> Jérémie Almanza (Illustrateur)

ISBN : 230200566X
Éditeur : Soleil (2009)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
"Approchez braves gens, pour entendre l'histoire, Cette sombre litanie, qui vogue dans ma mémoire. Soyez donc attentifs, prêtez-moi une oreille, Vous entendrez un conte, à nul autre pareil. Eco n'a pas dix ans, son visage est bien blême, Mais c'est la vie pourtant, qui ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 09 janvier 2012

    chocobogirl
    Eco est la petite fille d'une dizaine d'années d'un couple de couturiers, les Schakleboot. Leur travail a grande réputation et les oblige à fournir sans délai les clients les plus fortunés et les plus exigeants. Laissée à elle-même, Eco tente de s'occuper et s'amuse elle aussi à coudre ses propres vêtements. Hélas, la jeune Eco n'est pas très douée et ses créations ressemblent plus à des oripeaux et à des chiffons, au grand dam des parents. Un jour cependant, ils lui confie une mission d'importance : porter un coffret de 3 poupées à la famille d'un princesse d'importance. Malheureusement, la généreuse Eco préférera s'en démunir au profit d'une plus pauvre, entraînant ainsi la colère et la ruine de sa famille. Maudite par sa mère, voilà la jeune enfant forcée de quitter son doux cocon enfantin, d'autant plus que son corps murit lui aussi...
    La collection Métamorphose est une branche très surprenante et autrement plus qualitative des éditions Soleil. Elle propose des albums audacieux qui se démarque totalement de la trame traditionnelle de la bande dessinée et sont au carrefour de l'illustration et de l'album.
    De fait, ici, Eco penche même plutôt du côté des albums jeunesse par l'alliance d'illustrations et de textes joints à côté ou sur l'image elle-même.
    Eco se présente donc sous forme de conte et plonge le lecteur dans une ambiance enchantée et onirique.
    La petite fille, suite à une acte de générosité, se voit mal comprise par ses parents qui la punissent d'une malédiction et d'un rejet. Eco découvre avec douleur la violence des adultes et sa peur d'être abandonnée est palpable. Désormais, elle devra avancer seule face à l'inconnu et aux dangers qui la guettent. Seule aussi pour appréhender les changements corporels qui l'atteignent (disproportion du corps, des grosseurs à la poitrine, sang qui s'écoule de son corps) et découlent, selon elle, de la malédiction maternelle.
    La petite fille solitaire s'est donc construit un univers bien à elle qui ne fera que s'accentuer après le rejet de ses parents. Les amulettes magiques données par une vieille mendiante vont animer 4 petites poupées qui lui tiendront désormais compagnie et parfois lui serviront de guides.
    Vous l'aurez compris, on navigue en plein dans l'univers de l'enfance et, bientôt, des changements de l'adolescence. Eco grandit avec douleur, renvoyée à elle-même contre son gré, effrayée de devoir quitter le monde rassurant de la sphère familiale.
    L'album se révèle finalement une belle allégorie de cette période ingrate où le corps change et où il va être temps de se confronter à l'extérieur et à l'inconnu.
    Les auteurs ont utilisés ici l'atmosphère des contes de bien belle manière.
    En clin d'œil, on retrouve d'ailleurs avant chaque début de chapitre une petite citation de Jack et le haricot magique , posant ainsi la filiation narrative qui les lie.
    Le texte de Guillaume Bianco est à la fois naïf et violent. Il n'hésite pas à asséner quelques vérités tout en conservant une certaine part de légèreté et de poésie.
    Le dessin de Jérémie Almanza, quant à lui, est véritablement de toute beauté ! Collant parfaitement à cette histoire, le trait est rond, chaleureux, coloré, déroulant le fil d'un univers chamarré aux décors finement travaillés. le tout donne un univers féérique et enchanté qu'on rêverait presque de croiser sur grand écran !
    La mise en page est soignée, et alterne des illustrations pleine page avec des médaillons qui colonisent une page de texte. Les angles de vues sont d'ailleurs variés et rappellent certaines techniques photographiques.
    Eco est donc un superbe album d'une grande richesse qui, à la manière des contes, pose subtilement de nombreuses questions, parle de la vie et de nos peurs, des êtres que nous sommes et que nous devenons à travers les années.
    Un album inclassable, un conte intemporel destiné aux plus grands mais qui flirte avec la littérature jeunesse d'une manière telle que je suis un peu en peine pour vous dire s'il est lisible aussi par les plus jeunes...

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-eco-tome-1-bianco-alme..
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  • Par VanessaV, le 10 juin 2010

    VanessaV
    Eco est une enfant laissée seule chez elle par ses parents, les Schackelbott. Ils sont bien présents dans cette énorme demeure mais sont très occupés. Ils confectionnent de superbes habits pour les personnes renommées et accordent un temps très limité à leur fille choisissant juste de la gâter par de multiples présents.
    Eco s'ennuie, son environnement semble inadapté à ses désirs de petite fille. (...) Aucune activité ne lui est proposée jusqu'au jour où, son père trop occupé, lui demande d'aller livrer 3 poupées magnifiques, création des Schackelbott, au Ministre. Seulement elle ne choisit pas le même parcours que prévu avec son chauffeur et rencontre sur le chemin une vieille dame et son enfant, mendiante en haillon. Eco stupéfaite de cette misère financière et humaine va leur offrir les poupées. La vieille femme lui donne en échange 4 amulettes, des babioles supposées avoir des pouvoirs infinis. Eco est aussi persuadée d'avoir affaire à la femme du magicien des nuages, sorte de sorcière déguisée pour se rendre compte de ce qui se passe sur ces terres. Son geste va être l'élément brutal, le début du drame annoncé.
    (...)
    Ce début de conte nous amène dans une maison où l'enfance n'a pas sa place, les événements mais aussi la vie transforment la petite fille. Toutes ces métamorphoses l'effraient et ce sont ses impressions sans accompagnement qui marquent ici les moments les plus intenses, les plus violents. Les émotions et le corps sont mis en exergue.
    J'aime aussi beaucoup cette réflexion sur l'éducation, l'offrande matérielle contre la présence et l'attention. Trop d'organisation, trop de maîtrise, pas de communication, pas de partage. Et ce n'est que le tome 1, qui finit sur une voie fantastique quand nous pouvons y voir toutes les réflexions sur la vie.
    Les dessins en clair obscur de Jérémie ALMANZA sont magnifiques, les couleurs sombres nous amènent rapidement dans cet univers glauque et qui pourtant se veut féérique, plein de détails faits pour petites filles. Les débuts de chapitre dessinés par Benjamin BIANCO nous rappellent des passages du haricot magique comme pour nous rappeler que les contes sont tragiques. (...)
    l'avis complet en suivant le lien

