ISBN : 2246678617
Éditeur : Grasset (2006)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Vingt ans après l'assassinat de Gregory Villemin, Philippe Besson revient, dans ce roman très personnel, sur cette affaire mythologique. En alternance avec la narration des faits, le romancier imagine le récit de Christine Villemin. Il incarne ainsi, de manière boulever... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 19 juin 2011

    Malaura
    L'Affaire Grégory, le fait divers le plus connu de France...
    Le meurtre du petit garçon repêché dans les eaux de la Vologne un soir de 1984 a marqué les consciences.
    L'affaire Grégory c'est un emballement médiatique sans précédent et une incompétence de la police et des juges manifeste.
    C'est avant tout le drame d'une mère malmenée par le destin qui devra surmonter l'emprisonnement de son mari et l'accusation effroyable de sa propre culpabilité avant son non-lieu en 1993.
    Philippe Besson reprend les thèmes qui lui sont chers, la disparition d'un être aimé, le deuil, la solitude, pour revisiter ce drame qu'est l'Affaire Villemin.
    Un roman alterné, avec d'un côté la description brute des faits, détachée et froide comme un rapport de police ou un article journalistique et de l'autre, sous forme de journal intime, la position d'une mère brisée, meurtrie, figure quasi emblématique d'une tragédie grecque.
    Baigné de la mélancolie propre à l'auteur, un livre à la fois sobre et fort.
    Cette collection des éditions Grasset où les écrivains écrivent de manière romancée sur les faits divers qui les ont touchés, est vraiment une réussite !
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    • Livres 4.00/5
    Par chardonette, le 22 janvier 2012

    chardonette
    Philippe Besson nous emmène dans une affaire que la France ne peut pas oublier il s'agit de l'affaire Grégory.
    J'ai beaucoup aimé la façon dont le livre est écrit. L'auteur a choisit de varier les chapitres c'est à dire un chapitre plutôt journalistique, une sorte de résumé d'enquête puis un autre chapitre sur les pensées imaginées par l'auteur de la maman de Grégory.
    Je pense que ce livre est important dans le monde littéraire car il permet de ne pas oublier cette mort atroce de ce petit garçon de 4 ans.
    En 2014, cette affaire aura plus de 30 ans et toujours pas de coupable.
    Cependant j'aurais aimé peut-être un peu plus d'engagement de l'auteur, peut-être "sa vérité" à lui.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lali, le 28 octobre 2011

    Lali
    À dire vrai, je n'ai pas lu le quatrième de couverture quand j'ai choisi ce titre au hasard des rayons de la bibliothèque. J'ai juste pensé que c'était un Philippe Besson que je n'avais pas lu.
    Et maintenant que j'ai fait mon pensum, que j'ai lu la moindre ligne de ce roman écrit à partir de l'affaire Grégory Villemin qui a fait la une et les beaux jours des Paris-Match et autres magazines de même acabit, s'intéressant de près aux malheurs d'autrui avec photos à l'appui, j'éprouve toujours le malaise que j'ai éprouvé dès les premières lignes.
    Comment l'auteur a-t-il pu se glisser dans la peau de Christine Villemin qu'il n'a jamais rencontrée et à propos de laquelle il n'a lu que ce que tout le monde a pu lire? Oui, comment? Comment a-t-il pu lui prêter des mots et des sentiments? L'auteur vous dira qu'il s'agit de fiction, que l'histoire qu'il relate ici en deux temps — les faits et la version de Christine Villemin au je — est inspirée d'un fait réel, mais que le reste est de la fiction.
    Mais peut-on se permettre d'écrire de la fiction à propos de personnes qui sont toujours vivantes, à propos d'une enquête non résolue, à propos d'une histoire dont on parle encore dans certaines chaumières? Je me pose la question.
    Je ne vois pas l'utilité de ce livre. Je ne lui vois même pas de qualités littéraires. Je ne vois là qu'un écrivain opportuniste qui s'est servi du malheur des autres pour augmenter son lectorat. À mettre à la poubelle.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=45326
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    • Livres 3.00/5
    Par clarinette, le 01 juillet 2008

    clarinette
    Le 16 octobre 1984 Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort assassiné dans la Vologne. Philippe Besson relate les faits avec beaucoup de précision mais dans un style romanesque. Il raconte l'histoire d'un couple, d'une famille. Son livre dépasse largement le simple récit d'un fait divers. Il ne s'agit pas non plus d'une enquête ni d'un témoignage. Bien sûr il met l'accent sur les lacunes de la justice, les bourdes du juge Lambert et la "voracité" des médias mais il s'attarde surtout sur le portrait de la mère de Grégory qu'il présente comme un femme malmenée et meurtrie. le récit très précis des faits, alterne avec les pensées et les états d'âme de Christine Villemin que Philippe Besson a imaginées...
    la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-12374055.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Lalivrophile, le 17 novembre 2011

    Lalivrophile
    J'ai lu ce livre en audio, comme d'habitude. La version audio a été publiée par les éditions Lire dans le noir. L'avantage de cette version est qu'à la fin, il y a une interview de l'auteur. Il y précise bien que ce livre est un roman dans lequel il essaie de reconstituer l'affaire. Il expose les faits, les hypothèses.
    Outre le narrateur, il fait s'exprimer Christine Villemin. Elle décrit son amour pour son fils, sa détresse face au harcèlement, puis face au meurtre de l'enfant, puis face à son accusation. Bien sûr, c'est Philippe Besson qui a imaginé tout cela. Au début, je pensais qu'il avait retrouvé des interviews et qu'il en insérait des extraits dans le livre. En fait, il n'en n'est rien. Il s'est mis à la place de Christine Villemin, ce qui fait de ce livre un roman. L'auteur part du postulat que Christine Villemin est innocente. Il croit dur comme fer en son innocence.
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/l-enfant-d-octobre-de-philippe-besson
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 25 mars 2011

    [Incipit.]

