> Amélie Sarn (Traducteur)

ISBN : 2745918494
Éditeur : Milan (2005)


Note moyenne : 4.29/5 (sur 161 notes) Ajouter à mes livres
Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pri... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Yumiko, le 27 mai 2012

    Yumiko
    Je ne sais pas si je vais réussir à parler correctement de ce livre. Un tel coup de coeur, une telle claque est dure à transmettre avec de simples mots, tous me paraissent tellement désuets et fades. Ce livre doit se trouver dans la bibliothèque de tous les lecteurs tellement il est unique et puissant.
    Sephy et Callum se connaissent depuis l'enfance, une amitié très forte les unit. Malheureusement, cette dernière est entravée par un fossé infranchissable: Sephy est Prima et fille de ministre, Callum est Nihil et pauvre. Ils vont découvrir à quel point cette différence est un mur dans leur relation et tous les deux devront grandir et ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure car aucune épreuve ne leur est épargnée.
    Sephy m'a beaucoup touchée de par son innocence et sa « naïveté ». Elle voit Callum comme son meilleur ami avant tout, avant sa classe, avant de le voir comme un Nihil. Cette problématique Prima-Nihil n'a pas d'importance pour elle et elle ne comprend pourquoi les gens mettent tant en avant cette différence. Elle va devoir regarder ce qui se passe autour d'elle et accepter la réalité pour mener son combat contre la débilité de ce racisme sans fondement. Surtout que sa vie est loin d'être aussi rose et simple que le croient les autres. Ses parents se déchirent, sa mère boit et sa relation avec sa soeur n'est pas au beau fixe. Son évolution est prenante et nous fait ressentir d'énormes émotions. J'ai été touchée par cette jeune fille.
    Callum vit de l'autre côté du décor. Sa famille pauvre et Nihil survit du mieux qu'elle peut, mais accumule les mésaventures et les problèmes. Sa soeur qui vit dans son monde imaginaire depuis un accident qui l'a traumatisée (la vérité le concernant est plus qu'intenable) et son frère appartient à la Milice qui lutte (de manière plus ou moins noble) pour faire entendre sa voix contre les Primas. Callum va plonger en enfer quand il entrera dans une école pour Prima, celle où étudie Sephy. Dès lors il découvrira la vraie dureté de la vie et réagira du mieux qu'il peut pour sauver sa peau et celle de sa bien-aimée. Mais la réalité du monde dans lequel il vit sera bien difficile à digérer pour lui. Il m'a beaucoup touché car quelque soient les obstacles, il reste lui-même et se bat avec ses convictions et ses espoirs. Son amour pour Sephy envers et contre tous est prenant et on ne désire qu'une chose: abattre tous les murs pour qu'ils soient ensemble et libre de tout jugement.
    Le lecteur passe par toutes les émotions durant cette lecture. J'ai rarement été autant bouleversée, choquée; j'ai pleuré, ri, frémi, angoissé… Je suis ressortie complètement vidée de ce livre. Franchement lisez-le! L'auteur nous parle avec des mots justes du racisme, sans détour, sans enjolivure, juste de manière simple et réaliste. Tellement réaliste qu'il nous fait réfléchir tout du long sur notre propre comportement et nous attitudes vis-à-vis des autres. Personne ne peut rester insensible face à un tel chef-d'oeuvre.
    Je vais me répéter une fois de plus mais: LISEZ-LE! Vous devez absolument le découvrir et faire la connaissance de Callum et Sephy. J'ai très envie de lire les autres tomes pour plonger davantage dans cet univers et retrouve le style sublime de l'auteur.

