> Alain Gnaedig (Traducteur)

ISBN : 2070425126
Éditeur : Gallimard (2006)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 124 notes) Ajouter à mes livres
Qui ne sait pas que La Ferme africaine est une grande histoire d'amour ? Mais, contrairement à ce que laisse supposer le superbe film de Sydney Pollack (Out of Africa), on sait moins que le plus grand amour de Karen Blixen est l'Afrique. Avant même Denys ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ballad, le 24 mars 2012

    ballad
    Un magnifique roman autobiographique qui m'a accompagnée durant quelques semaines. Une lecture intense, émotionnelle et pleine de découvertes. Ce livre a été écrit par l'auteur pour immortaliser tous les souvenirs des gens qui l'entourèrent lors de son long séjour en Afrique, alors qu'elle y exploita durant plusieurs années une plantation de café, au Kenya, auprès du Ngong (une chaîne de montagne). Elle représentait une personne importante pour les indigènes qui vivaient sur ses terres, et qui travaillaient pour elle. Ils la consultaient en tant que juge bien souvent pour trancher les conflits. Beaucoup de tribus purent vivre sur la terre de leurs ancêtres durant le temps où elle fut présente.
    C'est un livre qui a le temps de nous raconter des choses, de dresser les portraits de tous ceux qui ont touché le cœur de l'auteur, et ils furent nombreux. Il y a dans ses pages un sentiment de profond respect pour ceux que l'auteur côtoyait tous les jours, et la curiosité de leurs différents usages et coutumes. le paysage africain dans sa splendeur, ses couleurs est évoqué. J'ai beaucoup apprécié les scènes de chasse au lion avec son amant Denys Fynch Hatton, qu'elle mentionne à différentes reprises. Cependant, cette histoire d'amour reste pudique et le fait qu'elle en dise si peu la rend encore plus belle. D'ailleurs, devant le peu d'informations, je me demande comment on a pu extraire un film de cette romance (voire Out of Africa).
    Une lecture qui emporte ailleurs grâce à la poésie, l'élégance, la finesse descriptive de l'écriture, et qui nous en apprend beaucoup sur les autres. On sent que l'auteur a beaucoup observé autour d'elle en Afrique et qu'elle a profondément médité en s'imprégnant des images de son séjour au Kenya.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 10 novembre 2011

