Par Jean-Sébastien Blanck

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Alzabane 2008
ISBN : 2952819246  
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Un très étrange narrateur, qui semble traverser les siècles, nous offre le récit de trois extraordinaires histoires, dont il fut le témoin.

Fantastique et drolatique, mais aussi poétique et philosophique, « La Vigne qui aimait un lierre, et autres fables » propose un tableau du monde saisissant, mais aussi une magnifique parabole sur l'amour.

Illustré par une trentaine d'aquarelles aux couleurs époustouflantes, ce livre s'est imposé, avant même sa sortie comme l'un des grands succès de la collection.

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Critiques et avis sur La Vigne Qui Aimait un Lierre et Autres...


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    • Livres 3.00/5
    Par ALaure, 2010-02-04 10:15:56

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    Cet album est composé de trois contes :



    - La première histoire, "La vigne qui aimait un lierre" nous transporte au temps du Moyen-Age, dans un petit bourg du pays cathare. Par un incroyable prodige, une vigne vierge manifeste son amour pour un artisan tanneur qui … « cherche femme ».



    - La seconde histoire, "La Cité des sots", nous emmène dans une Cité italienne du temps de la Renaissance, où le peuple rivalise de bêtise avec son doge….



    - La troisième, "Le Dernier Dieu", nous raconte comment les Dieux disparurent de la Terre, à force de vanité et de suffisance….





    Ces trois contes sont écrits par Jean-Sébastien Blanck. Ils sont à la première personne. Les thèmes abordés dans ces 3 contes sont intemporels : l'amour, la bêtise, la toute puissance, la révolution…



    Les textes sont très agréables à lire. Le lecteur, qu'il soit enfant ou adulte, y trouvera les subtilités faisant appel à son vécu.



    J'ai trouvé les illustrations merveilleuses. Se sont de magnifiques aquarelles dont les détails sont nombreux, les couleurs sont des couleurs chaudes, et les graphismes sont très réussis.



    Un très bel album que je vous conseil.
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    • Livres 4.00/5
    Par liliba, 2010-03-15 08:55:59

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    Trois histoires dans ce petit recueil, trois contes un peu magiques, bourrés de poésie et d'humour, que Charlotte et moi avons lus avec grand plaisir.



    Dans la première histoire, « La vigne qui aimait un lierre », nous sommes transportés au Moyen-âge, dans un petit village du pays cathare. Un tanneur renommé, très aimé des autres villageois, veuf depuis fort longtemps, souffre de la solitude et décide de reprendre femme. Mais aucune ne veut de lui et le brave homme se met à désespérer, à tel point qu'on appelle à la rescousse les Melhors, une assemblée de juges et de devins. L'un d'eux, Abistor débarque chez le tailleur et, après un examen minutieux de sa maison, lui décrète qu'il doit cesser de chercher une épouse, car "je sens une âme qui est déjà près de toi, mais tu ne la vois pas...".





    Incompréhension du brave homme qui pense qu'on se moque de lui et continue de chercher chaussure à son pied et de désespérer de ne la point trouver. Jusqu'à ce qu'il découvre un pied de vigne vierge qui pousse dans son jardin...



    Une histoire d'amour et de fidélité, de souvenir, très belle. Charlotte a trouvé l'histoire triste, parce que l'homme est veuf et qu'il ne trouve pas de nouvelle femme. Et drôle également, parce qu'elle a bien aimé le moment où le petit garçon s'introduit dans la maison pour épier le tanneur, alors que tout est fermé. Elle a trouvé ça joli, le lierre qui s'introduit dans la chambre avec le lit qui est "tout plein de feuilles" et aimerait bien avoir un lit "avec plein de feuilles pour que ça décore un peu"... Mais, précise-t-elle d'un air très sérieux, "Maman, je sais bien que c''est une histoire inventée et qu'en vrai, ce n'est pas possible qu'une amoureuse morte se transforme en plante". Genre, on ne me la fait pas, à moi !







    Dans « La Cité des sots », comme son nom l'indique, tous les habitants sont bêtes à pleurer, mais alors bêtes... et comme ils n'ont rien dans la tête, ils ne cessent de parler pour ne rien dire et cela fait un brouhaha de tous les diables : "un brouhaha et un galimatias si assourdissants que même le soleil et l'horizon s'en bouchaient les oreilles". Le doge, aussi bête que son peuple, décide un jour que chaque famille de la ville doit accueillir chez elle un poisson "et que celui-ci soit bien en vue", "la seule contemplation d'un poisson permett[ant] de reposer son esprit des heures durant, sans rien avoir à penser". Car chacun sait qu'"un esprit qui s'ennuie est un esprit dangereux" et le doge veut par cette loi stupide occuper son peuple...





