> Jean Teulé (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2756019011
Éditeur : Delcourt (2010)


Note moyenne : 2.81/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Bande dessinée (adaptation du roman de Jean Teulé)

Louis Henri de Montespan épouse le 18 janvier 1663 la somptueuse Françoise de Rochechouart. Quatre ans plus tard, elle devient la favorite de Louis XIV. Lorsqu’il apprend son infortune, le Montespan fait ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Sejy, le 29 mai 2010

    Sejy
    J'aime particulièrement l'Histoire quand elle exhibe ses coulisses. Quand elle met sous la lumière des figurants se voyant offrir fugitivement les premiers rôles. C'est dire ma curiosité et mon enthousiasme, lorsqu'en historiographes théâtreux, les auteurs exhument des archives une marionnette poussiéreuse boudée par les manuels scolaires. Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan et, accessoirement, époux de la célèbre marquise du même nom. Un amoureux transi, bafoué, cocufié par Louis XIV selon un royal droit de cuissage entendu, et qui contestera inlassablement ce décorum héliocentrique. Téméraire et farfelu, il défiera le pouvoir absolu tout au long de sa vie en « asticotant » ce souverain abusif, n'ayant de cesse qu'il lui restitue sa femme chérie.
    J'espérais, j'imaginais un récit captivant et ardent, une chouannerie libertine et drolatique. La perspective d'un spectacle alléchant dans le stip-tease d'une Renaissance matée par le petit côté de la lorgnette. Prout ! Je me suis fourvoyé. Je n'ai pas lu le roman éponyme. Néanmoins, j'ai flairé dès les premières mesures que la bande dessinée pêcherait par esprit de fidélité, s'entêtant à investir tout le bon de l'œuvre prime dans un one-shot où il n'y aurait jamais la place. Une adaptation ? Plutôt une (run) essence illustrée. La sensation de voir les meilleures pages du livre arrachées puis mises en image et en cases, loyalement, bout à bout. Cet assemblage de saynètes, d'anecdotes historiques disparates, façonne une narration à l'emporte-pièce qui use, abuse de l'ellipse (à en perturber quelquefois la compréhension) et accouche d'un rythme heurté, précipité et claudicant.
    Pas assez de temps pour s'attacher. Pas assez de temps pour éprouver la passion dévorante de ces jeunes mariés (si ce n'est par la démonstration de quelques scènes de cul dissonantes). Pas assez de temps pour concevoir, pour partager la détresse et la mélancolie d'un époux persiflé. Pas assez de temps… Juste une impression de survol, de désinvolture. Ce n'est pas que cela sonne faux, ça ne sonne pas, tout simplement. Bien sûr, on ne peut pas renier les sourires, les rires provoqués par quelques parlottes flamboyantes, par les initiatives inspirées du marquis pour emmerder le roi, par la description des mœurs de l'époque, mais cette truculence taquine trop souvent la vulgarité. L'ambiance à peine esquissée renvoie l'image d'une mini chronique sociale s'échinant à démontrer que les aristos n'étaient que de gros crades concourant à qui sera le plus dégueulasse ; et l'on s'interroge sur la rigueur historique. Passons. Ce qui émerge en définitive n'est qu'une impression désolante de raillerie. Le Montespan m'apparait trop souvent ridicule ou maladroit quand j'aurais envie d'admirer son panache, creux et insipide alors que je vouerais tant de compassion à ce cocu magnifique. Peu d'émotion, pas d'empathie, si ce n'est une piètre pitié. Une mauvaise farce rabelaisienne qui parvient même à trivialiser certains instants de sa vie encore plus terribles. Merde ! Ce pauvre homme, dont on a ravi la douce moitié et que son fils méprise, finira par perdre sa fillette, morte de chagrin... et l'on s'en fout.
    Le dessin tire dans le même sens en appuyant là où ça fait déjà mal. D'un point de vue esthétique et intrinsèque, je le trouve plaisant. Simple, précis et fin, il dégage même un délicieux effet contemporain anachronique. Malheureusement, son aspect jeté insuffle un dynamisme supplémentaire qui accentue le côté haché et « ça va trop vite ! » induit par les ellipses. La colorisation lui confère un aspect soft, discret (comme s'il désirait s'effacer devant l'histoire) et lisse des émotions déjà ultra tamisées par le tempo trop condensé de la narration.
    Parti pris narratif ? Grosse gamelle (surement remplie de bonnes intentions) ? Ou est-ce juste moi qui ne sais pas lire entre les cases ? En tout cas, je n'ai jamais accroché. Je garderai un peu de sympathie pour des images fugaces (les valets de pisse), pour les invitations caustiques nées de rares situations ou répliques - « Françoise ! Reviens ou j'enc… la vieille ! » -, du respect pour la bataille stérile de l'infortuné cornard et quelque appétit devant les charmes affriandants de La Montespan (Sa Majesté Soleil paraît bien pâle devant une si jolie lune). le reste, j'oublierai.

