> Stéphane Salvetti (Traducteur)

ISBN : 2869309139
Éditeur : Payot et Rivages


Note moyenne : 1.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Londres, à l’époque victorienne. Par une terrible nuit de tempête, une poursuite effrénée s’achève par un drame dans le quartier des Sept Cadrans. Langdon St. Ives, explorateur audacieux, savant réputé et détective à ses heures, assiste, impuissant, à la perte de l’être... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 2.00/5
    Par Seraphita, le 30 mai 2010

    Seraphita
    Londres, à l'époque victorienne. Dans le quartier des Sept-Cadrans, Langdon St Ives, explorateur célèbre et savant, perd tragiquement sa fiancée Alice, sauvagement tuée par le savant félon Dr Narbondo. St Ives ne se remet pas du décès d'Alice et n'a de cesse de traquer Narbondo par le monde, d'autant que cet homme vil a pour projet de détruire l'humanité. S'engage une course poursuite dont le noyau est constitué par la machine fantastique de Lord Kelvin : celle-ci permet notamment de voyager dans le temps. Un espoir pour retrouver Alice et sauver l'humanité ?
    Voici un livre de science-fiction que j'ai trouvé bien décevant. Il appartient au genre "Steampunk" (merci Lacroute !) : l'histoire se déroule au XIXe siècle victorien. le début s'annonçait prometteur, nous lançant dans une course poursuite, avec beaucoup d'action et de suspens. On entre très vite dans l'atmosphère de science-fiction, avec l'histoire d'une comète (la première partie s'intitule : « Aux temps de la comète ») qui va frapper la Terre et d'une machine propre à dériver la trajectoire de cette planète. Les explications scientifiques s'enchaînent et des inventions farfelues, mais étayées scientifiquement, sont décrites. Les voyages de St Ives vers des contrées lointaines donnent lieu à de belles et riches descriptions.
    Mais la deuxième partie, à dominante policière, m'a semblé ennuyeuse : les péripéties s'enchaînent, mais il y a trop de digressions, trop de longueurs, on perd de vue l'objectif central du livre : le voyage dans le temps. Cette deuxième partie intitulée « Les navires engloutis » est un récit de Jack Owlesby, une connaissance de St Ives. Cet homme va mener une véritable enquête pour retrouver Narbondo. L'écriture est très britannique, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à une enquête d'Agatha Christie, en peu captivant cependant.
    Puis la troisième partie : « le voyageur temporel » nous ramène au centre de la quête de St Ives. Cependant, le principe du voyage dans le temps par le biais d'une machine est trop peu original. Barjavel dans « Le Voyageur imprudent » avait également exploré cette voie, avec plus de succès que Blaylock ici.
    En bref, une deuxième partie assez ennuyeuse, offrant une digression trop longue. Un procédé de science-fiction maintes fois utilisé sans trop de succès ici. Mais une première partie intéressante et une bonne accroche initiale.
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Citations et extraits

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  • Par Seraphita, le 30 mai 2010

    Langdon St. Ives, savant et explorateur, resserra l’épaisse couverture d’alpaga sur ses épaules et contempla l’immense étendue de plateaux rocheux et de pics volcaniques dentelés. L’étoffe serrée de laine couleur ivoire coupait le vent sec et glacial qui soufflait sur les quatre-vingts kilomètres de Courant Côtier Péruvien qui prenait naissance dans l’Antarctique et remontait du Golfe de Guayaquil jusqu’au versant pacifique des Andes Péruviennes. Un fleuve large et paresseux, gris-vert sous le ciel bas, serpentait au milieu des vastes prairies alentour. Amarré tel un vaisseau d’un autre monde parmi les herbes touffues et les buissons de tola, un minuscule dirigeable paré d’argent par le soleil de l’après-midi arborait les couleurs de l’Union Jack au bout d’un mât de fortune. Aux pieds de St. Ives, la crête jonchée de débris d’un volcan, le Mont Cotopaxi, dont le cratère brillait comme le fourneau d’une pipe énorme au fond de deux mille pieds de roc zébrés de fissures fumantes.
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  • Par Seraphita, le 30 mai 2010

    La pluie tombait depuis des heures et la route du Nord n’était plus qu’un ruban de boue dans les ténèbres. La berline rebondissait et tanguait d’un bord à l’autre de la chaussée, mais cependant Langdon St. Ives répugnait à ralentir l’allure. Il tenait les rênes d’une main ferme et scrutait la nuit par dessous le rebord de son chapeau qui dégoulinait d’eau. Ils étaient à deux miles de Crick, où ils pourraient trouver des chevaux frais – si cela s’avérait encore d’utilité une fois là-bas.
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