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ISBN : 284304457X
Éditeur : Zulma (2008)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 143 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Lorsque le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d'Athanase Kircher, célèbre savant jésuite de l'époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu'extravagants. Véritable épopée, gra... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 28 avril 2012

    litolff
    Tragédie baroque au Brésil
    1982 : Eléazard von Wogau, vague correspondant de presse français expatrié à Alcantara, ville abandonnée du Nordeste, se plonge dans un manuscrit inédit sur la vie d' Athanase Kircher, jésuite du XVIIe siècle, héritier des esprits universels de la Renaissance, mathématicien, linguiste, archéologue, naturaliste, historien des religions, ingénieur, géologue...
    Découpé en 32 sections, ce roman vertigineux se cristallise autour de la vie d'Athanase Kircher racontée par son disciple, Caspar Schott, qui ne ménage pas son admiration pour le grand homme. Chaque section commence donc par un chapitre de la vie du jésuite qui fut une sorte de Léonard de Vinci de l'époque baroque, un polygraphe qui a écrit sur tout, polyglotte, rêveur loufoque, fasciné par le prodigieux, curieux de tout et doté d'une formidable énergie. Les tribulations des personnages contemporains se déroulent et s'emboitent autour de cette biographie érudite.
    Dans un Brésil écartelé entre misère et opulence, pendant qu'Eleazard décrypte Athanase, Elaine, son ex-femme, remonte le fleuve Paraguay et s'enfonce dans la jungle amazonienne pour une expédition archéologique qui tourne au cauchemar, leur fille Moéma glisse sur la pente dangereuse de l'addiction, Moreira, gouverneur de la Province d'Alcântara, échafaude une machiavélique opération immobilière avec la bénédiction du Pentagone et le jeune Nelson, mendiant infirme des favelas rumine des projets de vengeance à l'encontre dudit gouverneur… Tous sont inéluctablement en route vers leur destin...
    Autour de ces vies entrelacées s'échafaude une réflexion profonde sur la condition humaine, le sens de la vie : au nom de Dieu et de la science, des hommes tels que Kircher sont partis évangéliser le monde et le Brésil en particulier et ont fondamentalement modifié le pays et la vie des peuples qu'ils ont rencontrés...
    Foisonnant, vertigineux, truculent, un grand roman d'aventure à ambition philosophique, une écriture précise et rythmée, un style enlevé, à déguster avec une caïpirinha !
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    • Livres 4.00/5
    Par Auslander, le 13 mars 2012

