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> Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)

ISBN : 2709630524
Éditeur : J.-C. Lattès (2010)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Éprouvé par la mort de son grand amour, Anja Skoog, le jeune Aksel Vinding se met à douter de sa future carrière de pianiste. Dans le même temps, il se lance dans une relation avec Marianne Skoog, la mère d'Anja. L'Appel de la rivière est à la fois un roman sur les choi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 17 septembre 2012

    sandrine57
    La Société des Jeunes Pianistes n'est plus. Ses membres se sont éparpillés. Irene-Margrete a quitté la Norvège et Rebecca s'est lancée dans des études de médecine. Quant à Anja Skoog, elle est morte, bien sûr, tout comme son père qui s'est tiré une balle dans la tête. Reste Aksel. Anéanti par la perte d'Anja, il a passé l'été au calme avec Rebecca et rentre à Oslo plus seul que jamais. Septembre est le mois des grandes décisions. Il sait que Selma Lynge, sa terrible professeure de piano, l'attend de pied ferme avec un programme de répétitions chargé. Mais il n'est plus certain de vouloir devenir pianiste. de réflexions en errances dans les rues de son enfance, il tombe par hasard sur une petite annonce. Marianne Skoog, la mère d'Anja, loue une chambre dans sa maison désormais bien vide. Aksel se présente chez elle et s'installe dans la chambre de la jeune fille décédée. Minés tous les deux par le deuil, Marianne et Aksel se rapprochent et entament une relation.

    Le premier volume de la trilogie de Ketil Bjørnstad était déjà sombre et éprouvant et rien ne s'arrange dans ce deuxième tome. Au contraire, j'ai trouvé l'ambiance malsaine. Aksel, tout jeune mais déjà bien malmené par la vie, se retrouve ici entre deux femmes, les deux bien plus âgées que lui mais tout aussi perturbées. La première, Selma Lynge, fonde tous ses espoirs sur les futurs débuts d'Aksel, qu'elle a programmés le jour même de son anniversaire. Pour qu'il réussisse, elle est prête à tout et ses leçons virent à la correction pure et simple. Bien sûr, on sent ses failles, ses craintes mais cela n'enlève rien à ses incroyables accès de colère. La seconde, Marianne Skoog, l'entraîne inexorablement dans son deuil, son chagrin, sa folie. Leur relation contre nature met mal à l'aise et l'on pressent qu'elle sera dévastatrice. Son mari et sa fille décédés, elle aurait pu être touchante mais s'attacher Aksel la rend dangereuse.
    Tout au long du roman, la tension est palpable, le drame est là, latent, et on attend avec angoisse le moment où il éclatera et fera ses ravages. Les seuls moments de grâce sont ceux où la musique prend toute la place. Aksel écoute Mahler, Chopin, Beethoven, Marianne s'évade avec les disques de Joni Mitchell et évoque ses souvenirs de Woodstock.
    Une lecture éprouvante.
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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 25 juillet 2011

