Classer par:      
Date
   
Les plus appréciées
Allemagne, 1938, un asile psychiatrique près de Cologne. Le narrateur, un ancien journaliste qui ignore sa propre folie, se croit envoyé dans un asile psychiatrique pour écrire un article sur ceux qu'il ne pense pas être comme lui. Mais au soir de son premier jour, personne ne vient le chercher...
...
Suite : Cliquez sur le lien ci-dessous !!!
Lien : http://bibliotheca.skynetblogs.be/post/7656517/ils-ne-sont-pas-comme..
J'ai été très surprise en découvrant ce petit livre, pas plus grand qu'un fasicule à la couverture pour le moins étonnante. L'illustration donne un aspect vieilli et les personnages représentés donnent le ton... En effet, j'ai d'abord feuilleté le livre et regardé les pages illustrées. Je dois reconnaître qu'elles m'ont vraiment mise mal à l'aise : il s'agit de montages avec en arrière plan de vraies photos anciennes sur lesquelles viennent se greffer d'étranges personnages. Leurs têtes donnent l'impression d'être démesurées par rapport à un corps qui ne semble pas assorti. Une drôle de sensation vraiment, à la vue de ces graphismes, je vous en laisse juges...
Et puis, en abordant le texte, on comprend car celui-ci met lui aussi mal à l'aise... La folie est reflétée dans le texte même, qui joue avec les points de vue des personnages, sous forme de dialogues qui donnent parfois la sensation que les personnages s'adressent directement au lecteur, témoin impuissant. D'ailleurs, tout est fait pour que nous perdions nos repères, plongés nous-mêmes au coeur de la folie. D'abord, il y a ce journaliste qui ne semble finalement pas si fou et qui lance ses supplications "Tu sais, j'attends que tu viennes me chercher et que tu me ramènes à la maison. Tu ne devrais plus tarder maintenant n'est-ce pas? Tu me l'as promis." Et là, on se prend à douter : et si finalement, cet homme était comme nous? Victime d'une machination? Et puis, il y a ces fous qui se prennent pour des médecins, et ces médecins qui sont sans doute les plus fous dans l'histoire : ils obéissent les yeux fermés aux ordres donnés par les SS. Des ordres qui montrent là encore la folie, la barbarie de l'état nazi. Ce livre s'appuie en effet sur des faits historiques : les nazis, pour préparer la solution finale, ont testé leurs premières chambres à gaz sur ces hommes. Des hommes qui selon eux, n'étaient pas dignes de leur race supérieure car "tarés"... Et même si on connait les ignominies qui ont été commises à cette époque sombre de l'histoire, c'est chaque fois, la même terreur et la même incompréhension. Un livre qui dérange donc, qui bouscule, mais qui ne peut laisser indifférent, ne serait-ce que par sa construction si particulière.
Lien : http://carnets-de-lecture.over-blog.com/article-ils-ne-sont-pas-comm..
Glaçant est le premier mot qui me vient à l'idée après avoir refermé ce livre. Il va être difficile d'en parler sans trop en dire, mais de toute manière c'est une partie de l'Histoire, le début des atrocités commisent par les Nazi....(suite sur mon blog)
le titre par ses premiers mots m'interpelle...Ils ? qui ça? ...comme quoi, comme qui?... nous qui ?. Les illustrations de José Ignacio Fernandez ne me laissent pas de marbre non plus, des grosses têtes sur des petits corps, ça me fait penser aux Têtes à claques Canadiennes. L'histoire commence, on ne sait pas trop où on est, qui parle, à qui...on ne sait pas où l'auteur nous mène ! Mais en quelques pages tout s'éclaire, des fous dans un asile, proies faciles pour les nazis qui du jour au lendemaine les déloges...pour aller où ? Ils vont vite le savoir. Blank met parfaitement en exergue l'un des nombreux crimes contre l'humanité perpetré pendant la Seconde Guerre Mondiale, en montrant la folie dont on fait preuve ces hommes à la recherche d'une allemagne "pure". Livre d'une cinquantaine de pages, il se lit vite et facilement, avec des pointes d'humour... malgré un sujet dramatique !
Lien : http://lafarfalla.canalblog.com/archives/2010/02/08/16844179.html#co..
Cette nouvelle montre comment les malades internés dans un HP ont été les premiers cobayes du tristement célèbre gaz zyklon qui permis, au nom de l'"hygiène raciale" d'exterminer de manière systématique des handicapés, des juifs ou des tsiganes.
