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ISBN : 2749931266
Éditeur : Michel Lafon (13/04/2017)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner toutes les maladies : les transférer aux criminels, dont la quasi-totalité vient des ghettos, maintenus au ban d’une société qui touche à la perfection.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À 16 ans, elle est la fille chérie d’un politique qui se voit déjà Premier ministre d’Angleterre. Atteinte d’un simple rhume, au plus grand dégoût de son entourage, elle doit subir son premier transfert. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PapillonVoyageur
25 avril 2017
Transférés est un roman qui me fait de l'oeil depuis l'annonce de sa sortie. Il est l'un des ouvrages de la maison d'édition que j'attendais avec impatience (et on se doute que les autres sont Inaccessibles, tome 1 et Zodiaque, tome 3). Il s'avère que ce roman dystopique est une belle découverte. Ma seule déception est qu'il soit trop court ! Je remercie sincèrement les éditions Michel Lafon pour leur confiance. J'ai passé un très beau moment en compagnie de Caprices de Xiou.
Le roman se déroule dans un futur proche, là où la moindre maladie est transférée aux criminels. Vous avez un petit rhume ? Pas de soucis ! Vous allez à l'hôpital et le transfert vous libérera de ces affreux microbes... pour les refiler à un(e) délinquant(e) ! Talia, dont le père se présente aux élections présidentielles de Londres, trouve ça tout à fait banal jusqu'au jour où elle sauve la vie d'une petite fille et qu'elle rencontre Galien. Sa vision du monde et des places définies vont changer radicalement.
L'intrigue du roman m'a directement happée ; il est difficile de s'en défaire. La mise en situation est rapide, claire et concise. L'héroïne raconte l'histoire selon son point de vue, ce qui est subjectif, mais on ne peut s'empêcher d'être intrigués. Un transfert de maladies ? C'est tordu, très tordu ! Et pourtant, je suis sûre, certains y ont déjà pensé. Qui nous dit que ça n'existera pas un jour ? C'est tellement détraqué que ça le pourrait, surtout quand on voit que Trump est au pouvoir aux USA (petite blagounette bien nulle, même si j'avoue que ça m'effraie). Bref, ce roman évoque une totale injustice implicitement et on a l'impression que dans le livre, tout le monde trouve ça normal. La maladie égale criminels, criminels égale pauvreté, pauvreté égale vies misérables, et vies misérables égale révolution. Une vraie dystopie de A à Z. On fait croire que tout va bien, que tout est parfait, mais derrière cette beauté artificielle, se cachent les déchets d'une société qui n'a rien d'une utopie. Nous faisons face, à nouveau, à la parole des riches contre celle des pauvres ; ce qui a toujours été le cas, on ne va pas se mentir. Cela dénonce bien la cruauté de l'Homme puisqu'il y a de l'argent et de la place sur Terre pour que tout le monde soit aisé. C'est juste qu'il existe et qu'il existera toujours des égoïstes. Ce roman donne vraiment une bonne leçon quant à notre société actuelle, il s'y rapproche d'une façon déstabilisante. de plus, il fait apparaître un côté politique appréciable, car pour beaucoup, c'est un sujet très important, bien que tabou. Dans ce cas-ci, c'est l'un des deux poumons de l'histoire, l'autre étant la problématique des Transferts. C'est comme si l'Homme déjouait quelque chose de bon au départ, car ça soigne les gens, pour en faire quelque chose d'offensif... le schéma habituel, quoi.
Durant ma lecture, j'ai remarqué plus d'une fois qu'elle était addictive. En effet, j'avais lu la première moitié (qui était le palier de la lecture commune) d'une traite. Si, par la suite, je ne m'étais pas interrompue pour diverses raisons, j'aurais pu carrément le finir d'un coup sec. C'est vraiment très prenant. L'auteure a l'art de nous empêtrer dans des situations rocambolesques aux côtés de Talia, de nous faire frissonner, rendre curieux, attentifs, tristes, dégoûtés... C'est un ascenseur émotionnel. Juste une seule déception : la rapidité. le roman est presque parfait, si ce n'est qu'il aurait pu être davantage développé et approfondi. Dans le cas présent, il est court, alors que la belle plume de l'auteure aurait suffi à élargir l'univers. Pas le perdurer pour le plaisir, mais au moins pour que je puisse me sentir plus fusionnelle avec l'ambiance, les lieux, les personnages... Peut-être un peu plus de descriptions ? D'émotions ? Je ne sais pas dire ce qui manquait. Mais quelque chose n'était pas au rendez-vous... Malgré tout, je peux vous dire que c'est un livre très bien écrit qui mérite d'être lu !
