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Critiques sur Une bonne raison de se tuer (17)


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  • Par Aela le 14/01/2012


    C'est le dernier livre de Philippe Besson, un auteur que j'apprécie beaucoup habituellement. Mais ici je dois dire que j'ai été un peu déçue.
    Pourtant l'idée de départ me semble excellente: c'est le récit croisé de deux personnes vivant à Los Angeles et qui vivent un moment particulièrement dramatique de leur vie en ce jour du 4 novembre 2008 au moment où leurs concitoyens s'apprêtent à élire Barack Obama comme Président des Etats Unis.

    Samuel en effet s'apprête à assister à l'enterrement de son fils Paul, qui vient de se suicider à cause d'une déception sentimentale. Va-t-il trouver la force de repartir après ce drame, la question reste en suspens tout au long du livre.

    Laura, quant à elle, est une femme de 45 ans environ qui se retrouve à une étape difficile de sa vie. Elle avait fait le choix de ne pas travailler pour se consacrer à l'éducation de ses enfants et maintenant ceux-ci volent de leurs propres ailes et elle se rerouve seule, ayant été "congédiée" par son mari quelques années auparavant. Les efforts qu'elle a faits pour s'insérer dans la vie active ne compensent pas ce sentiment de vide laissé par le départ des enfants. Elle se sent inutile et décide d'en finir avec la vie.

    Ces deux personnages en plein naufrage vont se croiser.. tard.. trop tard sans doute mais je n'en dis pas plus..

    J'ai apprécié cette atmosphère particulière de Los Angeles et le côté "lisse" "aseptisé" que l'on retrouve à différents moments du livre.
    Les personnages évoluent dans un flottement, un manque de repères et des difficultés à s'ancrer dans le réel qui font peur tant cela semble témoigner de l'évolution de notre monde moderne.
    Ainsi Samuel qui n'a pas vu le repliement de son jeune fils sur lui-même.
    Ainsi Laura qui n'a rien pu faire face à la dégradation de son couple..

    Des personnages victimes, incapables de gérer leur vie, leurs relations familiales.
    On sort de ce livre angoissé, un peu amer.
    Mais ce qui m'a davantage gênée c'est l'absence d'émotion, de réaction, de solidarité tout au long de ce livre: les personnages n'ont aucun ancrage, ont des rapports très peu satisfaisants avec leur entourage. Tout se déroule dans l'indifférence des autres. Les héros sont laissés seuls avec leur souffrance.

    Philippe Besson voulait sans doute témoigner par ce livre de la froideur et de l'absence de compassion dans les rapports humains dans nos sociétés actuelles .. C'est réussi mais on ne ressort pas particulièrement joyeux après cette lecture.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par EMOTION le 13/02/2012


    Voici un roman de larmes même si les personnages sont particulièrement pudiques, même si l'écriture de Philippe Besson est sobre, paisible en décrivant un cheminement de la vie à la mort. Les élections américaines ont lieu et vont peut-être placer un président noir à la tête de la plus grande nation du monde. Mais deux personnages rendent cet événement relativement secondaire : Laura tout d'abord, une femme qui semble échappée des tableaux d'Edward Hopper, ces mêmes tableaux qui ornaient la couverture des précédents romans de Philippe Besson. Laura a pris la ferme résolution de se suicider ce soir car personne n'a jamais vraiment posé son regard sur elle, ni son ex-mari alors que (parce que) elle était une parfaite femme d'intérieur, ni ses enfants qui ont préféré vivre avec leur père pour des raisons matérielles. Cette femme de la transparence, de la douleur solitaire, glisse vers ce qui lui paraît son seul destin possible. Pourtant, jusqu'au bout, Laura donnera aux autres, s'oubliant elle-même. L'autre personnage, Samuel, va enterrer son fils ce jour, son fils qui s'est pendu peut-être sur un coup de tête, peut-être en raison de la tristesse infinie qui se reflétait dans ses yeux depuis longtemps. Samuel , qui était également divorcé, accueillait son jeune surfeur de fils, le temps d'un week-end et cela ne se passera plus. Laura et Samuel vont se rencontrer à deux reprises, se frôler mais ne pourront pas se retenir car la vie est faite de mini événements, de hasards qui peuvent tout bouleverser ou simplement conduire vers une destinée. Roman de la tristesse bien sûr, avec quelques éclats de lumière, Roman de l'indifférence, mais surtout Roman de la réflexion et de la nécessité d'être attentif au monde. C'est un livre dont j'aurais pu tirer dix, vingt citations, car il nous interpelle en permanence.