    mimipinson
    « Peu à peu on se laisse gagner par le calme de cette nature. Quand, avec le recul des années, je songe à ma vie en Afrique, je me rends compte combien j'ai été favorisée d'avoir pu mener une vie libre et humaine sur une terre paisible, après avoir connu le bruit et l'inquiétude du monde. »
    Plus qu'un roman ce livre est un recueil de souvenirs sans ordre précis, ni repères temporels. Plus qu'un livre, je l'ai vu comme une grande fresque, une peinture. Car Karen Blixen peint l'Afrique telle qu'elle l'a vécue ; une Afrique ancrée en elle. Une Afrique personnage de roman à part entière, au même rang que ses habitants, celles et ceux qui l'ont servie avec dévouement et pour lesquels elle a un attachement et un amour profonds.
    « La découverte de l'âme noire fut pour moi un évènement, quelque chose comme La découverte de l'Amérique pour Christophe Colomb, tout l'horizon de ma vie s'en est trouvé élargi. »
    La nature est intiment liée aux hommes qui peuplent cette terre. Elle a envouté Karen Blixen, qui par ses mots nous montre tout l'émerveillement qu'elle porte à la faune et à l'espace qui l'entoure.
    « Aucun animal ne peut être plus silencieux qu'un animal sauvage. »
    « Les années qui virent Lullu et ses descendants fréquenter ma maison furent parmi les plus heureuses de ma vie. J'en étais arrivée à voir, dans mes relations avec les antilopes de la brousse, le signe de l'amitié et de la bienveillance, le don de l'Afrique. »
    « En Afrique toute une vie animale semble s'éveiller dès le coucher du soleil ; l'espace se peuple alors mystérieusement. »
    « La forêt vierge est une région mystérieuse. Vous avez l'impression de pénétrer dans un fond de vieilles tapisseries dont les tons fanés ou assombris par l'âge offrent une infinie variété de nuances. »
    « On découvre les paysages les plus étonnants quand on survole les montagnes africaines. Mais ce sont peut-être les jeux de lumière entre les nuages qui réservent la surprise la plus merveilleuse. On traverse les arcs- en- ciel et les tempêtes vous emportent dans leurs remous. »
    Sur le fond, je ne peux rien en dire de plus sans ôter le plaisir de la découverte, gâcher le voyage .Oui, il s'agit d'un voyage dans le temps et surtout dans les grands espaces, non encore pollués par des touristes pressés, et où les animaux étaient encore maîtres chez eux.
    Sur la forme, 3 parties constituent cet ouvrage. La seconde intitulée " notes d'une émigrante »" est venue perturber ma lecture, le rythme de la narration. J'ai perçu ces notes comme une intrusion inopinée, superflue et même redondante par moment, dont je me suis affranchie assez vite pour retrouver la dernière partie et le plaisir de lecture avec.
    L'écriture est celle d'une autre époque, avec des termes qui peuvent choquer les âmes sensibles " droits de l'hommistes". Ils sont ceux de l'époque, d'une certaine époque…Ils n'ont aucun caractère discriminatoire (mot à la mode de nos jour). Karen Blixen aimé les Kikuyu, les Masaï ; elle les a protégés jusqu'à son dernier jour.
    Le rythme de livre est celui de l'Afrique : lent, nonchalant .Le volume réduit des chapitres, et son nombre élevé donne une alternative salutaire au rythme. Les africains ont un rapport au temps qui leur est propre, et, Karen Blixen l'a très bien transcrit par le style et les mots.
    « Les Noirs ont pour la grande vitesse que nous éprouvons pour le vacarme. Ils savent jouir de la durée. Jamais l'idée de la réduire ou de tuer le temps ne leur viendra ; plus il leur est donné d'en jouir et plus ils sont satisfaits. »
    Enfin, je ne peux m'empêcher de parler du film dont Sidney Pollack à tiré de ce livre. Je l'ai vu, à de nombreuses reprises. Même s'il n'est pas totalement fidèle aux mots de Karen Blixen (certains faits sont escamotés, certains personnages sont inexistants, et d'autres plus présents), le film me laisse un souvenir impérissable ; la magie des images, bien qu'il ait un peu vieilli, le choix des musiques, le regard de Robert Redford, sont, à mes yeux nettement supérieurs au livre qui ne rend pas de la même façon. Il n'empêche, cette lecture aura été un excellent moment.


    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/11/la-ferme-africaine.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 20 septembre 2011

    Cath36
    S'il y a un mot qui définit le mieux l'écriture de Karen Blixen, c'est celui d'élégance. Essentiellement descriptif mais riche en remarques pertinentes, un peu précieux, toujours précis avec force détails et des références littéraires qui renforcent l'impression d'ensemble, son style s'apparente beaucoup à celui de la conversation, telle qu'on la pratiquait autrefois, ou encore à celui du conte.. Un certain amusement perce souvent sous le sérieux du récit, mais toujours avec beaucoup de respect pour les personnages évoqués, un respect fait de réserve et de discrétion. On sent une grande maîtrise des émotions et des affects à travers un regard qui s'efforce d'être juste et objectif. le rythme lent des phrases, la précision du vocabulaire, la beauté des descriptions, tout cela concourt à créer une atmosphère envoûtante, presque capiteuse. Ce livre est celui d'une grande dame, qui, en dépit des difficultés auxquelles elle fut confrontée et dont elle parle peu, écrit avec beaucoup de classe.
    Vraiment, très chers,J'adooore.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Lystig, le 16 novembre 2011