    Le poisson devient donc à la mode et chacun rivalise d'originalité pour avoir et surtout montrer son propre poisson aux autres, le plus grand et le plus beau possible, nageant dans un bocal superbe... jusqu'à ce qu'une nouvelle loi aussi stupide que la première stipule qu'une taxe doit être payée pour chaque poisson, d'autant plus élevée que le poisson est gros... Mais les habitant de Pelugia sont aussi radins que bêtes...



    Un conte qui m'a ravie par son humour et la satire de la société et de ses travers ! Charlotte n'a malheureusement pas voulu le lire, ni le dernier ; j'aurais pourtant beaucoup savoir ce que peut percevoir un enfant de ces histoires, très jolies et drôles mais néanmoins très ironiques sur les hommes ou les dieux et leurs lois ou leurs actes parfois stupides.



    Je me suis délectée avec la troisième histoire. « Le Dernier Dieu », nous raconte comment les Dieux disparurent de la Terre, à force de vanité et de suffisance…



    Suite sur Les lectures de Lili

    Lien : http://liliba.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Phifisa, 2010-02-20 14:24:45

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    « La vigne qui aimait un lierre et autres fables… » est un recueil de trois petits contes très joliment illustrés par Gaston Hauviller. L’auteur, Jean-Sébastien Blanck nous transportent dans des contrées d’un autre temps et nous livrent trois fables charmantes, dignes des fables d’antan...

    Lien : http://livresetaventure.canalblog.com/archives/2010/02/20/index.html
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    • Livres 0.00/5
    Par lael, 2010-02-10 18:34:08

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    Première découverte de cette toute récente maison d'éditions née en mai 2007 à Clamart et première fois qu'elle se lie avec Babelio pour l'opération Masse critique. Par curiosité j'ai sélectionné tous les albums de cet éditeur que Babelio proposait et c'est avec enthousiasme que j'ai attendu La Vigne qui aimait le lierre et autres fables... Il faut savoir qu'Alzabane éditions a choisi de promouvoir des textes illustrés de qualité, tous écrits sous la plume de Jean Sébastien Blanck, auteur devenu éditeur. La collection Histoires d'en rêver allie avec inventivité le côté imaginatif des histoires, des contes et son aspect philosophique. Histoires d'en rêver ce sont des titres aux allures de contes merveilleux mais qui n'oublie pas cette idée sous-jacente: faire réfléchir grâce à des paraboles, métaphores poétiques sur le monde...



    La Vigne qui aimait un lierre et autres fables contient trois contes dont l'action se déroule au Moyen-Age. Un narrateur mystérieux engage le récit: l'histoire d'un artisan du pays Cathare qui s'éprend d'une vigne jusqu'à ce que celui-ci, totalement consumé par l'amour, se fond avec sa bien-aimée et se transforme en lierre. Un conte fantastique sur le pouvoir de l'amour, la force d'un tel sentiment. La deuxième histoire s'intitule La Cité des sots et évoque la bêtise et la folie des hommes qui rivalisent d'idées saugrenues avec leurs princes. Elever un poisson dans un bocal, rendre obligatoire d'avoir chez soi un aquarium, c'est de là que part cette fable philosophique: obéir sans s'interroger ou refuser l'absurde? Voilà une question qui prend des atours drôlatiques voire chaotiques dans cette fable amusante et pittoresque. Le Dernier Dieu aborde le thème de la religion. Dans un monde où les hommes ont disparu, les Dieux se disputent la succession au rang de Dieu unique. Autour d'un banquet, Zeus affirme son autorité mais le plus fort n'est pas toujours le plus rusé et pour convaincre, il faut savoir s'armer d'intelligence...



    Les illustrations desservent un univers foisonnant, lumineux, dynamique. Attractifs, les dessins offrent un cadre propice aux fables. Je ne suis pas amatrice de ce genre d'aquarelles, elles ne manquent pas de charme ni de qualité, mais je trouve qu'elles ne conviennent pas à un public de jeunes lecteurs de 9 ans. Tout comme les histoires, je pense peut-être à tord que le vocabulaire y est beaucoup trop soutenu. Ces lectures sont belles, poétiques, instructives, elles font réfléchir tout en s'imprégnant d'un mélange des genres littéraires et en cela c'est un travail remarquable de goût pour les mots. Mais le jeune lecteur sera-t-il capable de comprendre le tout sans une lecture accompagnée dans un cadre scolaire? C'est la question que je me pose, sur ce degré de difficulté. L'univers proposé est quant à lui parfaitement adapté.



    Je n'ai peut-être pas été aussi emballée que ça par cette lecture mais les autres titres de la collection Histoires d'en rêver me tentent en particulier Alzabane, l'oiseau de la Lune, L'un et l'autre, La Feuille et son vent car ce qui m'attire c'est ce texte entre poésie et philosophie qui n'a de cesse d'interpeller ma curiosité. L'alliance du dessin et de ces fables n'a pas opéré son tour de magie mais je suis certaine que je trouverais l'écho souhaité dans ces autres albums.





    Lien : http://souslefeuillage.blogspot.com/2010/02/la-vigne-qui-aimait-un-l..
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