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Critiques sur En l'absence des hommes (17)


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    • Livres 4.00/5
    Par kathy le 27/11/2011


    En l'absence des hommes, -premier roman de Philippe Besson (1999) écrit par l'auteur après avoir lu « Paroles de poilus » et « Douze lettres d'amour au soldat inconnu » - est le récit pudique, élégant, sensible et sensuel d'un jeune homme entre deux amours. Deux amours qui semblent appartenir à des sphères différentes, à des moments distincts, mais qui se révèleront être reliés par un fil.

    Paris, la Grande Guerre, un garçon de 16 ans, Vincent de l'Etoile, né avec le siècle.
    Trop tôt pour Verdun, mais assez mûr pour réaliser qu'il a de la chance.

    Paris, d'abord, le « monde », le Ritz, où Vincent fait la rencontre de Marcel Proust.
    Proust qui aime chez Vincent, son intelligence et son regard neuf, sans jugement, sans morale peut-être, sa relative indifférence et sa jeunesse. « Alors que la mienne de jeunesse, dit-il, elle est si loin. Je me souviens d'avoir eu seize ans et combien il m'était difficile alors d'être aimé ! ». le désir de se revoir est là ; il trace son cercle de silence ; ils vont se revoir parce qu'ils en ont envie, besoin…

    Et puis, là-bas, dans le nord de la France, un ange sous les balles ; c'est Arthur, dans la boue des tranchées.
    Arthur, qui rencontre Vincent… et une seule caresse, dans le calme d'une chambre à l'abri du monde, pour apaiser la peur, oublier l'indicible, reprendre son souffle et retrouver un peu de soleil, de chaleur, de douceur, de VIE.

    Un TRES beau roman, une TRES belle histoire, le tout écrit dans une TRES belle écriture, et en filigrane une évocation de situations, de réflexions, de sentiments, toujours en opposition - beauté-horreur, amour-haine, calme de la chambre-bruit des bombes, vie-mort, raisonnable-irrationnel, victoire-défaite, bonheur-désespoir, réel-imaginaire, promesse-silence, présence-absence -, afin de mieux évoquer encore, l'horreur de la guerre et la beauté de l'amour et de la VIE.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par monito le 15/07/2010


    Très beau moment littéraire offert par Philippe Besson qui, en phrases courtes et ciselées, nous met en présence de Marcel Proust, Vincent de l'Etoile et Arthur Valès.

    Des phrases courtes qui donnent force à la rencontre de Vincent avec Marcel, l'homme aux phrases tellement longues que l'on s'y perd. Et c'est assez de cela dont il s'agit.

    Un jeune homme de seize ans, brun et beau, blasé dans une bourgeoisie étriquée trouve ou croit trouver son salut dans une certaine forme de rebellion, qui ne s'avère en fait que l'érection de la liberté en dogme absolu, (thème qui m'est cher) et qui le même jour, rencontre l'amitié avec Marcel son ainé de 30 ans et l'amour avec Arthur de retour de permission du front de Verdun en pleine grande guerre.

    Puissance de la rencontre, puissance de l'interdit de cette histoire d'amour et d'amitié unissant trios hommes plus qu'on ne saurait l'imaginer en commençant ce très court ouvrage.

    De très très belles phrases sur l'amour, l'amitié, la passion des corps, le fil du rasoir permanent sur lequel vacillent forcément toutes les relations passionnées.

    Loin d'être un livre sur l'homosexualité, c'est une déclaration d'amour de 200 pages et c'est cela qui compte.

    Un dénouement certes inattendu mais qui n'apporte guère à la force du tout sauf peut-être de séparer ces trois hommes finalement inséparables.


    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par claracambry le 20/08/2010


    Été 1916, Paris, le jeune Vincent, 16 ans et insouciant, rencontre Marcel Proust. Une relation plus qu'amicale naît entre les deux. le jour suivant, Arthur âgé de 20 ans, soldat en permission avoue à Vincent de l'avoir toujours aimé. Vincent découvre l'amour dans les bras d'Arthur. Pendant sept jours, ils vont vivre cet amour charnel en cachette. Arthur reparti à Verdun, Vincent trouve en la personne de Marcel Proust un confident.

    La première partie de ce livre est consacrée aux rencontres qui vont changer la vie d'Arthur. Celle avec l'écrivain vieillissant que tout Paris respecte mais qui n'est pas dupe de ses penchants. La relation qui se noue entre eux est un amour platonique bien plus qu'une simple amitié. Vincent et Marcel Proust semblent vivre dans une bulle loin de l'horreur des tranchées.

