ISBN : 2260018572
Éditeur : Julliard (2011)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Etoile, héros d’ En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie, d’abord, puis au Moyen Orient, en Egypte, au Soudan, en Abyssinie sur les t... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Aela, le 09 janvier 2012

    Aela
    Un très beau livre sur la douleur, le deuil, le désir de se reconstruire.
    Le héros de ce livre, Vincent de l'Etoile, appartenant à une vieille famillle aristocratique, a fui Paris lors de l'annonce de la mort de son ami Arthur, mort en 1916 au combat.
    Vincent va quitter tout et errer en Amérique pendant plusieurs années où il va exercer divers petits boulots de survie.
    Sa mère retrouve sa trace au bout de 7 ans et le voici revenir à Paris dans cette atmosphère particulière et apparemment désinvolte des années folles.
    Le hasard va le mener à rencontrer le jeune écrivain Raymond Radiguet avec qui il va nouer une amitié profonde et riche.
    C'est Radiguet qui va l'entraîner dans la vie noctambule parisienne et lui faire connaître les grandes figures du milieu intellectuel de l'époque: Jean Cocteau, Francis Poulence et bien d'autres..
    Une atmosphère de légèreté mais un récit qui se termine tragiquement avec la mort prématurée de l'écrivain Raymond Radiguet.
    Comme toujours j'apprécie l'écriture de Philippe Besson, toute en finesse, fluidité et subtilité mais j'ai été un peu déçue par la fin.
    L'amitié entre les deux personnages aurait pu être davantage développée.
    Néanmoins, c'est un beau tableau d'une époque intéressante et artistiquement très riche.
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 12 janvier 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Lire la suite d'un livre que l'on a aimé, c'est prendre le risque d'être déçu. J'ai donc commencé ce livre avec une petite appréhension mais surtout l'envie de découvrir ce qu'était devenu Vincent depuis toutes ces années.
    Sept années plus tard, on retrouve un jeune homme bien plus mature et on se rend compte que cette maturité n'est pas seulement le fruit des années. La mort, l'absence, le manque ont marqué sa vie. Alors pour tenter d'aller mieux, il fuit le monde qui l'a vu naître. Ce monde aristocratique qu'il affectionnait pourtant et part découvrir le reste du monde.
    Il fait des rencontres, parfois d'un soir, parfois plus longues. Il avance, il survit. Jusqu'au jour où l'envie de vivre reprend le dessus.
    Revenu à Paris par obligation, il va cependant rencontrer un jeune homme, Raymond. Jeune écrivain, douce et douloureuse combinaison des deux personnes qui lui tenaient tant à cœur dans En l'absence des hommes.
    Avec lui, il réapprend à vivre et surtout à ressentir. le manque anesthésiant sa vie, les jours passaient les uns après les autres sans grande différence. Avec Raymond, c'est autre chose.
    Malgré la tournure que va prendre les choses, Vincent de l'Etoile va apprendre, va mûrir encore plus et va être capable d'accomplir une de ses envies. Une envie qu'il aurait pu assouvir il y a des années de cela mais il ne possédait pas encore le courage nécessaire. Cette relation va alors lui ouvrir les yeux.
    J'ai beaucoup aimé la suite de son premier roman. Philippe Besson dépeint les sentiments avec beaucoup de justesse. Certaines de ses phrases sont des piques en plein cœur tellement elles sonnent vraies. J'ai été heureuse de savoir ce que Vincent est devenu. Heureuse de savoir qu'Arthur n'est pas oublié, loin de là. Et qu'il gardera sa place quoiqu'il arrive.
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    • Livres 1.00/5
    Par smiroux, le 23 janvier 2012