    zazy
    A 18 ans, Askel Vinding a déjà connu plusieurs drames. Sa mère s'est noyée accidentellement 2 ans auparavant et son père est parti vivre avec une autre femme. Anja, son amoureuse, pianiste de talent à l'aube d'une belle carrière, est morte d'anorexie juste après que son père se soit suicidé d'une balle dans la tête. Tous ces drames l'affectent et il se met à douter de sa propre carrière de pianiste. Mais il ne peut résister à « l'appel » de Selma Lynge professeur de piano, passionnée et habitée par la seule musique classique. Entre eux se noue une relation prof-élève limite soumission. Parallèlement, suite à une petite annonce, il loue une chambre chez la mère d'Anja, Marianne Skoog. Bientôt, entre les 2 se nouent une relation amoureuse. 17 ans les séparent et ils essaient, chacun de leur côté de faire face. La musique les réunit. Askel prépare son concours en jouant sur le magnifique piano d'Anja, Ecoute Malher, fait ses gammes avec Chopin, étudie Beethoven. Marianne, elle, écoute en boucle Joni Mitchell. Tout a l'apparence du calme avant la tempête, une pichenette suffirait à tout faire basculer.
    Ketil BORNSTAD est lui-même pianiste et cela s'écoute dans le rythme de ses phrases. le piano, la musique sont omniprésents et ensemble forment un personnage essentiel de ce livre. Il nous a concocté un magnifique roman d'amour dense, a sur créer une « ambiance » ce qui fait que l'on ne peut lâcher le livre sans qu'il vous pénètre.
    J'ai aimé cette bataille que livre Askel entre l'ascétisme demandé par Selma et la passion fougueuse qui l'unit à Marianne, Cette bataille entre le présent et le souvenir, le deuil et la renaissance.
    Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre qui est le 2ème opus d'une trilogie. le fait de n'avoir pas lu le premier n'a gêné en rien la compréhension de L'appel de la rivière. Cette critique, je la fais en écoutant la symphonie n° 5 de Mahler
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    • Livres 3.00/5
    Par morin, le 22 mars 2014

    morin
    J'ai découvert ce livre totalement par hasard et sans savoir qu'il était le 2eme tome d'une trilogie (le 3eme tome ne semble pas être sorti ou tout au moins pas traduit en français).
    Le fait de ne pas avoir lu "La Société des Jeunes Pianistes" ne perturbe pas la compréhension de" L'appel de la rivière."
    On découvre Aksel, le narrateur, fragilisé par la mort accidentelle de sa mère, la mort d'Anja son grand amour, s'interrogeant sur son désir de devenir un grand pianiste. Il passe quelques jours de vacances chez Rebecca qui a abandonné le piano pour des études de médecine.
    Pour des raisons financières il souhaite louer l'appartement dont il a hérité et louer un studio. Lors de l'une de ses promenades non loin du lieu où sa mère s'est tuée, il aperçoit une petite annonce : la mère d'Anja , Marianne, propose une chambre dans sa grande maison où elle vit seule suite au suicide de son mari et au décès de sa fille.
    Aksel pourra ainsi profiter de l'excellent piano d'Anja pour préparer le concert que sa professeur Selma Lynge organise pour le faire connaître des professionnels.
    Une relation amoureuse naît entre Marianne et Aksel malgré leur 17 ans de différence.
    Malgré une activité riche professionnellement, elle est médecin, Marianne sombre dans la dépression. L'amour d'Aksel sera malheureusement impuissant pour la sortir de cette maladie.
    Ce livre m'a laissé une impression indéfinissable : j'ai aimé de nombreux passages notamment ceux sur les musiciens et la musique, en revanche on se sent troublé et même un peu voyeur à la lecture d'autres passages non du fait de la différence d'âge entre Marianne et Aksel mais surtout par le lien qui les rapproche , c'est à dire Anja , la fille de l'une et le grand amour de l'autre.
    En conclusion un livre qui ne laisse pas indifférent.
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    • Livres 3.00/5
    Par ElizabethBennet, le 17 janvier 2013

