ISBN : 2283024277
Éditeur : Buchet-Chastel (2010)


Note moyenne : 3.32/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
Dix-neuf ans. Etudiant. Pas d'argent. Pour pouvoir remplir son frigo et s'amuser un peu, il n'y a guère de solutions. Travailler dans un fast-food. Surveiller les activités périscolaires. Ou opter pour le baby-sitting C'est ce que choisit Alex, finalement. Mais lorsqu'i... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 09 mai 2012

    carre
    Alex jeune étudiant de 19 ans galère pour joindre les deux bouts.Il décide de poser une annonce pour faire baby-sitter. Pourquoi pas ma foi, et petit miracle de l'existence, ça marche.
    Jean-Philippe Blondel aime décrire des gens simples, qui cherchent à s'en sortir.
    On sent tout le plaisir qu'il prend avec ces personnages, d'Alex ce grand échalas, en passant par ces nouveaux employeurs, dont la vie est parfois difficile et bancale. Blondel continue son chemin avec l'espoir de lendemains
    ensoleillés. Il évite toute mièvrerie, on imagine ce que pourrai donner une sujet pareil avec ... (Non ne je ne donnerai pas de nom). Blondel écrit simplement et c'est peut être la raison de son succès par le bouche à oreilles, je trouve qu'il y a la même sensibilité que Cédric Klapisch pour le cinéma.
    Un auteur que je suis depuis ces débuts et dont chaque livre me touche par leur humanisme et leur tolérance.
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Alex est un jeune adulte de tout juste 19 ans. Ce qui le caractérise c'est sa taille car, du haut de ses 1m93, il a de quoi impressionner l'immense Alex. Il est étudiant en première année d'anglais et c'est avec ce début d'indépendance que commencent les soucis car il s'est trouvé un chouette appart' mais n'arrive pas à mettre de sous de côté. Est-ce l'heure des petits boulots? Il peaufine son annonce, à la recherche de cours particuliers à donner lorsque c'est l'illumination. Et s'il offrait ses services en tant que baby-sitter? Idée saugrenue sans doute pour ce grand gaillard, mais qui fait son bonhomme de chemin, et qui l'amènera bien à placarder ladite annonce dans sa boulangerie de quartier. Cette idée, il la doit sans doute à ses voisins du dessus dont le bébé pleure sans cesse. Pauvres parents qui auraient bien besoin d'un peu de repos de temps en temps !
    Cette petite annonce fera des heureux tout de suite puisque la boulangère est elle-même en recherche d'un baby-sitter pour garder ses deux enfants. Un bon moyen de redonner un second souffle à son couple qui part à la dérive ! La soirée se passe bien, Alex est exemplaire, sur ses gardes, toujours à veiller les deux garçons endormis.
    Et le bouche-à-oreille fonctionne à plein régime puisque la boulangère loue ce baby-sitter "hors norme" à tous ses clients. Voilà donc Alex bien occupé avec chaque semaine, deux-trois soirées de baby-sitting qui lui permettent d'enfin s'assumer financièrement.
    Il y a ce couple de garagistes, les Luzard, qui confieront leur fils unique le temps d'une soirée. Et cette soirée virera au cauchemar malgré la présence salvatrice d'Alex.
    Il y a Marc, ce jeune professeur, qui veille sur ses deux filles. Sa femme a été mutée au loin, c'est donc lui qui assure le quotidien !
    Enfin il y a Irina, une jeune femme slave troublante, qui fera tourner la tête à Alex. Et au travers de ces familles, dont le dénominateur commun est Alex, il y a toute une série de confidences, de confiance qui s'instaurent et s'installent. Car au-delà des enfants ce sont des adultes qui se dévoilent au fil de l'histoire, des adultes qui ont besoin d'air, d'écoute ou de loisirs, des grands enfants en mal de liberté.
    En parallèle du baby-sitting, Alex découvre l'amour auprès de Marion, jeune étudiante indépendante qui sait ce qu'elle veut de la vie. Il y a aussi sa mère qui cherche à renouer un peu le dialogue et Bastien, son ami, sur qui il va falloir compter car l'amitié ça s'entretient.
    Ce livre connait un certain plébiscite sur la Toile et je vais donc m'attirer quelques foudres en vous disant que j'ai aimé ce livre mais sans plus. Car l'histoire est plaisante, bien écrite et que ça se lit tout seul. Seulement, j'attendais bien autre chose de ce roman et l'ai donc fini avec un sentiment en demi-teinte.
    Aucun reproche sur la forme qui m'a plue. On se laisse embarquer par cette narration qui part au quart de tour. C'est fluide, net et sans ambages ! Ce qui m'a gêné relève plutôt du fond. Je m'attendais à des anecdotes de baby-sitting, à des situations cocasses d'enfants volontaires ou trouillards. Au lieu de ça ce sont les parents qui sont décrits. Certes, les parents laissent un inconnu pénétrer dans leur intimité lorsqu'ils confient foyer et enfants à ce tout jeune homme qui partage leur vie, le temps de quelques heures. Seulement, je crois que j'aurais voulu qu'on s'attarde moins sur ces adultes pour en venir aux faits : ces soirées où les enfants sont les petits propriétaires de leur maison.
    Dommage que le roman ait pris comme fil conducteur tous ces adultes devenus parents. Évidemment que c'est touchant de prendre part à leurs histoires individuelles mais ce sont bien les enfants qu'évoque le terme "baby-sitter", non? Qui sont-ils ces enfants? Comment vivent-ils ces soirées?
    On reste avec de nombreuses incertitudes même si Alex, rappelé à chaque fois, doit être un excellent baby-sitter. Moi qui ai aussi été baby-sitter dans le temps, j'aurais trouvé bien original de se pencher enfin sur le point de vue des enfants.
    L'histoire prend un tournant insolite et les cinquante dernières pages garantissent un certain suspense. Bravo pour ce revirement de situation et pour cette fin qui est bien plus qu'un espoir, c'est une révélation !
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Rarement comme aujourd'hui, j'ai eu ce sentiment d'être en décalage total avec le reste de la blogoboule de lecture.
    Après Keisha qui, à propos du Baby-sitter, avait évoqué il y a quelques semaines Anna Gavalda, Cuné, ce matin[1], fait référence à Katherine Pancol, et Leiloona ose même un rapprochement avec Une famille formidable. Toutes les quatre s'accordant à trouver à ce roman des vertus doudouthérapeutiques.
    En ce qui me concerne, j'ai eu un gros coup de blues en lisant ce livre.
    Alors certes, Jean-Philippe Blondel manie tendresse, humanisme et humour avec toujours autant de sensibilité (et surtout sans mièvrerie). Mais sous cette apparente légèreté, le ton est grave. le drame affleure, le vernis craque et les fêlures se font jour.