    Lien : http://yumiko.ch/?p=443
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par bykiss, le 16 mars 2012

    bykiss
    Un très beau résumé qui promettait un roman poignant, prenant, original. Pour une fois, je n'ai vraiment rien à redire ; tout est parfait. Ce livre… Wahou… Un pur régal ! C'est un énorme coup de cœur : ce livre m'a submergée d'émotions du début à la fin. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été autant séduite par une histoire.
    Malorie Blackman nous offre vraiment un roman accompli, d'une force et d'une justesse incroyables. Un thème vieux comme le monde : le racisme. Mais pas une histoire comme les autres ! Inversez les tendances, imaginez un monde où les Primas, les Noirs ont le pouvoir et la richesse et où les Nihils, les Blancs vivent dans la misère, opprimés. Où les écoles pour Noirs sont interdites aux Blancs. Où les Blancs ne côtoient pas les Noirs, si ce n'est pour conduire leur voiture, servir leur nourriture et laver leur maison. Une dystopie sur le racisme qui sonne étrangement familier, et malheureusement bien trop réaliste. On découvre le racisme sous un jour nouveau, alors qu'il est le même que celui que l'on a sous nos yeux.
    Dans ce monde d'intolérance, de sauvagerie et d'inégalités, Callum et Sephy s'aiment, mais leur amour est impossible. Un Roméo et une Juliette, dans un monde impitoyable, où les hommes, Blancs ou Noirs, sont prêts à tout. On découvre la noirceur de la nature humaine, ce que la haine peut engendrer. Ici pas de raccourcis faciles, de happy end ou de solutions miracles. Ce livre soulève bon nombre de questions et on se rend compte que justement tout n'est pas noir ou blanc, que chacun est capable du pire comme du meilleur.
    Callum et Sephy se partagent le roman pour nous raconter leur vision du monde, l'amour qu'ils se portent, les difficultés de la vie, leurs peurs et leurs espoirs. On les rencontre quand ils sont encore tout jeunes et on les voit évoluer, devenir des adultes, faire des choix, se séparer, puis se retrouver. J'aime beaucoup ce genre de narration, j'ai eu l'impression de faire partie de l'histoire. À un petit moment, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, mais avec le recul, je crois que chaque page est importante pour comprendre l'évolution des personnages. Ils ne prennent pas les chemins que l'on aurait aimé qu'ils prennent et ils ne deviennent pas nécessairement les héros que l'on attendait. Ils ont des défauts, parfois on les déteste, et ils nous surprennent tout au long du récit.
    Pour moi, ça a été une vraie bouffée d'émotions. C'est beau, triste, émouvant, dur, poignant. Vraiment, lisez-le.

    Lien : http://charabistouilles.wordpress.com/2012/03/16/entre-chiens-et-lou..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par 100choses, le 30 mars 2012

    100choses
    Le postulat de départ est intéressant. Quelle serait la situation actuelle si l'histoire du monde était inversée, si les populations africaines avaient conquis et colonisé le monde, réduit les blancs en esclavage ? Pourtant, je me suis ennuyée…Essayons de voir pourquoi, en détails.

    Pour commencer, j'ai été très déçue que cette histoire de renversement de l'histoire mondiale ne soit pas plus approfondie. On sait très peu de choses des événements ayant mené à la situation actuelle. Comment, quand, pourquoi cette colonialisation a-t-elle eu lieu ? Et puis trop de choses sont incohérentes, ou simplement calquées sur la situation telle qu'elle est en inversant juste les rôles. J'ai par exemple du mal à croire que dans une telle situation le christianisme serait la religion imposée…Bon, ok, il ne s'agit pas strictement du christianisme puisque les fêtes n'ont pas exactement le même nom : par exemple Crossmass pour Christmass, mais sérieusement, qui cela trompe-t-il ? D'autant plus que toutes les références au Livre sont clairement des références bibliques… de même, en nous proposant une opposition noughts/Crosses = blanc/noir (a world where black and white are right and wrong, c'est l'éditeur qui le dit…), l'auteure oublie allègrement tout un pan des habitants de cette planète. Et ça ne sont pas de simples nuances de couleur de peau que l'auteur gomme, c'est un manichéisme primaire qu'elle nous impose.

