ISBN : 2070396738
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
D’un bout à l’autre de l’univers, les vaillants gardes-pêche de l’Unité livrent une guerre sans merci aux braconniers pilleurs d’océans. Xhan était l’un des meilleurs. Mais le voici mis d’office à la retraite, et sa vie perd tout son sens… Un jour, pourtant, un inconnu ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lhisbei, le 09 octobre 2010

    Lhisbei
    Xhan vient d'être mis d'office à la retraite. Garde-pêche il sillonnait l'univers pour tenter d'empêcher les braconniers de piller les océans des planètes nouvellement découvertes. Il trompe l'ennui dans les bars et rencontre ainsi Moox pilote des Grandes Lignes qui lui parle du mégathalos, un poisson inconnu, aux dimensions gigantesques qui vit sur une planète océan dont aucune carte officielle ne fait mention. Intrigué et sceptique, Xhan accepte de suivre Moox sur Canisse après avoir vu l'œil d'un de ces poissons géants entreposé dans un hangar.
    Si je ne devais utiliser qu'un mot pour résumer Canisse ce serait « inégal ». Ce roman est court : à peine 200 pages (et encore les caractères ne sont pas petits) et pourtant la lecture m'a parfois semblée longue. Certaines scènes sont magnifiques (la scène centrale de la pêche superbement illustrée par Eric Scala en couverture est impressionnante). L'auteur a travaillé le monde sur lequel il fait évoluer Xhan, en témoigne les documents qui complètent le roman, et fait preuve d'une imagination débordante pour faire vivre sa planète océan, Canisse. Mais le "scénario", si on peut appeler cela ainsi, de l'histoire est bancal. le début est un peu tiré par les cheveux et les évènements qui amènent Xhan sur Canisse s'enchaînent avec un peu trop de facilité mais sans réelle crédibilité. La fin, sous forme de twist, est expédiée et par un procédé éculé de surcroît. Mais entre le début et la fin, ou plutôt quand Xhan est sur Canisse, le roman se dévore d'une traite et les aventures de Xanth sont menées tambour battant. Malgré tout l'histoire reste légère et un peu basique (oui, je sais c'est un planet opera d'aventure) et aurait gagné à être étoffée. Les documents présents à la fin du livre prouvent que l'auteur s'est attaché à bien travailler son monde et, notamment, à imaginer la vie des indigènes de cette planète océan. Il aurait gagné à intégrer cette dimension sociologique dans son roman. Certains personnages secondaires intéressants comme la braconnière, peu développés auraient aussi mérité d'avoir un peu plus de corps (sans sous-entendu merci).
    Canisse est la première incursion dans le domaine de la science-fiction d'Olivier Bleys, auteur de 17 autres ouvrages parus dans des collections « mainstream ». Son écriture est des plus agréables mais ici aussi le qualificatif d'inégal revient à l'esprit. Superbe, teintée de lyrisme et de poésie parfois elle peut aussi se faire banale et plate offrant un contraste malvenu. Certaines scènes sont racontées à la va-vite plutôt que vécues par les personnages. J'y vois encore une fois une faiblesse de scénario : ces scènes de transitions me paraissent un peu forcées d'où cette écriture plate et ce côté expéditif.
    Dans ce billet je m'attache beaucoup à relever les défauts de ce livre. Malgré tout ce n'est pas un mauvais roman loin de là. Les ingrédients sont de qualités et bien choisis, le cuisinier est loin d'être mauvais, la recette est éprouvée et approuvée mais la sauce n'a pas pris, affadissant le plat. Canisse laisse un goût d'inachevé, ne paraît pas tout-à-fait abouti et, lors de ma lecture, le plaisir l'a disputé à la frustration...


    Lien : http://rsfblog.canalblog.com/archives/2010/10/09/19219687.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Vance, le 13 octobre 2010

