Berlin 1945, la ville est dévastée, les alliés se sont partagés la capitale du Reich, les ruines fument encore et la chasse au nazis est ouverte. Chacun tente de survivre.
Bert Waldeck lui n'est pas le berlinois type, il a passé depuis 1934 plus d'années dans les geôles et les camps de concentration que n'importe qui. Il était juste un flic qui pensait appliquer la loi, mais « loi » est un mot qui n'était pas dans le vocabulaire nazi.
Il accepte à la demande des américains de rechercher Hans Steiner, un copain d'école à lui mais aussi son tortionnaire. Rapidement il a des doutes sur les intentions des américains, Hans Steiner est un nazi soit mais ce n'est pas Himmler, alors pourquoi le rechercher avec autant de zèle ?
En déportation il a développé un sixième sens et là il se sent utilisé, piégé et ça ne lui plaît pas, alors il va faire sa propre enquête qui va lui faire toucher du doigt que les intérêts des puissances alliées ne sont pas toujours compatibles avec la simple justice.
Ce roman vaut plus pour l'atmosphère, l'écriture sobre et la sensibilité que pour l'intrigue elle-même.
Les souvenirs de Bert Waldeck sont poignants,
Joseph Bialot est venu à l'écriture sur le tard, et dans ce roman il utilise avec beaucoup de talent et d'humanité sa propre expérience de déporté. Il permet de ne pas oublier que dans les camps les plus anciens déportés étaient parfois des allemands.
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