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ISBN : 2843047358
Éditeur : Zulma (2016)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 213 notes)
Résumé :
Lorsque le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d'Athanase Kircher, célèbre savant jésuite de l'époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu'extravagants. Véritable épopée, grand roman d'aventures, fresque étrange et flamboyante, où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil à l'aube du XXIe siècle.
Critiques, Analyses & Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
mariecesttout
mariecesttout25 avril 2014
  • Livres 4.00/5
De quoi nous parle ce Jean Marie Blas de Roblès, qui, il ne faut pas l'oublier car c'est important, est archéologue?
De la vie d'Athanase Kircher, donc,un jésuite allemand, graphologue, orientaliste, esprit encyclopédique et un des scientifiques les plus importants de l'époque baroque.nous dit wikipedia.
Racontée en chapitres jusqu'à sa mort par un disciple, Caspar Schott, un autre scientifique allemand contemporain, qui a ,lui aussi, existé.
Et ceci grâce à un manuscrit totalement inédit trouvé à la Bibliothèque nationale de Palerme , et parvenu à quelqu' un qui connaît l'oeuvre d'Athanase Kircher mieux que quiconque , et même de façon un peu obsessionnelle, Eléazard von Wogau .
A partir de là on va lire, alternativement, les aventures d'Athanase, les réflexions que celles-ci inspirent à Eléazard, et, parallèlement les aventures de la famille von Wogau et de quelques autres au Brésil.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Eléazard n'aime guère Athanase.Un "artiste de l'échec "l'appelle-t-il. Alors lire et étudier à longueur de journée les louanges de Caspar Schott sur le génie de cet homme ne le mettent pas d'humeur joyeuse dans ses carnets,qui sont la partie je dirais "philosophique" du livre .Réflexions auxquelles il faut ajouter ses conversations avec un ancien jésuite devenu maoïste, Euclides. Il parlent de beaucoup de choses,et entre autres, de ce qu'est l'Histoire.
L'Histoire c'est -ce qui s'est réellement passé , pense-t-il citant Léopold von Ranke ( vous comprendrez le temps que l'on met à lire ce livre, vu le nombre de références , soupir..).
Euclides lui répond Duby : "L'historien est un rêveur contraint, contraint à rêver devant les faits, à replâtrer les failles, à rétablir de chic le bras manquant d'une statue qui n'existe toute entière que dans sa tête."
Et l'art… "Toute l'histoire de l'art et même de la connaissance est faite de cette assimilation plus ou moins poussée de ce que d'autres ont expérimenté avant nous…"
Qui a pensé quoi, qui a écrit quoi.." Ce qui importe, c'est la matière grise universelle, pas les individus qui s'en trouvent par hasard, ou s'en rendent sciemment, propriétaires "( j'ai appris dans ce roman qui avait -vraiment -écrit « Rome, Rome l'unique objet de mon ressentiment etc, ) et tant d'autres choses , que j'oublie, bien sûr au fur et à mesure, hélas..).
C'est dans ces réflexions que Jean Marie Blas de Roblès, archéologue, donc, nous dit beaucoup sur l'histoire, donc, mais aussi la science , science et réalité, ou plutôt science et appréhension du réel , la religion etc, et c'est toujours passionnant. Très érudit aussi , et je recommande de consulter un index qu'il avait rajouté sur tous ceux qui sont nommés.
Cet Euclides va pousser Eléazard à se réconcilier avec le personnage historique qu'il étudie .Et à en tirer des enseignements sur sa propre personnalité, bien sûr.
"Qu'ai-je aimé chez Kircher, sinon ce qui le fascinait lui-même: la bigarrure du monde, son infinie capacité à produire des fables, Wunderkamer: galerie des merveilles, cabinet des fées.. Grenier, cagibi, coffre à jouets où se lovent nos étonnements premiers, nos frêles destins de découvreurs."