    Lystig
    Dès la sortie de cette nouvelle traduction, je me suis précipitée pour l'acheter (en 2005) et depuis, ce livre patientait sur ma PAL "urgente" (c'est-à-dire au pied de ma table de chevet !), repoussant à chaque fois sa lecture. Finalement, grâce à une lecture comune, ce fut l'occasion de me jeter à l'eau.
    Et là, j'ai pris une claque ! Brûlante comme l'Afrique. Allez, une deuxième citation : page 16 :
    Ici, l'élément essentiel du paysage et de la vie n'était autre que l'air lui-même. Lorsque l'on se remémore un séjour de plusieurs années dans hautes terres d'Afrique, on est saisi, car on a l'impression d'avoir longtemps vécu dans les airs. le ciel n'était jamais très bleu, mais souvent pâle et si lumineux que les yeux le fixaient avec peine ; un royaume de nuages immenses, impondérables et fluctuants se dressait à l'horizon, le traversait et s'y perdait.
    Et tout le récit est un cri d'amour poétique à sa vie en Afrique.
    Pas chronologique, mais en fonction de ce qui lui revient en mémoire (ainsi, le Vieux Knudsen, ancien marin danois apparaît, meurt et est évoqué à nouveau plus loin, cela peut donner une impression brouillonne). Elle parle des "nègres" (remettre dans le contexte de l'époque), de "ses gens" dont elle s'occupera, les soignant (comme elle le peut), créant une classe pour leur apprendre à lire, elle s'en occupera, même lorsqu'elle devra vendre sa ferme (leur cherchant une nouvelle place). Sa ferme et ses gens, ce sont sa vie. Sa vie en Afrique nous semble si "moderne", alors que les actions qu'elle menait à l'époque étaient quelque peu "révolutionnaires".
    Isak Dinesen... Pourquoi un pseudonyme ? Nous sommes dans le premier tiers du XXème siècle, une femme n'écrit pas, voyons (Colette est une exception) ! Elle écrit donc (et avant son mariage et donc avant La ferme africaine) en utilisant son nom de naissance et un prénom masculin, comme George Sand. Malheureusement, elle n'est pas reconnue. Elle le sera avec cette oeuvre grandiose, connue et reconnue internationalement.
    Sans doute n'a-t-elle pas évoquée sa liaison avec Denys Finch Hatton, justement parce que ce récit était sensé être écrit par un homme (attention ! c'est ma propre interprétation) et à destination de sa famille, qui ne comprenaient pas sa vie en Afrique, si différente de ce que pouvait être la vie dans une famille aisée au Danemark.
    Et si elle ne l'évoque pas directement, on se doute de ses sentiments, surtout lorsque Denys décède. Elle n'en parle pas non plus parce que l'adultère est condamnable(pour une dame, alors que son mari est un trousseur de jupons) (Ils emménagent en 1913 au Kenya, ne divorcera qu'en 1925 (même s'ils sont séparés depuis 4 ans)), mais c'est sans équivoque quand elle écrit en 1923 à son frère Thomas (voir Lettres d'Afrique) (pas encore divorcés...) qu'elle est "liée à lui [Denys], qu'elle l'aime (clic)" [je vous fait grâce de sites en danois, très complets sur sa vie et son œuvre, les sites anglo-saxons, dont celui cité (musée au Danemark, disponible en danois et en anglai) sont accessibles, surtout avec glouglou traduction !]
    En Afrique, quand on a la chance de tomber sur un ouvrage digne d'être lu parmi tant d'épouvantables arrivages que de bons navires nous apportent d'Europe, on le lit comme l'auteur rêverait qu'il soit lu (page 106).
    Je l'ai lu, alors qu'il faisait encore chaud en octobre, sans feu de cheminée (sa ferme était située à deux mille mètres d'altitude).
    Je m'attendais à un style d'écriture plus "daté" entre deux guerres, mais non, le style (transcrit aussi grâce au traducteur) est résolument poétique, moderne, mélancolique, musical (le bruit de l'air), visuel (le Ngong) : une grande fresque !
    Mais pourquoi n'ai-je pas lu ce livre plus tôt ?


