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> Amélie Sarn (Traducteur)

ISBN : 2745918494
Éditeur : Milan (2005)


Note moyenne : 4.34/5 (sur 534 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pri... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LinaBouquine, le 05 août 2012

    LinaBouquine
    Je croisais ce livre partout. Médiathèque, CDI, magasin, blogosphère (avec des avis plus que positifs !). Pourtant, ni le titre ni la couverture ne me disait trop rien, alors il s'en est écoulé du temps avant que je me décide de le lire ! Eh bien je regrette de ne pas l'avoir fait avant ! Ce livre est un véritable coup de cœur.
    Callum est blanc, Sephy est noire. Ils se connaissent depuis qu'ils sont petits, et leur amitié grandit jusqu'à se transformer en amour dans un monde où les Noirs sont au pouvoir et les Blancs sont méprisés.
    L'intrigue est poignante. Nous rentrons directement dans le vif du sujet et nous devenons vite accro, impatient de connaître la suite ! L'histoire s'étale sur plusieurs années, nous suivons Callum et Sephy, ils passent de l'enfance à l'adolescence pour devenir de jeunes adultes.
    Malorie Blackman nous envoûte dans un monde comme le notre, au temps de la ségrégation, sauf que les tendances sont inversés. Nous pouvons très bien nous dire que ça pourrait se passer dans quelques années, qui sait... Ce roman nous fait passer un très bon moment, quoi que certains passages sont un peu durs, voir très éprouvant. Ce livre m'a tordu les boyaux à plusieurs reprises et il nous fait réfléchir. Nous nous rendons compte à quel point la bêtise de l'homme peut faire des dégâts.
    J'ai été impressionée par la facilité que l'auteure a à parler de sujets difficiles : racisme, terrorisme, inégalité, corruption judiciaire... Elle nous donne une leçon de tolérance à couper le souffle !
    Le lecteur poursuit sa lecture dans une ambiance où la haine à le pouvoir sur les deux camps. Tout est écrit avec une justesse incroyable, ce n'est pas cliché avec d'un côté les gentils, et de l'autre les méchants. Certes, les Primas (les Noirs) usent et abusent de leur pouvoir, ils mênent la vie dure aux Nihils (les Blancs), mais ceux-ci ne font aussi aucun effort pour communiquer, pour apaiser les tentions et calmer le jeu. Ils multiplient des actions incitants à la haine, alors que ce n'est pas de cette façon que l'égalité sera établie.
    Quant à la fin, je n'ai pas de mots pour la décrire... Elle est absolument bouleversante, et j'admire Malorie Blackman d'avoir « osé ». C'est un dénouement très dur pour un lecteur plein de rêves et d'espoirs pour le monde Sephy et Callum, et cette fin m'a arraché des larmes.
    Les deux personnages principaux sont très attachants, bien qu'ils aient deux caractère très forts qui vont évoluer au fil du temps même s'ils tentent à tout prix de préserver les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. le fait de les suivre durant environ cinq ans est vraiment très intéressant. Nous suivons leur évolution, et en plus de ça le point de vue alterne entre eux deux, ce qui est très enrichissant. Nous avons accès à leurs pensées les plus profondes, à leurs rêves et leurs craintes.
    Sephy m'a vraiment bouleversé. Elle est très courageuse, et elle n'hésite pas à défendre son opinion et ses idées, et se fiche royalement des conséquences. Elle croit en son amour avec Callum et elle est prête à tout pour le vivre. Elle est tellement naïve, pleine d'innocence que j'ai parfois eu envie de la secouer pour qu'elle se rende compte que le monde n'est pas aussi beau qu'elle le croit. Durant son adolescence, nous verrons la manière dont elle évolue et que ses rêves ne se résument qu'à un seul mot : paix.
    Callum, quant à lui, m'a déçu de part ses actes et ses pensées parfois vraiment très durs. Contrairement à Sephy, il se rend compte très rapidement que le monde dans lequel il vit est monstrueux. Bien qu'il soit amoureux de Sephy, il va se détacher d'elle petit à petit pour éviter de souffrir. Il est aussi très courageux, mais plus distant et froid, plus en colère contre toutes les personnes qui l'entourent, y compris Sephy. Il souhaite combattre la haine par la haine quitte à faire du mal à tout le monde, et ça m'a assez déplu le concernant, surtout certains passages où son comportement m'a choqué.
    Nous les suivons dans leur univers respectifs et leur famille, et on se rend compte que d'un côté comme de l'autre, leur vie n'est pas facile et leur entourage fond preuve d'une ouverture d'esprit très minime.
    L'écriture de Malorie Blackman est poignante, addictive et pleine de sensibilité. Sa plume est magnifique, fluide, directe, sans informations inutiles et descriptions barbantes ! C'est efficace, simple et beau. le roman découpé en partie assez longue, qui représente des étapes dans la vie des deux héros est une très bonne idée.
    Bien entendu, elle ne cède pas à la facilité d'un happy-end et nous sert sur un plateau un final très éprouvant. Les cent dernières pages sont très dures, même les moins sensibles seront forcément touchés et émus.
    En bref, ce premier tome me donne très envie de me plonger dans le second, mais je pense lire plusieurs lectures légères avant pour ne pas être à nouveau trop vite chamboulée.
    Il est impossible d'être indifférent et insensible à la sublime histoire de Callum et Sephy. « Entre chiens et loups » est un livre à lire quelque soit notre âge, à mettre entre toutes les mains !
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    • Livres 5.00/5
    Par bykiss, le 16 mars 2012