"L 'effet Kircher: le baroque. Ou, comme l'écrivait Flaubert, ce désespérant besoin de dire ce qui ne peut se dire…"
C'est un personnage vraiment étonnant, Athanase! Qui au siècle de Galilée , à l'époque où les sciences expérimentales donnent accès à la compréhension, invente lui absolument n'importe quoi de façon complètement compulsive et dans n'importe quel domaine. Il a l'art de profiter de l'évènement, et bien sûr, bénéficiant des faveurs divines, ses inventions et découvertes ne sauraient être contestées. Il y a ainsi des épisodes très drôles au moment d'une épidémie de peste, où il saute sur les bubons pour étudier leurs contenus, découvrant le vermicelle de la peste, installe dans les cercueils des alarmes pour les malheureux enterrés un peu vite, à chaque jour sa trouvaille!
Dans un autre domaine, il est donc persuadé d'avoir percé à jour la lecture des hiéroglyphes, de pouvoir communiquer en chinois et même de pouvoir reconstituer la langue de Dieu lui-même, celle qui était parlée en haut de la tour de Babel , et son dernier ouvrage, intitulé La Tour de Babel, donnait la preuve mathématique que la tour de Babel n'aurait jamais pu atteindre la Lune, attestant ainsi que "sa destruction résultait plus de la folie de son entreprise que de la volonté divine." CQFD.
Et même au moment de sa mort! Avec la balance à peser l'âme que Caspar Schott devait utiliser juste au moment où il rendait son dernier soupir.. Un demi-scrupule pesait l'âme de Kircher…
J'ai vraiment beaucoup aimé toute cette partie de ce roman,peut être un peu moins le reste. Peut être y a-t-il trop de personnages , un peu survolés, du moins si on compare avec le duo Kircher- Eleazard.
Je ne vais pas tout reprendre, mais ces nombreux personnages qui évoluent dans cette histoire suivent chacun leur chemin- et quel chemin pour certains! Ils ont donc tous en commun un rapport plus ou moins familial avec Eleazard, et, comme dans tout bon roman choral, des liens entre eux. Et un destin commun.. En tout cas, pendant qu'Eléazard va se "trouver", les autres vont tous se "perdre".Un peu ou beaucoup.
Même si, à mon avis , les chapitres qui narrent leurs aventures sont d'intérêt inégal, c'est un roman qui est difficile à lâcher.
Quant à ce qu'il raconte vraiment, ce qui est vrai, ce qui est faux, alors là…:
"Le problème n'est pas de savoir si un tel a vraiment dit ce qu'on lui fait dire, mais de juger si on a réussi à le lui faire dire d'une façon cohérente. La vérité n'est-elle pas ce qui finit par nous convenir assez pour que nous l'acceptions en tant que telle? le cas limite de la satisfaction, disait W.V. Quine."
Très satisfaite, moi!
Bien sûr, si vous aimez les textes concis, vous évitez..






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litolff
litolff28 avril 2012
  • Livres 4.00/5
Tragédie baroque au Brésil
1982 : Eléazard von Wogau, vague correspondant de presse français expatrié à Alcantara, ville abandonnée du Nordeste, se plonge dans un manuscrit inédit sur la vie d' Athanase Kircher, jésuite du XVIIe siècle, héritier des esprits universels De La Renaissance, mathématicien, linguiste, archéologue, naturaliste, historien des religions, ingénieur, géologue...
Découpé en 32 sections, ce roman vertigineux se cristallise autour de la vie d'Athanase Kircher racontée par son disciple, Caspar Schott, qui ne ménage pas son admiration pour le grand homme. Chaque section commence donc par un chapitre de la vie du jésuite qui fut une sorte de Léonard de Vinci de l'époque baroque, un polygraphe qui a écrit sur tout, polyglotte, rêveur loufoque, fasciné par le prodigieux, curieux de tout et doté d'une formidable énergie. Les tribulations des personnages contemporains se déroulent et s'emboitent autour de cette biographie érudite.