    Et il y a le grand amour avec Arthur, le fils de la gouvernante. Pendant une semaine, chaque nuit, ils vont s'abandonner à cet amour, le consumer, le vivre passionnément. Sous la plume de Philippe Besson, cet amour est pur et beau.

    Arthur repart à Verdun et l'écrivain s'absente à Illiers. A travers les échanges épistolaires, on plonge dans l'effroi de la Grande Guerre avec la peur de la mort. Dans ses lettres à Marcel Proust, Vincent cherche du réconfort et l'écrivain devient le confident de cet amour. L‘été sera meurtrier, Arthur perdra la vie à la guerre. Dans la dernière partie du livre, la mère d'Arthur confie à Vincent un secret qu'elle porte depuis trop longtemps…

    Ce livre m'a transportée ! L'amour y est décrit tout en pudeur, en sensualité et en élégance. Cet amour contraste avec l'horreur de la guerre mais dans les lettres d'Arthur, on comprend que le jeune homme ne vit que pour Vincent. C'est beau, très beau ! La dernière partie m'a scotchée et m'a bouleversée… Et, l'écriture de Phillippe Besson si fluide m'a séduite.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir le 10/09/2010


    J'avoue avoir mis plusieurs pages à m'attacher au personnage de Vincent. Il a seize ans, il est parfois arrogant et ne connaît que très peu la modestie. Il faut dire qu'il est bien né, qu'il n'a jamais eu à faire d'efforts pour obtenir ce qu'il désirait. Au cours de cet été, deux relations débutent. L'une avec Marcel Proust, qui est considérée comme une amitié, parfois avec une pointe d'ambiguité. Et l'autre avec Arthur, jeune soldat de vingt ans, avec qui Vincent va vivre plus qu'une passion puisque l'amour va naître entre eux.
    J'ai eu du mal avec le personnage de Vincent car je trouvais qu'il profitait des deux situations et puis, au fil des pages, on se rend que c'est un adolescent comme les autres. Plus gâté par la nature que certains, mais avec ses envies, ses doutes. Marcel Proust va devenir l'ami à qui il va pouvoir confier ses doutes, ses blessures. le seul à qui il confiera son secret.
    Concernant Arthur, c'est une très belle histoire qui naît entre eux. L'amour entre celui qui n'a rien vécu et l'autre qui vit le pire. C'est intéressant de voir comment chacun peut apporter énormément à l'autre, même si au départ tout semblait les séparer. Leur histoire est vraiment touchante, leur amour naît tellement rapidement qu'il en est extrêmement fort. Même si l'amour ne protège pas de tout.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par sebastienL le 21/01/2011


    Il y a, dans ce roman, un projet qui transcende le livre. Celui de faire l'autopsie du silence. Jean Anouilh disait, dans Le Directeur de l'opéra, « "Quelle musique, Le Silence !" », et Nathalie Sarraute en avait saisi l'essence même, dans sa pièce Le Silence. Philippe Besson analyse quant à lui l'esthétique du mutisme, de l'absence,


    Lien : http://www.leglobelecteur.fr/index.php?post/2011/01/20/Philippe-Bess..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ALaure le 27/10/2008


    Ce premier roman de Philippe Besson est tout simplement fabuleux.

    Il nous parle d'amour et d'amitié masculines. Il décrit l'amour charnel d'un jeune homme pour un autre et l'amour platonique de ce même jeune homme pour un homme de 20 ans son ainé. Sept nuits d'un amour fou... Puis la séparation, le manque, l'attente du retour...

    Etonnant, passionnant, tout est raconté avec pudeur et sensualité. le style est soigné, fluide, simple, chaque mot est à sa place, ce qui fait que le charme opère et dès les premières pages, on sait qu'on va vivre une belle histoire. Les conversations et les lettres sont admirables de justesse et de délicatesse.

    Je n'ai pu qu'aimer les personnages, les comprendre et malgré l'horreur de la guerre, les envier par moment.

    Bien qu'étant le premier roman de cet auteur, c'est le quatrième que je lis et il est de loin mon préféré.

    C'est un magnifique coup de cœur.


    Lien : http://flocel.over-blog.com/

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par jd le 29/08/2008


    C'est l'été 1916, Vincent a seize ans, c'est un jeune bourgeois beau et cultivé. Il semble intouchable, indifférent à ce qui peut se produire autour de lui : il vit une existence tranquille dans l'hôtel particulier familial. Pourtant, autour de lui, à l'extérieur, c'est bien l'horreur de la Grande Guerre qui frappe de nombreuses familles. Cet été aurait pu être celui de l'insouciance et des rencontres légères et sympathiques dans Paris, ce ne le sera pas. L'été 1916, la vie de Vincent bascule, grâce à deux rencontres qui vont lui ouvrir les yeux, le cœur et l'esprit. Les deux rencontres essentielles de sa vie, le même mois.