    smiroux
    Je viens de lire le dernier (oh, oui, faite que ce soit le dernier !!) livre de Philippe Besson : Retour parmi les hommes, édité chez Julliard.
    Ce roman se veut une suite du fulgurant et troublant "En l'absence des hommes", premier roman de l'écrivain. Premier roman que j'avais lu il y a quelques années, que j'avais dévoré, et achevé, complètement vidée et en larmes. Bouleversée par un livre comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Bon, et bien avec cette suite, on en est loin... très très loin !
    Mais qu'est-ce que cela veut dire, à la fin ? de qui se moque-t-on ? Qui a signé ce livre à la place d'un de mes auteurs préférés ? Oh ! Rendez-moi Philippe Besson !!
    L'intrigue est assez simple à énoncer : Vincent, jeune héros de 16 ans dans En l'absence des hommes, vient d'avoir 23 ans. Il rentre d'un périple qui l'aura conduit tout autour du monde, dans les pas d'Arthur Rimbaud d'abord, puis aux Etats-Unis ensuite. Il rentre, mais n'est pas guéri de la mort de son amour, Arthur, fauché sur un champ de bataille dans la Marne, en 1916. Pas guéri de la nostalgie, de la perfection et de la brutalité de la découverte de l'amour.
    A aucun moment de ce roman je n'ai ressenti l'émotion qui m'avait saisie lors de la lecture d'En l'abscence des hommes ; surtout à aucun moment je n'ai cru à ce que l'on me racontait. Il n'y a rien dans ce livre, rien... alors qu'on traverse la planète entière, alors que l'époque se prête parfaitement à une découverte, à des désillusions... on est là, balloté entre l'Afrique et Ellis Island... Et puis franchement, Philippe Besson ferait bien de s'abstenir d'écrire sur des événements historiques qui le dépassent complètement : oh ! les descriptions sur la barbarie inhérente à l'être humain ; oh ! la prise de risque dans ces descriptions de l'arrivée à Ellis Island... Non, franchement, même la langue, si limpide de Besson n'y est pas cette fois...
    C'est toujours pareil quand on met la barre trop haut : on finit par tomber, et puis on se fait mal...
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  • Par Angel-A, le 23 avril 2011