    Lien : http://loiseaulyre.canalblog.com/archives/2011/11/10/22631258.html
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 25 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture et de film... en suivant l'éphéméride...
    1986 "Out of Africa" reçoit six oscars.
    ***
    Au départ cela ne devait être qu'un recueil d'anecdotes de soirées, de " petits tableaux tout à fait véridiques ", de récits de voyages et d'anthropologie. Plus tard cela devint La ferme africaine.
    Les souvenirs de l'écrivain danois Karen Dinesen, baronne Blixen Finecke (1885 – 1962), furent publiés en anglais en 1937. Elle a publié ses livres parfois sous le nom de Isaak Dinensen.
    L'auteur, qui a vécu au Kenya de 1914 à 1931, raconte la vie dans sa ferme de culture de café à proximité de Nairobi. C'est une exploitation immense et féodale. La maîtresse, la " m'saba " règne sur elle comme un seigneur du moyen Age, qui aurait toute la largeur d'esprit d'une femme cultivée du XXe siècle.
    Intelligence et culture, originalité et fantaisie, récits et souvenirs s'efforcent de dégager un élément capital de la vie de l'auteur : la découverte de l'âme noire.
    Elle écrit à ce propos : " Les Noirs, en effet, sont en harmonie avec eux-mêmes et leur entourage, intégrés à la nature……Dès que j'ai connu les Noirs, je n'ai eu qu'une pensée, celle d'accorder à leur rythme celui de la routine quotidienne que l'on considère souvent comme le temps mort de la vie ".
    Aimant passionnément la population indigène, Karen Blixen décrit ses mœurs, ses lois, ses habitudes, la forme à la fois mythique et panthéiste de son esprit, et elle se livre à une critique indirecte de la civilisation européenne.
    Il y a dans le livre ‘exceptionnelles descriptions de paysage et d'admirables pages sur la vie des animaux.
    Dans La ferme africaine, la façon dont sont vues la ferme et sa vie est semblable au point de vue que l'on a du haut des airs, à une telle distance que même les désastres ont la beauté d'un motif. L'étendue de la vision que procure un avion qui survole un pays est un point de vue des plus avantageux. C'est la perspective supérieure que possède l'artiste ou l'aristocrate.
    Karen Blixen est une conteuse, et les attitudes chevaleresques qu'elle adopte envers la vie, transforment les souffrances et les tragédies qu'elle a endurées en quelque chose de sublime. Elle transcende son vécu, et tend vers une perception plus riche des choses.
    La calme perfection de son style, qui ne s'embarrasse pas de détails, sont le signe que nous avons quitté la gravité des choses pratiques pour atteindre un milieu plus pur, qui offre moins de résistance à l'idéal.
    La ferme africaine fut écrit à une époque où son auteur percevait clairement qu'il manquait un sens à sa vie et la terrible catastrophe qui l'affecta, elle s'attache à la réparer de façon sublime.
    Peut-être ce choix de sublimation procède-t-il de son fatalisme, de son amour du destin " la fierté […] des desseins de Dieu sur nous, lorsqu'il nous créa ".
    Fatalisme autoritaire qui s'exprime sous forme de l'honneur grâce auquel elle a le privilège de comprendre les tragédies.
    " Si un homme a une idée de l'honneur que rien ne peut ébranler, déclara Karen Blixen, il est à l'abri de tout ce qui peut lui arriver ".
    Le fait qu'il puisse perdre quelque chose à quoi il tient – sa ferme, sa vie, peut-être – n'affectera pas en l'occurrence la valeur de la seule chose qui ait pour lui quelque importance : l'expérience en soi. - Rosanna Delpiano
    source : alalettre