    bykiss
    Un très beau résumé qui promettait un roman poignant, prenant, original. Pour une fois, je n'ai vraiment rien à redire ; tout est parfait. Ce livre… Wahou… Un pur régal ! C'est un énorme coup de cœur : ce livre m'a submergée d'émotions du début à la fin. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été autant séduite par une histoire.
    Malorie Blackman nous offre vraiment un roman accompli, d'une force et d'une justesse incroyables. Un thème vieux comme le monde : le racisme. Mais pas une histoire comme les autres ! Inversez les tendances, imaginez un monde où les Primas, les Noirs ont le pouvoir et la richesse et où les Nihils, les Blancs vivent dans la misère, opprimés. Où les écoles pour Noirs sont interdites aux Blancs. Où les Blancs ne côtoient pas les Noirs, si ce n'est pour conduire leur voiture, servir leur nourriture et laver leur maison. Une dystopie sur le racisme qui sonne étrangement familier, et malheureusement bien trop réaliste. On découvre le racisme sous un jour nouveau, alors qu'il est le même que celui que l'on a sous nos yeux.
    Dans ce monde d'intolérance, de sauvagerie et d'inégalités, Callum et Sephy s'aiment, mais leur amour est impossible. Un Roméo et une Juliette, dans un monde impitoyable, où les hommes, Blancs ou Noirs, sont prêts à tout. On découvre la noirceur de la nature humaine, ce que la haine peut engendrer. Ici pas de raccourcis faciles, de happy end ou de solutions miracles. Ce livre soulève bon nombre de questions et on se rend compte que justement tout n'est pas noir ou blanc, que chacun est capable du pire comme du meilleur.
    Callum et Sephy se partagent le roman pour nous raconter leur vision du monde, l'amour qu'ils se portent, les difficultés de la vie, leurs peurs et leurs espoirs. On les rencontre quand ils sont encore tout jeunes et on les voit évoluer, devenir des adultes, faire des choix, se séparer, puis se retrouver. J'aime beaucoup ce genre de narration, j'ai eu l'impression de faire partie de l'histoire. À un petit moment, j'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs, mais avec le recul, je crois que chaque page est importante pour comprendre l'évolution des personnages. Ils ne prennent pas les chemins que l'on aurait aimé qu'ils prennent et ils ne deviennent pas nécessairement les héros que l'on attendait. Ils ont des défauts, parfois on les déteste, et ils nous surprennent tout au long du récit.
    Pour moi, ça a été une vraie bouffée d'émotions. C'est beau, triste, émouvant, dur, poignant. Vraiment, lisez-le.

