ISBN : 2203019662
Éditeur : Casterman (2009)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
Dans ce monde dont on ne sait trop s'il est l'émanation d'une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s'est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l'eau pota... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cyberugo, le 24 mai 2012

    cyberugo
    Cet album contient en lui quelque chose de particulier, une sorte d'incarnation ou une idée s'en approchant. Dès les premières cases, nous sommes happés dans l'album pour n'en ressortir que lorsqu'on le referme. On peut tenter d'expliquer cela par plusieurs éléments :
    - l'intrigue, ou plutôt les intrigues, qui se croisent et se décroisent sans arrêt pour se rapprocher à mesure et n'en former plus qu'une. Bilal maîtrise cet art et il faut bien se placer dans son sillage pour le suivre et ne rien rater,
    - le dessin, avec un style toujours aussi net et marqué, avec un dessin affuté et surtout qui suggère un paysage, une émotion, une scène plus qu'il ne la représente réellement.
    Ainsi, grâce à ces éléments, le lecteur devient une sorte de personnage, et j'ai personnellement "vécu" ce récit que je lisais.
    Une profonde immersion dans cet univers.
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  • Par sylvie, le 04 avril 2009

    sylvie
    Finie la peinture, basta!
    Finie la catastrophe, elle est arrivée !
    Et après ?
    Après...
    C'est d'abord le choix du papier, de sa couleur et de son grain : il est gris, non, bleu, non, vert... Il devient le décor, l'air, l'eau, la glace, le vent, mis en relief par le trait au crayon gras et noir de l'artiste, qui trace comme ses personnages.
    Du pastel bleu, blanc et rouge vient animer le tout. C'est magistral. Nous voilà embarqués dans un western avec duel d'esthètes cultivés, hommes et femmes en route sur l'eau, puis sur glace, animaux en déroute, êtres hybrides, ceux qui vont survivre.
    Moitié hommes moitié dauphins, ils ont un sixième sens... Une jeune femme cobaye volontaire est devenue une femme-suricate-dauphin au charmes reptiliens...
    Où vont ils?
    Là où ils vont.
    Comment ?
    Par le détroit D17.
    C'est un endroit possible, la promesse de survivre.
    En filigrane on lit aussi : L'homme s'est protégé de l'animal, il l'a ensuite dompté, pour finir par risquer de le détruire. Mais trop de mal à la nature a provoqué son coup de sang. Les dés sont jetés, la page est tournée.
    Cette fable moderne et poétique nous rappelle que nous qualifions d'inhumains les actes que seuls les humains, justement, sont capables de commettre. Elle nous dit en image que le sauvage n'est pas le barbare. Elle pointe un avenir possible. Elle dessine le fil tendu par Nietzsche :"l'homme est une corde tendue entre l'animal et le surhumain. Une corde par-dessus un abîme…"
    des images et des liens sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/04/animalz-enki-bilal.html
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    • Livres 3.00/5
    Par purplevelvet, le 14 mai 2011

    purplevelvet
    Animal'z me pose un problème..On me l'avait offert l'an dernier pour mon anniversaire, je l'avais lu.. mais je n'en avais gardé qu'un très pâle souvenir d'un oeuvre avec de bonnes trouvailles, mais impossible de me souvenir du scénario.
    J'ai voulu lui redonner une chance, mais... force est de constater que mon avis est à peu près le même que l'an dernier: Il y est question d'une catastrophe naturelle, assez peu définie le " coup de sang", qui a décimé une partie de la population. il y est question d'un groupe de survivants qui recherchent un des rares lieux encore non touchés par la catastrophe. Il y a des mutants, aux capacités extraordinaires. Il y a un inventeur pratiquant des expériences sur des cobayes humains, créateur de packs permettant aux humains de prendre l'apparence et les qualités d'un animal, en l'occurrence de dauphins ( pourquoi donc avoir mis un félin sur la couverture? aucune idée). Il y a aussi des robots homards ou hippocampes (une des bonnes idées). Il y a des cannibales masqués, retranchés dans un café du bout du monde, un virus mystérieux et de la radioactivité. Il y a aussi deux mystérieux duellistes philosophe, qui parlent par citations de Cioran ou Shakespeare et se déplacent à dos de zèbre... Et tout cela est enchaîné sans grande logique, comme un collage. Comme si Bilal avait voulu mettre tout, tout mais alors tout dans sa BD, sans prendre la peine de vraiment trouver un liant ( ambiance post apo, Western avec les deux duellistes, SF avec histoires de mutants..)
    Oui j'ai conscience que depuis que Bilal est à la mode, il est mal vu d'en dire du mal. Et pourtant, je le dis. Je l'ai découvert il y a des années avec Partie de chasse et Les Phalanges de l'ordre noir, seulement, à l'époque, c'était Christin au scénario. Je reconnais à Enki Bilal un talent énorme pour tout ce qui est graphique ( ici, juste du crayonné sur papier gris, quelques touches de bleuté, de blanc et de rouge, c'est graphiquement magnifique), j'étais d'ailleurs allée voir une expo sur son travail à Liège en .. 2001 si je ne me trompe pas...Mais, il n'est pas scénariste! Autant ça passait encore pas mal pour La Foire aux immortels, un peu moins pour les deux volumes suivants de sa trilogie phare, autant là, on a l'impression qu'avec un scénario plus clair, et moins rempli à ras-bord de tout, ça aurrait pu être un très bon album.
    Mais non, pas assez de contexte, on aurait bien voulu en savoir plus sur les cannibales, ou les duellistes ( celui là me saoule d'ailleurs énormément à ne parler que par citations), les expériences du professeur.. mais non. Pense-t-il que plus ça reste mystérieux, plus ça sera poétique? Ben non! Pour moi ça reste surtout trop brumeux pour qu'on s'intéresse vraiment aux personnages. Un bel artbook en quelque sorte.


