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ISBN : 2330065574
Éditeur : Actes Sud (17/08/2016)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Résolue à venger son frère, à qui une barbare fratrie de canailles sans foi ni loi a tranché la langue sans oublier de le défigurer, Vénérande, jeune paysanne au coeur aride, s'adjoint les services de l'Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie. Ensemble, ils s'embarquent à travers les montagnes corses du XIXe siècle dans une bouleversante et sanguinaire épopée peuplée d'hommes sans dieu et condamnés par la misère à ne vivre que dans le chaos des armes. Un pu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
indira95
31 décembre 2014
★★★★★
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Après le road movie américain, le road movie corse. Pas banal ma foi ! Mais inutile de s'imaginer les paysages enchanteurs de l'île de beauté, vantés par des générations de touristes. Non, fidèle à la tradition du road movie épique, Marc Biancarelli, nous dépeint une terre tourmentée en plein coeur du XIXe siècle, balayée par les vents, des paysages rocailleux et désertiques, abandonnés des hommes, vides d'âmes, des bastides ruinées, éjectant leur dernier souffle. La Corse d'Orphelins de Dieu c'est une âme vidée et souillée par la cupidité des hommes, par le souffle de l'histoire, par les guerres, livrée aux pires scélérats qui la pillent et la violent, bande de truands sans foi ni loi. Tout est dur, tout est sombre dans ce roman qui ne laisse aucune place à l'espérance.
Vénérande est une jeune femme bien décidée à venger coûte que coûte, quitte à se damner, son frère qui a été atrocement malmené (jusqu'à la défiguration) par une bande de marauds de la pire espèce, tout ça pour un misérable morceau de viande. Tenaillée par ce désir de vengeance devenu obsessionnel, elle décide de faire appel à L'Infernu, mercenaire quinquagénaire, ripailleur, fine lame, sans pitié ni compassion, qui compte des centaines de meurtres sur sa conscience. Cédant finalement aux instances de Vénérande, L'Infernu entame avec elle une traversée de l'Enfer à la recherche des coupables, duo improbable qui malgré lui va apprendre à s'apprivoiser. Notre mercenaire lui racontera ainsi son histoire, celle de sa bande, faites d'hommes dissemblables mus par la même religion, celle de la liberté à tout prix. Rien n'est épargné au lecteur, ni crimes, ni scènes de ripailles et de stupre. Nous sommes emportés dans le récit sans compromission du destin de cet homme qui a tout connu et vit ses derniers instants. C'est un roman puissant et lyrique qui m'a transportée, m'a choquée, m'a émue. Les thèmes de la vengeance, du repenti, du pardon sont brassés au coeur de cette sarabande littéraire époustouflante. Une superbe découverte.
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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araucaria
23 septembre 2016
★★★★★
★★★★★
Un ouvrage que je voulais lire depuis longtemps. J'ai patienté et mon attente est récompensée. Ce roman est un monument, un très grand livre! Je suis séduite. L'écriture est superbe, histoire intéressante, captivante. Bien sûr l'aventure vécue par ces personnages est d'une grande violence, mais le lecteur est porté par la narration. La sauvagerie est dépassée, pas oubliée, mais presque admise. le personnage principal, "L'Infernu" en devient presque sympathique... Malgré le sang versé, l'empathie est au rendez-vous, et ce miracle est du au talent de Marc Biancarelli. Cet auteur Corse contemporain était pour moi une découverte, mais après ce texte grandiose, je vais me pencher sur sa bibliographie. Un roman que je conseille!
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Charybde7
18 octobre 2014
★★★★★
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«J'ai ma théorie sur ce pays. Je me dis que Dieu l'a choisi pour y expérimenter tout ce que les hommes sont capables de mettre en oeuvre pour s'affronter et se détruire.»
Au XIXème siècle, dans le paysage rocailleux et hostile des montagnes de Corse, Vénérande vit avec son frère, "Petit Charles", qui a été mutilé, torturé et réduit à néant par quatre hommes dont il a croisé le chemin des années auparavant, et qui reste terré à l'étage de cette ferme isolée, à des heures de marche du village le plus proche. La barbarie l'a exclu de l'humanité et les écrase tous les deux chaque jour de son ombre infâme.