    Angel-A
    Retour parmi les hommes, dernier roman de Philippe Besson, aux Editions Julliard, 213 pages, 18€.
    Il y a deux ans, Philippe Besson sortait La Trahison de Thomas Spencer, pour ne retrouver ses lecteurs qu'en début de cette année 2011 avec un nouveau roman. Mais avant de parler de ce nouveau roman, Retour parmi les hommes, faisons un petit retour avec Philippe Besson il y a dix ans, en 2001.
    En l'absence des hommes, premier roman de Philippe Besson. Premier roman qui attire l'attention. Premier roman qui sous-entend un jeune auteur prometteur. Pour une fois, les critiques et journalistes ne s'étaient pas trompés.
    A l'été 1916, Vincent rencontre Arthur. Mais Arthur est un jeune soldat, et il va vite se retrouver dans les tranchées, tandis que Vincent restera à Paris. Alors qu'Arthur subit les affres de la guerre, Vincent rencontre un célèbre écrivain. Ecrivain mondain. Marcel Proust. Des rendez-vous réguliers s'installent entre eux. Mais le destin décidera de la solitude pour Vincent et l'éloignera des deux seuls hommes qui donnent un sens à sa vie.
    Et dix ans plus tard, naît Retour parmi les hommes. Une suite de ce premier roman. Comme l'a expliqué Philippe Besson à plusieurs reprises, il n'avait pas pour but de faire une suite. Mais parfois certains personnages vous suivent et vous demandent de vivre, encore un peu.
    Nous retrouvons donc Vincent, dévasté par la mort d'Arthur. Vincent est dans une profonde solitude et une profonde tristesse dont il n'arrive pas à se sortir. Il décide alors de tout quitter et de partir en Amérique. Il va découvrir Ellis Island, New York, et une autre vie. Mais un événement va l'arrêter dans son élan. On le cherche. On veut qu'il revienne en France. Sa mère le cherche. Sa mère qui ne l'acceptait pas tel qu'il était.
    Il ne voulait plus revenir. Mais il fait tout de même demi-tour et donne raison à cet élément, sa mère, qui l'arrête en pleine évolution. de retour à Paris, il va découvrir une toute nouvelle ville, une ville complètement transformée par rapport à celle qu'il avait connu jusqu'à présent. Mais il va y faire de nouvelles rencontres. Vincent vit encore un peu ...
    Philippe Besson a un style que j'admire. Et ce style, je l'ai encore une fois retrouvé ici.Une finesse de plume accompagnée d'une fluidité qui m'emmènent du premier au dernier mot sans un arrêt. J'aime le lire, car il est l'un des rares auteurs où je me surprend à ne pas regarder le nombre de pages qu'il me reste à lire (ce qui n'est pas toujours signe d'ennui, mais parfois de simple information...). Or, dans ses livres, je n'en éprouve nullement le besoin, trop imprégnée de l'histoire.
    Je me suis précipitée en librairie, une ou deux heures après l'ouverture, le jour de sa sortie. Je m'avance, rien sur les tables. Etonnant. Je demande le dernier livre de Philippe Besson sorti aujourd'hui. On me demande d'attendre. On "va voir". Les cartons étaient toujours fermés, et étaient encore dans les arrières. "Vous avez deux minutes, je viens de demander à ce qu'on ouvre les cartons tout de suite ?" "Oui, oui, je patiente."
    Oui, je peux le dire, j'ai précipité l'ouverture du carton contenant une pile d'au moins une trentaine de Retour parmi les hommes ...!
    Au prochain ...
    Extrait de Retour parmi les hommes :
    "La guerre, pour moi, se résume à un seul disparu. Tous les autres s'effacent devant lui, ils se perdent dans les brouillards, ou ne parviennent pas à s'ancrer dans ma mémoire. Pourtant, je me sens une solidarité avec les familles détruites, les mères dépouillées de leurs fils, les enfants orphelins, les veuves si jeunes, je sens que je leur ressemble, que je partage quelque chose avec eux : la perte, l'absence. Mais nos disparus ne sont pas les mêmes. l'absence a ton visage, Arthur. Ton unique visage. Les autres n'existent pas, voilà."
    {Page 19, Editions Julliard}

    Lien : http://angel-a-et-la-litterature.blogspot.com/2011/01/retour-parmi-l..
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    • Livres 3.00/5
    Par monito, le 02 juin 2011

    monito
    Fallait-il cette suite à l'histoire de Vincent de l'Etoile, jeune homme de 16 ans, bon aristocrate qui succombera aux charmes d'Artur, mort au combat et quittera fâché Marcel Proust ?
    Nous le retrouvons dans son exil, abattu par la mort de l'homme avec lequel il n'aura vécu qu'une passion de 7 jours.
    Cette suite c'est l'histoire de cette fuite de Vincent, à travers le monde, à toute vitesse, sans faire de bruit, un spectre qui circule de ville en ville, de pays en pays, retenant peu, ne donnant rien. Une fuite en avant qui est aussi la preuve que le salut ne viendra pas de l'oubli.
    Puis le besoin de s'ancrer, la certitude que cet exil doit avoir une fin : la traversée vers les Etats-Unis aux côtés de ceux qui ont tout perdu durant la grande guerre ou n'ont plus rien à gagner sur le continent.
    Toujours Vincent nous semble seul, tout passe trop vite. Philippe Besson veut montrer par là cette folle quête, mais il nous frustre aussi.
    Brutalement, Vincent est trainé vers la France, vers le Paris des années 20. 7 ans d'exil tout de même. Paris a bien changé. Si Vincent est moins seul en retrouvant sa mère, c'est au contact de cette jeunesse créatrice du Paris des années folles que Vincent renaît à la vie. C'est déjà la fin du roman quand il rencontre un jeune auteur plein d'avenir, ami-amant de Jean Cocteau, le jeune Raymond Radiguet.
    Ce Raymond, synthèse d'Arthur et de Marcel. Cette rencontre brutale qui doit forcément confirmer une condamnation au malheur auquel Vincent serai voué.
    Trop court, trop bref pour ne pas laisser un sentiment d'inachevé.
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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 09 janvier 2012