Dans un Brésil écartelé entre misère et opulence, pendant qu'Eleazard décrypte Athanase, Elaine, son ex-femme, remonte le fleuve Paraguay et s'enfonce dans la jungle amazonienne pour une expédition archéologique qui tourne au cauchemar, leur fille Moéma glisse sur la pente dangereuse de l'addiction, Moreira, gouverneur de la Province d'Alcântara, échafaude une machiavélique opération immobilière avec la bénédiction du Pentagone et le jeune Nelson, mendiant infirme des favelas rumine des projets de vengeance à l'encontre dudit gouverneur… Tous sont inéluctablement en route vers leur destin...
Autour de ces vies entrelacées s'échafaude une réflexion profonde sur la condition humaine, le sens de la vie : au nom de Dieu et de la science, des hommes tels que Kircher sont partis évangéliser le monde et le Brésil en particulier et ont fondamentalement modifié le pays et la vie des peuples qu'ils ont rencontrés...
Foisonnant, vertigineux, truculent, un grand roman d'aventure à ambition philosophique, une écriture précise et rythmée, un style enlevé, à déguster avec une caïpirinha !
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fabienne2909
fabienne290907 novembre 2015
  • Livres 1.00/5
Jean-Marie Blas de Roblès me semble être un auteur d’une très grande érudition, preuve s’il en est avec les deux cents pages parcourues de son roman « Là où les tigres sont chez eux ».
Mais est-ce que cette connaissance impressionnante peut excuser la vulgarité de son ouvrage ? Je ne crois pas.
Plusieurs histoires entrelacées et flirtant le plus souvent avec les clichés (les droguées lesbiennes, le gouverneur d’état brésilien cupide et véreux qui viole sa secrétaire alors qu’il est au téléphone avec sa femme, l'Allemand réfugié au Brésil qui est un ancien nazi, etc.) et le grand n’importe quoi font que je ne me suis pas plus accrochée que cela. Mes dernières réticences se sont envolées à la lecture de la scène de viol la plus sordide que j’ai rencontrée dans un roman (pas celle évoquée plus haut en plus), et surtout, ce que je n’excuse pas, d’une gratuité et d’un détail tout à fait injustifiés.
Bref, un roman à côté duquel je suis tout à fait passée, et sans regrets.
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Paojito
Paojito30 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Un roman fleuve oui, mais intrépide. Ma première lecture de cet auteur, qui m'a totalement conquis, un savant mélange d'érudition, de biographie et d'aventures. Un livre palpitant, à la fois sombre comme les profondeurs de la forêt amazonienne et frais comme une Caïpi ; assorti d'une belle inventivité. C'est intelligent et franchement entraînant.
Oui vous avez compris, tout se passe au Brésil (tout ? sauf une partie de chapitre irréductible, qui nous projette dans l'Italie du 17ème siècle). Il crée des parallèles renversants entre Athanasius Kircher, ce savant/génie/imposteur, dont la vie est racontée, et les personnages de l'intrigue principale, correspondant de presse, jeune prof d'université, étudiante qui se cherche, enfant de la rue, gouverneur corrompu...
Sans artifices, tout en finesse et encore une fois intelligence, philosophique ?, appuyé sur une écriture de style, il déploie un vrai monde, dans lequel on prend plaisir à s'immerger. Les 800 pages (oui) passent à grande vitesse. Reste la sensation du voyage, de la découverte. de ces livres qui restent présents bien après leur lecture.
Merci !
J'ai hâte de lire son dernier, L'île du Point Némo
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Auslander
Auslander13 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Concernant le titre, il est tiré des "Affinités électives" de Goethe : « Ce n'est pas impunément qu'on erre sous les palmiers, &* les idées changent nécessairement dans un pays où les éléphants et les tigres sont chez eux ».
Ces presque 900 pages se composent de six intrigues interdépendantes. Cinq d'entre elles ont pour toile de fond le Brésil au début du XXIe siècle, la sixième est une biographie romancée d'Athanase Kircher, plyglotte & esprit encyclopédique du XVIIe siècle. Chacun des 32 chapitres débute justement par l'histoire de ce personnage qui a réellement existé, suivie alternativement d'une des cinq autres intrigues, passant ainsi d'une époque à l'autre & d'un lieu à l'autre. Cette alternance est perceptible au niveau du style : Jean-Marie Blas de Roblès (1954-) jongle admirablement entre une langue précieuse & maniérée pour la biographie de Kircher & une belle langue au vocabulaire riche pour les autres passages. Dans les deux cas, le style est assez soutenu mais reste fluide & agréable à lire.