    Et puis, en dehors de ce cadre l'intrique est très téléphonée, trop semblable à toutes ces dystopies qui fleurissent en ce moment. Je sais bien que ce texte a été écrit bien avant toutes ces parutions actuelles, mais il n'empêche que j'ai l'impression de faire une overdose. En revanche, un point positif par rapport aux dystopies/uchronie actuelles réside dans la simplicité du monde mis en place : ici pas de gadget électronique ou de grandes avancées technologiques pour régir la vie quotidienne. C'est assez « reposant » et Malorie Blackman prouve que ces additions ne sont absolument pas nécessaires pour mener à bien ce type d'intrigues et le message qu'elles sont censées faire passer. Bien que celui-ci soit beaucoup trop simpliste à mon goût : le racisme c'est mal (non vraiment ?).

    D'autant plus que ce thème n'est pas du tout traité de façon subtile. J'évoquais plus haut le manichéisme du monde mis en place. Je ne reviendrais pas dessus et me contenterais de râler après le manque de finesse de certaines scènes qui ont en outre un sérieux gout de réchauffé, utilisant des clichés battus et rebattus…

    Il en est de même pour le caractère des personnages…Si bien qu'aucun n'a su un tant soit peu me toucher ou même m'intéresser et que la romance unissant les deux protagonistes proncipaux m'a laissée de marbre. Sephy est insupportable d'immaturité, et le reste de sa famille est juste odieux. Callum et sa famille m'ont laissée profondément indifférente ou m'ont donné des envies de meurtre dans le meilleur des cas (le terrorisme comme moyen de se faire entendre, je ne pourrais jamais l'accepter et puis c'est tellement facile comme réaction)…Ces personnages sont bien trop mous ou bornés, se lamentant sur leur sort sans être foutus de faire quelque chose d'un tant soit peu constructif, de se battre réellement pour leur peau. Si bien que je n'ai pas un instant été touchée par l'histoire que je lisais, pas un instant touchée par un seul des divers « drames » qui surviennent (je les ai même parfois trouvés bienvenus et j'en aurais presque souhaité d'avantage, tant je n'aspirais qu'à voir la plupart des personnages disparaitre dans une vaste « entretuerie »)…Seul le personnage qui apparait à la toute fin du roman, ou plutôt le personnage dont on nous annonce l'arrivée imminente a aussitôt su obtenir ma sympathie. Et c'est d'ailleurs ce simple personnage que l'on ne connait pas encore qui me donne envie de laisser une chance au volume suivant.

    Mais assez râlé, passons aux quelques éléments qui m'ont agréablement surprise. En effets, certains passages sont particulièrement intéressants et se détachent de cette intrigue bien souvent trop banale et simpliste à mon goût. Je pense en particulier au chapitre 30, qui relate une leçon d'histoire assez édifiante, je dois le dire…

    Un autre point que j'ai aimé réside dans le rythme et la construction du récit, avec l'alternance des points de vue et de la longueur des chapitres. de même parfois, le récit est mis en pause, pour revenir sur un souvenir qui là encore nous est relaté par les deux protagonistes. C'est intéressant comme procédé, d'avoir cherché à développer les deux côtés de l'histoire. Et puis, cela rompt un poil la monotonie de l'intrigue.

    Bref, bien que ce livre semble faire l'unanimité chez les blogueurs, on est bien loin du coup de cœur chez moi…Mauvais moment pour la découverte ou univers qui ne me correspond tout simplement pas ? L'avantage est que ce premier tome peut largement se suffire à lui-même. Je ne culpabiliserai donc pas de ne pas ouvrir la suite avant un bon moment.


