ISBN : 2070134369
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 2/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Benjamin et Céline, parents d'une petite fille depuis peu, s'installent dans une maison du Mans. Benjamin s'aperçoit qu'une des pièces fontionne comme une machine à remonter le temps. Au fur et à mesure, il augmente la fréquence de ses voyages temporels dans cette machi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par pilyen, le 27 octobre 2011

    pilyen
    Une littérature peu aimable mais à découvrir pour le vrai talent d'écrivain de Benjamin Berton.Voilà un roman que je n'avais pas envie de lire à cause de son titre, un peu trop fantastique à mon goût (je n'adhère pas du tout au genre), mais le résumé mis en ligne sur le site de l'éditeur Gallimard, laissait présager autre chose qu'une évocation de l'univers de Welles. Détail intéressant, l'action se situe dans ma ville et qui plus est, dans mon quartier.
    L'histoire est banale. Un couple de trentenaire, gentiment bobo, s'installe pour des raisons de commodité dans une petite maison tranquille au Mans. L'ennui s'installe progressivement dans la vie de ce couple malgré l'arrivée d'une petite fille. le narrateur, voulant mettre un peu de piment dans son quotidien, se joint à un groupe de voisins qui zonent la nuit pour protéger leur quartier du vandalisme.
    Et la chambre du titre me direz-vous? Elle existe bien sûr car notre héros va s'en servir pour voyager dans un futur ou un passé proche notamment pour assouvir un petit fantasme extra conjugal.
    Au final, j'ai beaucoup apprécié la description de la vie de ces trentenaires. Benjamin Berton n'est pas un écrivain aimable, il parle sans fard, sans concession, avec la précision d'un entomologiste, montrant du doigt les vilaines petites choses, les rancoeurs. Son héros, qui est loin d'en être un, n'est pas vraiment sympathique, tout à tour méprisant, lâche, misanthrope, il se débat dans un quotidien qu'il exècre de plus en plus. Mais, malgré tout, on le suit dans son parcours grâce à une très belle écriture, car, ici, on a affaire à un vrai écrivain. On est très loin de Mme Pancol, plus près de Michel Houellebecq.
    La lecture de ce livre est hautement recommandée pour la pertinence et l'acuité de ce portrait de la vie dans ce début de 21ème siècle.
    Et la chambre du titre me redemandez-vous? Heureusement pour moi, elle n'occupe que le quart de l'action, donnant un petit côté fantastique pas vraiment désagréable dans cet univers si étriqué mais qui, à mon avis, n'est pas la partie la plus réussie.
    La suite sur le blog ci-dessous:

    Lien : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/10/la-chambre-remonter-le-te..
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    • Livres 1.00/5
    Par Pomfresh, le 26 novembre 2011

    Pomfresh
    Je finis par rédiger mon avis sur ce livre avant même de l'avoir fini, car je ne suis pas sûre d'en achever la lecture.
    Un prologue très promettant, aux accents de Barjavel, en accord avec le titre… Mais ensuite, on voit bien que l'auteur avait envie d'écrire un livre, mais rien à raconter.
    Sa vie ordinaire dans une ville qu'il n'aime pas, avec une femme peu attachante. Au bout de 140 pages, rien de nouveau et toujours aucun intérêt. Je veux bien être patiente, mais là, ça fait long…
    Si je l'achève (à tous les sens du terme), je complèterai ma chronique…
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    • Livres 2.00/5
    Par Elvira, le 09 janvier 2012

    Elvira
    Je ressors assez déçue de la lecture de ce roman, que j'ai failli abandonner plusieurs fois. le titre et le début sont pourtant mystérieux et donne vraiment envie d'en savoir plus sur la chambre, sur ce qui a amené la situation décrite dans le prologue. le style d'écriture est simple, sans lourdeurs ni longueurs, et souvent humoristique. L'auteur décrit de manière très vraie et très crue, sans détours et sans concessions, notre société moderne. L'analyse proposée par le roman prend pour sujet l'ennui dans la vie quotidienne et au sein du couple, en marquant les différentes étapes qu'il peut traverser.
    Mais petit à petit, les attentes du lecteur sont déçues : la chambre et ses mystères n'occupent finalement que très peu de place, on ne fait que suivre la vie banale du personnage principal. On le prend par ailleurs très vite en grippe et on se met à le mépriser et à le trouver vraiment inutile, de plus en plus lâche ; puis on finit par le haïr.
    La fin du roman m'a également laissée perplexe, je m'attendais à autre chose.

    Lien : http://metamorphoses-de-psyche.cowblog.fr
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    • Livres 2.00/5
    Par luocine, le 16 décembre 2011

    luocine
    J'ai beaucoup hésité à mettre ce livre sur mon blog car je trouve qu'en ce moment on n'a pas besoin de livre « baisse-de-moral » assuré.
    Tout est en mi-teinte grise ou carrément moche dans cette histoire.
    Un couple qui ne va pas vraiment bien, Le Mans une ville de province triste à en crever d'ennui, des voisins redresseurs de torts de la pire espèce, une vie de travail sans grand intérêt. Voilà c'est le sujet du roman du gris et du sordide ordinaire, une peinture assez exacte de notre époque et comme en plus c'est bien raconté vous êtes certain d'attraper le mourron.
    Heureusement il y a La chambre à remonter le temps !
    Pourquoi heureusement parce que je déteste la science fiction, donc au moins je vais pouvoir carrément partir dans une critique …Même pas !
    C'est aussi en grisaille, cela ne donne au narrateur que la possibilité d'éviter les disputes avec sa compagne.
    Un seul conseil, lisez ce livre avant de vous installer au Mans même si c'est beaucoup moins cher qu'à Paris !