Ce que j'ai vraiment adoré, c'est l'évolution de Talia. Depuis le début, elle est gentille, douce, mais maladroite. Elle n'est pas mauvaise du tout, bien que même en faisant de son mieux, elle commet quelques gaffes. C'est beau car elle s'en rend compte d'elle-même, elle affirme avoir mal agi quand il le faut, et continue de faire ce qu'elle peut. Elle se remet en question. Son père, qu'elle adore plus que tout au monde, elle le remet en question aussi. La scène du sauvetage, puis sa rencontre avec Galien, vont changer sa manière de penser. Elle sera plus sensible aux gens, plus attentive. Les défauts de la société lui apparaîtront comme une évidence, et elle ne pourra plus les ignorer. Talia devient une femme au fur et à mesure de cette lecture. À la fin, elle sait ce qu'elle veut et se battra au péril de sa vie pour ça. Sa détermination et son envie de sauver le monde, malgré ses défauts, font d'elle un personnage explosif. Alors, même si elle fait souffler à certains moments, elle reste une bonne héroïne que j'aime bien ! Concernant Galien, je me rappelle avoir dit à Caprices de Xiou : « C'est original, il est noir, et une sorte de romance s'installe. On voit rarement des gens de couleur, donc ça change ! ». Bon après, ça dépend ce qu'on lit, mais soit. Ma chère et tendre amie m'a répondu quelque chose qui m'a fait fort réfléchir : « Ouaip, il est noir ET criminel. Ce n'est pas très original, ça par contre, c'est même cliché ! ». Ah ouais, vu comme ça... Elle n'a pas tort ! Et c'est bien que j'ai pu en discuter avec elle, car j'ai vu les choses sous un autre angle. Donc, oui, le fait d'utiliser un personnage de couleur est original. Non, la façon dont il est présenté ne l'est malheureusement pas. Néanmoins, comme je disais, j'ai bien aimé la romance qui se crée. le père de Talia est un personnage que l'on arrive pas à détester, bien qu'il soit fermé d'esprit. Une expérience de sa vie traumatisante le rend à ce point aveugle et désespéré, ce qui me fait de la peine. Il serait difficile de lui faire mal sans ressentir le moindre remord... La complicité qu'il nourrit avec sa fille, Talia, est vraiment belle. En ce qui concerne les autres personnages, je n'ai pas d'avis très précis sur eux. Comme je disais, le roman est court, je n'ai pas réussi à me faire une opinion sur tout le monde !
Le final du livre est chouette, mais étrange. Sachant que c'est un one-shot, je crois, ce genre de conclusion m'a abasourdie On dirait le cliffhanger d'un épisode de série ! Moi qui adore les fins ouvertes, je suis servie. Mais frustrée ! J'avais besoin de plus que ça, c'est dommage... Cela s'est terminé trop vite pour ma part. Néanmoins, le dénouement reste bon ; logique mais idéalisé. En tournant la dernière page, on se dit que l'auteure a quand même bien fait d'écrire cet ouvrage. Il fait passer de beaux messages d'amour, paternel et autre, d'amitié, de politique et d'idées dites ingénieuses. Il nous met face à un miroir qui reflète notre humanité actuelle.
Grosso modo, Transférés est un bon roman dystopique young adult de science-fiction comme je les aime, écrit avec fluidité. de sa politique presque identique à notre quotidien actuel, des leçons en ressortent, attisant notre réflexion au maximum. Les personnages principaux sont profonds et attachants, obligés de survivre dans un monde régit par la loi du plus riche et du plus vicieux. Les vrais criminels ne se cachent peut-être pas là où on le croit...
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Elyza
25 avril 2017
Ayant envie de lire une dystopie, je me suis plongée dans la lecture du petit nouveau des éditions Michel Lafon: Transférés qui nous avait été présenté à Montreuil lors du petit déjeuner des blogueurs. La couverture ne me plaisait pas en revanche, je suis restée scotchée sur le résumé qui nous promettait de belles choses!