L'auteur fait aussi preuve d'une grande érudition : une très bonne connaissance du Brésil (langue, géographie, moeurs, etc.) ainsi que de l'époque baroque (histoire, religion, philosophie, etc.). Derrière cette érudition se cache, on l'imagine, un travail de documentation assez conséquent. Il faut noter que contrairement aux livres d'Umberto Eco où parfois, & même souvent, on est dépassé par tant d'érudition, ce n'est pas le cas ici & le lecteur n'est pas « largué » principalement grâce au découpage du roman.
Jean-Marie Blas de Roblès a mis 10 ans pour mettre au point ce texte, & on comprend donc pourquoi : un travail d'orfèvre pour produire ce bijoux littéraire.
Le livre a néanmoins un défaut : la fin, ou plutôt l'absence de fin. le dénouement n'est vraiment pas à la hauteur du reste de l'ensemble & la lecture laisse un goût d'inachevé et de frustration. Si on se réfère au ton de l'oeuvre et au sens de l'épigraphe (citation susmentionnée), on ne peut construire une fin que nécessairement pessimiste, et pour cause : « Ce n'est pas impunément qu'on erre sous les palmiers... ».
Enfin, il faut signaler que ce roman a reçu le prix Médicis, le prix du roman de Fnac et le prix Jean Giono 2008.
Une dernière remarque : en consultant la biographie d'Athanase Kircher sur deux encyclopédies (Wikipédia & l'Encyclopædia Universalis), je me suis posé la question suivante : comment un homme de cette stature n'a pas pu laisser son nom à la postérité à l'instar de certains de ses illustres contemporains (Newton, Descartes, etc.) ? À mon avis la réponse est simple : malgré son savoir encyclopédique, ce savant jésuite n'a pas apporté de contributions majeures à la science. Il avait de bons raisonnements mais aboutissait à des résultats erronés puisqu'il partait d'hypothèses fausses. La meilleure illustration à cela est sans doute l'exemple des hiéroglyphes qu'il pensait – à tort – avoir déchiffrés.
Conclusion : Même si on est déçu par la fin, "Là où les tigres sont chez eux" reste un excellent livre et on constate avec joie que certains auteurs contemporains sont encore capables de produire des textes littéraires d'une grande qualité & pas seulement de la littérature de gare. Pour l'édition, je vous conseille le format poche car d'une part, il coûte moins cher, & d'autre part, il est de meilleure qualité typographique (en grand format, les caractères sont assez petits).
*Le « et » est remplacé par l'esperluette, comme dans certains passages du livre !
Lien : http://litterature-critiques-romans.blogspot.com..
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Citations & extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff19 avril 2012


Nous avons des trains à grande vitesse, des Airbus et des fusées, João, des ordinateurs qui calculent plus rapidement que nos cerveaux et contiennent des encyclopédies complètes. Nous avons un grandiose passe littéraire et artistique, les plus grands parfumeurs, des stylistes géniaux qui fabriquent de magnifiques déshabillés dont trois de tes vies ne suffiraient pas à payer l’ourlet. Nous avons des centrales nucléaires dont les déchêts resteront mortels pendant dix mille ans, peut-être plus, on ne sait pas vraiment…Tu imagines ça, João, dix mille ans ! Comme si les premiers Homo Sapiens nous avaient légué des poubelles assez infectes pour tout empoisonner autour d’elles jusqu'à nos jours. Nous avons aussi des bombes formidables, de petites merveilles capables d’éradiquer pour toujours tes manguiers, tes caïmans, tes jaguars et tes perroquets de la surface du Brésil. Capables d’en finir avec ta race João, avec celle de tous les hommes ! Mais grâce à Dieu nous avons une très haute opinion de nous-mêmes.