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Marsup le 27/02/2012


    Mon premier est une femme désespérée qui vient d'être abandonné par son mari et ses enfants. Elle projette de mettre fin à ses jours.

    Mon second est un homme anesthésié qui doit assister à l'enterrement de son fils.

    Mon troisième est une histoire à deux voix qui se déroule à la manière de 24h chrono.

    Mon tout donne un roman très bien écrit et sans fioritures. Une réflexion profonde sur la solitude et le suicide mais aussi sur l'essence même de l'existence. (Est-on fait pour être ceci ou cela, est-on figé dans une identité ?)

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Fromtheavenue le 19/03/2012


    Avec un titre pareil, j'étais un peu refroidi en imaginant déjà ce que je pourrais y trouver. Sans parler de cette couverture que je trouve affreuse. Tout ça ne me donnait pas trop envie, mais bon, comme en général j'aime bien les romans de Philippe Besson...j'ai décidé de lire son dernier roman paru en janvier dernier...et rapidement mes réserves ont vite disparues...

    Le roman se déroule sur une journée pour ces deux personnes au bord du gouffre. Deux solitudes qui vont finir par se rencontrer. Philippe Besson évite le côté larmoyant et pleurnichard, malgré quelques scènes clichées que l'on pardonnera facilement. Il ne cède pas non plus à une fin facile et attendue.

    Si ses deux précédents romans m'avaient laissé un peu sur ma faim, Philippe Besson revient avec force. Cette fois-ci, il prend son temps avec ses personnages. Raconter le mal être, souligner les fêlures avec délicatesse et sensibilité, l'écrivain en a fait “sa marque de fabrique”. Ce fut un réel plaisir de retrouver cette écriture si fluide et évidente.

    Philippe Besson a ce talent de mettre en mots nos pensées les plus intimes, les détails du quotidien à priori sans importance mais qui sont de véritables révélateurs de nos attitudes et de nos actes.

    Au final un roman à ranger, selon moi, parmi les meilleurs de cet auteur (avec Son frère, Un instant d'abandon ou encore Un homme accidentel).


    Lien : http://fromtheavenue.blogspot.fr/2012/03/une-bonne-raison-de-se-tuer..

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par MissG le 05/02/2012


    En ce matin d'élection présidentielle, à Los Angeles,, Laura se réveille et s'apprête à vivre sa dernière journée, sa décision étant prise : "Mais cette fois, Laura Parker ne sera pas sauvée : elle a décidé qu'elle serait morte ce soir."
    Au même moment, Samuel lui aussi se réveille et se remémore son enfance, encore à moitié dans les brumes du sommeil, et il repense alors à Paul : "Paul est son fils. Cet après-midi, à 14 heures, il doit l'enterrer."

    Ce livre est découpé par tranche de deux chapitres, alternant à la fois Laura et Samuel jusqu'à une brève rencontre entre ces deux protagonistes vers la fin de l'histoire, et se déroule sur une seule journée mais qui sera riche en évènements.
    L'auteur a choisi de placer son histoire le jour de l'élection de Barack Obama, et alors que pour tous les américains cette journée sera historique, Laura et Samuel restent complètement indifférents à l'effervescence générale, enfermés dans leur drame personnel.
    Pour l'une, son suicide programmé pour la fin de la journée, parce qu'après avoir dévoué sa vie à son mari et à ses enfants elle se retrouve aujourd'hui abandonnée de tous, divorcée, et ne réussissant pas à combler le vide de sa vie avec une activité professionnelle.
    Pour l'autre, l'enterrement de son fils qui a mis fin à ses jours, à 17 ans, en se pendant dans les toilettes de son lycée.

