ISBN : 2266136089
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Elle a grandi dans l'ombre de son frère aîné, surdoué scandaleux.
Lorsqu'il a choisi de s'enfuir, elle a appris l'absence et le manque. Aujourd'hui, l'exilé volontaire est de retour de ses lointains voyages et il la réclame. Il ne lui propose que des jours fragil... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 10 juin 2011

    Malaura
    Après de longues années d'absence, d'errance, d'exil volontaire, Arthur Rimbaud, le poète maudit est enfin de retour.
    Mais ce n'est plus le bel adolescent flamboyant d'arrogance qui revient au pays. C'est un homme brisé, rongé par le cancer, amputé d'une jambe et qui n'a plus que quelques mois à vivre.
    Ces derniers instants, sa soeur Isabelle les vit avec lui et dans son journal intime,elle consigne sa peur, sa tristesse, sa douleur, son espérance aussi et l'amour profond qui la lie à ce frère épris de liberté.
    A travers les confessions d'Isabelle, femme accablée par le fardeau trop lourd de la solitude et du silence, soeur aimante qui a passé sa vie dans la peur de voir Son frère se perdre, Philippe Besson décrit avec une intensité pleine de finesse, les derniers mois de la vie d'Arthur Rimbaud.
    C'est surtout un magnifique portrait de femme qu'il nous offre dans un roman plein de tristesse et de mélancolie, chargé d'émotion et de douleur.
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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 17 février 2011

    zohar
    " Les jours fragiles " est une chronique des derniers jours de Rimbaud, sous forme de journal intime qu'aurait tenu Isabelle, la soeur cadette de Arthur.
    Dans ce huis-clos entre un frère et une soeur, le récit nous laisse à penser que l'auteur s'est glissé dans la peau d'Isabelle pour mieux appréhender et comprendre A.Rimbaud.
    Il n'évoque que les six derniers mois du poète, mais du côté de l'intime (après avoir brûlé sa vie en Afrique, Rimbaud est de retour chez sa mère, dans ses Ardennes. Amputé d'une jambe, il est à l'agonie et c'est sa sœur qui le soigne et qui consigne ses ultimes fulgurances !) .
    L'auteur parle à peine de la poésie de Rimbaud puisqu'elle même ( Isabelle ) n'en savait presque rien, mais ce qu'il en dit, à travers des non-dits (son homosexualité), ou des hypothèses à peine esquissées (leur mère est impitoyable, alors qu'elle est probablement l'une des clés de l'existence brisée d'Arthur ! ) suffit à faire revivre toute la splendeur et le talent (c'est pendant son exil qu'il a composé, le fameux poème, « Le bateau Ivre ») de A.Rimbaud.
    Ce journal intime fictif se présente comme l'ultime miroir littéraire du poète ; et, Philippe Besson a, vraisemblablement, réussi à donner un visage humain à un mythe dans un roman écrit avec beaucoup de retenue et avec une plume concise et nette !
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    • Livres 5.00/5
    Par rolandm1, le 24 octobre 2011

    rolandm1
    La vie d'Arthur Rimbaud, raconté par sa soeur Isabelle. Philippe Besson se met dans la personne d'Isabelle Rimbaud et raconte comme dans un journal les derniers six mois de Son frère.
    La vie à trois, dans la ferme à Roche en Ardennes. Une mère austère, taiseuse, silencieuse, fière, mais sans affection pour ses enfants, Arthur amputé d'une jambe et Isabelle qui le soigne, qui veut tout faire pour Son frère qui n'a plus que quelques mois à vivre. On ressent le froid des Ardennes, la grisaille, les étés qui n'en sont pas, les gens mornes, les chairs mortes du moignon sanguinolent, l'infection qui progresse, la lutte contre la Mort qui s'approche de jours en jours, l'ambiance parfaite pour un vrai roman noir mais tellement bien écrit. A lire pour savoir qui était Arthur Rimbaud.
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  • Par Aela, le 08 avril 2011

    Aela
    Isabelle est la soeur d'Arthur Rimbaud. Celui-ci revient épuisé de dix ans de séjour en Afrique. Il est malade, très affaibli. le cancer qui le ronge ne lui laisse que quelques mois à vivre. Isabelle va l'assister, lui servir d'infirmière, de confidente. Même si elle connaît peu l'oeuvre poétique de Son frère, elle est attentive, prévenante et ne comprend pas toujours l'immense besoin de liberté de Rimbaud. Philippe Besson, l'auteur, se glisse parfaitement dans la peau de la narratrice et nous brosse un portrait en demi teinte de ces deux personnages marqués durement dans leur vie. Tout les oppose: l'un est ivre de liberté, l'autre est terrienne, pragmatique.. et cependant c'est une immense tendresse qui les rapproche dans ces derniers jours fragiles, l'ultime étape avant la séparation.
    Un très beau roman, une écriture sensible et délicate qui nous permet de découvrir Rimbaud dans sa famille, un Rimbaud que l'on connaissait mal...
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 01 décembre 2011