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michelekastnermichelekastner28 juillet 2015
- D'après mes calculs, l'Atlantide se trouvait entre le Nouveau Monde & le nord de l'Afrique. Quand les plus hauts sommets se mirent à cracher le feu, quand le sol se mit à trembler & à s'enfoncer, provoquant la terreur & la mort, l'Océan submergea la totalité des terres. Mais parvenant à la hauteur de ces volcans, il réussit à calmer leur ardeur, & par conséquent à juguler le processus d'enfoncement des terres. Ces quelques cimes épargnées, ce sont les îles que nous appelons aujourd'hui Canaries & Açores. Et telle était la puissance de ces volcans, assurément parmi les cheminées dominantes du feu central, qu'ils ont conservé encore une certaine activité : toutes ces îles sentent le soufre, & l'on y peut voir, à ce qu'on m'en a dit, quantité de petits foyers ou de geysers par lesquels l'eau s'échappe en bouillant. Il n'est donc pas impossible qu'un jour ce même phénomène qui fit s'anéantir tout un monde le fasse subitement réapparaître, avec toutes ses cités en ruines & ses millions d'ossements...

Bien qu'imaginaire, cette vision me glaça les sangs. Kircher s'était tu, le feu mourait dans l'âtre, & je fermai les yeux pour suivre en moi-même le surgissement de cet effroyable cimetière venu des temps les plus reculés. Je voyais les palais d'albâtre émerger lentement des abysses, les routes tronquées, les colosses brisés, couchés sur le flanc, décapités, & il me semblait entendre le craquement sinistre accompagnant cette cauchemardesque apparition.
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KatellBKatellB11 juillet 2012
Personnellement, j'ai la faiblesse de croire encore à certaines valeurs désuètes. Je reste persuadé, par exemple, que la corruption, le népotisme ou l'enrichissement de quelques-uns aux dépens de tous les autres ne sont pas des choses normales, quand bien même elles auraient dix mille ans d'histoire pour les cautionner. Je crois que la misère n'est pas une fatalité, mais un phénomène entretenu, géré rationnellement, une abjection indispensable à la seule prospérité d'un petit groupe sans scrupules ... On a tendance à oublier - tout est fait pour cela - que c'est toujours un individu qui infléchit le cours des choses ; par sa décision à un certain moment, ou son refus. C'est cela le pouvoir, sans ça il n'intéresserait personne, vous le savez bien. Et ces hommes-là, je veux dire, ces hommes de pouvoir, je les tiens pour responsables de ce qui advient.
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SpilettSpilett21 août 2015
- ... J'y comprends rien, moi, à vos histoires !

- Eh bien, tu devrais faire un effort. C'est notre présent qui est en jeu. Chaque fois qu'un arbre disparaît, c'est un Indien qui meurt; et chaque fois qu'un Indien meurt, c'est le Brésil tout entier qui devient un peu plus ignare, c'est-à-dire un peu plus américain...
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skysoskyso23 février 2010
A peine rosée dans les lointains, de part et d'autre de leur champ de vision, la plage disparaissait en un vaste éblouissement. Sur l'Atlantique, bleu délavé, de longs rouleaux déferlaient avec lenteur dans un bruit de torrent. Quelques jangadas tirées haut sur la grève, de rares baigneurs éparpillés, rien ne venait entacher leur impression de se trouver ailleurs, au bout du monde, dans une de ces parenthèses ou l'esprit, miraculeusement amnésique et apaisé, se réconcilie soudain avec lui-même.

- Tu vois, disait Moéma, je pourrais rester comme ça toute ma vie. Vrai, toute ma putain de vie à regarder les vagues, un verre à la main...
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Videos de Jean-Marie Blas de Roblès (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marie Blas de Roblès

Nouvelles en trois lignes. Jean-Marie Blas de Roblès. le Comptoir des Mots. Réseau Librest
Jean-Marie Blas de Roblés évoque "Les nouvelles en trois lignes" lors d'une rencontre à la librairie le Comptoir des Mots.
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