> Solange de Lalène (Autre)
> Georges de Lalène (Autre)

ISBN : 2020056151
Éditeur : Editions du Seuil (1980)


Note moyenne : 4.17/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
"Je suis clown. Désignation professionnelle : "artiste comique"." Ainsi s'exprime Hans Schnier, rejeton d'une famille protestante allemande qui, depuis sa dixième année, n'a pas cédé d'un pouce aux hypocrisies de la société allemande. Vagabond de l'après-guerre, il évoq... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par Austral, le 14 septembre 2010

    Austral
    Tout aspirant écrivain devrait connaître ce roman. Il ne faut pas s'arrêter au sujet en lui-même : les démêlés sentimentalo-religieux d'un clown alcoolique dans la République Fédérale du début des années soixante... N'importe quel écrivain, même très doué, se casserait le nez avec une histoire pareille.
    Pourquoi la réussite de Böll est-elle éclatante ? Parce qu'il a réussi un tour de force : emprisonner le temps dans une très petite boucle à l'intérieur de laquelle il se déploie pourtant avec une ampleur ahurissante.
    Au début du roman, Hans Schnier, le clown, personnage principal et narrateur, débarque à la gare après une tournée calamiteuse et fortement alcoolisée. Il rejoint son appartement et y passe un certain temps (mais très certainement moins d'une journée), durant lequel il se livre à une « soûlographie puérile » (sic), après quoi nous le retrouvons à la fin du livre sur les marches de la gare.
    C'est un intermède très bref, en termes de durée « réelle » cela ne peut pas compter plus de quelques heures, mais dans le même temps Böll utilise les souvenirs de Schnier ainsi que des dialogues téléphoniques ou directs avec des proches ou sa famille pour nous faire revivre les sept dernières années de la vie de Schnier et les vingt dernières années de l'histoire allemande.
    En termes de maîtrise de l'écoulement du temps dans un cadre narratif relativement resserré (La grimace est plutôt un mince volume comparé à des pavetons bölliens comme Portrait de groupe avec dame ou Les Deux Sacrements), c'est d'une précision quasi sans faille, très allemande en somme.
    Voilà pourquoi, à mon sens, LE grand écrivain allemand de la seconde moitié du XXème siècle est bien Heinrich Böll et non Gunther Grass.
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    • Livres 2.00/5
    Par alicejo, le 22 août 2010

    alicejo
    Un ami m'avait chaudement recommandé la lecture de ce roman. Un livre de qualité mais qui ne m'a pas enthousiasmé. Il me manque certainement des clés pour apprécier la critique que Boll fait de la bourgeoisie allemande d'après-guerre.
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Citations et extraits

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  • Par alicejo, le 22 août 2010

    C'est quelque chose de bien compliqué, de bien cruel aussi, que le désir charnel. Pour les non-monogames, ce doit être une constante torture, alors que pour les monogames comme moi c'est la constante obligation d'être discourtois.
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  • Par Austral, le 13 septembre 2010

    - Pourquoi ne m'enverrait-il pas de fleurs ? dit Marie en rougissant.
    - Il faut présenter la question autrement : pourquoi t'enverrait-il des fleurs ?
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Vidéo de Heinrich Böll

L'Honneur perdu de Katharina Blum (Die verlorene Ehre der Katharina Blum oder: Wie Gewalt entstehen und wohin sie führen kann), film de Volker Schlöndorff et Margarethe von Trotta d'après le roman éponyme de Heinrich Böll, sorti en 1975. Bande-annonce








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