    Au-delà de ce contexte, il ne m'a pas été difficile de m'attacher à ces deux personnages à la dérive, avec comme seul espoir qu'ils finissent par se rencontrer.
    Laura est une femme qui a tout donné et tout sacrifié pour son mari et ses enfants, elle n'a jamais exercé une activité professionnelle mais a toujours exercé son métier de femme au foyer consciencieusement : "Elle ne cache pas qu'elle n'a jamais été vraiment autonome. Elle est de ces femmes qui ont laissé le pouvoir aux hommes et se sont trouvées fort dépourvues quand les hommes sont partis."
    Aujourd'hui, elle est divorcée, a été mise à la porte par son mari, l'un de ses fils est parti vivre à New-York et l'autre vit de son côté, elle n'a qu'un grand vide dans sa vie et se sent complètement inutile : "Elle est la femme sans histoire, la définition même de la femme sans histoire. Son existence est absolument ordinaire, linéaire, sans aspérités, sans aventures. La destinée n'y a pas sa place."
    Si j'en parle autant, c'est que ce personnage m'a marquée et touchée, c'est l'un des portraits féminins les plus forts qu'il m'ait été donné de lire depuis quelques temps.
    Cette femme est complètement paumée et vit le drame de nombreuses femmes qui aujourd'hui, après avoir tout sacrifié pour leur famille, se retrouvent du jour au lendemain jetées comme des mal propres.
    Elle a beau chercher Laura, se demander ce qu'elle a mal fait ou pas fait, elle n'arrive pas à trouver de réponse à sa question.
    Alors pour la seule fois de sa vie, elle va prendre une décision : en finir. Mais même avec sa mort elle pensera encore aux autres, cherchant à leur éviter les soucis et les ennuis, vidant son frigidaire, laissant la maison propre et en ordre, avec comme seul mot d'adieu : "Je n'ai pas eu le choix, pardon."
    Comme si, même au seuil de sa mort, elle devait encore se justifier et demander pardon aux autres.
    Samuel, quant à lui, est un artiste hippie qui s'est toujours laissé porter par la vie et a surtout fui son Mississippi natal pour devenir une autre personne, maître de son destin.
    Il s'est marié un peu parce qu'il le fallait, il a vite divorcé et a été père le week-end, mais sans jamais être mauvais ou incapable ou non présent.
    C'est sa nature d'être ainsi, et aujourd'hui il se retrouve à aller enterrer son fils qui s'est suicidé par pendaison suite à une déception amoureuse.
    A aucun moment il n'a senti le malaise de son fils, ni perçu sa fragilité, ni lui ni personne. Et aujourd'hui il se sent coupable, il ravive sa douleur en se remémorant des souvenirs, en allant dans la chambre de son fils, en regardant ses affaires.
    Désormais, il va devoir continuer à vivre avec cette plaie qui jamais ne se refermera.

    Alors oui, ces deux personnages se rencontrent, mais trop tard : "Elle préfère encore le silence, parce que, dans le silence, on peut communier encore, et se comprendre, et se pardonner. Elle préfère le regard, parce qu'avec le regard, elle est capable d'avouer. [...] Et Samuel accepte. Il n'a pas deviné ce qu'elle s'apprête à faire mais consent à la laisser partir, comme ça, sans motif. En revanche, il sait qu'il ne la reverra pas."
    Et pourtant, pendant toute ma lecture, je n'ai pu m'empêcher d'espérer que Laura ne mettrait pas son geste à exécution, qu'elle finirait par croiser le chemin de Samuel et que ces deux êtres au fond du trou rebondiraient ensemble pour mieux revenir vers la vie.
    Mais voilà, ce n'était pas qu'un roman que j'étais en train de lire, mais également une histoire de la vie de tous les jours, et c'est sans doute l'une des grandes forces de Philippe Besson de réussir à faire de son roman une page de la vie quotidienne de tout à chacun.

    J'ai également beaucoup apprécié le décor de l'histoire : la ville de Los Angeles en Californie.
    L'auteur en donne une version plus calme, plus lisse et sage que celle à laquelle on aurait pu s'attendre.
    Finalement, la vie y est assez calme et routinière, le rêve n'y a pas sa place.
    D'un autre côté, c'est une grande ville cosmopolite où tous les genres se rencontrent et s'entrechoquent sans vraiment faire attention aux autres qui les entourent et où personne ne trouve jamais sa place.

    Non, ce livre de Philippe Besson n'est pas joyeux, c'est même au contraire un sentiment amer que j'ai ressenti à la fin de ma lecture et une dénonciation dans les règles de notre société actuelle où seul le "moi" compte et où tout le monde vit dans l'indifférence totale des autres.
    Mais si je ne devais donner qu'une seule bonne raison de le lire, ce serait celle-ci : avec ce livre, Philippe Besson donne voix au chapitre à ceux qui d'ordinaire en sont privés.


    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2012/02/une-bonne-raison-de-se-tu..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita le 19/05/2012


    En ce mardi 4 novembre 2008, « le monde retient son souffle, attendant de savoir si l'Amérique osera Obama » (p. 36) Pour deux êtres cependant, ce jour particulier résonne d'une manière tout autre. D'un côté, Laura, une femme d'une quarantaine d'années qui vit seule depuis que son mari et ses enfants l'ont laissée et qui essaie tant bien que mal de subvenir à ses besoins. Elle se sent autre dans ce mardi d'effervescence, puisque, ce soir, elle sera morte : ainsi en a-t-elle décidé. Ce mardi est aussi un point final pour Samuel, l'autre protagoniste de ce drame : ce père divorcé, artiste bohème, enterre son fils Paul aujourd'hui. Paul, 17 ans, s'est suicidé.

