ISBN : 2742728228
Éditeur : Actes Sud (2000)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.96/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu'il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.
Dans la manière d'un tissage aux laines dél... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 16 mai 2010

    Ellcrys
    Comme j'aime Thérèse-Augustine ! Cette petite dame en son jardin de Bruges est la grand-mère qui m'a toujours manquée et que j'ai toujours rêvé d'avoir comme mamie.
    C'est avec beaucoup de poésie que Charles Bertin nous dresse le portrait de sa complice, de son amie, de sa grand-mère. Suite à un rêve, l'auteur replonge avec délice dans ses souvenirs. Alors, il nous invite à faire connaissance avec ce petit bout de femme merveilleuse, que fut Thérèse-Augustine. A la lecture de ce récit, j'avais l'impression d'être à la place du petit Charles et, qu'heureuse comme jamais, je profitais de l'expérience, de la tendresse et de l'amour de ma grand-mère. Moi qui n'est jamais eu de grand-mère (disparut trop tôt de ma vie), j'ai été bouleversée par ce texte magnifique. Quelles émotions aussi de voir se dessiner devant mes yeux ce clos avec son jardin en fleur, le perron aux cappucines, la plage avec ses dunes et ses pins... Sous une plume sensible, juste et tendre, Charles Bertin nous invite à vivre ou revivre ces années auprès de sa grand-mère qui l'a tant éveillée au monde.
    Grâce à ce petit livre, Charles Bertin m'a offert la mamie que je n'ai jamais eu, celle que j'aurais aimé prendre dans mes bras, celle qui aurait été ma confidente, mon amie. Un livre magnifique.
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    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 21 août 2010

    luocine
    Merci Dominique pour ce délicieux conseil. J'avais demandé un conseil de lecture - cet été, j'ai lu des livres plutôt éprouvants - et, j'ai reçu ce cadeau de lecture.
    Il y a parfois des coïncidences agréables, l'été 2010 est pour moi un été où mes quatre petits fils ont su à leur manière me dire qu'ils étaient heureux que je sois leur « grand-mère ».
    Ma mère s'appelait Thérèse et ma grand-mère Augustine.
    Et la grand-mère du livre celle que l'écrivain sait si bien faire revivre : Thérèse-Augustine !
    L'amour du petit fils pour sa grand-mère est très bien raconté. Il sait donner vie à cette femme qu'une trop rude enfance paysanne, voulait laisser dans l'ignorance de la culture.
    Thérèse-Augustine découvrira les plaisirs de la lecture avec son petit fils, c'est une belle leçon d'optimisme.
    L'auteur sait aussi- sa biographie nous dit que Charles Bertin est poète- décrire les plaisirs des jardins et de la mer. Certainespages sont de petits poèmes en prose.
    Un court mais réel plaisir de lecture, un livre que je recommanderai à mon tour.

    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par rolandm1, le 22 décembre 2011

    rolandm1
    L'écrivain nous raconte les deux mois d'été qu'il passait, chaque année, étant petit garçon chez sa grand-mère à Bruges. La petite maison de celle-ci, son jardin avec les buissons, son murier, les capucines, la grive, les merles, le grenier plein de mystères, tout est bien décrit.
    On ressent les beaux moments passés entre le gamin et Thérèse-Augustine, cette grand-mère passionante, la complicité entre les deux êtres. Les années 30 étaient certes une autre époque. Les vacances si belles dans l'âme de l' enfant en compagnie de sa grand-mère, ont inspiré Charles Bertin à écrire ce si beau roman, sa biographie d'une partie merveilleuse de jeunesse.
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    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 13 janvier 2012

    patouche
    Charles Bertin à travers ce livre rend hommage à sa grand-mère :Thérèse- Augustine.Avec beaucoup d'émotion , il nous retrace ces moments de son enfance partagé avec son aieul.
    Nous avons tous rêvé d'avoir une grand-mère comme Thérèse-Augustine
    Certain ont eu la chance d'en avoir une.Je ressent ces pages comme un salut à toutes les "mamies" du monde.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 19 avril 2011

    Aline1102
    Très beau récit, écrit par un auteur belge et qui donne presque l'envie de devenir patriote!
    L'auteur nous raconte l'histoire d'amitié entre une grand-mère et son petit-fils et la grande complicité qui les a unis quand il allait passer les vacances d'été dans la maison de Bruges de Thérèse-Augustine.
    Bien écrit, de façon très poétique, ce récit a pour personnages secondaires la magnifique ville de Bruges et la côte belge, décor excellent pour ce récit tout en douceur et en pudeur.
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Citations et extraits

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  • Par Myrinna, le 31 mars 2010

    Cette nuit, l'envie m'est venue de dire bonjour à ma grand-mère. Ce n'est pas la première fois qu'elle me manque, mais je n'avais jamais éprouvé avec autant d'insistance le besoin de la revoir. Comme elle est morte depuis près un demi-siècle, j'ai pensé qu'il était préférable de me mettre en route toute suite : j'avais déjà un pied hors du lit quand je me suis réveillé pour de bon.
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  • Par veronique55, le 03 juillet 2010

    Page 17 Mais la véritable fête, c’est la lumière qui me la donnait : les jeux conjugués de la pluie et du soleil transformaient mon repaire de verdure en une manière de grotte océanique où tous les tons du vert, du jade au céladon, de l’émeraude à l’aigue-marine, rivalisaient dans cette pénombre élyséenne criblée de rayons. La plus mince ramure baignait dans une mousse de lumière dorée qui paraissait puiser son éclat à quelque fabuleuse source intérieure. Je ne me lassais pas de contempler à travers l’épaisseur du feuillage encore nappé de pluie, mais d’où montaient déjà les premières vapeurs, l’irisation des gouttes suspendues qui, durant un moment dont j’aurais souhaité prolonger les délices, continuaient l’une après l’autre à se détacher, comme à regret, de l’extrême pointe des feuilles vernissées. Je ne savais pas encore que je découvrirais dans cet avènement éphémère d’une œuvre de la nature une préfiguration du plaisir que je trouverais un jour dans les accomplissements de l’art des hommes.
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  • Par luocine, le 21 août 2010

    Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libération et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.


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  • Par luocine, le 21 août 2010

    Elle ne pardonna jamais à son père la violence qui lui avait été faite en la retirant de l’école à douze ans. Ce fut le vrai drame de son existence : un demi-siècle plus tard ; l’amertume d’avoir été flouée la tenaillait toujours.
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  • Par rolandm1, le 22 décembre 2011

    Je nous revois assis face à face sous le dais des capucines endormies. La lueur des bougies posait sa patine tremblante sur les cristaux et allumait dans le regard de ma grand-mère toute une fantasmagorie de reflets. Chaque fois qu'elle inclinait la tête, son visage s'offrait tout entier à la lumière : le sourire qu'elle avait eu au moment de dresser le couvert s'était effacé ...
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