« Derrière le masque du monstre il faut s'efforcer de voir l'être humain. »
Ayant lu l'été dernier
Le Portail, et l'ayant apprécié, j'avais naturellement envie de m'intéresser d'un peu plus près à ce qu'avait à nous dire
François Bizot à ce même sujet.
Si
Le Portail relatait son vécu au Cambodge, ici, nous sommes dans le registre de la réflexion, du questionnement.
Il y a eu quelque chose de dérangeant à lire ce livre, pour l'ambiguïté qui ressort des propos de son auteur.
François Bizot, qui fut retenu au Cambodge, quelques moins en 1979, et libéré sous "l'influence favorable" de celui qui fut jugé, il y a peu pour actes de torture et de barbarie, et considéré comme responsable de milliers de mort. Douch a été le bourreau, mais aussi celui qui l'a libéré. Si l'auteur peut faire preuve d'empathie, il ‘y a aucun dédouanement de sa part.
Comment faire la part des choses ? Comment devient-on une figure du mal absolu alors qu'on a été un homme lettré, éduqué ?
Il est difficile à entendre qu'un homme puisse être ni tout à fait bon, ni tout à fait mauvais. Il est difficile à concevoir qu'en chaque bourreau, persiste une part d'humanité.
C'est à cela que
François Bizot s'attèle dans cet ouvrage, fort bien écrit et documenté. Sa réflexion s'articule autour de 5 chapitres repentant chacun une période historique déterminante. La lecture n'en est pas aisée ; j'ose dire que ce n'est pas un ouvrage grand public, et qu'il est préférable d'en avoir lu auparavant
Le Portail pour bien s'imprégner de ce dont il est question.
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