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Les jours fragiles " est une chronique des derniers jours de
Rimbaud, sous forme de journal intime qu'aurait tenu Isabelle, la soeur cadette de Arthur.
Dans ce huis-clos entre un frère et une soeur, le récit nous laisse à penser que l'auteur s'est glissé dans la peau d'Isabelle pour mieux appréhender et comprendre A.
Rimbaud.
Il n'évoque que les six derniers mois du poète, mais du côté de l'intime (après avoir brûlé sa vie en Afrique,
Rimbaud est de retour chez sa mère, dans ses Ardennes. Amputé d'une jambe, il est à l'agonie et c'est sa sœur qui le soigne et qui consigne ses ultimes fulgurances !) .
L'auteur parle à peine de la poésie de
Rimbaud puisqu'elle même ( Isabelle ) n'en savait presque rien, mais ce qu'il en dit, à travers des non-dits (son homosexualité), ou des hypothèses à peine esquissées (leur mère est impitoyable, alors qu'elle est probablement l'une des clés de l'existence brisée d'Arthur ! ) suffit à faire revivre toute la splendeur et le talent (c'est pendant son exil qu'il a composé, le fameux poème, «
Le bateau Ivre ») de A.
Rimbaud.
Ce journal intime fictif se présente comme l'ultime miroir littéraire du poète ; et,
Philippe Besson a, vraisemblablement, réussi à donner un visage humain à un mythe dans un roman écrit avec beaucoup de retenue et avec une plume concise et nette !