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 11 juin 2008


    « Au cours de mes safaris j'ai vu un troupeau de buffles de cent vingt-deux bêtes surgir du brouillard matinal sur un horizon cuivré comme si ces bêtes massives et grises, aux cornes horizontales et compliquées, étaient sorties du néant dans le but désintéressé d'enchanter mes yeux. J'ai vu toute une troupe d'éléphants en marche dans la forêt vierge, une forêt si épaisse, qu'il ne filtrait que des éclaboussures de lumière. »

    « La découverte de l'âme noire fut pour moi un évènement, quelque chose comme la découverte de l'Amérique pour Christophe Colomb, tout l'horizon de ma vie s'en est trouvé élargi. »
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  • Par cequejelis, le 21 novembre 2011

    J'emballai tous mes livres. Les caisses me servaient de sièges. Les livres jouent dans une colonie un tout autre rôle qu'en Europe. Ils montent seuls la garde de notre passé. Aussi n'est-il pas étonnant que nous éprouvions pour eux une reconnaissance ou des rancunes accrues.

    Les personnages d'un roman vous escortent quand votre cheval galope dans la plaine. Ils se promènent avec vous dans les champs de maïs. Comme les soldats débrouillards dénichent le bon cantonnement, ils trouvent seuls le lieu qui leur convient.

    Les livres nouveaux que l'on nous envoie ont un accident insolite qui, parfois, nous détourne d'eux, mais nous avons la surprise de voir surgir leurs personnages au milieu des shambas.

    Ceux de mes livres préférés étaient depuis longtemps des hôtes attitrés, familiarisés avec tous les recoins de la ferme.

    Les personnages de Walter Scott se sentaient chez eux entre nos horizons et je les rencontraient à tout bout de champ, de même qu'Ulysse et ses compagnons et chose plus curieuse, les héros et les héroïnes de Racine visitaient la ferme.

    Le Petit Poucet avait franchi nos montagnes avec ses bottes de sept lieues.

    Certains compagnons de mon enfance, comme le clown Aghib et l'abeille à miel avaient élu domicile près du fleuve.

    Quand je chassais dans la plaine, je rencontrais parfois un vieux berger danois avec sa flute, au milieu du troupeau des Massaïs.

    Et la vieille sorcière experte en sortilèges habitait la boucle du fleuve.

    p. 477
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  • Par Latma, le 08 mai 2011

    Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c'était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c'était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n'était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d'homme c'était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l'on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l'écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n'était toujours pas la pluie.

    Mais lorsque la terre répondait à l'unisson d'un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c'était bien la pluie. C'était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme l'étreinte d'un amant.
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  • Par ballad, le 24 mars 2012

    Lorsque les Kikuyus ont la permission de suivre leurs coutumes, ils n’enterrent pas leurs morts, ils les posent sur le sol et laissent aux vautours et aux hyènes le soin d’arranger les choses. Cette coutume m’avait toujours plu. Il me semblait que c’était une bonne chose de rester ainsi librement sous le soleil et les étoiles, d’être liquidé et purifié d’une manière aussi nette et rapide, de finir par ne faire plus qu’un avec la nature et le paysage et de sentir pleinement ce qui se s’y passait.
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  • Par Mistralain, le 12 juin 2010

    Ici, l'élément essentiel du paysage et de la vie n'était autre que l'air lui même. Lorsqu'on se remémore un séjour de plusieurs années dans les hautes terres d'Afrique, on est saisi, car on a l'impression d'avoir longtemps vécu dans les airs.(...)A cette altitude, on respirait sans peine, et on inspirait en même temps un espoir fou et léger comme une aile. Dans les hautes terres, une pensée venait immédiatement à l'esprit : "Je suis bien là, où je me dois d'être."
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escapade touristique en Afrique, la maison de Karen Blixen au Kenya!!!











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