    Lien : http://leboudoirdemeloe.wordpress.com/2012/03/30/blackman-malorie-no..
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    • Livres 4.00/5
    Par pages-de-lecture, le 21 juin 2009

    pages-de-lecture
    J'ai bien aimé. L'écriture, sans être particulièrement recherchée, est agréable, elle n'a rien de spéciale, elle ne m'a pas dérangée comme elle ne m'a pas surprise et intéressée. L'histoire est très sympa. Je n'avais pas lu le résumé avant de prendre le livre (parce que le résumé nous met sur la piste) donc au début, je me demandais dans quel partie du monde nous étions, en réalité, comme le dit le résumé il faut "imaginer" un autre monde où les noirs sont au pouvoir et les blancs dominés. Déjà, c'est une idée intéressante d'inverser les rôles. Ensuite, c'est une histoire d'amour vraiment belle et pas fleur bleue. Je n'ai pas retrouvé (j'avais peur pourtant) les dialogues que j'avais trouvés ridicules dans Fascination de Stephenie Meyer, ici les sentiments évoluent et sont bien mieux décrits. le début n'est pas très original, deux enfants, l'un enfant du maitre, l'autre du domestique, qui s'adorent et qui se considèrent presque comme frère et soeur, j'ai déjà vu ça mais l'histoire dans son évoution est plus originale. Il y a de nombreuses péripéties, on ne s'ennuie pas une seconde, on n'est pas génée par de longues descriptions ou un style lourd. Tout s'enchaine à merveille et c'est agréable. L'auteur a le mérite de faire passer de nombreuses émotions, et de "décrire" les sentiments (de faire comprendre les sentiments qu'éprouvent les personnages aux lecteurs), les pensées des personnages avec peu de mots (je pense que c'est du fait que ce livre soit destiné à la "jeunesse" qui ne raffole en général pas des longues descriptions) et en évitant les dialogues "gnan-gnan". Et ça c'est véritablement une belle qualité. L'auteur fait véritablement comprendre par de jolies simples phrases la douleur de Sephy et Callum de se trouver dans un monde partagé en deux mondes et lorsqu'ils se retrouvent ils ne font plus qu'un. Callum et Sephy sont deux personnages forts qui ont beaucoup de points communs mais qui sont séparés par cette règle, complètement absurde, qui dit que les noirs et les blancs ne doivent pas se mélanger. Ils vivent des malheurs, passent par différentes phases d'émotion, notamment Callum qui éprouve une haine contre les primates mais l'amour l'aidera à contrôler cette haine. Sephy est une jeune fille que tout le monde pense heureuse mais qui est terriblement seule (ses parents sont vraiment dans leur petit monde et ne pensent qu'à eux), elle essaye de changer le monde, de façon maladroite au début puis se rend compte au fil du livre de la réalité. Ce livre décrit bien la haine, le racisme qui existe dans ce monde imaginaire mais qui a existé et qui existe encore. La peur de l'autre. Dans le livre, on a alternativement les pensées de Sephy puis de Callum, le narrateur change souvent et j'ai trouvé intéressant ce changement de narrateur. Un beau livre que je conseille aux plus jeunes.
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    • Livres 5.00/5
    Par irys, le 12 janvier 2011