    Auslander
    Concernant le titre, il est tiré des "Affinités électives" de Goethe : « Ce n'est pas impunément qu'on erre sous les palmiers, &* les idées changent nécessairement dans un pays où les éléphants et les tigres sont chez eux ».
    Ces presque 900 pages se composent de six intrigues interdépendantes. Cinq d'entre elles ont pour toile de fond le Brésil au début du XXIe siècle, la sixième est une biographie romancée d'Athanase Kircher, plyglotte & esprit encyclopédique du XVIIe siècle. Chacun des 32 chapitres débute justement par l'histoire de ce personnage qui a réellement existé, suivie alternativement d'une des cinq autres intrigues, passant ainsi d'une époque à l'autre & d'un lieu à l'autre. Cette alternance est perceptible au niveau du style : Jean-Marie Blas de Roblès (1954-) jongle admirablement entre une langue précieuse & maniérée pour la biographie de Kircher & une belle langue au vocabulaire riche pour les autres passages. Dans les deux cas, le style est assez soutenu mais reste fluide & agréable à lire.
    L'auteur fait aussi preuve d'une grande érudition : une très bonne connaissance du Brésil (langue, géographie, mœurs, etc.) ainsi que de l'époque baroque (histoire, religion, philosophie, etc.). Derrière cette érudition se cache, on l'imagine, un travail de documentation assez conséquent. Il faut noter que contrairement aux livres d'Umberto Eco où parfois, & même souvent, on est dépassé par tant d'érudition, ce n'est pas le cas ici & le lecteur n'est pas « largué » principalement grâce au découpage du roman.
    Jean-Marie Blas de Roblès a mis 10 ans pour mettre au point ce texte, & on comprend donc pourquoi : un travail d'orfèvre pour produire ce bijoux littéraire.
    Le livre a néanmoins un défaut : la fin, ou plutôt l'absence de fin. le dénouement n'est vraiment pas à la hauteur du reste de l'ensemble & la lecture laisse un goût d'inachevé et de frustration. Si on se réfère au ton de l'œuvre et au sens de l'épigraphe (citation susmentionnée), on ne peut construire une fin que nécessairement pessimiste, et pour cause : « Ce n'est pas impunément qu'on erre sous les palmiers... ».
    Enfin, il faut signaler que ce roman a reçu le prix Médicis, le prix du roman de Fnac et le prix Jean Giono 2008.
    Une dernière remarque : en consultant la biographie d'Athanase Kircher sur deux encyclopédies (Wikipédia & l'Encyclopædia Universalis), je me suis posé la question suivante : comment un homme de cette stature n'a pas pu laisser son nom à la postérité à l'instar de certains de ses illustres contemporains (Newton, Descartes, etc.) ? À mon avis la réponse est simple : malgré son savoir encyclopédique, ce savant jésuite n'a pas apporté de contributions majeures à la science. Il avait de bons raisonnements mais aboutissait à des résultats erronés puisqu'il partait d'hypothèses fausses. La meilleure illustration à cela est sans doute l'exemple des hiéroglyphes qu'il pensait – à tort – avoir déchiffrés.
    Conclusion : Même si on est déçu par la fin, "Là où les tigres sont chez eux" reste un excellent livre et on constate avec joie que certains auteurs contemporains sont encore capables de produire des textes littéraires d'une grande qualité & pas seulement De la littérature de gare. Pour l'édition, je vous conseille le format poche car d'une part, il coûte moins cher, & d'autre part, il est de meilleure qualité typographique (en grand format, les caractères sont assez petits).
    *Le « et » est remplacé par l'esperluette, comme dans certains passages du livre !

    Lien : http://litterature-critiques-romans.blogspot.com/2012/02/la-ou-les-t..
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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 28 avril 2011

    Malaura
    Correspondant de presse installé au Brésil,Eléazard von Wogau est chargé d'étudier une biographie inédite d'Athanase Kircher, célèbre jésuite du XVIIè siècle, inventeur de génie et grand érudit aux savoirs multiples.Et tandis qu'Eléazard se plonge dans le passé de cet homme hors du commun, sa fille Moéma s'adonne à la drogue,son ex-femme Elaine s'enfonce dans la jungle pour une périlleuse expédition archéologique pendant que Nelson,gamin des favélas, rêve de vengeance...
    Avec une maëstria inouïe,Blas de Roblès mêle différents récits, styles de narration et genres littéraires concoctant ainsi un livre d'aventures, un roman historique, sociologique, scientifique ou encyclopédique... qui traite de la quête des origines en parcourant époques, courants de pensée, sciences ou religions.Les lectures y sont diverses et variées mais également géniales; le lecteur s'immerge dans une oeuvre polymorphe époustouflante de démesure et d'érudition.Un vrai Chef-d'oeuvre
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    • Livres 5.00/5
    Par Pchabannes, le 10 août 2010