    Lien : http://www.bdtheque.com/main.php?bdid=9583&action=6
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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 05 mai 2010

    Stemilou
    1663, le marquis de Montespan épouse une jeune dame Françoise de Rochechouart connu dans un tribunal suite à un duel entre le frère du marquis et le futur époux de celle-ci. Mais les finance du couple ne sont pas au beau fixe alors pour renflouer les caisses le Marquis s'engage et part en guerre, Françoise quant à elle va être placée à la cour auprès de la reine. Chaque fois qu'il rentre il retrouve sa femme enceinte.
    Louis XIV a fait de la marquise de Montespan sa maitresse, mais au lieu d'en être fier (comme c'était l'usage à l'époque) le marquis de Montespan refuse catégoriquement de « prêter » sa femme et souhaite vivement la récupérer, en vain… Il deviendra le cocu le plus célèbre de l'histoire de France.
    Pour marquer son opposition il va orner son carrosse de cornes (ramures de cerf) mais cette rébellion ne va plaire à tout le monde si certains vont en rire d'autre vont essayer de tuer ce marquis qui l'ouvre un peu trop.

    Adaptation Bd du roman de Jean Teulé, Le Montespan est une sorte de parodie historique alors oui on rigole bien en le lisant mais je doute que le marquis a vraiment ri de toute cette histoire.
    J'ai été un peu rebuté au début par les dessins un peu simpliste mais en fin de compte c'est ce qui donne tout son charme à la BD, des scènes crues qui m'ont bien fait rire crues mais pas vulgaires, des situations cocasses pour le récit d'une obstination absurde (organiser des obsèques pour son amour perdu).
    Un côté humoristique qui fait quand même un peu de place à un homme touchant qui pour garder sa femme sera prêt à tout, à tout subir et tout entendre quel homme serait capable d'une telle chose de nos jour : se proclamer cocu et insister pour récupérer sa femme ?

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-le-montespan-bd-jean-teule-et-..
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    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 26 février 2010

    chocobogirl
    Tout le monde connait désormais l'histoire du marquis de Montespan qui s'est fait voler sa femme par le roi Louis XIV lui-même. Refusant d'accepter le fait et d'en tirer profit, Montespan fait des vagues en affichant à la face du monde son statut de cocu, pour le plus grand déplaisir de la cour qui finit par l'expulser de Paris.
    Le roman de Teulé, sorti en 2008, vient désormais d'être adapté en bande dessinée par Philippe Bertrand.
    Collant au roman, l'album bénéficie d'un fort réalisme historique. Les costumes, les décors, l'ambiance de la vie quotidienne, la saleté de la ville, ... tout est parfaitement rendu dans un graphisme qui, sans être révolutionnaire, sait pointer aussi les défauts des personnages et des situations.
    On y retrouvera une grande partie des scènes du roman qui s'enchainent ici rapidemment, trop rapidemment... En effet, le roman foisonne de scènes truculentes et malgré les 112 pages de cet album, difficile de s'attarder sur chacune. De fait, je n'ai pas réussi à me replonger dans l'ambiance de l'époque, trop survolé à mon goût. L'idylle entre Le Montespan et sa femme est trop vite brossée et on ne ressent pas toute la sensualité et sexualité latente entre eux, malgré une scène coquine.
    Je n'ai pas réussi non plus à y retrouver la verve de Teulé malgré les fulgurances langagières des personnages.
    Difficile de reprocher quoi que ce soit au dessinateur qui a parfaitement retranscrit tout ce qui se trouve dans le texte d'origine mais je reste très mitigée sur cet album qui plaira inconstestablement à ceux qui n'ont pas lu le roman.
    Peut-être que 100 pages de plus auraient permis d'approfondir tous les éléments que je trouve trop légers... Je ne sais pas vraiment...
    Cette album est une déception pour moi mais je vous invite tout de même à y jeter un oeil car ce n'est pas une mauvaise adaptation.
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    • Livres 2.00/5
    Par BlueGrey, le 24 mars 2010