    Lien : http://charabistouilles.wordpress.com/2012/03/16/entre-chiens-et-lou..
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    • Livres 4.00/5
    Par Melisende, le 08 mars 2014

    Melisende
    Lecture commune en compagnie de Cali, Marly et Sabrina, il semblerait - après nos premiers échanges - que je sois celle qui ressorte le plus convaincue par ce premier tome. Pas totalement emballée, je me rapproche tout de même des très bons avis généralement rencontrés pour cette saga.
    Il semblerait qu'Entre chiens et loups soit présenté comme une dystopie. Effectivement, si vous vous attendez à un univers de science-fiction légèrement futuriste, vous risquez - comme Cali - d'être légèrement déçus. Malorie Blackman ne développe pas beaucoup le contexte dans lequel son intrigue prend place. le lecteur apprend seulement que le racisme est « inversé ». Ainsi, ce ne sont pas les Blancs qui ont eu des esclaves Noirs mais le contraire et dans le présent de narration proposé, le clivage Blancs/Noirs est encore très présent, les premiers n'ayant que peu d'influence sur l'Histoire du monde alors que les seconds gouvernent, maîtres de la société. La haine entre les deux « races » est très forte, les tensions sont quotidiennes et les incidents diplomatiques se multiplient. Voilà ce que nous propose l'auteure… de bonnes bases à mon sens, mais trop peu développées.
    On peut d'ailleurs généraliser ce reproche à d'autres éléments de l'histoire et de la narration : la forme du récit notamment. En effet, Malorie Blackman a choisi de « faire parler » ses deux héros tour à tour, grâce à une alternance des points de vue. Sur quelques paragraphe seulement, le lecteur suit soit Sephy soit Callum et passe très vite à l'autre. Difficile de bien s'installer dans les scènes puisque le cerveau doit sans cesse faire de la gymnastique. Cela dit, ce choix permet de dynamiser le récit et ne laisse pas la place aux temps morts.
    Le rythme est également soutenu grâce aux (très) nombreux dialogues qui habitent les deux premiers tiers de ce premier tome. C'est bien simple, les 250 premières pages en sont quasiment exclusivement remplies. Les descriptions manquent donc cruellement et si les gestes et émotions sont bien représentés, l'ensemble reste flou car difficilement « palpable ». Heureusement, la dernière centaine de pages présente les deux héros de façon plus matures et même si les descriptions continuent à manquer, les dialogues s'éclipsent, l'introspection parait plus poussée, moins enfantine, plus grave.
    Je n'oublie pas qu'il s'agit avant d'une série dédiée aux jeunes lecteurs, ce qui explique sans doute le côté « en surface » de ce premier tome. Malgré tout, Entre chiens et loups me paraît intéressant par bien des points, le premier étant la vive émotion qu'il fait ressentir à son lecteur. Cali parle de malaise et je suis assez d'accord avec le terme. le public visé a beau être jeune, Malorie Blackman n'hésite pas à lui proposer des scènes violentes. Impossible de ne pas être retourné par la haine qui s'écoule de ces pages, par l'horrible destin qui attend les deux amis fatalement séparés par leur environnement. Pourtant, au début, on a envie d'y croire. On se dit que cette amitié/amour à la Roméo et Juliette a toutes les chances de réussir parce que malgré leur couleur de peau différente, Sephy et Callum sont comme les doigts de la main… Mais non, la famille, les amis, l'entourage plus ou moins proche mettent des idées en tête, font douter (d'ailleurs, ai-je loupé l'information ou n‘avons-nous pas du tout d‘explication quant à la rupture nette et soudaine entre les deux familles, au début du livre ?)… et l'on assiste, complètement impuissants, à la rupture de cette belle relation. Impuissant, mal à l'aise, triste et même parfois dégoûté, le lecteur ne peut pas parcourir ce livre sans rien ressentir et c'est ce qui fait sa plus belle force, à mon avis. C'est aussi, je pense (en tout cas je le souhaite), ce qui permettra aux jeunes lecteurs de se poser des questions et de réfléchir au racisme et à tout ce qu'il implique.
    Ce premier tome d'Entre chiens et loups c'est aussi la rencontre avec deux jeunes adolescents qui, au fil des pages, vont grandir par la force des choses et vivre des aventures difficiles. de la préadolescente égoïste à la jeune étudiante en droit, Sephy fait un bond de géant. de son côté, Callum le discret et le pacifique s'adaptera à la violence de son environnement… et ne fera pas toujours les bons choix. Les deux adolescents, que l'on apprend « intimement » à connaître tout au long du récit (puisqu'on les suit tour à tour du point de vue internet) sont très attachants.
    Bien sûr, on peut regretter quelques facilités dans leur personnalité mais dans l'ensemble, je trouve qu'ils évoluent bien et de façon crédible. En revanche, plus d'une fois j'ai eu envie d'aller les secouer pour qu'ils évitent de dire ou au contraire, se forcent à dire certaines choses qui ont un impact considérable sur la suite des évènements… Têtus et orgueilleux, ils auraient pu, plus d'une fois, arranger les choses simplement. Et c'est tellement bête (et agaçant) pour le lecteur quand les personnages en arrivent à des situations extrêmes juste parce qu'ils n'ont pas fait/dit ce qu'il fallait au bon moment… c'est tellement frustrant !
    Les personnages secondaires sont essentiellement les membres des deux familles et on peut dire que Sephy et Callum ne sont pas gâtés. Entre une mère alcoolique, un père totalement absent (premier ministre) et une sœur qui ne comprend rien pour notre héroïne et des parents qui ne s'entendent plus, une sœur aînée ayant perdu la raison suite à un incident malheureux (que l'on découvre dans le courant de l'histoire) et un frère à l'esprit étriqué et trop extrême pour notre héros… Noir ou Blanc, riche ou pauvre, les deux adolescents ont une vie très difficile.
    Encore une fois, le lecteur ne peut s'empêcher de se dire que si les humains étaient moins bornés dans leurs convictions (souvent stupides) et plus tolérants, tout ce gâchis pourrait être évité. Plusieurs scènes m'ont d'ailleurs profondément révoltée : au self, en classe, lors de l'enterrement de vous savez qui (pour ceux et celles qui ont lu ce premier tome)… je ne comprends pas qu'on puisse arriver à un tel niveau de haine surtout lorsque celle-ci est induite par l'habitude, par la pensée générale parce que l'individu ne sait pas réfléchir par lui-même.
    Vous l'aurez compris, plus d'une fois j'ai eu envie d'entrer dans ce premier tome pour traiter tous les personnages d'imbéciles et pour tenter de leur ouvrir les yeux. La preuve que cet ouvrage, malgré quelques défauts (un contexte trop peu exploité, trop de dialogues au détriment des descriptions ce qui ne permet pas de visualiser un décor précis et donc laisse les scènes dans un certain flou…), n'oublie pas de nous faire réagir et surtout de nous faire ressentir quelque chose d'assez fort (même si le sentiment n'est pas très agréable). C'est ce que je préfère quand je lis : ressentir quelque chose ; parce que de lecture agréable, le texte se transforme en lecture marquante…
    J'ai donc envie de vous conseiller la lecture de ce premier tome à vous (jeunes) adultes et pourquoi pas, de le faire découvrir aux adolescents qui vous entourent.

