ISBN : 2266122940
Éditeur : Pocket (2004)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres
Tout au bout de l'île de Ré, à Saint-Clément-des-Baleines, là même où se sont échoués quelques marins malheureux dans ces eaux mauvaises… C'est un bout du monde, théâtre du bout de la vie, celle de Thomas, l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LaLo, le 11 mars 2011

    LaLo
    Ce livre est une bombe qui me retourne à chaque lecture. le rapport entre les deux frères est très fort, presque indestructible, et donc violent, brutal et destructeur. Chaque mot, chaque déchéance de Thomas nous entraîne plus profondément dans sa vie, dans son mal être aussi. Philippe Besson parvient à dégager de ce texte une émotion hors du commun, provoquant l'angoisse et une très profonde affection pour les personnages.
    Une perle de la littérature.
    Petite mention pour l'adaptation de Patrice Chéreau, complémentaire au livre pour moi.
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    • Livres 2.00/5
    Par belledeschamps, le 01 mars 2008

    belledeschamps
    Lucien accompagne Son frère Thomas, atteint d'une maladie du sang (diminution des plaquettes). De rémissions en aggravations, 160 pages d'agonie. Les médecins cherchent mais ne trouvent pas l'origine du mal. Amour fraternel et confession : Thomas révèle à Son frère avoir mis enceinte un amour de vacances ; face à son refus de paternité, la jeune femme se noie dans l'océan sans que Thomas intervienne. Thomas choisit finalement la même mort.
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  • Par gene, le 01 mars 2010

    gene
    Mon avis
    Plusieurs raisons m'ont donné envie de lire ce livre : son auteur d'abord , j'ai lu d'autres romans de lui et j'apprécie la petite musique de l'écriture. La couverture ensuite : chez 10/18 elles sont plutot réussies en général . le lieu où se déroule une partie de ce livre aussi : l'île de Ré, si belle.
    Et le thème : la fin de vie, bien que j'aie hésité à le lire maintenant, j'ai eu peur d'être dévastée par cette histoire.
    Et puis tout de suite dès les premières lignes, j'ai su que j'avais fait le bon choix , que ce livre arrivait au bon moment dans ma vie.
    J'ai suivi Thomas dans sa lutte contre la maladie, j'ai espéré puis désespéré avec Lucas. Et malgré la gravité du sujet, ma lecture a été continuellement éclairée par la justesse de l'écriture, par la finesse des sentiments décrits. J'ai été suprise par le dévoilement d'un secret.
    Au sujet de la forme du livre, je dois dire que j'apprécie particulièrement ces histoires à ellipses : on est tantôt quelques mois auparavant, tantôt plus tard, le découpage des chapitres est très bien pensé.
    J'ai terminé ce livre, sereine, prête à continuer l'accompagnement vers la fin de sa vie d'une personne qui m'est très proche.
    Merci Philippe Besson de nous avoir donné ce livre, il est très beau

    Lien : http://www.uneautrevie.org/index.php?mod=forum&ac=voir&id=1446
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    • Livres 2.00/5
    Par rolandm1, le 12 janvier 2012

    rolandm1
    Très beaux sentiments que l'entente entre les deux frères Lucas et Thomas. Thomas est mourant et Lucas l'accompagne durant les mois qui restent jusqu'à la fin. Très beau livre, mais du déja vu dans l'autre roman "Les jours fragiles" du même auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par Eloah, le 09 mai 2010

    Eloah
    Au début de ma lecture, j'ai été gênée par la froideur du style puis, peu à peu, j'ai compris qu'il ne pouvait en être autrement. Que dire face à l'horreur d'une vie qui peu à peu quitte un corps et une âme en les dévastant au passage ? L'émotion monte au fil des pages et l'auteur réussit à nous faire partager celle que son personnage ne décrit pas précisément et rien que pour cela, ce livre est très réussi.
    La vision du personnel médical est très sombre, voire acerbe, et cela m'a d'abord déplu mais je crois que la souffrance a besoin d'un bouc émissaire pour s'exprimer et que lorsqu'on mène un tel combat inégal, perdu d'avance, le monde extérieur devient intolérable, on acquiert le droit d'être parfois injuste.

    Lien : http://alireetacroquer.blogspot.com/2009/05/son-frere-de-philippe-be..
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Citations et extraits

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  • Par rolandm1, le 12 janvier 2012

    Voilà, c'est presque fini déja. Il ne reste plus qu'à se laisser engloutir. Bien sûr, on lute encore un peu.Dans de grandes inspirations et expirations succéssives désespérées, on tente de repousser l'inévitable. On tousse, on crache, on suffoque. Et l'eau gagne, l'emporte. L'eau l'emporte sur le visage, recouvre de plus en plus fréquemment le visage, jusqu'à causer sa disparition, son engloutissement. L'eau pénètre dans les poumons, les déchire. On ne peut plus s'en sortir. C'est tout à fait impossible. La noyade est survenue. Le nageur est devenu un noyé, le corps un cadavre. A la surface, le calme revient. L'océan s'est rassasié. Il a eu sa victime.
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  • Par mandarine43, le 02 mai 2011

    [Incipit.]

    Le 31 juillet,
    Thomas meurt.
    Thomas accepte de mourir. C’est ici, dans la maison
    de Saint-Clément, la maison de l’enfance, qu’il choisit
    d’attendre de mourir. Je suis auprès de lui. C’est
    encore l’été. J’ignorais qu’on pouvait mourir en été.
    Je croyais que la mort survenait toujours en hiver,
    qu’il lui fallait le froid, la grisaille, une sorte de désolation,
    que c’est seulement ainsi qu’elle pouvait se
    sentir sur son terrain. Je découvre qu’elle peut tout
    aussi bien exercer sa besogne en plein soleil, en pleine
    lumière. Je songe que Thomas l’accueillera en pleine
    lumière.
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  • Par Eloah, le 09 mai 2010

    Au fond, je n'écris que pour retrouver la belle sensation du soleil luisant entre les omoplates d'un garçon étendu, ventre et visage contre le sable, dans août qui s'en va.
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  • Par LaLo, le 20 mars 2011

    Je ne leur ai rien dit de l'amour de deux frères, de ce lien pur, dévastateur, où nul autre n'a sa place, à nul autre pareil, de cette intimité sur laquelle aucune enchère n'est possible, où le désir et la sensualité ont leur place parce qu'on connaît l'autre aussi bien que soi-même. Je n'ai rien dit de tout cela : qu'y auraient-ils compris ?
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  • Par LaLo, le 20 mars 2011

    Elle prononce cette phrase : "Je vous le dis : on va guérir". Cette phrase est d'abord accueillie dans un silence presque total, à peine le bruit que ferait un château de cartes qui s'écroule. Toutefois, chacun comprend que ce silence précède un orage, qu'un impair a été perpétré.
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La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Philippe Besson parle de son nouveau livre "Une bonne raison de se tuer"








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