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par csapin, le 06 juillet 2011

    csapin
    Ca commençait pourtant bien. Une bonne intrigue, une atmosphère étouffante traduisant bien le contexte, du suspens malgré une certaine lenteur et surtout une donnée science-fictionnelle intéressante qui change des trop fréquentes histoires réalo-patho-nombrilistes de la littérature française. Et puis...

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2011/07/04/la-chambre-a-remont..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 10 octobre 2011
    Benjamin Berton […] compose une histoire atypique, où le réalisme le plus quotidien se trouve soudain confronté au fantastique. La chambre à remonter le temps vaut ainsi pour cette manière habile de combiner les genres littéraires, de l'autofiction à la chronique sociale houellebecquienne en passant par la littérature "pop".
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 29 août 2011

    D'après mes calculs et mes précédents séjours dans la chambre, trois semaines devraient suffire pour nous emmener à une autre époque. Il est tout à fait probable, compte tenu des dispositions que j'ai prises (nous sommes entrés dans la pièce vers 19h30), que nous atterrissions, après 20 jours, dans un futur assez éloigné de notre point de départ. La fourchette pourrait aller de 200 à 1 000 ans. C'est d'une imprécision affolante […]. Si l'air est respirable (le contraire affecterait mes plans), nous ne serons que trois dans notre genre et forcés à revenir les uns vers les autres. Ana aura sa chance. À son âge, et quel que soit notre point d'arrivée, elle fera sensation et saura s'adapter. Céline et moi démarrerons une nouvelle vie. Je ne prétends pas que notre amour pourra renaître. Ce ne serait pas réaliste. Je veux bien parier que nous saurons nous pardonner et passer sur nombre de choses. Revivre ensemble. Se confier l'un à l'autre. Être proches. Je ne vois pas beaucoup plus loin.
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  • Par csapin, le 06 juillet 2011

    Je séchai le travail les jours suivants. (...) Ma démarche était hasardeuse en ce temps où le gouvernement tentait de remettre utilement le monde au travail et de durcir la politique de lutte contre les arrêts de complaisance. Les Français étaient des fainéants invétérés mais semblaient, comme moi, avoir perdu la tête ces derniers temps. Ils avaient plébiscités un gouvernement droitier qui avait augmenté la durée du travail et n'avait que le mot "efficacité" à la bouche. Nicolas Sarkozy avait été élu haut la main alors que la majorité de mes concitoyens ne rêvaient que de rester chez eux à ne rien faire, de travailler dans l'administration, lambiner au bureau, partir en retraite à 55 ans ou quitter à 16 heures pour profiter du jardin et des enfants. Nous sommes une nation paradoxale qui aime parfois se penser le contraire de ce qu'elle est. Cela m'arrivait à moi aussi. J'aimais croire que j'étais un être d'exception, que j'avais au fond de moi un potentiel (de quoi ?) inexploité et qui un jour irradierait ma propre vie et mes contemporains. En attendant qu'il se révèle à moi, cela ne m'empêchait pas d'agir médiocrement, tout en conservant une excellente image de moi, comme posée en promesse sur la table.
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  • Par luocine, le 16 décembre 2011

    Je trouvais ça plutôt a musant au début de vivre avec quelqu’un et puis ça m’est passé. Je ne me rendais pas compte mais maintenant que c’est terminé, j’ai l’impression qu’elle m’a presque rendu service. Je remets des slips et n’en change que tous les trois jours.
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  • Par Elvira, le 09 janvier 2012

    Cela n’avait guère d’importance tant notre vie était morne. Si je m’endormais un lundi et me réveillais le jeudi, je pouvais en un éclair reconstituer le souvenir du mardi et du mercredi perdus. Les jours étaient les jours, les semaines les semaines. Il me vint à l’esprit que c’était la véritable nature de notre vie, le cœur même de notre civilisation basée sur le travail et la vie domestique : la désintégration de l’axe temporel, la mort du temps linéaire. L’ennui était tel que tout se ressemblait. Nous revivions sans cesse les mêmes situations, les mêmes réveils, les mêmes cauchemars professionnels, les mêmes engueulades, les mêmes divertissements. Que le temps s’écoule vers l’avant, qu’il régresse ou qu’il se répète à l’infini ne changeait finalement pas grand-chose.
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  • Par luocine, le 16 décembre 2011

    La Sarthe était le département le plus inhospitalier que j’avais connu jusqu'à lors. L’air était en permanence humide, comme chargé de brouillard. Il faisait assez froid l’hiver, étouffant l’été. Le ciel était bas et nous trouvions le climat malsain.

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