    Lien : http://bazardelalitterature.com/2014/03/08/entre-chiens-et-loups-tom..
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    • Livres 5.00/5
    Par Yumiko, le 27 mai 2012

    Yumiko
    Je ne sais pas si je vais réussir à parler correctement de ce livre. Un tel coup de coeur, une telle claque est dure à transmettre avec de simples mots, tous me paraissent tellement désuets et fades. Ce livre doit se trouver dans la bibliothèque de tous les lecteurs tellement il est unique et puissant.
    Sephy et Callum se connaissent depuis l'enfance, une amitié très forte les unit. Malheureusement, cette dernière est entravée par un fossé infranchissable: Sephy est Prima et fille de ministre, Callum est Nihil et pauvre. Ils vont découvrir à quel point cette différence est un mur dans leur relation et tous les deux devront grandir et ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure car aucune épreuve ne leur est épargnée.
    Sephy m'a beaucoup touchée de par son innocence et sa « naïveté ». Elle voit Callum comme son meilleur ami avant tout, avant sa classe, avant de le voir comme un Nihil. Cette problématique Prima-Nihil n'a pas d'importance pour elle et elle ne comprend pourquoi les gens mettent tant en avant cette différence. Elle va devoir regarder ce qui se passe autour d'elle et accepter la réalité pour mener son combat contre la débilité de ce racisme sans fondement. Surtout que sa vie est loin d'être aussi rose et simple que le croient les autres. Ses parents se déchirent, sa mère boit et sa relation avec sa soeur n'est pas au beau fixe. Son évolution est prenante et nous fait ressentir d'énormes émotions. J'ai été touchée par cette jeune fille.
    Callum vit de l'autre côté du décor. Sa famille pauvre et Nihil survit du mieux qu'elle peut, mais accumule les mésaventures et les problèmes. Sa soeur qui vit dans son monde imaginaire depuis un accident qui l'a traumatisée (la vérité le concernant est plus qu'intenable) et son frère appartient à la Milice qui lutte (de manière plus ou moins noble) pour faire entendre sa voix contre les Primas. Callum va plonger en enfer quand il entrera dans une école pour Prima, celle où étudie Sephy. Dès lors il découvrira la vraie dureté de la vie et réagira du mieux qu'il peut pour sauver sa peau et celle de sa bien-aimée. Mais la réalité du monde dans lequel il vit sera bien difficile à digérer pour lui. Il m'a beaucoup touché car quelque soient les obstacles, il reste lui-même et se bat avec ses convictions et ses espoirs. Son amour pour Sephy envers et contre tous est prenant et on ne désire qu'une chose: abattre tous les murs pour qu'ils soient ensemble et libre de tout jugement.
    Le lecteur passe par toutes les émotions durant cette lecture. J'ai rarement été autant bouleversée, choquée; j'ai pleuré, ri, frémi, angoissé… Je suis ressortie complètement vidée de ce livre. Franchement lisez-le! L'auteur nous parle avec des mots justes du racisme, sans détour, sans enjolivure, juste de manière simple et réaliste. Tellement réaliste qu'il nous fait réfléchir tout du long sur notre propre comportement et nous attitudes vis-à-vis des autres. Personne ne peut rester insensible face à un tel chef-d'oeuvre.
    Je vais me répéter une fois de plus mais: LISEZ-LE! Vous devez absolument le découvrir et faire la connaissance de Callum et Sephy. J'ai très envie de lire les autres tomes pour plonger davantage dans cet univers et retrouve le style sublime de l'auteur.
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    • Livres 5.00/5
    Par basileusa, le 02 mai 2014

    basileusa
    Dans un monde où les noirs sont au pouvoir (les primas) et les blancs dominés( les nihils) , Sephy ,une prima et Callum ,un nihil sont amis. Une amitié qu'il va être de plus en plus difficile à tenir car la société essaie de les séparer alors que leur sentiment grandit.