    pyrouette
    Pourquoi Arthur est-il revenu dans le lieu de son enfance alors qu'il l'a fuit toute sa vie ? Sa sœur Isabelle va écrire un journal intime recevant les confessions de débauche de Son frère. Vieille fille du 19ème siècle, demeurant chez sa mère froide et hostile, Isabelle va s'occuper de Son frère mourant jusqu'au bout, et malgré les provocations d'Arthur elle restera voulant à tout prix qu'il parte en paix et absout de ses péchés. En se mettant dans la peau d'une femme de surcroit vieille fille, l'auteur a réalisé, à mes yeux, une véritable prouesse. Un agréable moment qui m'a permis de connaître un peu mieux la vie du poète.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2011/12/01/22858110.html#com..
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 30 novembre 2011

    Regardez-les, les gueux, les maudits, les oubliés du monde, les mal-bâtis, les rongés par l’alcool, les déformés par le labeur, les vieillis par l’interminable hiver ; regardez-les, les hypocrites, les méchants, les persifleurs, les avides, les femmes au regard torve, les hommes taciturnes et patients, regardez-les qui défilent au pied du lit, comme on vient au spectacle ou comme on se rend au cimetière.
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  • Par Violynce, le 06 mai 2011

    Avec lui, j'ai redecouvert la ferveur, la fièvre, les incendies intérieurs. Et, dans le même mouvement, le grain merveilleux de sa peau, son sourire rare et fatigué, son attention apaisante, ses gestes économes, sa présence tranquille m'ont rassuré au-delà de ce que j'ai jamais recherché.
    Il était là alors qu'il n'y avait plus personne. Il a tout obtenu parce qu'il n'a rien demandé. Il a veillé sur moi comme un frère. Il a partagé ma couche.
    Apprends que, dans une ville qu'on appelle Le Caire, il m'a sauvé la vie. Sa patience infinie et une affection de tous les instants m'ont convaincu de ne pas mettre fin à mes jours. J'avais les cheveux absolument gris et il m'a redonné la jeunesse.
    Si je tiens tant à retourner en Afrique, c'est pour lui. Pour reprendre, là où je l'ai laissé, le regard qu'il m'adressait tandis que les porteurs me hissaient sur une civière, dans le but de me conduire à Aden d'où j'ai pris le bateau pour Marseille. Pour être vivant, une dernière fois.
    Vivant, une dernière fois.
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  • Par pyrouette, le 01 décembre 2011

    Il s’est penché sur des abîmes. Il a failli tomber à plusieurs reprises. Mais il n’est pas tombé, finalement. En équilibre sur le vide, il n’a pas connu la chute. Il est survenu des affaissements, des découragements, mais toujours la vie l’a emporté. Devant le soleil, il est demeuré vivant.
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  • Par Aela, le 08 avril 2011

    Moi, j'ignore absolument ce que c'est de quitter son pays, d'abandonner sa terre. Je suis restée là, enracinée comme ces arbres centenaires, immobiles et rassurants, dont la silhouette se découpe dans l'embrasure des fenêtres. Je n'ai pas bougé. Cette inertie, cette ankylose, c'est ma vie. Je n'en changerai pas.
    Cette maison où j'écris, c'est la mienne. J'en hériterai. J'y mourrai sans doute. Cela ne me fait pas peur.
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  • Par Aela, le 08 avril 2011

    Il prétend qu'il n'a jamais tellement su se débrouiller avec les femmes. Ainsi, il n'a jamais su leur parler. Sa maladresse avec elles tournait vite à l'agressivité, son inconfort à l'impatience.
    Pour expliquer cette inaptitude à aller vers elles, il se plaint de n'avoir connu que les exigences de la mère, et ses demandes lancinantes de retour à la maison, ses colères blanches, ses tendresses désespérées, ses mains tendues et ses bras fermés. Il se souvient aussi de l'affection pure, sincère de Vitalie, mais cette affection était étouffante: il a éprouvé souvent le besoin de s'en déprendre. Il m'assure qu'il tient énormément à moi mais que la figure d'une soeur peut détourner de l'amour des autres femmes. Il me déclare qu'en réalité il a été perdu presque tout de suite pour les femmes. Il ne me semble pas qu'il exprime un regret.
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La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Philippe Besson parle de son nouveau livre "Une bonne raison de se tuer"








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