ISBN : 2752603754
Éditeur : L'Aube (2007)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

" A 18 ans, Nadia aime la beauté, l’amour, la vie, la mer… Elle se brisera sur de terribles récifs. “ Une écriture sobre, économe jusqu’à l’épure, confère à cette saison dans la vie d’une jeune Algérienne une saisissante force symbolique. ” Claire Etcherelli... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Ulysse1990, le 19 août 2011

    Ulysse1990
    L'écriture de Maïssa Bey dans « Au commencement était la mer… »
    Romancière et nouvelliste algérienne de graphie française, Maïssa Bey naît en 1950. Elle obtient en 1998 le Prix de la Société des Gens de Lettres, et celui des Libraires Algériens en 2005.
    Paru en 1996 aux éditions de Marsa, le premier roman de Maïssa Bey « Au commencement était la mer… ». Il s'agit alors d'une histoire d'amour qui conduit Nadia, la jeune fille taquinée et attaquée continuellement par son frère, à être facilement proie et victime.
    « Elle se dit (Nadia), une histoire d'amour sur fond de mort, quelle belle histoire ! Qui des deux l'emportera ? Mais déjà, déjà dans le mot amour, il y a presque toutes les lettres de la mort p46 », c'est ainsi que le narrateur qualifie cette histoire qui se déroule à Alger, dans une période où cette ville est attaquée brutalement par le spectre de la violence.
    Cependant, ce qui fascine parfaitement le lecteur dans ce roman, c'est l'écriture purement artistique de Maïssa Bey puisque le style y est bien travaillé : une écriture si soignée, si ornée, qu'énormes figures de styles y essaiment différemment et qu'on en rencontre parfois deux ou trois dans un même paragraphe, plutôt dans une seule phrase.
    En plus, c'est une écriture « économe » contrairement à celle de Marcel Proust, puisque les phrases sont très courtes. Et l'on rencontre brusquement des phrases et même des paragraphes tissés par un mot tout seul.
    En somme, si le lecteur lisait minutieusement ce chef-d'œuvre obsédé par la couleur blanche, des phrases resteraient gravées à vie dans sa mémoire. Ainsi qu'il visiterait la plage sans y aller et laisser l'empreinte de ses pas sur le rivage. Notamment qu'il éprouverait la peur extrême d'une période marquée par la violence des hommes, sans voir réellement les flaques du sang et les corps injustement déchiquetés.
    Enfin, c'est un roman où se mêlent les deux couleurs inévitables de la vie : le bonheur et la tristesse. C'est en effet un roman d'où le lecteur sortirait fasciné et ébloui par l'écriture de Maïssa Bey qui vient de publier, aux éditions de Barzakh, son dernier roman « Puisque mon cœur est mort ».
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    • Livres 3.00/5
    Par mguy, le 09 janvier 2011

    mguy
    Ce livre se situe dans une Algérie menacée par les Islamistes. Une jeune fille, Nadia, tente de vivre sa vie dans un monde de plus en plus intolérant vis à vis des femmes. Petit à petit, elle va s'éloigner de son frère aîné, qui adopte la mentalité extrémiste.
    Maïssa Bey, avec beaucoup de pudeur, dénonce les humiliations et l'oppression faite aux femmes dans cette Algérie intolérante. Son personnage incarne toutes les victimes de l'extrémisme de ces pays. À lire, c'est bouleversant.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ulysse1990, le 09 août 2011

    Ulysse1990
    Dans son premier roman '' Au commencement était la mer'' on raconte une histoire d'amour entre Karim et Nadia, une fille taquinée par son frère Djamel. " une h'istoire d'amour sur fond de mort''. L'histoire se déroule à Alger, dans les années 1990. Après avoir perdu son ''honneur'' avec son amant, Nadia est envahie par les remords. Elle fait l'avortement, et tente de suivre le chemin de la vie ordinaire.
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 04 mai 2010

    Délit d'aimer et surtout, de le dire, de le faire, de le chanter ou de l'écrire !
    Délit de penser, de rêver, d'espérer un autre monde où les bonheurs les plus simples seraient possibles, où les hommes et les femmes, ensemble, rendraient grâce à Dieu de l'immense, de l'incroyable beauté d'une terre chaque jour un peu plus ravagée par la folie des hommes.
    Délit enfin d'être une femme et d'éclabousser par sa seule présence, sa seule existence, la pureté terrifiante du monde qu'ils veulent bâtir sur des ruines fumantes.
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  • Par Orphea, le 04 mai 2010

    Enfermé dans la chambre qu'il ne veut plus partager avec son frère, Djamel écoute des cassettes. Étranges paroles. Sans musique.
    Paroles de haine et de violence. Martelées plutôt que dites par des prédicateurs aux accents passionnés et incendiaires. En écoutant une cassette subtilisée un jour, Nadia a entendu des imprécations, des diatribes contre LA femme. Contre sa perversion originelle. En termes crus, choquants, si suggestifs parfois qu'elle en rougissait , alors même qu'elle était seule. Propos publics, ponctués par des acclamations enflammés d'un auditoire envoûté.
    Nadia a peur.
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  • Par Orphea, le 04 mai 2010

    Que de filles avant elle ont parcouru ce chemin !
    Oh non, elle n'est pas seule !
    Il faut faire vite, très vite, disent-elles. Agir le plus tôt possible. Arracher cette boule d'angoisse, de chair et de sang qui grandit en elle, qui se nourrit d'elle.
    L'espoir existe. Il a le visage généreux de ces femmes inconnues.
    Nadia tout à coup se sent forte. Forte de tout leur courage, de toute leur volonté. De la volonté contagieuse qu'insufle l'espoir tissé par ces femmes anonymes. Se battre. Ne pas abdiquer.
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  • Par Orphea, le 13 février 2011

    Alger. Cité des 1200 logements. Quelque part à la périphérie de la ville.
    De là, la mer furtivement entrevue n'est plus qu'une flaque immobile, inutile, et les bateaux en rade ne font même plus rêver de voyages.
    Pour ceux de la cité, l'été, c'est un bloc d'ennui et de chaleur tout ensemble. L'ennui que l'on traîne le long de jours interminables, que vainement l'on essaie de tromper, que pas un souffle d'air ne vient distraire. Des journées qui s'additionnent, exactement semblables, et l'on n'ouvre pas les fenêtres, histoire de ne pas voir le soleil qui désespérément s'attarde sur la ville.
    Alger autrefois blanche s'abandonne à l'inertie sous un ciel insupportablement bleu.
    Alger se redécouvre bardée de chars et de militaires en treillis.
    Alger se réveille en sursaut au bruit des détonations qui déchirent le silence de ses nuits.
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  • Par Orphea, le 04 mai 2010

    La nuit, les yeux ouverts, Nadia écoute. Elle écoute la mer.
    La mer monte en elle comme un lent désir. Un halètement. Battements réguliers des vagues contre son corps bercé comme aux premiers jours. Plus loin encore.
    Et lorsque enfin elle s'endort, la mer encore berce ses rêves.
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M. Bey, M. Kacimi, N. Saadi, B. Sansal, L. Sebbar : Journal intime et politique
A l'occasion de la saison culturelle "Djazaïr, une Année de l'Algérie en France", l'émission est réalisée en Algérie.Depuis la Villa Raïs Hamidou à ALGER, Olivier BARROT présente le livre "Journal intime et politique; Algérie, 40 ans après" de Maïssa BEY, Mohamed KACIMI, Nourredine SAADI, Boualem SANSAL et Leïla SEBBAR; publié par les éditions de L'Aube en collaboration avec...








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