    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2010/11/animalz-enki-bilal.html
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 15 mars 2012

    BVIALLET
    Un monde post-apocalyptique terrifiant. « Le coup de sang », un dérèglement climatique brutal et généralisé s'est abattu sur la Terre qui a été dévastée, morcelée et ravagée par des catastrophes naturelles hors normes. La nature s'est vengée des misères que lui a infligé l'inconscience des hommes. Un hiver post-nucléaire s'est abattu sur le monde. L'eau de mer est devenue toxique et l'eau douce plus rare que l'or. Une poignée de mutants mi-humains mi-animaux tente de survivre sur des bateaux partis à la recherche des « Eldorados », lieux géographiques improbables qui auraient été préservés par les évènements et qui recèleraient les dernières réserves d'eau potable. Mais le danger et la mort rodent partout.
    La première chose qui frappe le lecteur en découvrant cette bande dessinée pour adultes c'est le ton uniformément gris-bleu de tous les décors et l'uniformisation des visages rendant parfois la compréhension un peu laborieuse d'une intrigue assez peu évidente. Bilal nous promène dans un univers glauque et désespéré dans lequel on rencontre des mutants ayant été diversement modifiés par des expériences dignes des docteurs Mengelé et Frankenstein et un duelliste nihiliste juché sur un cheval-zèbre qui ne s'exprime que par citations (Cioran, Flaubert, Gauthier, Nietzsche, Shakespeare... les cuistres sont servis) et qui n'apparait que pour mourir dans un improbable duel sur la banquise. Au total une BD de science-fiction étrange et fantastique qui laisse une bizarre impression de malaise ce qui était l'intention de l'auteur sans aucun doute.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 4.00/5
    Par rob, le 01 juin 2011

    rob
    Dans un futur proche ou imaginé, le Coup de Sang a frappé notre planète. le Coup de Sang, c'est une gigantesque catastrophe climatique qui fait de l'eau potable une denrée vendue à prix d'or, car quasiment introuvable. L'anarchie règne partout, il n'y a plus de place pour le partage ou l'entraide, c'est chacun pour soit. Des microsociétés subsistent tant bien que mal dans quelques Eldorados que chacun cherchent à rejoindre. Mais les axes de communications sont impraticables et la mer reste la seule solution pour espérer les atteindre.
    J'aurai pu mettre bien plus, si je n'avais pas dû relire cet album deux fois pour bien comprendre le scénario. Comme d'habitude, Bilal fait dans le compliqué, dans l'acéré, dans le noir, le très noir (allant jusqu'au cannibalisme), mais il y introduit malgré tout quelques touches de poésie, entre autre avec ses hommes-dauphins.. Avec ce sujet d'actualité, de dérèglement climatique, d'individualisme et de banalisation des actes de barbaries, Bilal signe un magnifique scénario qui nous amène à réfléchir à nos actes et à penser à notre futur.
    Les illustrations sont tout simplement magnifiques. En bichromie de nuances des bleus et de nuances de gris, Bilal peint (et c'est exactement le terme qui correspond) un univers terrorisant d'une façon très froide et intense, jouant avec les contrastes comme un artiste délirant mais génial.
    Une bande dessinée magnifique, un western futuriste à lire, à offrir ou à se faire offrir sans hésiter. On en prend plein les yeux, et malgré la barbarie et l'individualisme du monde dans lequel il nous entraine pendant une centaine de pages, on accepte avec difficulté d'en sortir !

    Lien : http://croqueursdebulles.robinpinault.com/index.php/2009/05/19/anima..
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 04 avril 2009

    Nietzsche :" l’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhumain. Une corde par-dessus un abîme…"
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Les Mardis Transfuge avec Enki Bilal .
Dans le cadre du rendez-vous mensuel "Un écrivain, un film", organisé par le magazine TRANSFUGE et le cinéma LA PAGODE, Enki Bilal a choisi de présenter le film "Les Gladiateurs" de Peter Watkins. Christophe Ono-dit-Biot et Enki Bilal présentent "CIELS D'ORAGE", livre de conversations, publié chez Flammarion.Débat animé par Oriane Jeancourt Galignani.








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