    Lien : http://1pageluechaquesoir.blogspot.com/2010/05/eco-la-malediction-de..
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    • Livres 3.00/5
    Par itzamna, le 22 juillet 2011

    itzamna
    Je ne sais pas si c'est vraiment ainsi que je devrais qualifier ma lecture. En fait, j'hésite entre et ...
    Commençons par les aspects négatifs pour terminer sur une note favorable. Ce qui m'a déconcertée, comme dans Le carnet rouge de Benjamin Lacombe, c'est le texte, quand le dessin m'a totalement séduite. Ici, je ne parlerais pas de déception mais plutôt de surprise. L'histoire débute comme un conte et la référence constante au conte populaire anglais "Jack et le haricot magique" nous place en terrain connu. Les chapitres s'enchaînent comme on peut s'y attendre et la lecture semble alors confortable. Et ce, jusqu'à la 59ème page ... Là, comme l'indique le texte, "... un drame effroyable se produisit ..." Et on plonge à partir de la page 60 dans une toute autre histoire ! Ce qui était jusque là un conte somme toute classique, devient un drame de l'adolescence. Je ne vous en dirai pas plus pour ménager le suspens, mais ce changement d'atmosphère m'a totalement désemparé. Et là, comble de ma déception, le premier tome s'achève !!! Je me précipite sur ma librairie en ligne favorite pour commander la suite ... rien !!! le second tome n'est pas paru. Je cherche sur le net, notamment sur le blog de Guillaume Bianco. Et bien rien ne semble prévu pour le moment. Je reste donc sur ma faim, et je déteste rester sur ma faim ! Pour conclure sur cet aspect de l'album, je signalerais quand même qu'il ne s'adresse pas aux enfants, mais plutôt aux ados et adultes. Et encore, les ados ... il faudra voir la suite pour s'en convaincre.
    Les dessins maintenant ...

    Lien : http://itzamna.over-blog.fr/article-eco-tome-1-la-malediction-des-sh..
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    • Livres 5.00/5
    Par Acr0, le 12 décembre 2011

    Acr0
    Ce livre reprend une mise en page « artbook » et propose un format compact. Chaque chapitre est annoncé par une phrase du conte de « Jack et le haricot magique ». On pourrait facilement rapprocher le style à celui de Burton (oui, j'ai osé la comparaison). L'ambiance générale est relativement violente : les cris de la part de la mère, le père qui devient une loque.
    .
    Tout joue sur la dualité : le récit est à la fois tendre et cruel, l'histoire est sombre alors que les illustrations sont lumineuses. Ce monde disproportionné est à la fois sensible et fantastique, grave et fantasque. Tendresse, violence, délicatesse et étrangeté se côtoient : on s'immerge totalement entre les pages.
    .
    Les illustrations sont magnifiques, aux douces couleurs. La patte veloutée de Jérémie Almanza propose des dessins riches et plein de détails. Les couleurs créent les ambiances ; les personnages sont dodus ou anguleux. le texte se superpose, s'impose ou s'efface par rapport aux illustrations. le rythme mesuré [...]

    Lien : http://livrement.wordpress.com/2011/12/06/bianco-guillaume-almanza-j..
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    • Livres 3.00/5
    Par lunch, le 13 janvier 2011

    lunch
    Famille prospère et travailleuse, les Schaklebott sont d'habiles et renommés artisans. Leurs doigts accomplissent des merveilles et leurs étoffes se vendent à prix d'or. Réputés pour leurs magnifiques talents, leur carnet de commande ne désempli pas, et ils n'ont que peu de temps à accorder à leur unique petite fille, Eco. Les jouets ne lui manquent pas, mais l'amour des parents ne s'achète pas.
    Un jour, son père lui demande un service : le ministre a commandé des poupées pour l'anniversaire de sa fille, mais les livreurs sont affairés ailleurs et ses parents ont trop de travail pour pouvoir s'absenter. Il faudra donc qu'elle porte elle-même le petit coffre...
    Avant même le début de l'histoire, sur la page précédant le chapitre 1 destinée aux traditionnels remerciements, est faite une citation de Kafka :
    « Il n'existe que des contes de fées sanglants.
    Tout conte de fées est issu des profondeurs du sang et de la peur. »
    La suite à lire sur BenDis...

    Lien : http://bendis.uldosphere.org/index.php?p=bds&motor=1&titre=eco
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Critiques presse (1)


  • BulledEncre , le 15 août 2011
    Guillaume Bianco (Billy Brouillard) nous livre avec Eco un conte à la fois tendre et cruel […]. Le dessin de Jérémie Almanza (Aristide broie du noir), tendrement coloré, est en parfaite harmonie avec cet univers.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre

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Angoulême 2010 - Interview Bianco








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