    BlueGrey
    C'est l'histoire du cocu le plus fameux de l'Ancien Régime, Louis Henri de Montespan, qui épousa le 18 janvier 1663 la somptueuse Françoise de Rochechouart qui devint quatre ans plus tard LA Montespan, favorite de Louis XIV. C'est l'histoire d'un amoureux transi, d'un cocu magnifique qui refuse de voir sa femme partager la couche d'un autre, serait-ce celle du Roi Soleil. Avec panache il va, sa vie durant, œuvrer pour le retour de sa femme, quitte à harceler le souverain et braver l'autorité royale. Ainsi, il repeint son carrosse en noir, l'orne de monumentales cornes, organise les funérailles de son amour perdu... et crée le scandale à la Cour !
    En 2008, Jean Teulé faisait un best-seller de cette histoire rocambolesque ; aujourd'hui, il en signe avec Philippe Bertrand l'adaptation en bande dessinée. Mais si on trouve dans cette BD l'essentiel du récit et quelques belles répliques, on n'y retrouve pas pour autant la verve du roman et la démesure des personnages qui ont perdu de leur fulgurance et de leur caractère. Le Montespan, personnage insolent, truculent et plein de panache, devient ici plus doux (plus mou) et mélancolique, affadi ; et La Montespan, ribaude à la cuisse légère et à la repartie piquante et spirituelle, parait simplement vénale et quelque peu niaise. Quant au dessin, composé de traits simples et de couleurs en lavis, il contribue à édulcorer tant les personnages que les décors au lieu de les incarner.
    Bref, une adaptation un peu fade d'une histoire pourtant savoureuse et rocambolesque.

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2010/03/24/le..
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    • Livres 2.00/5
    Par capuciiine, le 18 février 2010

    capuciiine
    Voici adapté en bande dessinée le roman de Jean Teulé, publié sous le même titre.
    Le Montespan raconte l'histoire d'un jeune marquis dont l'épouse devient la favorite du roi Louis XIV. Au lieu de prendre ce penchant du roi pour un honneur, comme il était de bon ton de le faire au 17ème siècle, le marquis le vit comme une offense. Ce jeune cocu n'acceptera jamais les multiples cadeaux du roi en échange des "services" de sa femme... il ne reniera jamais non plus sa femme et son amour pour elle. De cette situation de cocu qui le revendique, l'auteur tire de cette situation (histoire vraie d'autant plus...) des scènes très drôles, mises en évidences par les coups de crayons de Philippe Bertrand. Des planches drôles et dynamiques qui se prêtent parfaitement à la fluidité du genre comique.
    Nénamoins, je n'aime pas ce style de dessin qui semble manquer de soins et me donne une impression de bâclage. J'aurais aimé plus de détails et peut-être de réalisme, ce que l'époque et apparement de longues recherches assez bien fournies auraient pu largement permettre. Mais ce n'est sans doute pas le style et la volonté de Philippe Bertrand.
    J'attendais de cette BD qu'elle soit plus historique que comique. J'aurais aimé une épopée de la Renaissance, d'où ma déception. Une BD divertissante, souvent drôle, mais qui manque d'esthétique.
    Par contre le point le plus positif de cette bande dessinée est qu'elle m'a donné l'envie d'en savoir plus sur cette histoire hors du commun : les petites histoires (et souvent les coucheries) de la grande Histoire! Un sujet passionnant que je retrouverai dans le roman de Jean Teulé, qui je l'espère saura satisfaire ma curiosité sur les détails de cette histoire, et sur les profils psychologiques de ces personnages, trop peu fouillés dans la BD : Françoise n'est-elle qu'une "marie-couche-toi-là" vénale? et le marquis de Montespan, n'est -il qu'un amoureux passioné, buté et original?

    Lien : http://les-petitescapucines.over-blog.com/

    Lien : http://les-petitescapucines.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par alouett, le 02 février 2011

    Honnête et poli, c’est le meilleur marquis que l’on puisse voir sur Terre. Il n’a qu’un seul défaut : l’amour tenace
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  • Par doriane, le 11 février 2010

    Ratatinée, guenipe, vieille ripopée ! Bouge tes fesses et va me chercher ma femme, ou je t'explose le fondement !
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