    Un matin d'octobre 1984, à la une des journaux, on découvre le visage d'un enfant, quatre ans peut-être, une espièglerie dans le regard, des boucles brunes, une bouille ronde et souriante. Immanquable, le sourire. Les titres au-dessus de la photo sont sans équivoque : «Un crime abject», «L'horreur, «Le drame», des mots comme ceux-là, des mots lourds de sens, l'annonce d'un malheur. Et c'est saisissant, ce contraste, l'écart insupportable entre la jovialité de l'enfant et la dureté des mots.

    Oui, un matin d'octobre 1984, la France se réveille avec la mort d'un enfant, avec un cadavre retrouvé ligoté le long des eaux glacées d'une rivière des Vosges. Le meurtrier a visiblement agi avec calme et sang-froid, sans brutalité superflue. Tout de suite, le prénom de l'enfant s'inscrit dans la mémoire collective : Grégory.
    Il y subsiste.

    Pendant longtemps, plus aucune mère n'ose appeler son fils Grégory. Il y a cela, d'un coup, et pour des années, la désaffection pour ce prénom, parce que la peur l'emporte, parce qu'il est nécessaire de conjurer le mauvais sort, parce que c'est trop lourd à porter, une telle identité. Elles doivent penser, les mères, que leurs fils seraient menacés, maudits. Elles trouvent d'autres prénoms.

    Le visage aussi les hante. C'est celui d'un garçonnet ordinaire, du leur peut-être. Comme si tous les enfants, dans l'âge le plus jeune, avaient le même visage. Cette beauté fragile, cette insouciance terrible.

    Elles apprennent qu'il existe une rivière, la Vologne, envahie de feuilles pourries par l'automne, cernée par des bois sombres et des brumes rasantes, au pied d'une montagne hostile. Qu'on y a jeté un enfant. Qu'on peut donc jeter des enfants dans les rivières.

    Ça commence en lisière de cette interminable forêt sépulcrale, qui peut être belle quand vient l'arrière-saison, quand le jaune paille et le pourpre se mélangent, quand la nature décide de ressembler à une toile de Monet, quand la rivière a l'allure d'un torrent. Et qui peut paraître si menaçante, si inquiétante dès que le jour tombe et que des ombres transportent le corps inanimé d'un angelot.

    En réalité, ça commence bien avant ce jour d'octobre 1984, bien avant le cadavre de l'enfant au fil de l'eau. Quand au juste ?
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  • Par chardonette, le 22 janvier 2012

    C'est quoi avoir dix-huit ans, dans ces Vosges suppliciées, au creux d'une vallée saignée, à la fin des années Giscard, tandis que ferment les usines et qu'agonise un régime à la dérive? Oui, c'est quoi, au juste, quand la montagne est une frontière, le travail à la chaîne un horizon, et que l'hiver revient dès le mois de septembre? C'est rien. Rien que l'ennui, la résignation, une sorte de langueur qui suinte, une neurasthénie. Ce sont des heures asservies, l'attente d'un mieux informulable et qui ne se produira pas, l'espérance qui recule le temps qui passe et compte double, un peu de sueur qui perle au front et quelques illusions à perdre.
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  • Par chardonette, le 22 janvier 2012

    Si le malheur ressemble à quelque chose, c'est à cet écrasement, et aussi à cette perte de contrôle, l'impression de valdinguer, et de pouvoir rien faire pour que ça s'arrête. Je dénie aux gens qui ne sont pas capables d'approcher ce malheur-là le droit de me juger.
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  • Par clarinette, le 01 juillet 2008

    "Un matin d'octobre 1984, à la une des journaux, on découvre le visage d'un enfant, quatre ans peut-être, une espièglerie dans le regard, des boucles brunes, une bouille ronde et souriante. Immanquable, le sourire. Les titres au-dessus de la photo sont sans équivoque : "un crime abject", "l'horreur", "le drame", des mots comme cela, des mots lourds de sens, l'annonce d'un malheur. Et c'est saisissant, ce contraste, l'écart insupportable entre la jovialité de l'enfant et la dureté des mots.
    Oui, un matin d'octobre 1984, la France se réveille avec la mort d'un enfant, avec un cadavre retruové ligoté le long des eaux glacées d'une rivière des Vosges. Le meurtrier a visiblement agit avec calme et sang-froid, sans brutalité superflue. Tout de suite, le prénom de l'enfant s'inscrit dans la mémoire collective : Grégory.
    Il y subsiste."
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  • Par chardonette, le 22 janvier 2012

    Pire : ils rejoignent les hauts de Lépanges, le quartier des bien-portants, de ceux qui pour qui la tranquillité est une priorité et l'argent pas un souci. Ils vont respirer le bon air des hauteurs, ils abandonnent à leur sort ceux qui n'ont droit qu'à un air vicié. On ne le leur pardonnera pas.
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Vidéo de Philippe Besson

Une bonne raison de se tuer de Philippe Besson .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/une-bonne-raison-de-se-tuer-de-philippe-besson-359.html4 novembre 2008, Barack Obama devient président des Etats-Unis d'Amérique. Ce jour-là, à Los Angeles, deux êtres en plein désarroi vont se croiser, à peine. Laura qui a décidé de mettre fin à ses jours, et Samuel qui enterre son fils. « Une bonne raison de se tuer », le nouveau roman de Philippe Besson.Après « En l'absence des hommes », « Un garçon d'Italie » ou « La trahison de Thomas Spencer », ne nouveau roman de Philippe Besson « Une bonne raison de se tuer » publié aux éditions Julliard.Philippe Besson est sur WTC.








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