Dans ce nouvel univers, les riches se débarassent de leurs maladies (des plus bénignes aux plus graves) en les transférant grâce à un protocole médical aux criminels. Talia est une adolescente dont le père politicien pourrait bien devenir le nouveau premier ministre d'Angleterre à l'approche des élections. Son père étant un fervent partisan des transferts, Talia a grandi sans trop se poser de questions, ne se préocuppant ni des déviances, ni des injustices.

Le jour où, enrhumée, elle se rend à l'hôpital pour subir son premier transfert, elle assiste à une scène annonciatrice de violence et passe pour la première fois du rôle de spectatrice à celui d'actrice en venant en aide à une petite fille en danger sans prendre conscience que son geste va irrémédiablement changer sa vision de la vie.

J'ai commencé par éprouver un peu de joie à l'idée de lire une dystopie possédant un thème original et qui n'avait pas je crois, encore été exploité. C'est que les dystopies, à force d'en lire se ressemblent tellement qu'elles en deviennent interchangeables si ce n'est le style d'écriture de leurs auteurs.

Outre l'injustice liée au fait que les riches ont le droit d'être en bonne santé tandis que les ciminels on s'en fiche un peu, l'aspect politique est vraiment très ancré dans le récit. Chaque début de chapitre nous renseigne sur l'approche des élections sous forme de compte à rebours et l'auteure parvient parfaitement à restituter la frénésie liée aux élections avec les interviews, les meetings, la préparation avec les conseillers, les multiples rendez-vous, la peur du scandale. Sans toutefois réussir à me passionner, c'est un élément du récit qui a su m'intéresser et qui trouve d'ailleurs un écho certain à l'approche du second tour des élections présidentielles.

Malheureusement pour moi, les points positifs s'arrêtent là. J'ai en effet trouvé ce récit bourré de défauts à commencer par la trame classique au possible et dont les quelques retournements de situation n'ont pas suffit à m'enthousiasmer. La fin de l'histoire semblait écrite dès le début et je me suis globalement ennuyée pendant ma lecture à cause de problèmes de rythme récurrents.

Autre point négatif, LE GROS cliché de l'histoire. Mon Dieu! Donc pour l'auteure, les riches et les puissants sont toujours blancs et les criminels ont toujours la peau foncée voire noire. Super! J'ai trouvé qu'elle insistait en effet un peu trop sur la couleur de peau de ses personnages donc comment ne pas noter ce stéréotype idiot?

Talia reste une héroine attachante qui évolue énormément en l'espace de quelques jours et sa force de caractère m'a souvent bluffé. Elle tente de se battre pour défendre ses nouveaux idéaux ce qui est particulièrement délicat dans sa position de fille de candidat aux élections. Pourtant, elle ne baisse jamais les bras et même si elle souffre de la distance qui se creuse, insidieuse, entre son père et elle, elle saura aller au bout de ses idées.