«Vue des crêtes décharnées, la maison de pierres sèches semblait écrasée par un temps et des scènes immuables. Même les chiens qui ne couraient plus auraient pu avoir été sculptes dans les débris de roche. Les ombres lointaines de la soeur ou du frère racontaient désormais la survivance et l'ennui de vivre. Des ombres qui ne se croisaient pas et ne rencontraient personne. Seuls la nuit et le secret des quatre murs pouvaient sans doute les rapprocher. On aurait pu être là au bout du monde, ou à la fin des temps.»
Cette femme droite, dont le coeur a été rempli de la folie d'une haine vénéneuse, va trouver un tueur à gages vieillissant et malade, Ange Colomba dit "L'infernu", pour partir à la recherche et se venger des bourreaux de son frère, à travers les montagnes et rochers calcifiées, miroirs des coeurs endurcis et de la noirceur des êtres plongés dans le désespoir.
«Et dans son pays l'Enfer était un nom d'homme, et cet homme, disait-on, pourvoyait à la résolution de bien des problèmes que les lointains tribunaux étrangers, et Dieu lui-même, ne semblaient pas considérer.»
Le récit magnifique entremêle plusieurs fils de l'apparition du mal, l'histoire de la vie de "L'Infernu" remontant à rebours jusqu'à son enfance, s'engageant aux côtés des rebelles pour échapper à son père, devenu mercenaire puis tueur à gages n'inspirant plus que la terreur, les révoltes du peuple corse contre leurs oppresseurs, et enfin l'épopée de la vengeance sanguinaire de Vénérande et de "L'Infernu", en une tragédie qui se dénouera dans le combat final.
«Alors, dans ce songe, dans cette rêverie hallucinée de celui qui s'apprête à regarder les ombres, il vit ses anciens compagnons d'armes, il vit Poli et Antomarchi, les grands capitaines avec qui il avait servi, eux qui avaient été ses frères et ses amis, et un instant, un court instant avant que la porte de l'abri en pierres sèches ne vint à s'ouvrir, il crut qu'ils étaient là avec lui, magnifiques de désinvolture, et qu'ils allaient de nouveau affronter ensemble leurs ennemis de toujours.»
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GabySensei
24 août 2014
★★★★★
★★★★★
Voici un western corse (si si ça existe) des plus original.
L'histoire est classique : une jeune fille, dont le frère a été victime de bandits, engage un tueur pour se venger et liquider les malotrus. Ils vont chevaucher ensemble pour accomplir cette revanche au coeur des paysages de la Corse du 19eme siècle. le tueur est une brute épaisse sur le retour, en quête de rédemption. Il regrette les innombrables violences qu'il a commises dans sa jeunesse au cours des guerres d'indépendance de Corse et d'Italie. Ce dernier contrat sera l'occasion pour lui de se raconter et de se faire pardonner les erreurs du passé.
La Corse se prête assez bien au genre du western et la réflexion sur le dévoiement des idéaux nationalistes est toujours d'actualité. Ce mélange improbable au départ se révèle donc comme une très bonne surprise.
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rotko
18 novembre 2014
★★★★★
★★★★★
Être l'instrument du Mal.
Voilà un livre bien mené, dans l'Espace et dans le Temps. On parcourt essentiellement la Corse, malgré des incursions orales en Italie et en Grèce, avec des paysages très présents, abrupts, propices aux embuscades comme aux fuites salvatrices. L'époque, c'est un XIXe turbulent et sanguinaire, qui allie au début la lutte pour l'indépendance contre les Bleus, et le refus de la Conscription.
Mais, comme souvent, les combattants connaissent des dérives, de militants sincères et armés, ils deviennent des mercenaires et des « Bandits corses », dans des épisodes plus souvent horribles et sanglants que savoureux.
Au départ une affaire de vengeance amène une jeune fille corse à engager un tueur patenté pour châtier des criminels parfaitement odieux. le Tueur, « l'Infernu », accepte, ce sera sa dernière affaire, et Vénérande obtient de l'accompagner dans sa traque, particulièrement malaisée et périlleuse.
En chemin L'Infernu raconte ce qu'il a vécu, et le récit avance donc sur deux plans : celui des actions passées, et celui du présent, l'acteur devient conteur, Vénérande écoute, parfois critique, séduite et effrayée par les faits rapportés. Puis le conteur devient acteur , et c'est Biancarelli qui prend le relais des scènes haletantes, et des conversations serrées entre les deux protagonistes. L'harmonie est grande entre ces deux narrateurs successifs, Biancarelli adopte le ton de son personnage, jusque dans la gloriole et le cynisme :
« L'Infernu avait agi vite, de manière cruelle, certes, mais somme toute assez généreuse, sans s'attarder sur la découpe, tranchant dans le vif plutôt que cisaillant, et de plus il avait une bonne lame, affûtée à merveille, pas un outil qui accroche ou qui ripe, et à ce moment là c'était tout de même appréciable. »
Ils font de cette histoire un western animé, avec chevaux, justiciers cruels, et crapules sans vergogne, à moins qu'elles n'aient une grandeur dans le Mal.