    Pchabannes
    “Ce n'est pas impunément qu'on erre sous les palmiers, et les idées changent nécessairement dans un pays où les éléphants et les tigres sont chez eux.” Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) “Les affinités électives
    Non pas un roman ou un essai, mais un magnifique conte baroque avec des clins d'œil d'érudit. le troubadour, Jean-Marie Blas de Roblès, narre deux histoires, servies par une prose légère d'érudit souvent poétique. Ces destinées, ces vies parallèles et croisées, placées sous l'égide de l'épigraphe de Goethe posant, en quelques mots, la question du déracinement, des repères, de l'intégration, des différences. Clin d'œil, notre troubadour a choisi pour illustrer cette pensée du XIXème siècle d'une part la vie d'une série de personnages du Sertão dans le Nordeste brésilien du XXème et d'autre part la vie et l'œuvre du jésuite Anasthase Kircher (1602–1680) en Europe au XVIIème siècle. Les chapitres se répondent avec l'utilisation de l'esperluette permettant de situer les moments où nous sommes au XVIIème de ceux où nous nous perdons dans le Mato Grosso.
    Au Brésil, Eleazard von wogau, et son perroquet Heidegger, correspondant de presse inutile dans cette ville abandonnée d'Alcantara (clin d'œil) proche de São Luís do Maranhão, (Clin d'œil, ce fut la seule ville du Brésil créée par des Français au XVIIème !) étudie une biographie de Kircher probablement écrite par Caspar Schott (1608-1666), fidèle compagnon du Père jésuite. Biographie ou hagiographie de ce génie polymorphe aux confins de la Renaissance et du Baroque, en fait est une belle figure de jésuite scientifique ? Mais ce Père jésuite n'utilise-t-il pas son génie pour défendre des positions officielles que sa science lui en montre les apories. On peut s'étonner de voir un génie scientifique déclamer : “L'Ennemi, hurla Kircher, le Tentateur ! L'Ange déchu ! L'Ignominieux ! Repentez-vous, pécheurs pour échapper à ses griffes & aux tourments que vous réserve en enfer l'armée de ses démons ! Voici venir Beydelus, Anamelech, Furfu & Eurynome ! Baalberith, conservateur des archives du mal ! Abaddon, ange exterminateur ! Tobhème, cuisinière de Satan ! Philotanus, que son nom même désigne à notre opprobre ! Et puis encore Lilith, Nergal & Valafar ! Moloch, Murmur, Scox, Empuze & Focalor ! Sidragasum, qui fait danser les femmes impudiques ! Bélial, ô séducteur crapuleux, Zapam, Xezbeth, Nysrak & Haborym ! Hors d'ici, Asmodée ! Et toi, Xaphan, retourne à tes chaudières ! Ombres & Stryges, fées, furoles & ondines, disparaissez de notre vue. ”
    Eléazard s'entretenant de Kircher avec un compagnon, le Dr Euclide : “Et qui aurait pu s'aviser d'être athée à son époque ? Tu crois réellement que c'était possible, ou seulement pensable, même pour un laïque ? Non par crainte de l'Inquisition, mais par manque de structure mentale, par incapacité intellectuelle d'imaginer un mode sans Dieu. N'oublie pas qu'il a fallu encore près de trois cents ans pour que Nietzsche parvienne à exprimer ce reniement.”
    Clin d'œil, anachronisme d'érudit, en effet il existe un vrai Euclide da Cunha (1866-1909) qui a joué un grand rôle dans le Sertão.
    la critique est un peu longue, puis-je vous recommander de la finir sur le site
    www.quidhodieagisti.fr
    Clin d'œil final vous aurez noté que Tiger und Elefanten n'existent pas au Brésil.

    Lien : http://quidhodieagisti.kazeo.com/Lectures-diverses-critiques-et-comm..
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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 17 novembre 2009

    sentinelle
    J'ai lu ce gros pavé - près de 800 pages - comme un roman feuilletonesque, reprenant chaque jour ma lecture en lisant un chapitre ou deux, contente de retrouver tous ces personnages et de poursuivre mon voyage dans le temps - à la lecture du manuscrit inédit trouvé à la Bibliothèque nationale de Palerme, datant du XVIIe siècle et portant sur le très célèbre (à son époque du moins) Athanase Kircher, mais également dans l'espace - le Nordeste brésilien contemporain occupant la place centrale de ce récit dantesque (surtout dans sa dernière partie) et picaresque à la fois.
    Ce roman est très difficile à résumer de par sa richesse, sa complexité, son foisonnement et son érudition : roman d'aventure mais aussi psychologique, philosophique, historique, politique, il y en a pour tous les goûts ! Sachez néanmoins que nous suivons la destinée de plusieurs personnages plus ou moins entremêlés et que l'auteur ne se prive pas de faire quelques parallèles entre l'époque baroque et la société contemporaine, que ce soit au niveau des croyances, des rites, des prises de drogues hallucinogènes, de la quête des origines et de la vérité, de la recherche d'un savoir et d'un idéal souvent trompeur et finalement assez décevant. Sachez également que ce roman sombre petit à petit dans une certaine noirceur et un pessimisme certain, pouvant désarçonner et troubler quelque peu le lecteur…
    Un regret tout de même : j'aurai aimé mieux connaître les personnages, qui manquaient parfois un peu d'épaisseur et d'espace pour se mouvoir et se développer comme ils l'auraient mérité. Cela peut sembler paradoxal vu le nombre conséquent de pages du roman mais il aurait peut-être fallu soit restreindre le nombre de personnages soit leur laisser plus d'espace pour leur permettre de se déployer pleinement, ayant eu trop souvent le sentiment de les survoler alors que j'aurai tant voulu m'attarder un peu plus à leurs côtés. Même frustration en ne sachant pas trop ce que deviendront certains personnages à la fin du récit, ayant eu l'impression de les abandonner un peu trop rapidement à mon goût.
    A noter que les éditions Zulma nous offrent là un beau livre dans tous les sens du terme, ayant eu beaucoup de plaisir au toucher des pages et de la couverture. Et bien oui, je suis sensible à ce genre de détails qui apportent un plus et qui participent grandement à mon plaisir de lectrice ;-)