    « Une bonne raison de se tuer » est un livre douloureux, tant pour les deux protagonistes que pour le lecteur. le sujet – le suicide - est glauque, pour autant, il m'a semblé que Philippe Besson le traitait avec une pudeur infinie, sans condamner, ni Laura, ni Samuel. L'auteur adopte le point de vue de chacun et déroule la pelote jusqu'à son terme.
    Tout au long de cette journée particulière, Laura cherche la ou les bonnes raisons qui l'ont amenée jusqu'à cette idée. Si elle en trouve sans peine pour elle-même, au moment de les écrire dans une lettre adressée à ses proches, les mots se refusent, elle ne sait plus dire : car c'est bien cela qui, apparemment, semble constituer « Une bonne raison de se tuer » : l'indifférence que lui renvoient les autres. le silence dans lequel elle se morfond.
    Quant à Samuel, il cherche, lui aussi, cette ou ces raisons qui auraient pu pousser Paul à commettre l'irréparable. le geste de son fils lui semble d'autant plus cruel qu'il n'a décelé aucun signe qui lui aurait permis d'entendre sa détresse, voire stopper le geste fatal. Paul a tu son désarroi. Désormais, et pour toujours c'est le silence qui règnera entre eux deux.
    Samuel a élaboré il y a longtemps une théorie, celle des lignes. Les chemins de Laura et Samuel vont se croiser et tracer deux lignes, dans un silence irrémédiablement parallèle.

    Un livre puissant, porté par une écriture juste, tout en retenue. Un livre qui explore, de manière magistrale – mais ô combien douloureuse – l'incommunicabilité entre les êtres, que révèlent, de façon tout aussi aigue, les mots, ces signifiants qui séparent, irrémédiablement.

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Myrtle le 24/02/2012


    Je m'attendais à être plus touchée par un roman abordant un thème aussi violent que le suicide.... "Une bonne raison de se tuer" se lit facilement mais j'ai l'impression d'avoir parcouru le texte d'un œil distrait alors que les drames de Laura et Samuel m'étaient exposés en détail. J'ai apprécié tout le "background" sur les dernières présidentielles aux USA et les réflexions sur la société américaine, mais c'est tout. Je ne suis pas "rentrée" dans le livre, et je ne sais pas précisément pourquoi... Peut-être l'écriture trop "neutre" ajouté au fait que dès le début, on sait très bien comment tout cela va se terminer... Bref, je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce Philippe Besson...

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par krol-franca le 18/02/2012


    Ce roman, c'est d'abord une construction. le livre se déroule sur une journée, deux lieux et suit deux personnages qui ne se croiseront qu'à la toute fin.
    L'une, Laura, a l'intention de se suicider à la fin de la journée. Sa vie n'a plus aucun intérêt depuis que son mari l'a quittée, que ses deux enfants sont partis. « Non, en réalité, elle croit qu'elle était faite pour être femme au foyer et mère de famille. Que c'était cela, son identité profonde, sa vocation. Toute autre situation lui apparaît comme une incongruité. » Aujourd'hui, elle étouffe, elle n'existe plus.
    L'autre n'a pas l'intention de se tuer, il doit juste apprendre à vivre autrement depuis le suicide récent de son fils. Apprendre à vivre avec cette absence. En attendant, aujourd'hui, il doit enterrer son fils.

    Ce roman, c'est aussi un ton, loin des larmes (même si parfois quelques images un peu faciles pointent leur nez), tout en retenue, un ton sobre mais efficace. D'aucuns pourraient trouver ça froid. Moi, il me convenait parfaitement, je n'aurais sûrement pas aimé ce roman s'il avait dégouliné de bons sentiments et de larmes faciles.

    C'est aussi l'histoire de deux solitudes, au milieu de l'effervescence générale créée par l'élection de Barack Obama (c'est le jour des résultats), deux solitudes qui nous permettent de réfléchir sur les relations entre les être humains, deux êtres qui nous renvoient notre propre image, deux être ordinaires.