Car le Mal est revendiqué - et assumé, par Vénérande et l'Infernu, celle-ci commanditant les meurtres et y prêtant main forte, celui-ci expliquant son parcours depuis son jeune âge jusqu'à sa grande expérience dans le crime. Au début il n'était qu'un adolescent, « Ange » lui servait de prénom, avant que le surnom mérité de « L'Infernu », n'atteste sa grandeur dans le Crime. « Ange Colomba », à croire que son nom prendrait tout son sens avec la rencontre d'une femme avide de vengeance.
On a deux histoires d'initiation, celle du tueur, et de Vénérande : des liens rapprochent progressivement la jeune fille et le vieil homme, dans le cheminement « moral » et la pratique. Tous deux évoluent, ce qui amène le thème de la Rédemption. Il sera question d'un monastère, dans des plaisanteries du Tueur, comme au cours de l'action : le Mal, une fois commis, deviendrait objet d'une réflexion transmise.
La couverture du livre, avec un cavalier semeur de morts, et le titre « les orphelins de Dieu » ouvre le champ à un « western métaphysique », au langage cru et sacrilège :
« Je crois comme ça que cette ordure qui est Notre Seigneur a pris un peu de tout les ingrédients les plus pourris de la nature humaine et qu'Il a foutu tout ça dans un bocal, avec nous au milieu pour voir ce que cela pourrait donner, et comme ça il saurait et Il éviterait de reproduire partout le même potage […] Il nous a choisis parmi les cobayes les plus zélés. La haine, le ressentiment, la jalousie, la convoitise, la médisance, on dira que c'est à peu près ce qui se partage le mieux dans ce putain de territoire, et si on y ajoute l'enculerie, la politique, la tyrannie, l'oppression et la guerre permanente, la vengeance et la corruption, je crois qu'on un terreau durable pour que le merdier légué par nos anciens se perpétue encore longtemps. »
Il est possible que les dernières pages concernent la Corse elle-même, se rappelant ses anciens forfaits pour mieux s'en débarrasser et changer de voie.
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Les critiques presse (2)
LaPresse27 novembre 2014
Dans un français imagé et soutenu, Marc Biancarelli propose un western bien ficelé, où la chevauchée finale de l'homme et de sa jeune partenaire permet une relecture de l'histoire du XIXe siècle en Corse.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama29 octobre 2014
Après Murtoriu, roman inclassable, écrit en corse, où il vitupérait contre son époque, Marc Biancarelli signe une oeuvre plus sèche et ramassée, âpre et convulsive, en français cette fois.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria22 septembre 2016
Moi j'aime les vers de Dante, ils me galvanisent encore. Je trouve que c'est le meilleur hymne à notre marche.
Il n'y a plus de marche, Colomba, nous avons été vaincus à peu près partout. En Terre Ferme, les sociétés secrètes sont loin d'être prêtes, nous n'aurons plus aucune aide.
Il y a une marche, depuis le début, et c'est le même pas qui nous guide. Tous les hommes pleurent et disent avoir perdu quelque chose, mais moi je n'ai rien perdu. Je suis venu du néant, et je file encore vers le néant. Je marche pour être avec vous, et je ne pense pas avoir eu une autre cause jamais.
Alors c'est pour ça que nous t'appelons L'Infernu. Tu te bats comme si rien n'en dépendait, que ta vie et celle de tes compagnons, que ce souffle qui te porte à l'instant où tu es, et tu n'es depuis toujours qu'un fils de la cité dolente. Je n'ai pas connu tes malheurs dans l'enfance, Ange, et je sais que tu as d'autres raisons que les raisons de ta patrie, mais je t'aime bien. Je t'aime beaucoup. Je pense même que j'ai combattu plus longtemps que je ne devais rien que parce que des hommes tels que toi étaient à mes côtés. Je veux dire des orphelins de Dieu. De ces jeunes combattants que le destin a jetés par les chemins. Non pas la liberté qu'on nous a prise, mais cette misère que les guerres ont semée, et ces injustices qui ont poussé sur la lie des batailles. Cette guerre, elle a duré tellement de temps qu'on ne sait même plus quand et pourquoi elle a commencé, mais ce qui est sûr c'est qu'elle t'a forgé, toi et les autres, et qu'elle vous a pris au berceau.