    ElizabethBennet
    Avec ce deuxième volet consacré au pianiste Aksel Vinding, Björnstad s'intéresse cette fois non tant aux rapports du héros avec ses camarades adolescents et à sa passion dévorante pour la musique classique qu'à cette histoire d'amour défendu, même en pleine époque de libération des mœurs (l'histoire se déroulant au tout début des années 1970, peu après le célèbre festival de Woodstock), entre un tout jeune homme et une femme plus mûre, déjà mère qui plus est. Mais le côté racoleur ou sordide du sujet est savamment évité par l'auteur, qui met bien en lumière, au contraire, les mécanismes psychiques à l'œuvre dans l'esprit d'Aksel, assimilant Marianne à sa fille décédée, du moins dans les premiers temps, notamment en raison du bouleversement causé par la mort récente de celle qu'il aimait et par la ressemblance entre les deux femmes. Ainsi, Björnstad parvient à nous rendre presque odieux les sceptiques, railleurs et autres moralisateurs qui voient dans la naissance de cette idylle une relation pratiquement incestueuse, ou tout du moins malsaine et condamnable. La grande force de ce roman est aussi de faire émerger, autour d'un narrateur égocentrique et passablement agaçant, trois grandes figures féminines, dont certaines avaient déjà été esquissées dans le précédent opus (La Société des Jeunes Pianistes), mais qui trouvent ici tout leur accomplissement, avec une Selma Lynge quasi hystérique et castratrice en Reine de la Nuit, une Rebecca toute en sensualité, telle une Carmen venue du froid, et une Marianne dissimulant de multiples fêlures secrètes, véritable Iseut se laissant entraîner par le pouvoir pernicieux, irrésistible et mortifère du philtre d'amour qui l'unit malgré elle à Aksel. La musique classique, si elle est moins présente que dans le premier volume de la trilogie, demeure quand même constamment en arrière-plan, et donne presque envie au lecteur de se précipiter sur ses disques pour se plonger dans l'intégrale de Malher, de Brahms ou de Chopin, compositeurs chéris du narrateur...
    (la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)

    Lien : http://ars-legendi.over-blog.com/article-l-appel-de-la-riviere-de-ke..
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    • Livres 2.00/5
    Par Mia, le 29 juin 2010

    Mia
    "L'appel de la rivière" fait suite à "La Société des Jeunes Pianistes". Autant le dire tout de suite, c'est d'un drame amoureux dont il s'agit ici. Axel Vinding a 18 ans à présent et fait face à des préoccupations propres à son âge. le style de Ketil Bjornstadt est toujours aussi linéaire puisqu'il s'attache à nous restituer tout ce qui se passe dans la tête de son jeune personnage et c'est extrêmement dense puisque le thème principal en est sa relation avec une femme mûre et tout ce que cela déclenche chez lui. Marianne Skoog 35 ans, maniaco-dépressive, s'accroche à Aksel comme à une bouée de sauvetage et c'est un amour tragique et désespéré qui nous est conté. Il y a une justesse dans l'expression des sentiments mais aussi toute la pesanteur du doute et de l'immaturité propres à l'adolescence qui rendent les lignes de ce roman parfois tellement justes et d'autre fois tellement agaçantes. J'ai peiné à aller jusqu'au bout ce deuxième opus (un 3ème tome devrait clore la trilogie) tant le propos en devient malheureusement vite circulaire et empesé. A réserver aux âmes romantiques!
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Citations et extraits

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  • Par art-bsurde, le 18 juillet 2013

    En tout cas elle s'est retournée.Elle m'a salué d'un petit mouvement de la main.A l'instar de maman avant qu'elle ne tombe dans la cascade.Et moi,dans mon ivresse et ma fatuité,là ou je me trouvais sur scène,je n'ai pas vu qu'il s'agissait d'un adieu.Je croyais que c'était une promesse,qu'elle tendait le bras en l'air,pour me dire qu'elle serait près de moi dans un instant,qu'elle allait s'élancer dans l'entrée principale,contourner le bâtiment au pas de course,afin de m'attendre dans la loge des artistes dès que je redescendrai de scène,après un dernier rappel,dont aujourd'hui encore je ne me souviens pas le morceau.
    Mais le souvenir que je garde d'elle est celui-ci :
    Si enjouée,si juvénile,et avec un enfant dans le ventre.Elle avait l'air tellement soulagée,songé-je aujourd'hui,car c'était terminé,car la souffrance allait enfin cesser.Elle était tellement soulagée que la vie s'épuise à s'habituer à elle.Elle était tellement soulagée car enfin ça allait marcher pour moi.Et peut-être,songé-je également aujourd'hui,tandis que le dos courbée j'écris tout ceci et me sens épuisé,éreinté,,peut-être y avait-il une joie,dans ces tout derniers instants.Une attente,malgré tout.Peut-être se rappelait-elle,aux dernières minutes de sa vie,lorsqu'elle s'est à nouveau tenue sur le tabouret,dans la cave,qu'elle s'est étirée vers elles,vers ces ultimes secondes,oui,peut-être se rappelait-elle les phrases que je lui avait citées quand,jeunes mariés,étendus dans le lit,quelques semaines plus tôt seulement,à l'Hôtel Sacher,à Vienne :