En résumé, cette histoire aurait pu être excellente d'autant qu'elle pousse à la réflexion tout en dénoncant des injustices réelles comme le fait que les riches ont accès à la santé contrairement aux plus pauvres. Toutefois, le style d'écriture m'a semblé plutôt maladroit et le récit a souffert de cruels manques de rythme ce qui ne pardonne pas dans un livre aussi court (250 pages) ce qui fait que j'attribue à cette histoire la note de 2.5/5.
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Cammy
11 avril 2017
Je suis toujours curieuse à l'idée de commencer une nouvelle dystopie et de découvrir quelle société à priori utopique a été inventée... Ici, les scientifiques ont découvert comment transférer une maladie à quelqu'un d'autre. Si l'on attrape quelque chose, un rhume, une grippe, la rougeole, il suffit de nous rendre dans un centre de transfert pour que notre maladie soit transférée à quelqu'un d'autre. A qui me dites vous ? Et bien aux criminels ! Ces derniers ne sont plus envoyés en prison mais sont condamnés à des maladies plus ou moins malignes en fonction de leurs infractions. Cela peut aller d'un simple rhume à une maladie mortelle comme la méningite qui oblige le patient criminel à être placé en quarantaine.
C'est dans ce monde de riches personnes en bonnes santé que vit Talia. Elle est d'ailleurs la fille du candidat au poste de premier ministre qui veut durcir encore les lois envers les criminels afin de rendre le pays le plus sûr possible.
Mais le jour où Talia va être atteinte d'une grippe et qu'elle va se rendre au centre de transfert, elle va y faire des rencontres qui vont changer sa vision du monde.
Cette idée de guérison par transfert est une idée excellente ! Pour ceux qui en bénéficient, voir une personne renifler ou se moucher est une exception qui les dégoutte au plus au point. Mais du coté du Barbican, où habitent ceux qui n'ont plus de travail, qui ont un casier judiciaire... la maladie est leur quotidien. Et pas seulement à cause des transferts, comme les médicaments ne sont plus utilisés, les microbes et les virus se propagent dans tous les sens.
Talia va y ouvrir les yeux, elle va se rendre compte que malgré tout ce que peut dire son père, tous les habitants de ce quartier défavorisé ne sont pas tous des voyous, qu'ils sont complètement laissés pour compte et qu'ils n'ont aucun moyen de s'en sortir.
J'ai aimé beaucoup aimé Talia qui même si elle est parfois impulsive, a une vraie volonté de s'élargir l'esprit et d'aider les autres. Enfin, d'aider ceux qu'elle a malencontreusement mis dans la panade.
Il y a un vrai suspense qui fait que j'avais envie d'en lire encore un chapitre, encore un chapitre ! D'ailleurs, le rythme est très rapide et chaque chapitre commence par le décompte jusqu'à l'élection qui fera de son père le prochain chef du gouvernement, ou pas...
L'héroïne est attachante et intelligente et j'ai adoré Galien et Tig. Lui fait ce qu'il peut pour rendre la vie des habitants du barbican meilleure et elle est celle qui a touchée Talia en plein coeur.

Bilan
Transférés est une très bonne dystopie aux personnages forts, qui savent se remettre en question, qui veulent un monde plus juste. Talia se retrouve confrontée entre ce qu'elle découvre du monde extérieur et le soutien qu'elle apporte à son père depuis toujours.
C'est un joli parallèle avec la manière dont les gouvernements actuels laissent un peu pour compte certains territoires de la société.
Je crois que je n'ai rien reprocher à ce livre. Je trouve que c'est une vraie réussite, surtout si on tient compte du fait que c'est le premier roman de l'auteure.
Je ne sais pas si l'auteure à l'intention d'écrire une suite ou non mais si cette histoire se suffit à elle-même, j'aimerais beaucoup retrouver Galien et Talia dans une suite !!
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BOOKSANDRAP
06 avril 2017
> https://booksandrap.wordpress.com/2017/04/06/transferes-kate-blair/

Je vais vraiment avoir du mal à écrire mon avis sur ce livre. Cela fait déjà quelques minutes que je cherche quoi vous dire et que j'essaye de trouver les mots juste pour vous faire comprendre pourquoi je n'ai pas apprécié et pourquoi je suis si déçue.
J'ai été tout de suite intéréssé par le résumé. J'aime beaucoup les univers dystopiques et celui-ci me tentait pas mal surtout car il m'avait l'air de sortir un peu des sentiers battus. Vous connaissez tous le principe des dystopies, un univers fictionnel où règne une société qui dirige et contrôle tout et le monde, une héroïne qui cherche à briser ses chaînes etc.. Rien de nouveau sous le soleil.. Et c'est là qu'entre en scène « Transférés ». En lisant le résumé, je pensais avoir trouvé une univers qui changeait un peu de ce qu'on avait l'habitude de voir. Et malheureusement je n'ai pas été bluffée par ce que l'auteur nous propose.