    Au début je pensais à une histoire un peu gentillette mais ce livre 'est révélé très riche et certaines scènes sont assez dures et révoltantes . le fait que les noirs soient riches et puissants est plutôt original ,on a tellement l'habitude du contraire,dans les livres ou dans l'histoire de l'humanité qu'il faut parfois faire un effort pour se rappeler que Séphy la privilégiée est noire et que Callum ,qui vit dans des conditions assez précaires est blanc.
    En tout cas le lecteur n'est pas épargné ,la fin est vraiment poignante et les différences et les humiliations vécues par les blancs sont insupportables.
    Un excellent premier tome ! J'ai hâte maintenant de lire la suite en espérant qu'elle sera aussi bonne.
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Critiques presse (3)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Pour : La société dans laquelle vivent Callum et Sephy est partagée entre les Primas, hommes à la peau noire qui dominent, et les Nihils, individus blancs qui se voient traités en esclaves. Callum est un Nihil ; Sephy une Prima, fille de ministre. Ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Un amour naît entre les deux adolescents mais ils parviennent difficilement à préserver leur histoire au milieu de la haine qui sépare leurs deux clans. C’est bien évidemment le thème du racisme qui prédomine dans ce roman original construit autour d’une trame classique, celle de Roméo et Juliette. Le lecteur découvre les conséquences démesurées de ce rejet, ce qui le porte à réfléchir sur la situation actuelle dans notre propre société. Les sentiments des personnages sont purs, sincères et forts, parfois très douloureux. Le premier volet de cette trilogie est un récit à double voix, entre Sephy et Callum. L’auteur est parvenu à renouveler son style d’écriture pour chacun des tomes suivants, le lecteur est ainsi constamment surpris ! L’ensemble est crédible, juste et captivant. ? Maryon Wable-Ramos
  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Contre : Si le thème est attirant, le lecteur peut éprouver quelques difficultés à se situer chronologiquement : cette société où les Noirs exploitent les Blancs et mettent en place une véritable ségrégation fait penser à l’Afrique du Sud. Mais ce qui s’est passé là-bas est-il si connu des jeunes ? Les questions de société (rapports adolescents, terrorisme) situent l’histoire dans les années 2000 et le pays évoqué fait penser aux Etats-Unis. Théoriquement, c’est l’apanage de la fiction que d’offrir la possibilité de ne pas donner de repères historiques et géographiques Mais ici, l’ancrage dans un présent fantasmé peine à convaincre. Il aurait été plus intéressant de privilégier un récit d’anticipation… Est-ce parce que la trilogie est difficilement classable dans un genre ? Estce le battage commercial ? Est-ce parce que ces romans évoquent parfois maladroitement des questions censées faire réfléchir le lecteur ? Toujours est-il qu’ils ne m’ont pas convaincue. Mais il faut leur reconnaître l’intérêt d’avoir suscité le débat, au moins parmi les médiateurs. Comme ils ont été sélectionnés pour les Prix des Incorruptibles, catégorie 3e/2nde, on aura dans quelques mois le verdict d’un jury adolescent ! ? Laurence Guillaume
  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Contre : Entre chiens et loups fait alterner la parole des deux jeunes gens. Le suspense est bien mené, jusqu’à une fin peu crédible. De fait, on déplore que cette fiction politique bien amorcée prenne vite une tournure caricaturale… Ce n’est pas parce que le récit s’adresse aux adolescents que l’auteur peut user de grosses ficelles ! Le bandeau accrocheur de l’éditeur survend un livre décevant. ? Cécile Robin-Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par Lefso, le 17 novembre 2011