    J'avais beaucoup aimé Son frère mais moins d'autres romans de cet auteur, alors j'avoue que j'ai ouvert ce livre avec une certaine appréhension. le titre, d'abord, me faisait craindre un côté pleurnichard. Et puis j'ai eu peur, tout au long du livre, que la fin soit trop gentillette, genre « je veux me suicider mais je rencontre l'amour à l'avant-dernier chapitre, ce qui m'empêche de le faire. » Que nenni !

    J'ai tourné les pages avec plaisir, sans lassitude, j'ai suivi ces deux personnages qui vivaient là la plus longue journée de leur existence, avec un intérêt croissant mais aussi curieux et méfiant (voir paragraphe précédent).

    Ce fut un bon moment de lecture.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Skritt le 01/03/2012


    Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier Bableio et les éditions Julliard pour ce partenariat.

    Une bonne raison de se tuer nous raconte la vie durant quelques jours de Laura et Samuel. Laura, mère au foyer divorcée, a pris la décision de se donner la mort. Samuel, dont le fils vient de se suicider, se rend à son enterrement. Nous sommes aux Etats-Unis, pendant la semaine qui précède l'élection d'Obama.

    De ce roman ressort l'effroyable abattement des personnages qui dans les deux cas est lié au suicide. Laura est un personnage simple, effacé, qui s'en remet constamment aux autres, et qui après un divorce et des enfants qui ont grandit n'arrive plus à trouver la flamme de la vie. Pour elle, tout a disparu. Samuel souffre de la mort de son fils, une horrible souffrance, qui le paralyse, le jette à terre et l'assomme.

    Autant, j'ai compris Samuel, la mort d'un enfant est une des choses les plus horribles qu'ils soient, autant, Laura m'aura agacé, à se plaindre presque que sa vie a été ratée. Il fallait plus d'ambition, mais elle se contente d'attendre que la vie passe.

    L'écriture est assez fluide, malgré des phrases longues, avec une ponctuation surchargée de virgules.

    Je retiendrais de ce roman une étude de la vie, l'opposition de deux personnages, l'un qui souhaite se donner la mort, sans réelle raison, l'autre qui la vit par procuration, elle aussi donnée sans aucune raison. le suicide serait une raison de s'effacer de la vie, sans aucune raison. Deux être tenus par un fil ténu à la vie alors qu'autour d'eux, la vie bat son plein.

    Un roman lent, presque trop mou, qui veut que l'on s'apitoie sur le sort de personnes pas si différentes.

    Je remercie Babelio et Julliard pour ce partenariat.


    Lien : http://skritt.over-blog.fr/article-une-bonne-raison-de-se-tuer-phili..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par athena1 le 18/02/2012


    Avant toute chose, merci à Masse Critique ainsi qu'aux éditions Julliard pour la sélection.
    Que dire de ce roman... P BESSON nous offre le récit de deux destins. Celui de Laura, mère de deux enfants, subitement abandonnée par son mari. Elle est le portrait de ces femmes qui pendant tant d'années ont vécu dans l'ombre de leur époux, sans prendre de décision, sans travailler, sans avoir de vie sociale si ce n'est celle du foyer matrimonial. Et, parce que la vie est devenue un combat inéquitable, parce que les jours se suivent et se ressemblent, parce qu'elle ne trouve plus sa place dans ce monde trop grand pour elle, Laura décide de mettre fin à ses jours. Nous l'accompagnons donc dans cette dernière journée jonchée de rituels.
    Nous avons dit deux destins, le deuxième est celui de Samuel, père divorcé, dont le fils, Paul, vient de mettre fin à ses jours. L'incompréhension règne chez notre protagoniste. Comment n'a-t-il pu déceler durant les week-end qu'il ont passé ensemble cette détresse. Pourquoi son fils est-il passé à l'acte.
    En bref un fil conducteur pour nos deux personnages : le suicide. D'un côté celle qui le prépare comme l'exutoire à tous ces chagrins. D'un autre celui qui le subit.
    Je dois dire que la lecture de roman m' a été très pénible, P Besson a pris le parti de disséquer les sentiments humains. Lorsque notre auteur se penche sur ceux de Laura, quelle n'est pas ma déception.... Les réflexions me semblent convenues, les sentiments sont sans surprises, en résumé un échec. Peut-être que la lecture des romans de ZWEIG m'a rendu intransigeante et exigeante.
    Le pathos n'est d'ordinaire pas ma tasse de thé, alors quand l'auteur décide d'y recourir, il faut qu'il use d'une grande subtilité. Ce qui très certainement manque à monsieur BESSON.


    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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