    " Le chagrin dit : Passe et finis! Mais tout désir mérité éternité.Mérite une profonde,une très profonde éternité." Nietzsche , Ainsi parlait Zarathoustra.
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  • Par art-bsurde, le 06 août 2013

    Nous nous embrassons,stupéfaits,comme deux adolescents devenus adultes trop vite.Je bénéficie de son âge,de son expérience,de sa très grande liberté qui semble ne connaître aucune limite,mais aussi de son extrême timidité.Et bien qu'en cet instant nous soyons proches l'un de l'autre,j'ai l'impression que son visage se referme lentement,comme si la confiance entre nous s'étiolait,parce que nous sommes désormais des amants,parce que notre relation est devenue dépendante du désir et des pulsions,parce que dorénavant,et avec quelle facilité,nous pourrions mutuellement nous blesser,parce que nous souhaitons,instinctivement,nous protéger des déceptions que l'un est capable d'infliger à l'autre.
    Nous ne quittons pas le lit.J'ai dix-huit ans,je suis fort comme ne l'ai jamais été,et je la veux : elle, Marianne Skoog.Elle le sent,et enflamme ce désir qui pendant si longtemps à été ma honte.
    Ses pleurs redoublent d'intensité.Elle ne veut pas que je la console.C'est d'ores et déjà un rituel entre nous.Sitôt que je me retire,sa main me rattrape.Tout est d'une telle évidence.Ses yeux ouverts,jusqu'à ce qu'elle les referme avec force.Je n'ose demander ce qui se passe.Je me sens seul avec elle.Elle me serre dans ses bras.et pourtant,tapi au plus profond de mon corps,subsiste un espace glacé,gelé.
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  • Par Mia, le 24 juin 2010

    Le vin rouge était idéal pour les gens qui aspiraient à autre chose, et si ce n'était cet autre chose, alors ils cherchaient à faire une pause avec eux-mêmes. Le vin blanc, lui, convenait aux personnes désireuses d'une stimulation supplémentaire. En conséquence de quoi il existait des personnes plutôt vin blanc et des personnes plutôt vin rouge. Moi, je ne savais pas où me situer. Je savais seulement que j'aimais boire et que cette inclination était destructrice pour un pianiste.
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  • Par Lucie16, le 14 avril 2011

    J'observe le piano à queue dans le salon en songeant tout à coup que l'instrument se dresse entre le monde et moi; que je me suis noyé en lui et ai à peine survécu à cette noyade, moi qui suis censé transmettre un message important sans pour autant que je sache tout à fait si le message de la musique est important. Je suis pour la énième fois saisi par une soudaine incertitude quant à la justesse de mon choix: je me demande à nouveau si je veux vraiment devenir musicien, si je peux avoir aux yeux des gens autant d'importance que Marianne en a eu pour ses patientes parce qu'elle est, elle, en permanence impliquée corps et âme dans ce qu'elle fait, parce qu'elle a un devoir social et une vision politique.
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  • Par art-bsurde, le 02 avril 2013

    Nous rencontrons des gens,nous nous attachons à eux,nous nous lions à eux de peur de passer à côté de quelque chose.Mais c'est peut être justement en faisant çà qu'on passe à côté de quelque chose.Quelque chose d'autre.Qui aurait pu être plus juste pour nous.

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