Ce qui m'a tout de suite plu et qui m'a fortement intriguée c'est le thème de cette dystopie. Nombreux sont les livres sur le marché qui mettent en scène ce genre d'histoire, mais minimes sont celles qui sortent un peu de l'ordinaire. Quand j'ai lu le speech, j'ai trouvé le concept très original et vraiment innovant. Pour une fois ça change ! On retrouve les codes d'une dystopie normale, mais ici un thème prédomine, c'est la maladie. Et j'ai trouvé ça hyper intéressant. On nous explique qu'un simple rhume peut prendre une ampleur énorme, que ceux qui sont tombent malade se sont transférés leur microbes à des criminels qui purgent leur peine de cette manière. L'idée de départ est vraiment bonne, mais là où ça coince à mon sens c'est dans la construction de l'histoire qui à été faite toute auteur. Pour moi ce n'est pas assez développé.
J'aurais aimé être plongé dans cet univers en en sachant davantage. On est complètement parachuté dans le livre, on suit directement Talia, sans qu'on nous est un peu présenté plus en profondeur l'univers. J'aurais aimé en savoir davantage, j'aurais aimé savoir comment ce système de transferts à été mis en place etc.. C'était assez déstabilisant et je dois dire que ça m'a manqué de ne pas avoir plus d'informations.

Mis à part le fait que l'univers ne soit pas assez approfondi à mon gout, c'est surtout l'histoire qui fait que c'est une grosse déception pour moi.
Je m'attendais à tellement plus poussé. Je pensais qu'il allait se passer mille et une choses, qu'on allait apprendre des secrets fracassants, que j'allais être prise entre deux feux, que j'allais avoir une bonne dose d'adrénaline et au final je n'ai rien ressenti de tout ça. Aucune pression, aucune urgence. J'ai trouvé l'intrigue assez banale : La petite gosse de riche trouve le système normal et respectable jusqu'à qu'elle rencontre LE garçon des bas fonds pauvre et révolté qui va lui faire ouvrir les yeux sur le vrai visage de la société actuelle et sur leur manière de vivre. S'ensuit une sorte de bataille qui n'en est pas vraiment une. Je ne sais pas je n'ai pas été convaincue et j'en suis la première déçue car c'est un bouquin qui avait selon moi un énorme potentiel avec cette idée de base de transférés les maladies, mais l'auteur, à pour moi, fait quelque chose de trop simple et de trop mou, alors que ça aurait pu être mille fois plus intense.

Je n'ai pas non plus réussi à m'attaché aux personnages. Certains ont un passé ou une vie difficile mais je n'ai pas réussi à me dire que je les aimais bien que ou que j'aurais du mal à les quitter. Je me suis sentie spectatrice et non actrice du roman, j'étais sans cesse en extérieur du roman sans vraiment être plongée dans l'histoire, je n'ai pas ressenti de sentiment particulier vis à vis de ce qu'ils vivaient. Bien que les personnages principaux soient très sympa et très butés, je ne me suis pas forcément accroché à eux.
J'ai trouvé également que les liens qui se tissent entre Talia et Galien sont beaucoup trop rapides. Ils se font confiance en très peu de temps alors qu'ils sont radicalement différent. Comment arrive-t-elle à faire confiance aussi vite a une personne qu'elle ne connaît que de vue ? J'ai trouvé cette alliance et cette amitié beaucoup trop rapide, c'était du coup peu crédible à mes yeux.


Ça reste une histoire divertissante, ce n'est pas du tout un mauvais livre, mais pour moi, il n'est pas à la hauteur de ce qu'on peut trouver aujourd'hui en matière de dystopie young-adult.
Je trouvais que ça mettais longtemps à se mettre en place alors que le livre n'est vraiment pas long. La plume est assez simple et à la portée de tous et ce qui est dommage c'est que j'ai trouvé que l'auteur passait beaucoup trop vite sur certains passages qui auraient pu être nettement plus creusés. Je me suis un peu ennuyé je dois bien l'avouer, je n'ai pas été emportée par l'intrigue alors que je m'attendais à adoré. J'ai quand même aimé tout le côté politique du roman, avec les élections du père etc…