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-la-ou-les-tigres-s..
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Citations et extraits

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  • Par litolff, le 19 avril 2012


    Nous avons des trains à grande vitesse, des Airbus et des fusées, João, des ordinateurs qui calculent plus rapidement que nos cerveaux et contiennent des encyclopédies complètes. Nous avons un grandiose passe littéraire et artistique, les plus grands parfumeurs, des stylistes géniaux qui fabriquent de magnifiques déshabillés dont trois de tes vies ne suffiraient pas à payer l’ourlet. Nous avons des centrales nucléaires dont les déchêts resteront mortels pendant dix mille ans, peut-être plus, on ne sait pas vraiment…Tu imagines ça, João, dix mille ans ! Comme si les premiers Homo Sapiens nous avaient légué des poubelles assez infectes pour tout empoisonner autour d’elles jusqu'à nos jours. Nous avons aussi des bombes formidables, de petites merveilles capables d’éradiquer pour toujours tes manguiers, tes caïmans, tes jaguars et tes perroquets de la surface du Brésil. Capables d’en finir avec ta race João, avec celle de tous les hommes ! Mais grâce à Dieu nous avons une très haute opinion de nous-mêmes.
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  • Par KatellB, le 11 juillet 2012

    Personnellement, j'ai la faiblesse de croire encore à certaines valeurs désuètes. Je reste persuadé, par exemple, que la corruption, le népotisme ou l'enrichissement de quelques-uns aux dépens de tous les autres ne sont pas des choses normales, quand bien même elles auraient dix mille ans d'histoire pour les cautionner. Je crois que la misère n'est pas une fatalité, mais un phénomène entretenu, géré rationnellement, une abjection indispensable à la seule prospérité d'un petit groupe sans scrupules ... On a tendance à oublier - tout est fait pour cela - que c'est toujours un individu qui infléchit le cours des choses ; par sa décision à un certain moment, ou son refus. C'est cela le pouvoir, sans ça il n'intéresserait personne, vous le savez bien. Et ces hommes-là, je veux dire, ces hommes de pouvoir, je les tiens pour responsables de ce qui advient.
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  • Par bibliopmo, le 01 décembre 2008

    « – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger. Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l’animal. À l’autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile. Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s’écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s’y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé. – Et merde !… grogna Eléazard. Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l’œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott. »
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  • Par litolff, le 23 avril 2012

    ... quatre-vingt-dix millions de mal blanchis sans acte de naissance ni carte d'identité, plus de la moitié de la population brésilienne réduite aux dernières extrémités.
    - ... Même pas des esclaves, à peine des hommes, mais toujours des hommes... C'est ça, le Brésil, princesse. Pas ce que tu vois de ta fenêtre.
    - La dernière fois qu'ils ont envoyé les bulls, rajoutait Nelson, on a tous cru qu'ils venaient pour ramasser les ordures. Mais les ordures, c'était nous, tu comprends ?
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  • Par litolff, le 16 avril 2012

    Il prit à gauche, derrière l'église São Matias, et se trouva bientôt dans la rua da amargura, la rue de l'amertume, ainsi nommée parce que le vicomte Antônio de Albuquerque, l'ancien propriétaire du palais qu'il longeait maintenant, avait coutume de faire étendre ses esclaves dans la boue afin que son épouse et ses filles puissent traverser à pieds secs en se rendant à l'office du dimanche.

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