    La première rencontre, c'est avec Marcel P., écrivain célèbre et d'âge mûr (qui, selon toute vraisemblance, semble être Marcel Proust) avec lequel Vincent va nouer une relation amicale bien que parfois ambiguë. En effet, l'un et l'autre l'appelle bien trop souvent « amitié » pour qu'elle ne cache rien d'autre.

    La deuxième rencontre, c'est Arthur, un soldat de 21 ans qui, profite d'une permission pour rendre visite à Blanche, sa mère, qui est la gouvernante de la famille de Vincent. Mais avant de rejoindre le front, l'horreur et la mort à Verdun, Arthur profite de ce séjour à Paris pour rentrer dans la vie bien tranquille de Vincent en lui déclarant son amour. . Durant sept nuits, ils vont se découvrir, s'aimer d'un amour fou, pur, sans contrainte. Débute alors le formidable « En l'absence des hommes », le premier roman de Philippe Besson.

    Il se dégage de ce roman une énergie et une hargne incroyables, une envie de vivre, un véritable appétit d'amour et aussi beaucoup de désillusion et de tristesse, de bonheurs et de souffrances. Car, s'il est beaucoup question de guerre, elle sert aussi de décor et de contexte à une histoire d'amour très forte; D'ailleurs, peu d'importance qu'elle lie deux hommes. Comme dans «Un homme accidentel» , le dernier ouvrage de l'auteur, je ressens le même sentiment : on fait complètement abstraction qu'il s'agit de deux hommes, et l'on rentre de plein fouet dans ce torrent d'amour.

    Sur le style, c'est tout en finesse et en sensibilité, et en pudeur, y compris sur les scènes érotiques. Les mots trouvent en permanence le chemin du cœur. Certes, la première partie en style narratif, avec des discours rapportés avec des « je dis » et « tu dis » en permanence, m'a un peu déconcerté, voire même agacé. Mais le contenu est tellement beau qu'on s'y fait finalement assez vite. Par contre, les échanges épistolaires qui composent la seconde partie sont bouleversants. Je n'évoquerai pas non plus la partie finale, qui nous emmène en émotion et en surprises vers un dénouement saisissant et déchirant.

    J'ai lu une critique de ce livre
 qui disait « Avec ce magnifique roman, on sait que ce l'amour veut dire ». C'est une jolie explication de « En l'absence des hommes »

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB le 01/10/2011


    Un très beau livre d'amour, d'amour tragique et d'amitié. Puissant.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par Aela le 12/02/2011


    C'est le premier livre de Philippe Besson. Un récit émouvant et dérangeant, l'histoire de deux relations nouées par un jeune homme en plein milieu de la première guerre mondiale: une amitié passionnée avec l'écrivain Marcel Proust, seulement évoqué par son prénom, et une relation plus charnelle et intense avec un jeune soldat en permission qui va repartir assez vite vers l'enfer des tranchées.
    Beaucoup d'échanges par lettres entre ces différents protagonistes; l'écrivain Marcel servira de Pygmalion et de confident au jeune Vincent, en le mettant en garde contre cette passion qu'il est en train de vivre et qui est destinée à être condamnée par la société.
    Une fin tragique mais prévisible: le jeune soldat va mourir au combat et survient un dénouement inattendu quant à l'identité du père du soldat.
    Un livre merveilleusement écrit, avec beaucoup de délicatesse dans les sentiments, une écriture elliptique qui permet de garder beaucoup de pudeur malgré le sujet évoqué, tabou à l'époque.
    Un beau moment de littérature.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Alienor le 02/06/2010


    Vincent est né avec le vingtième siècle, et sa mère y a vu un heureux présage. le fait est qu'en cet été 1916, son jeune âge le préserve des horreurs de la grande guerre. Un été qu'il vit éloigné du front, et qui pourrait presque être insouciant. Parce que Vincent est fort de sa jeunesse et de sa beauté, et que sa rencontre avec le grand Marcel Proust semble propice à lui faire oublier ce qui occupe tous les esprits. Tous deux viennent en effet de faire connaissance, et vont très vite nouer une relation d'amitié amoureuse.

    Mais la guerre n'a pas l'intention de se faire oublier, et une autre rencontre va vite faire basculer Vincent de l'insouciance à la maturité.

    La suite sur mon blog...


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr/2010/06/02/en-labsence-des-hommes-de-phi..

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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