> Marthe Metzger (Traducteur)

ISBN : 2070393097
Éditeur : Gallimard (1995)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Personne ne pourra ouvrir ce merveilleux livre sans céder du début à la fin au charme impétueux, tendre et plein d'humour, de l'auteur. Il ne semble guère possible, au cours des quatre récits brefs et limpides composant l'ouvrage, de manifester autant de féminité authen... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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  • Par LecottagedeMyrtille, le 02 avril 2012

    LecottagedeMyrtille
    Denys Finch Hatton, le Concerto pour clarinette, le survol de l'Afrique...
    Tous les fans d'Out of Africa connaissent ces images ainsi que celle de Karen Blixen, incarnée par Meryl Streep dans son plus beau rôle (enfin, d'après moi^^), le destin exceptionnel de Karen Blixen, née au Danemark en 1885. Rejetant un mode de vie bourgeois et linéaire, elle part s'installer en Afrique avec le baron Bror Blixen où elle reste de 1914 à 1931. Elle est obligée de quitter sa ferme africaine après avoir fait faillite et retourne au Danemark, mais elle reste fidèle à cette nation où elle aurait « désiré laisser ses os ».
    Si la biographie de Jean-Noël Liaut, Karen Blixen m'a montrée que sa relation avec Denys était largement moins idyllique que dans le film, elle m'a donné envie de me plonger dans son œuvre. Je lirai donc d'ici peu Les Contes d'hiver et pourquoi pas Les Contes gothiques, dont le titre m'attire beaucoup...
    La plus grande partie de la vie de Karen Blixen en Afrique est racontée dans La ferme africaine et dans les Lettres qu'elle a échangées avec ses amis et sa famille ; Ombres sur la prairie constitue un prolongement de ces œuvres et régalera ceux qui rêvent de retrouver cet univers. Composé de quatre récits, ce recueil est un tissu de souvenirs, d'émotions, de réflexions anthropologiques, et d'érudition, liés par un fil parfois ténu mais toujours présent. Karen Blixen raconte les liens de confiance tissés avec ses domestiques et les tribus vivant sur « ses » terres, les échanges, les difficultés mais aussi les moments émouvants qu'ils ont pu partager et réussit à retrouver leurs traces vingt ans après son départ d'Afrique.

    Si certaines remarques peuvent surprendre le lecteur contemporain, par exemple sur les comparaisons qu'elle établit entre les différents peuples qu'elle rencontre et sa propre culture, il faut situer l'œuvre dans un contexte colonial, à une époque où les européens s'installaient en Afrique en conquérants, pour y faire fortune, parfois aux dépens de la population. Ce qui n'est finalement pas le cas de Karen Blixen qui s'est sincèrement intéressée au sort des peuples vivant sur ses terres, à leur santé, leurs coutumes, leur manière d'envisager le monde. En témoigne la première nouvelle, Ombres sur la prairie, où elle rend hommage à son domestique Farah et où on la voit soigner avec dévouement ses « gens ».

    Ma préférence va Barua a soldani, dans lequel elle raconte comment une lettre écrite de la main du roi du Danemark devient une sorte de talisman pour les gens qui vivent sur ses terres et permet d'apaiser les souffrances les plus terribles par le simple contact. Un mélange de réalisme, de réflexion et de poésie dans lequel elle révèle une grande humanité et beaucoup de sang-froid.
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    • Livres 5.00/5
    Par ACO, le 18 janvier 2012

    ACO
    Pour ceux qui, comme moi, ont apprécié "La ferme africaine"
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Citations et extraits

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  • Par gedi, le 23 février 2011

    Sans m'en rendre bien compte, je savais déjà sur cette pente herbeuse que j'avais atteint le plus haut sommet auquel il me serait jamais donné de parvenir sur cette terre. Créature minuscule dans cet alambic formidable de l'air, de la terre et des herbes mais cependant ne faisant qu'un avec eux. Me doutais-je alors que j'avais atteint aussi le sommet de ma propre vie ? L'espace autour de moi était empreint d'une sorte de solennité douloureuse.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 01 avril 2012

    Nous autres, Blancs, lorsque nous entrons en contact avec la population de l'ancien continent, nous oublions qu'elle a un passé que nous ignorons ; nous refusons de reconnaître qu'elle a existé avant notre rencontre.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 01 avril 2012

    Quand tout ce que contenait ma demeure fut vendu, les pièces bouleversées devinrent des cages à résonances. Si je m'asseyais sur une des caisses pleines d'objets à expédier et qui constituaient à présent mon unique mobilier, des voix et des sons d'autrefois s'élevaient, de plus en plus nets, de plus en plus clairs dans les salles d'une majestueuse nudité.
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 01 avril 2012

    La plupart des émigrés étrangers en Afrique y étaient restés parce qu'ils préféraient la vie africaine à leur existence chez eux, qu'ils préféraient monter à cheval que de circuler en auto et allumer leurs propres feux de camp que de dépendre du chauffage central. Comme moi, ils désiraient laisser leurs os dans la terre d'Afrique. 
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  • Par LecottagedeMyrtille, le 01 avril 2012

    Un lion en liberté dans la brousse ressemble bien aux plus anciens lions monumentaux en pierre qu'aux lions que l'on voit de nos jours dans un jardin zoologique. Son aspect nous bouleverse le cœur. Dante ne pouvait être plus ému la première fois qu'il aperçut Béatrice dans une rue de Florence.
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Vidéo de Karen Blixen

escapade touristique en Afrique, la maison de Karen Blixen au Kenya!!!











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