La fin est quant à elle, plutôt sympa mais ça reste très ouvert, j'ai encore pleins de questions qui resteront sans réponses. J'ai quand même apprécié la note finale d'espoir même si pour moi ce ne sera pas une lecture qui me restera en tête bien longtemps, j'ai tout de même passé un agréable moment avec « Transférés ». Je ne peux pas vous dire de ne pas tenter car c'est simplement mon avis personnel et mes gouts, mais ce n'est pas une dystopie que je vous recommanderais en premier lieu. Ca reste une sympathique découverte, alors si vous voulez essayez lancez vous ! :)

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AliceNeverland
17 avril 2017
Voilà une histoire qui m'a immédiatement intriguée, surtout étant donné la société dans laquelle on vit de nos jours. En effet, qui ne souhaiterait pas trouver un « remède » miracle pour éradiquer toute maladie ? J'étais donc curieuse de voir la réflexion qu'en faisait l'auteur sur ce sujet à travers cette histoire fantastique.
Dans un monde futuriste, lorsqu'une personne tombe malade, son virus est immédiatement transféré aux criminels. C'est le moyen qu'ont trouvé les scientifiques pour éradiquer les maladies de la société, même les plus bénignes. Alors, quand Talia, fille d'un riche homme politique, doit se rendre dans un centre de transfert suite à un petit rhume, elle va se rendre compte de toute l'injustice de cette situation…
J'ai vraiment beaucoup aimé la façon dont l'auteur avait développé son idée de départ. En effet, cette solution, qui peut s'avérer idéale sur le papier, cache bien des déviances. Comment peut-on se permettre d'inoculer certains virus mortels à des personnes, certes criminelles, mais qui vont irrémédiablement en mourir ? Comment peut-on juger que la valeur de la vie d'une personne riche est plus importante que celle d'un habitant du ghetto ? Surtout que, en « contaminant » ces personnes pauvres, les virus ne sont pas pour autant éradiqués puisqu'ils se propagent auprès des habitants des bas-fonds. Alors, cette solution est-elle vraiment aussi parfaite ?
C'est là toute la réflexion que le lecteur se fait, mais à laquelle Talia va également avoir droit alors qu'elle sauve Tig, une fillette. Elle va ainsi ouvrir les yeux et j'ai beaucoup aimé la voir petit à petit changer de position sur la question, elle, la fille du possible futur gouverneur de la ville, qui va donc se rebeller contre la doctrine de son père. J'ai quand même eu beaucoup de mal avec le personnage de Talia, énervante au possible, surtout au départ, alors qu'elle est pleine d'a priori. Heureusement que cette dernière va vite revoir sa copie…
Pour l'intrigue, je reste malheureusement quelque peu sur ma faim. L'auteur part sur une excellente base et nous fait énormément réfléchir. Pour autant, je trouve que l'histoire possède de nombreux creux où le soufflé retombe ; le rythme redémarre puis s'arrête constamment. Et, même si j'avais envie d'en découvrir plus à chaque chapitre, je trouve dommage que l'auteur n'ait pas réussi à gérer le « rythme » de son récit, surtout que ce dernier est un one-shot d'à peine plus de 250 pages… de plus, à trop vouloir expliquer les actes de tout le monde, on en vient à se dire que personne n'est méchant. Résultat, j'avais du mal à saisir contre qui se battait vraiment Talia étant donné l'aspect poussif du « mal » dans cette histoire…
Pour conclure : la réflexion sociétale qu'apporte Transférés est vraiment excellente et pousse le lecteur à réfléchir sur la frontière entre le bien et le mal. Tout ne parait pas seulement blanc ou noir, et il y a une vraie vision manichéiste derrière cette histoire. de plus, l'évolution de Talia reste agréable à observer, même si j'étais assez sceptique sur son personnage au départ. C'est le manque de rythme qui pêche un peu et qui fait que, malgré un intérêt certain pour l'intrigue, j'ai trouvé que certains passages étaient vraiment creux et que l'auteur n'allait pas au fond des choses. Transférés reste une bonne lecture, même si j'en attendais bien plus…
Lien : https://aliceneverland.com/2..
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
BOOKSANDRAPBOOKSANDRAP05 avril 2017
- Désolée ! Je risque de te rendre malade.
Mais mon père se penche en avant et me serre très fort contre lui.
J'enfouis ma tête contre son épaule. J'espère que je n'étale pas de la morve sur son costume à rayures noires.
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