ISBN : 207049215X
Éditeur : Gallimard (1990)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres

20 ans, ce n'est pas un âge pour découvrir la déportation. 65 ans, ce n'est pas un âge pour y replonger. Et pourtant, Lucien Perrain va y retourner, à " Bonne Espérance ". C'est ainsi que les SS avaient baptisé son camp. Bon... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 17 février 2011

    Onclepaul
    L'enlèvement de son petit-fils Julien, la veille du Jour de l'An et sa reconstitution contre une énorme rançon n'abat pas Lucien Perrain. Au contraire, il se charge de remettre lui-même l'argent réclamé aux ravisseurs, dans la banlieue parisienne près d'Etampes. Hélas la neige qui recouvre la campagne environnante d'un blanc linceul transformera cette nuit de fête en tragédie. Pour Lucien c'est un retour en arrière qui s'effectue. Les souvenirs affluent. Des souvenirs vieux de quarante cinq ans, la déportation, la vie, si l'on peut appeler ainsi l'existence larvaire dans le camp de concentration de Bonne Espérance. Des images qui s'impriment en surimpression, lui faisant perdre les esprits, la notion du temps. Et c'est le drame. Lucien Perrain abat les deux truands chargés de la transaction. Un geste irréfléchi, impulsif, subordonné à des souvenirs poignants. le fil ténu qui pouvait le mener à son petit-fils semble irrémédiablement cassé.
    Dans ce roman, Joseph Bialot puise dans ses souvenirs personnels tout en adaptant ce qui pourrait être un fait-divers. L'humour qui imprégnait son précédent roman, « Un violon pour Mozart » n'est plus de mise. Ici, c'est le combat âpre d'un homme seul contre les éléments, contre l'adversité, contre lui-même : « Lucien Perrain vivait ainsi, tiraillé entre la nausée et cette passion féroce de respirer, de marcher, de chanter, de jouir qu'il connaissait si bien depuis quarante-cinq ans ». Un roman qui s'inscrit directement dans la définition que Joseph Bialot donne du roman policier : « le roman policier représente la tragédie moderne au quotidien. C'est une littérature qui permet d'explorer un univers où les situations individuelles sont poussées au paroxysme. Il y a dans tout roman noir un moment, un seul où tout bascule, où tout le code social, où tout le corps social, se trouve confronté avec sa logique à une situation affective. Et c'est le clash ».


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  • Par Onclepaul, le 17 février 2011

    Le roman policier représente la tragédie moderne au quotidien. C’est une littérature qui permet d’explorer un univers où les situations individuelles sont poussées au paroxysme. Il y a dans tout roman noir un moment, un seul où tout bascule, où tout le code social, où tout le corps social, se trouve confronté avec sa logique à une situation affective. Et c’est le clash
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