A travers es 20 séquences illustrées qui composen la nouvelle, on se pose différentes questions :
- les pathlogies des patients nécessitaient-elle déjà un enfermement ? Rien n'est mois sûr, tant ils ne semblaient pas dangereux mais plutôt bourrés de médocs.
- on voit bien que la mère du pricipal narrateur et le personnel soignant étaient loin d'être favorables à ce qui se profilait (mais n'a été nommé que dans les dernières pages) : comment ce système a pu être efficace au point que personne n'ose se révolter contre cette inhumanité ? Parce que là, ils ne pouvaient pas dire qu'ils ne savaient pas !
Comme dans un film, à partir de l'entrée en scène des militaires, on sent qu'il se trame quelquechose de pas net et on avance progressivement vers le drame final.
L'histoire et le scénario sont assez simples et on connait malheureusement tous la fin. Ce qui est intéressant, c'est cette manière naïve d'amener le sujet de l'intérieur. Les illustrations vont parfaiteent dans le sens de cette naïveté : on y voit des personnages hilares et sympas qui ne se doutent de rien. Les montages donnent une impression d'hypercéphalie grotesque. Tous les personnages sont illustrés de cette manière :
- les malades : imbéciles heureux qui ne se doutent de rien
- le peronnel soignant qui finalement a laissé faire de peur de subir le même sort que les malades
- les SS, sûrs de la légitimité de leurs actes : ils sont persuadés de rendre service aux malades et à leurs familles en les amenant vers la solution finale
- Himmler et ses sbires administratifs ils ont la satisfaction du devoir accompli.
L'histoire se passe entre juin 1938 et janvier 1940. Cest un contexe extraordinaire d'inhumanité et d'eugénisme. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Evidement, dans les pays occidentaux, on ne gaze plus les handicapés. Mais le manque d'attention et d'aide qui leur est apporté, à eux et à leurs familles, n'est-il pas le signe d'un eugénisme rampant ?
La société a peur, et a toujours eu peur, des gens "pas comme nous" (handicapés, étrangers, pauvres, subversifs, marginaux, vieux ...). L'enfermement, la relégation et l'éloignement loin des yeux nous semblent de bonnes solutions. Mais finalement, ce sont les mêmes germes inhumains qui ont conduit au pire il n'y a pas si longtemps.
Outre ses qualités littéraires et graphiques, cette nouvelle est une super piqure de rappel pour nous faire réfléchir au sens réel du "plus jamais ça" de 1945. Je suis très contente d'y avoir eu accès via Babélio, et j'en recommande chaudement la lecture à tous !
Lien : http://esterella-au-pays-des-merveilles.over-blog.com
Ce livre est un bel et étrange objet qui, pour dénoncer un horrible évènement de l'histoire, revêt une forme originale.
Le texte est de prime abord déroutant, mais on s'y fait vite. Il est composé de courts paragraphes et est exclusivement formé de dialogues ou monologues.
Le journaliste est le personnage principal : ce sont ses pensées et ses échanges que l'on suit au départ. Mais les points de vue changent au fur et à mesure du récit. Ce sont ensuite les envoyés du ministère puis les S.S. qui prennent la parole.
Comme le dit le texte de présentation envoyé par l'éditeur, on découvre petit à petit le contraste entre ces mondes. D'un côté, celui de la maladie mentale, où l'on finit par s'attacher à tous ces personnages particuliers. De l'autre, celui des nazis, qui profèrent sans sourciller les pires horreurs.
Les illustrations de José Ignacio Fernandez, quant à elles, sont intéressantes (la couverture en offre un bon exemple). Elles sont réalisées à partir de photographies découpées et de montages. L'effet est intrigant et parfois dérangeant ou effrayant quand les parties du corps sont déformées : les têtes sont parfois disproportionnées par rapport au corps, les yeux sont agrandis ou les bouches retouchées. Il en ressort cependant un effet de profondeur et une facilité à repérer chaque personnages, même si leur nom n'est pas écrit. De plus, la plupart du temps les personnages regardent le lecteur, ce qui l'interpelle.
Le rapport texte-image est également très intéressant. Chaque chapitre est accompagnée d'une illustration, qui montre la scène décrite par le texte. Les images apportent cependant des indications supplémentaires sur les personnages et leur sentiment.
Lien : http://blablabibli.over-blog.com/article-ils-ne-sont-pas-comme-nous-..
Lien : http://doucettement.over-blog.com/categorie-11155076.html