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ISBN : 2070323978
Éditeur : Gallimard

Note moyenne : 4.03/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Le secret de la littérature, la littérature comme exigence et comme sens et sa voie à venir se trouvent au centre de ces recherches.
Avec un savoir passionné et anxieux, il nous est parlé de Proust, d'Artaud, de Broch, de Musil, de Henry James, de Samuel Beckett, de Mallarmé, de plusieurs autres et même de celui qui sera, un jour, le dernier écrivain. Mais peut-être, plus que des auteurs et des livres, est-il question ici du mouvement d'où viennent tous les l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
JacobBenayoune
JacobBenayoune20 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
Si Blanchot dans "L'espace littéraire" a analysé minutieusement l'exigence de la création poétique, ici dans "Le livre à venir", il est question entre autres de l'art du roman. de grands écrivains sont à l'affiche: Broch et Musil (auteurs préférés de Kundera que j'ai rencontrés dans son livre "L'art du roman"), ainsi que Hesse, H. James et bien d'autres. Un livre d'une profondeur remarquable, avec l'écriture assez difficile de Blanchot. Un grand plaisir; mais comme tous les livres de cet auteur, cette oeuvre est à relire à l'infini, car inépuisable.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
CioranCioran07 septembre 2015
Quand nous lisons ces pages, nous apprenons ce que nous ne parvenons pas à savoir : que le fait de penser ne peut être que bouleversant : que ce qui est à penser est dans la pensée ce qui se détourne d'elle et s'épuise inépuisablement en elle ; que souffrir et penser sont liés d'une manière secrète, car si la souffrance, quand elle devient extrême, est telle qu'elle détruit le pouvoir de souffrir, détruisant toujours en avant d'elle-même, dans le temps, le temps où elle pourrait être ressaisie et achevée comme souffrance, il en est peut-être de même de la pensée. Étranges rapports. Est-ce que l'extrême pensée et l'extrême souffrance ouvriraient le même horizon ? Est-ce que souffrir serait, finalement, penser ?
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CioranCioran27 septembre 2015
L'idéal de Broch serait de pouvoir exprimer, à la fois et comme en une seule phrase, tous les mouvement opposés, de les maintenir dans leur opposition tout en les ouvrant à l'unité (...) épuiser le monde, voudrait passer par tous les niveaux de l'expérience, voudrait unir chaque fois tout ce qui se heurte, cruauté et bonté, vie et mort, instant et éternité, mais ne réussit pas à finir, car le renversement perpétuel du pour au contre, l'effort pour ne pas trahir les pulsations incessantes, le sourd travail des mots contre les formes prématurément achevées, l'engagent dans des répétitions infinies et des amplifications que l'usage privilégié des substantifs rend encore plus massives.
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CioranCioran04 septembre 2015
C'est là un rapport très délicat, sans doute une sorte d'extravagance, mais elle est la loi secrète du récit. Le récit est mouvement vers un point, non seulement inconnu, ignoré, étranger, mais tel qu'il ne semble avoir, par avance et en dehors de ce mouvement, aucune sorte de réalité, si impérieux cependant que c'est de lui seul que le récit tire son attrait, de telle manière qu'il ne peut même "commencer" avant de l'avoir atteint, mais cependant c'est seulement le récit et le mouvement imprévisible du récit qui fournissent l'espace où le point devient réel, puissant et attirant.
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JacobBenayouneJacobBenayoune20 octobre 2013
Mais peut-être faut-il le rappeler: la lecture est un bonheur qui demande plus d'innocence et de liberté que de considération. Une lecture tourmentée, scrupuleuse, une lecture qui se célèbre comme les rites d'une cérémonie sacrée, pose par avance sur les livres les sceaux du respect qui le ferment lourdement. Le livre n'est pas fait pour être respecté et «le plus sublime chef-d'œuvre» trouve toujours dans le lecteur le plus humble la mesure juste qui le rend égal à lui-même. Mais, naturellement, la facilité de la lecture n'est pas elle-même d'un accès facile. La promptitude du livre à s'ouvrir et l'apparence qu'il garde d'être toujours disponible — lui qui n'est jamais là — ne signifie pas qu'il soit à notre disposition, signifie plutôt l'exigence de notre complète disponibilité.
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CioranCioran07 octobre 2015
Dans ces trois cas, le poème est la profondeur ouverte sur l'expérience qui le rend possible, l'étrange mouvement qui va de l'oeuvre vers l'origine de l'oeuvre, l'oeuvre elle-même devenue la recherche inquiète et infinie de sa source.
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