    Je ne sais pas combien de temps je suis resté sur la plage. J’ai vu le soleil disparaître derrière la ligne d’horizon. La nuit est tombée. Pourquoi ma vie était-elle soudain devenue si compliquée ? L’an dernier, je ne rêvais que d’une chose : être admis au collège de Sephy. J’ai passé du temps à réviser, à travailler. Et je n’ai pas pensé à ce qui se passerait une fois que j’y serais. Je n’avais pas réalisé que je serais aussi … indésirable. Et à quoi ça servirait, de toute façon ? Suivre ces cours ne m’ouvrait aucune possibilité d’obtenir un travail intéressant. Les Primas ne m’emploieraient que pour des fonctions subalternes. Alors pourquoi est-ce que je me donnais tant de mal ?
    J’avais envie d’apprendre. Un gouffre au fond de moi demandait à être nourri de savoir, de mots, d’idées … comment pourrais-je être heureux à présent si je n’ai plus accès à toute cette masse de connaissances ?
    J’essayais de toutes mes forces de comprendre pourquoi le monde fonctionnait de cette manière. On prétendait que les Primas étaient plus proches de Dieu. C’est ce qu’affirmait le livre sacré. Le fils de Dieu avait la peau noire comme eux. Les mêmes yeux qu’eux, les mêmes cheveux qu’eux. C’est ce qu’affirmait le livre sacré. Le livre sacré affirmait tant de choses. Il demandait aux êtres humains d’ « aimer leur prochain » et de « ne pas faire aux autres ce que l’on ne voulait pas qu’ils nous fassent ». Est-ce que le message le plus important du livre sacré n’était pas « vivre et laisser vivre » ? Alors comment les Primas pouvaient-ils se prétendre élus de Dieu et nous traiter de cette façon ? C’est vrai, l’esclavage n’existait plus, mais Papa disait que seul le mot avait disparu. Papa ne croyait pas aux paroles du livre sacré. Maman non plus. Ils disaient que ce livre avait été écrit et traduit par des Primas et qu’ils l’avaient modifié à leur avantage. Mais comment modifier la vérité ?
    Nihil. Même le mot était négatif. Nihil. Néant. Négation. Néant. Ce n’est pas nous qui nous étions choisi ce nom. Pourquoi nous l’avoir octroyé ?
    – Je ne comprends pas …
    Les mots sont sortis de ma bouche et se sont envolés vers le ciel.
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  • Par MrsDarcy, le 01 novembre 2010

