrir d'autres ouvrages de l'auteur, malgré les billets élogieux sur L’effet Larsen.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 30 octobre 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Tout d'abord, j'ai été agréablement surprise de voir à quel point l'écriture de Delphine Bertholon pouvait être fluide. Non pas que je ne m'y attendais pas, mais vu le nombre de pages, je m'attendais à mettre un peu plus de temps à le lire. Mais l'écriture est tellement fluide que les mots glissaient sous mes yeux. C'est une histoire qui touche mais qui ne déprime pas, contrairement à ce que j'avais peur. Madison se fait enlever à l'âge de 11 ans et ayant tellement entendu d'histoires à ce propos, j'avais peur que certains passages soient douloureux mais ça n'a pas été le cas. Il est très intéressant de voir le point de trois personnages, celui de Madison, celui de sa mère et celui de Stanislas, le jeune homme dont elle était amoureuse avant de disparaitre. Au début, je trouvais que cette petite fille de 11 ans était incroyablement mature, peut-être même trop pour son âge, avant de me rendre compte que c'est l'écriture qui faisait d'elle ce qu'elle était. C'est l'écriture qui lui permet d'être lucide, de ne pas perdre pied, de continuer à y croire.
    Comme c'est l'écriture qui sauve également sa mère, sa mère qui lui écrit dans des lettres tout ce qu'elle ne peut pas lui dire et tout ce qu'elle ne lui dira jamais.
    Le seul point qui m'a dérangé, c'est le fait de ne pas savoir exactement pourquoi son ravisseur a agi de telle sorte. A un moment, il le dit mais son explication justement, n'explique pas tout. Mais dans la vie, c'est également comme ça. On ne sait pas toujours pourquoi les gens agissent de telle façon et non d'une autre, pourquoi ils font ça à telle personne et pourquoi pas à une autre. Il n'y a pas de réponses pour tout.
    Et puis, la question principale dans ce livre est « Va-t-elle s'en sortir ? » et sachez que l'auteur y répond parfaitement.
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    • Livres 4.00/5
    Par claracambry, le 22 octobre 2010

    claracambry
    Comment parler de l'enlèvement, de la séquestration d'une fillette sans tomber dans le mélo ou le larmoyant ? Delphine Bertholon a réussi ce pari avec Twist.
    Madison, 11ans, est enlevée un jour par un inconnu à bord d'une voiture noire. Après, ses parents n'auront plus de nouvelles d'elle pendant cinq longues années. Madison va se réfugier dans l'écriture de cahiers qu'elle dissimule.
    Sa mère lui écrit des lettres, elle qui n'a jamais perdu espoir que Madison soit toujours vivante. Des lettres comme des bouées de sauvetage qui lui permettent de ne pas sombrer. On la lit imaginant sa fille à son anniversaire, comment elle a pu grandir. Et à chacune des lettres, ce sont des cris d'amour où se mêlent l'incompréhension, l'espoir, les regrets. Car le jour de la disparition, Madison est partie fâchée pour une broutille… Stanislas qui lui donnait des cours de tennis avait annulé pour un rendez-vous avec Louison. Et Madison en était secrètement amoureuse . On suit Stanislas étudiant en lettes dont le rêve est de devenir écrivain qui aime l'insaisissable Louison. Louison qui aime trop sa liberté, son caractère assez imprévisible, l'histoire d'un amour impossible où Stanislas s'échoue, blessé et meurtri.
    Et Madison maintenue séquestrée chez R. pendant 5 ans. Elle écrit dans un cahier puis dans un autre. Autant de lignes, de mots et de phrases où elle décrit la pièce où elle est enfermée, l'attitude de R. , ses rêves, sa colère et ses plans pour s'évader. Madison essaie de cerner au mieux la personnalité de R. , de le comprendre pour déceler ses points faibles. Tout au long du livre, ses écrits évoluent : on débute avec les mots d'une fillette de 11 ans qui petit à petit grandit et mûrit. J'ai été frappée par son intelligence et son sa formidable envie de vivre !
    Delphine Bertholon évite les écueils du sordide ou du voyeurisme. Elle décrit de façon très juste les « relations » ( bien que ce terme ne soit peut-être pas le plus approprié ») qui se créent entre le ravisseur et sa victime.
    C'est un livre marqué par l'attente, les mots et l'amour … J'ai été touchée par ce livre, surtout par Madison et sa mère mais beaucoup moins par l'histoire de Stanislas.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/10/delphine-bertholon-twist.html
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Citations et extraits

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  • Par kathy, le 21 mai 2012

    J'illusionnais qu'à force, l'amour agirait par contagion, tel un virus merveilleux qui phagociterait ses doutes pour laisser place à l'idylle fusionnelle que je me figurais. J'aurais voulu moi aussi l'enfermer dans une cave pour que jamais plus elle ne s'éloigne, revolver sur la tempe; je me pensais incapable de vivre sans elle. Mais j'avais appris à la connaître et Louison ressemblait à ces algues sous-marines qui dodelinent du bulbe au rythme des marées. Elle allait où l'onde la portait et suçait la substantifique moelle de chaque rencontre : qu'il s'agisse de moi, Viktor, François ou n'importe qui d'autre, les êtres humains n'étaient à ses yeux que nourriture - affective, spirituelle, financière, sexuelle - et une fois rongés jusqu'à l'os, nous n'avions plus aucune utilité.
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  • Par kathy, le 21 mai 2012

    Quelquefois, il suffit de regarder les choses en face pour qu'elles commencent à exister,
    Quelquefois, ce qui semble impossible est à portée de main.
    Alors ton retour, ma grande : je le regarde en face.
    Aujourd'hui, j'ai décidé de croire aux miracles.
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  • Par kathy, le 20 mai 2012

    J'étais la jetée sur laquelle Louison prenait un bain de soleil pour se reposer de ses divers périples - et moi, je cuisais dans un jus de passion qu'il me fallait sans cesse dissimuler. Si elle passait son temps à me décevoir, il suffisait qu'elle soit mignone une demi-journée pour que j'oublie tout. Et chaque seconde, j'étais un peu plus amoureux d'elle.
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  • Par kathy, le 19 mai 2012

    - Mais Bon Dieu Stan, brailla-t-il, excédé de m'avoir entendu parler toute la semaine d'une fille que je ne connaissais même pas, qu'est-ce qui te fait penser qu'elle est si différente des autres?! Ta blonde, elle voudra des sacs à main en cuir de mammouth, que t'achètes un break familial, elle te fera la gueule parce que tu sors dîner avec moi et elle t'enverra chez l'esthéticienne te faire épiler les poils du dos ! Elles sont toutes pareilles, un genre de parasite conçu pour nous bouffer la vie !
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  • Par kathy, le 21 mai 2012

    - Reste, m'avait-elle demandé. Reste avec moi jusqu'à ce que je prenne l'avion.
    J'étais resté : j'envisageais chaque seconde de plus auprès d'elle comme une seconde de moins à souffrir.(...) Elle était prête à partir, mon rêve à s'envoler.
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Vidéo de Delphine Bertholon

la Parole des libraires - Librairie Failler à Rennes .
rachel Guitton, de la librairie Failler, située au 8 rue St Georges à Rennes, vous présente ses coups de coeur du moment. Au programme : > Les séparées, de Kethevane Davrichewy, éd. S. Wespieser éditeur Et en bonus : > Grâce, de Delphine Bertholon, éd. JC Lattés > Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon, éd. Grasset








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