Ce livre est tout simplement MAGIQUE, c'est un poème, c'est un conte, c'est à lire...
Dès la première phrase, le décor est planté "A la limite Nord du village de Nischindipour se trouvait la petite maison de briques qu'habitait Harihar Ray, chef de famille de condition modeste qui vivait chichement du revenu d'un carré de terre hérité de ses ancêtres et des dons annuels de quelques disciples" (Gallimard - p.15). Une famille pauvre donc, dans un petit village en pays bengali.
Dans la première partie du livre, nous faisons connaissance avec les membres de la famille : Indir Thakroun, tout d'abord, pauvre parente éloignée de la famille qui vit à leurs crochets. Elle a toujours espéré des jours meilleurs sans jamais les avoir... Elle entretient une relation très affective avec Dourga, la fille de la famille. Dourga, espiègle et très attachante Dourga au coeur d'or qui, dès la naissance de son frère Apou n'aura de cesse de satisfaire ses demandes. Apou, le fils, est le héros de l'histoire. Il y a aussi Sarvajaya, la mère qui paraît parfois cruelle, notamment avec Indir Thakroun mais cette rudesse est dictée, pour beaucoup, par la nécessité de préserver sa famille, de la nourrir et si, pour cela, il faut chasser une parente éloignée, et bien tant pis ! "Que les autres fassent l'expérience de son caractère ! Je n'en veux plus chez moi, elle qui n'a même pas pensé à mes enfants. Qu'elle ne mette plus les pieds ici ! Qu'elle aille mourir dans les ordures !" (Gallimard - p.41). Ray Harihar, le père, qui cherche en vain un travail stable.
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