    Vance
    Canisse est présenté comme un planet opera, un sous-genre de la SF nommé souvent planetary romance dont l'essentiel de l'action se trouve concentré sur un monde différent du nôtre : la faune et la flore spécifique de cette planète, ainsi que le contexte géopolitique de ses habitants, influent profondément sur le déroulement de l'intrigue. Les amateurs du Cycle de Ténébreuse (Marion Zimmer Bradley) ou de Dune (Frank Herbert) savent de quoi il en retourne, de même ceux qui apprécient les romans épiques de Jack Vance ou ceux, plus proches de l'heroic fantasy d'Anne McCaffrey (la Ballade de Pern).
    [...]Dès les premières pages, j'ai été séduit par le style : de longues phrases au vocabulaire recherché, à la syntaxe élégante (voire un peu précieuse) et multipliant les propositions subordonnées. Dans l'Hexagone, le seul écrivain qui me vient à l'esprit pour comparer serait Pierre Stolze (tout de même plus friand d'adjectifs parfois obscurs, mais tout autant amateur de beaux mots).
    [...]
    Problème : l'impression de rester « en dehors » de l'intrigue, d'assister plutôt que de participer à l'action. Les descriptions sont convaincantes, hautes en couleurs, pittoresques même – mais les dialogues sonnent souvent creux et le découpage paraît artificiel [...]. De fait, lorsqu'on en voit le bout, on se dit que le livre est soit trop long (développant inutilement son prologue et l'exposition des personnages) soit trop court (abrégeant les détails permettant les connexions avec les révélations finales, supprimant maladroitement les scènes de vie sur Canisse au profit de l'action).
    Canisse a donc tendance à perdre le lecteur en route : d'abord, on n'atterrit sur la planète en question qu'après 60 pages pendant lesquelles on fait surtout connaissance avec Xhan, ex-garde-pêche méfiant souffrant d'une tumeur dont il sait l'issue fatale ; étrangement, il n'est pas toujours présenté sous son meilleur jour, et on peine à sympathiser. Il est pourtant clairement le héros du récit – à moins que… ?
    Ensuite, on est sur le monde-océan. Fascinant. En alternant entre les séquences à bord du vaisseau du commanditaire de Xhan et celles dans une famille de Canissiens tiraillée à propos des relations avec les étrangers, on se laisse prendre au jeu de la découverte et de l'initiation : l'océan est piégeux, ses eaux acides mortelles – mais il recèle des trésors insoupçonnés. Pourtant, très vite, vient la chasse, qui nous propose de longues pages d'action ininterrompue – car elle se passe mal et la mort est le lot commun des pêcheurs imprudents sur Canisse ; parallèlement, on apprend quelque chose sur une étrange faculté que possède Xhan : sa venue sur la planète n'est peut-être pas un hasard… le dernier chapitre se confondra en révélations, répondant à certaines questions, en éludant d'autres, ouvrant la porte à un univers étonnant bien que peu original – mais riche de possibilités. On en reste, du coup, sur notre faim, et ce ne sont pas les deux annexes qui nous rassasieront.
    Intéressant donc, un livre qui a l'avantage d'être doté d'un beau verbe et de se lire très vite.


    Lien : http://journal-de-vance.over-blog.com/article-canisse-french-planeta..
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    • Livres 2.00/5
    Par Spilett, le 16 décembre 2010

    Spilett
    Olivier Bleys est connu pour ses romans et ses biographies, il a reçu plusieurs prix dont le prix François Mauriac de l'Académie Française. Voir un jeune écrivain prometteur s'immiscer dans le monde sclérosé (actuellement) de la SF française est une bonne nouvelle. Cerise sur le gâteau, la quatrième de couverture fait référence à un grand de la SF américaine: Jack Vance.
    Un garde-pêche à la retraite va partir aux confins de l'univers connu pour voir de ses propres yeux un animal prodigieux: "le mégathalos" qui n'est pas référencé dans sa bible "Le guide Outre-Monde des Chasses et des Pêches".
    L'écriture de ce court roman est fluide et très agréable, malheureusement ce n'est pas suffisant pour faire un bon livre. le monde de Canisse n'est que partiellement développé, on en perçoit quelques bribes; pourtant les humains vivant sur cette planète on développé une culture originale, ainsi que des stratégies de défense particulières contre la rigueur des lieux,... Très vite, trop vite, surviennent l'épisode de la chasse et la révélation finale.
    Je ne suis pas convaincu par ce roman mais gageons qu'Olivier Bleys est capable d'une SF plus ambitieuse.
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    • Livres 3.00/5
    Par kanux, le 09 septembre 2010

    kanux
    Un bon planet opera, à l'écriture fluide et aux décors originaux.
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    • Livres 4.00/5
    Par craklou, le 06 octobre 2010

    craklou
    Canisse est un roman assez court, et que j'ai dévoré en deux petites heures samedi matin, bien au chaud dans mon lit. Cela faisait un moment que je n'avais pas lu d'une traite comme ça !
    Dès les premières pages, on est intrigué par le personnage principal, un vieux garde-pêche que l'administration veut forcer à prendre une retraite anticipée ; petit à petit, on en apprend un peu plus sur lui, sans que se dissipe un certain mystère... On en est là, à s'interroger sur quelques détails laissés au gré des pages par l'auteur, quand l'intrigue démarre : on oublie tout, et on plonge à la suite de Xhan à la poursuite de cet étrange poisson, dont un non moins étrange inconnu lui a parlé....

    Lien : http://chez-craklou.over-blog.com/article-canisse-olivier-bleys-5837..
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Citations et extraits

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  • Par Lhisbei, le 09 octobre 2010

    L'ancien garde-pêche scrutait la surface bleue de Ramorine. Comme leur descente se poursuivait, la couleur changea de texture : il semblait de l'immense océan comme d'une pièce de tissu qui revêt, à distance, un aspect lisse et coulant puis montre des plis si l'on s'approche. Des nuages d'altitude s'étiraient en mèches soufrées dans la hautes atmosphère. Plus bas, la houle assez forte ouvrait au flanc des vagues de longues plaies d'écume, bientôt ravaudées par le vent. Cependant, on n'apercevait toujours aucune terre, ni le moindre fondement solide à l'habitat humain.
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  • Par Vance, le 13 octobre 2010

    Quand je vois les tourments qu’endurent les mâles entiers dans leur union à l’autre sexe, je réfléchis que manquer d’un pénis n’est pas sans avantage !
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  • Par Vance, le 13 octobre 2010

    Il avait entendu dire qu’en rationnant leur souffle, les guerriers aiguisaient leur courage – et, d’ailleurs, les amants leur plaisir.
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