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araucariaaraucaria21 septembre 2016
Lorsque les hommes virent la tête enflée de Colomba, ils commencèrent par rire et par se moquer avant de demander à Capitaine Martini et à Saetta : et vous étiez où? Ceux-ci, gênés, s'expliquèrent comme ils purent. Mais Poli, lui, n'avait pas ri : il aimait bien le jeune Colomba, il le savait fiable et dévoué, c'est pourquoi il se tourna vers la troupe pour l'admonester. On ne riait pas des insultes, dit-il, on les lavait plutôt dans le sang, et si l'on touchait à l'un d'entre-eux, c'était comme si l'on touchait à tous les autres. Il dit aussi que si un soldat de l'armée bleue avait violé leur femme au pays, ils auraient pris le bateau et franchi des centaines de lieues pour venger l'offense, et que cette fois il en allait de même. A ces mots les hommes, sans même attendre que le chef ait fini de parler, sortirent les montures de l'étable et les chargèrent, les fusils bien sanglés sur les selles, puis ils quittèrent Montenero et partirent au galop vers Livourne sans tenir compte ni du déluge ni du vent, espérant, au contraire, être arrivés en ville bien avant que le navire russe ait pu appareiller. Au soir ils étaient parvenus à destination, et les gens s'écartaient dans les rues pour laisser passer le cortège, voyant bien, aux costumes des cavaliers, qu'ils avaient affaire à un fort parti de brigands des campagnes, et qu'une bande si nombreuse ne se déplaçait certainement pas pour rien.
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araucariaaraucaria18 septembre 2016
Dans sa jeunesse, Ange Colomba avait donc fait couler beaucoup de sang, et parfois, aussi, coupé des têtes. Lorsque cela s'était avéré judicieux, ou qu'il l'avait imaginé de la sorte. Evoquer son nom, c'était évoquer un diable en action, c'était appeler sur soi le mal absolu. Alors ainsi l'appelait-on, L'Infernu, l'Enfer, et ce triste anthroponyme avait depuis bien longtemps enfoui dans la plus grande insignifiance sa véritable identité. Sans doute, dans une autre vie, avait-il été l'un des plus jeunes contumaces à accompagner les bandes funestes qui avaient désolé le pays, mais le temps des rébellions était passé, et comme nombre de rebelles qui se retrouvent sans solde un beau matin, L'Infernu n'avait dû qu'à sa reconversion comme tueur à gages de pouvoir encore alimenter les abjects et innombrables chroniques funéraires.
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araucariaaraucaria09 septembre 2016
Une maison en pierres sèches posée sur la plateforme arasée, au sommet de la colline. Aucune branche haute des oliviers des coteaux ne parvenait à la masquer réellement, elle n'avait pas d'âge. La base des murs semblait d'une plus grande ancienneté, indéterminée, composée au fruit de blocs rustiques et quasi cyclopéens qui s'élevaient sur un pan en rétrécissant et en laissant deviner la première existence d'une tour de guet. Le reste de la bâtisse, comme s'il avait fallu reconstruire sur les vieilles ruines pour en exorciser les outrages, révélait une mosaïque étrange de pierres de taille en granit rouge de proportions diverses. Des linteaux massifs qui avaient été autrefois des idoles vénérées étaient posés sur les encadrements des meurtrières et des portes basses.
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Lilou08Lilou0802 janvier 2015
Le chef donna un ordre à celui qui était malingre, et celui-ci vint lui serrer les mâchoires avec les poings, le forçant à ouvrir la bouche. Le chef plongea ses doigts dans sa gorge, il enfonça jusqu’à saisir la langue au mieux, et les poings serrés du malingre étaient suffisamment vigoureux pour qu’il ne pût mordre. Ce fut assez rapide. Il sentit le poignard aiguisé à la meule lui couper la langue. Sans presque aucun mouvement de sciage, juste ce fer tranchant enfoncé dans la gorge et sectionnant la chair. Il ne réussissait même pas à hurler, seul un râle désespéré accompagnait les secousses désarticulées de ses jambes. Il ne pouvait bouger aucune autre partie de son corps, les hommes maintenaient fermement la prise.
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