    Raymond (Radiguet) lance:
    " On me demande comment j'ai fait pour écrire deux livres à 20 ans.
    Mais c'est tout bête:
    je dors très peu. On est besogneux lorsqu'on est insomniaque."
    J'aime cette diversion: j'aperçois dans le reflet de la fenêtre un sourire qui se dessine sur mon visage.
    Sans me retourner, je dis:
    "Il ne faut pas exclure non plus que tu sois doué."
    Il enchaîne:
    "Et puis, sait-on si on aura le temps de tout faire? Mieux vaut commencer tôt!"
    Le temps de tout faire. Une phrase qui me fait frémir.
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  • Par Moumoune, le 01 mars 2011

    Que je vous dise, à ce stade de mon récit : je n'ai pas connu l'amour. Il faut reconnaître que je ne le cherchais pas. Hanté par le souvenir de mon amoureux mort, du jeune homme de vingt et un ans fauché dans la terre boueuse de l'Est de la France et rendu à sa mère dans un misérable cercueil,J e n'étais disponible pour personne, capable de sentiments pour personne. Enfermé dans mon deuil comme en une prison, nul ne pouvait me rejoindre.
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  • Par Laury-Anne, le 28 février 2012

    Je te fais une promesse : je m'efforcerai de ne pas pleurer. Il m'arrive d'être bêtement sentimental et de me montrer infichu de réprimer un sanglot. Je me suis endurci pourtant, tu ne me reconnaîtras pas. Je suis presque méconnaissable. Il faut avouer que j'ai traversé quelques épreuves qui m'ont tanné le cuir. Mais voilà, à l'instant de nos retrouvailles, il se pourrait que la mémoire soit la pire des violences, et m'envoie valdinguer. Comme je sais que tu n'aimerais pas me voir ainsi, je vais apprendre à me tenir. Et quand je saurai ma leçon, alors je me présenterai devant toi.
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  • Par kathy, le 08 août 2011

    Il enchaîne : "Et puis, sait-on si on aura le temps de tout faire? Mieux vaut commencer tôt?" Le temps de tout faire... Une phrase qui me fait frémir. Je songe à ceux qui ne l'ont pas eu, ce temps-là. Fauchés sans que rien ou presque ne soit accompli. Cueillis avant même la floraison. Alors oui, peut-être convient-il d'aller vite, d'entreprendre tôt, de vivre sans attendre. Peut-être devrais-je m'inspirer de ces principes, moi qui me suis, jusque-là, contenté de fuir, d'errer sans but précis, moi qui n'ai rien commencé, rien terminé, moi qui ne suis qu'un ballon de carnaval arrimé à la main d'un enfant distrait.
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  • Par Aela, le 09 janvier 2012

    Je me suis familiarisé avec l'anglais. Au point de savoir tenir une conversation. Surtout, j'ai cessé absolument de parler français.
    J'ai rompu avec ma langue, après avoir rompu avec ma terre.
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Vidéo de Philippe Besson

Une bonne raison de se tuer de Philippe Besson .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/une-bonne-raison-de-se-tuer-de-philippe-besson-359.html4 novembre 2008, Barack Obama devient président des Etats-Unis d'Amérique. Ce jour-là, à Los Angeles, deux êtres en plein désarroi vont se croiser, à peine. Laura qui a décidé de mettre fin à ses jours, et Samuel qui enterre son fils. « Une bonne raison de se tuer », le nouveau roman de Philippe Besson.Après « En l'absence des hommes », « Un garçon d'Italie » ou « La trahison de Thomas Spencer », ne nouveau roman de Philippe Besson « Une bonne raison de se tuer » publié aux éditions Julliard.Philippe Besson est sur WTC.








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