    irys
    J'ai beaucoup aimé ce livre. Les personnages, Callum et Sephy, sont très attachants et on suit leur apprentissage de la vie pas à pas. Tous les deux sont d'une certaine façon très naïf, Sephy car elle n'a pas conscience de la haine des Primas envers les Nihils et Callum car il est persuadée que la vie de son amie est une vie idéale remplie de bonheur car elle est Primas. Bien entendu, ce n'est pas si simple, Sephy va rapidement découvrir que peu de monde partage sa vision d'égalité Primas/Nihils mais Callum lui va avoir plus de mal à admettre que son amie n'est pas une simple nanti, ses pensées, ses sentiments sont bien plus contrastés et évoluent sans arrêt de la haine véritable à l'amour pure. Les autres personnages sont aussi très intéressants le frère de Callum tout comme la mère de Sephy. Ils accentuent la déchirure entre ces deux univers. Il est difficile de ne pas faire le parallèle entre le monde de ce livre et notre monde car même si les rôles sont inversés, il s'agit bien de racisme. le thème est bien traité sans vulgarité ni raccourcis faciles même si certains clochés peuvent transparaître ici et là. Il tend à vouloir croire à un monde d'égalité et à montrer la complexité du système actuel dans lequel tout n'est pas si tranché que cela : les blancs d'un côté, les noirs de l'autre. L'histoire de Callum et de Sephy sert très bien le roman et le système de narration choisi est très agréable. Nous avons tour à tour le point de vue de Sephy puis de Callum comme si les auteurs avaient mélangés leurs deux journaux intimes. De ce fait le rythme est soutenu et nous entraîne rapidement dans le récit et développe l'envie de connaître leur histoire….mouchoirs obligatoires !
    Ce roman est classé dans la littérature de jeunesse, je pense que cela est justifiée par la façon un peu « simple » dont est traité le thème principal mais il y a des néanmoins des passages difficiles qu'il vaut mieux réserver pour des ados confirmés
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Critiques presse (3)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Pour : La société dans laquelle vivent Callum et Sephy est partagée entre les Primas, hommes à la peau noire qui dominent, et les Nihils, individus blancs qui se voient traités en esclaves. Callum est un Nihil ; Sephy une Prima, fille de ministre. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Un amour naît entre les deux adolescents mais ils parviennent difficilement à préserver leur histoire au milieu de la haine qui sépare leurs deux clans. C’est bien évidemment le thème du racisme qui prédomine dans ce roman original construit autour d’une trame classique, celle de Roméo et Juliette. Le lecteur découvre les conséquences démesurées de ce rejet, ce qui le porte à réfléchir sur la situation actuelle dans notre propre société. Les sentiments des personnages sont purs, sincères et forts, parfois très douloureux. Le premier volet de cette trilogie est un récit à double voix, entre Sephy et Callum. L’auteur est parvenu à renouveler son style d’écriture pour chacun des tomes suivants, le lecteur est ainsi constamment surpris ! L’ensemble est crédible, juste et captivant. ? Maryon Wable-Ramos
  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Contre : Si le thème est attirant, le lecteur peut éprouver quelques difficultés à se situer chronologiquement : cette société où les Noirs exploitent les Blancs et mettent en place une véritable ségrégation fait penser à l’Afrique du Sud. Mais ce qui s’est passé là-bas est-il si connu des jeunes ? Les questions de société (rapports adolescents, terrorisme) situent l’histoire dans les années 2000 et le pays évoqué fait penser aux Etats-Unis. Théoriquement, c’est l’apanage de la fiction que d’offrir la possibilité de ne pas donner de repères historiques et géographiques Mais ici, l’ancrage dans un présent fantasmé peine à convaincre. Il aurait été plus intéressant de privilégier un récit d’anticipation… Est-ce parce que la trilogie est difficilement classable dans un genre ? Estce le battage commercial ? Est-ce parce que ces romans évoquent parfois maladroitement des questions censées faire réfléchir le lecteur ? Toujours est-il qu’ils ne m’ont pas convaincue. Mais il faut leur reconnaître l’intérêt d’avoir suscité le débat, au moins parmi les médiateurs. Comme ils ont été sélectionnés pour les Prix des Incorruptibles, catégorie 3e/2nde, on aura dans quelques mois le verdict d’un jury adolescent ! ? Laurence Guillaume
  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Contre : Entre chiens et loups fait alterner la parole des deux jeunes gens. Le suspense est bien mené, jusqu’à une fin peu crédible. De fait, on déplore que cette fiction politique bien amorcée prenne vite une tournure caricaturale… Ce n’est pas parce que le récit s’adresse aux adolescents que l’auteur peut user de grosses ficelles ! Le bandeau accrocheur de l’éditeur survend un livre décevant. ? Cécile Robin-Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 17 novembre 2011

    Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur la plage. J’ai vu le soleil disparaître derrière la ligne d’horizon. La nuit est tombée. Pourquoi ma vie était-elle soudain devenue si compliquée ? L’an dernier, je ne rêvais que d’une chose : être admis au collège de Sephy. J’ai passé du temps à réviser, à travailler. Et je n’ai pas pensé à ce qui se passerait une fois que j’y serais. Je n’avais pas réalisé que je serais aussi … indésirable. Et à quoi ça servirait, de toute façon ? Suivre ces cours ne m’ouvrait aucune possibilité d’obtenir un travail intéressant. Les Primas ne m’emploieraient que pour des fonctions subalternes. Alors pourquoi est-ce que je me donnais tant de mal ?
    J’avais envie d’apprendre. Un gouffre au fond de moi demandait à être nourri de savoir, de mots, d’idées … comment pourrais-je être heureux à présent si je n’ai plus accès à toute cette masse de connaissances ?
    J’essayais de toutes mes forces de comprendre pourquoi le monde fonctionnait de cette manière. On prétendait que les Primas étaient plus proches de Dieu. C’est ce qu’affirmait le livre sacré. Le fils de Dieu avait la peau noire comme eux. Les mêmes yeux qu’eux, les mêmes cheveux qu’eux. C’est ce qu’affirmait le livre sacré. Le livre sacré affirmait tant de choses. Il demandait aux êtres humains d’ « aimer leur prochain » et de « ne pas faire aux autres ce que l’on ne voulait pas qu’ils nous fassent ». Est-ce que le message le plus important du livre sacré n’était pas « vivre et laisser vivre » ? Alors comment les Primas pouvaient-ils se prétendre élus de Dieu et nous traiter de cette façon ? C’est vrai, l’esclavage n’existait plus, mais Papa disait que seul le mot avait disparu. Papa ne croyait pas aux paroles du livre sacré. Maman non plus. Ils disaient que ce livre avait été écrit et traduit par des Primas et qu’ils l’avaient modifié à leur avantage. Mais comment modifier la vérité ?
    Nihil. Même le mot était négatif. Nihil. Néant. Négation. Néant. Ce n’est pas nous qui nous étions choisi ce nom. Pourquoi nous l’avoir octroyé ?
    – Je ne comprends pas …
    Les mots sont sortis de ma bouche et se sont envolés vers le ciel.
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  • Par MrsDarcy, le 01 novembre 2010

    -Je peux t'embrasser?
    Mon sourire s'est effacé.J'ai froncé les sourcils
    -Quoi?
    -Est-ce que je peux t'embrasser?
    -Pourquoi?
    -Pour voir ce que ça fait,a répliqué Callum.
    Berk!double Berk!Mon nez s'est plissé malgré moi.S'embrasser?Pourquoi est-ce que mon meilleur ami avait tout à coup envie d'un truc aussi....débile?
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  • Par bykiss, le 13 mars 2012

    - Que se passerait-il si les Blancs avaient le pouvoir à votre place ?
    Mon ami hoche la tête.
    - Je n'y ai jamais réfléchi.
    Je soupire.
    - Moi si. Souvent. J'ai rêvé de vivre dans un monde sans discrimination, sans préjugés, où la police serait juste, la justice équitable, le système égalitaire...
    - Eh bien ! C'est une thèse ou un conte de fées ? demande Jack sèchement.
    - Comme je te l'ai dit, j'y ai souvent pensé.
    - Je ne crois pas en cette société dont tu parles, Callum. Les gens sont ce qu'ils sont. Que ce soit les Primas ou les Nihils qui dirigent le monde, il ne changera pas.
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  • Par makharo, le 18 juin 2011

    N'oublie pas une chose, Callum, quand tu flottes dans une bulle, la bulle finit toujours par éclater. Et plus la bulle t'a emmené haut, plus la chute est douloureuse.
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  • Par mathilde08, le 15 mai 2011

    -Au revoir Cal !
    Des prisonniers crient sur mon passage. J'ai envie de me tourner vers eux, d'observer leur visage, mais ça me prendrait trop de temps. Et le temps est ce qui me manque le plus. Je garde les yeux fixés devant moi. Au bout du couloir, une porte à deux battants est ouverte. C'est une journée idéale.
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