    -Je peux t'embrasser?
    Mon sourire s'est effacé.J'ai froncé les sourcils
    -Quoi?
    -Est-ce que je peux t'embrasser?
    -Pourquoi?
    -Pour voir ce que ça fait,a répliqué Callum.
    Berk!double Berk!Mon nez s'est plissé malgré moi.S'embrasser?Pourquoi est-ce que mon meilleur ami avait tout à coup envie d'un truc aussi....débile?
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  • Par bykiss, le 13 mars 2012

    - Que se passerait-il si les Blancs avaient le pouvoir à votre place ?
    Mon ami hoche la tête.
    - Je n'y ai jamais réfléchi.
    Je soupire.
    - Moi si. Souvent. J'ai rêvé de vivre dans un monde sans discrimination, sans préjugés, où la police serait juste, la justice équitable, le système égalitaire...
    - Eh bien ! C'est une thèse ou un conte de fées ? demande Jack sèchement.
    - Comme je te l'ai dit, j'y ai souvent pensé.
    - Je ne crois pas en cette société dont tu parles, Callum. Les gens sont ce qu'ils sont. Que ce soit les Primas ou les Nihils qui dirigent le monde, il ne changera pas.
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  • Par Kaitleen, le 02 août 2014

    Cette histoire m'a brisé le coeur

    Au début, j'ai pris le livre parce que le titre m'a accroché. Ensuite, je l'ai ouvert parce que le résumé m'a intrigué. J'ai lu la première page, et je n'ai pas pu m'arrêter. Je l'ai lu d'une traite, absorbée par l'histoire. Ca avait l'air au début d'être une passionante histoire d'amour, et ça s'est révélé être une horrible histoire d'amour, pleine de haine, de coups bas, d'évènements tragiques qui m'a plongé dans un état second en le refermant. Jamais un livre ne m'a autant marqué. Il y en a eu pourtant.

    Un monde où le racisme est de rigueur, où l'intolérance, la barbarie, un monde de guerres impitoyables, un monde où on écrase l'être humain. Un monde dangereux pour les Blancs. Callum est blanc, et en plus, fils d'un rebelle. Sephy est noire, et fils d'un ministre. Rien ne les unit, en apparence, à part peut-être l'amour. L'amour naissant, l'amour puissant qui veut affronter toutes les injustices du monde dans lequel ils vivent. J'y croyais, j'y croyais jusqu'au bout. Ce n'était qu'un livre. Dans les livres, l'amour, l'humanité triomphe toujours. Mais ce n'est pas un livre. C'est la réalité. La fin m'a déchiré en deux, littéralement. Je ne voulais toujours pas y croire jusqu'à lire le tome 2 de la saga. L'auteur a su décrire avec une exactitude consternante les sentiments humains, parce que même si ça finit mal dans un livre, le personnage l'accepte. Mais Callum est humain, et il ne l'accepte pas. Il supplie, il supplie jusqu'au bout. Et j'ai pleuré pour lui, pour ce qu'il lui est arrivé. Et pour Sephy. Sephy qui ne sait pas comment réagir face à la violence du monde. Sephy qui l'aime envers et contre tout.

    Ce livre m'a donné une véritable claque. Une claque monumentale, pour l'histoire tragique, mais aussi pour les réalités qu'il rappelle. Le racisme. Certes, inversé, mais qui finit par devenir presque normal dans nos esprits. On ne s'imagine pas que la situation pourrait s'inverser, que les noirs pourraient dominer les blancs un jour, et c'est pourtant ce qu'il se passe ici.

    Je le conseille vivement à TOUT LE MONDE ! Une magnifique histoire qui m'a fait versé des larmes de tristesse et de colère. Sortez les mouchoirs !
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  • Par mathilde08, le 15 mai 2011

    -Au revoir Cal !
    Des prisonniers crient sur mon passage. J'ai envie de me tourner vers eux, d'observer leur visage, mais ça me prendrait trop de temps. Et le temps est ce qui me manque le plus. Je garde les yeux fixés devant moi. Au bout du couloir, une porte à deux battants est ouverte. C'est une journée idéale.

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