    Beaucoup de questions sont soulevées dans Le baby-sitter.
    Arrivés à un tournant de leur vie, les personnages se remettent en question, chacun à sa façon. A-t-on fait les bons choix ? Est-il encore temps de renverser la vapeur ? Est-on arrivé enfin en haut de la colline ?
    « A quarante ans passés, apparemment, on démêle beaucoup. »
    J'ai particulièrement été touché par le personnage de Marc, qui m'est apparu diablement familier à plusieurs titres. Ce prof d'anglais dont le couple bat de l'aile depuis que sa femme, mutée loin du domicile, est absente la semaine, reste seul à s'occuper de leurs deux filles qui grandissent et commencent à lui échapper.
    A travers Alex, Marc retrouve l'enthousiasme de sa jeunesse, cette période où toutes les options semblaient encore possibles, et qu'il n'était pas corseté par les codes imposés par la société.
    A propos des enfants, l'air de rien, Blondel aborde des sujets pas vraiment politiquement corrects, voire tabous : est-ce être une mauvaise mère que de n'en plus pouvoir des cris de son bébé qui épuisent à longueur de journées et de nuits ? Pourquoi est-ce mal vu de reconnaître que l'on a envie de vivre aussi pour soi ? Et si les enfants n'étaient pas l'aboutissement ultime d'une existence ?
    Comme toujours, Blondel retrace avec réalisme les parcours de vie de ses personnages, qui prennent chair avec une telle vérité qu'on croirait les connaître ou au moins les avoir déjà croisés.
    J'ai revécu à travers Alex, la période où j'étais moi-même étudiant, plus vraiment dans l'enfance mais pas tout à fait dans la vie d'adulte pour autant. A tenter de voler de ses propres ailes, à essayer de joindre les deux bouts du mieux possible, à concilier ses études, sa vie amoureuse et ses potes.
    Indéniablement, par de nombreux aspects, Le baby-sitter a trouvé écho en moi.
    Si les lecteurs fidèles à Jean-Philippe Blondel y retrouveront des thématiques chères à l'auteur, ils y découvriront une nouvelle variation douce-amère.
    Que ceux qui ne le connaîtraient pas encore soient rassurés : on peut, comme moi, aimer ce roman sans raffoler de Pancol, ni des téléfilms de TF1.


    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Le%20baby-sitter
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pyrouette, le 01 mars 2012

    pyrouette
    Quand Alex a choisi de faire du baby-sitting pour remplir son frigo d'étudiant, il était loin d'imaginer qu'en plus de s'occuper des enfants, il allait rentrer directement dans l'intimité des familles. A la fois témoin de drames, complice et confident, ce jeune homme observe des gens arrivant tout doucement à la quarantaine, pas tout à fait en haut de la côte, le moment idéal pour changer de vie, se remettre en question, être lucide sur ses angoisses ou pas, bref des gens de tous les jours, mes voisins, les vôtres, nos amis…Alex va vivre cette aventure et regardera la vie d'un autre œil. L'auteur, Jean-Philippe Blondel écrit sur des sujets qui sont apparemment anodins, ses livres se lisent d'une traite et ont l'air, à la limite, plats. Mais pour savourer les histoires de cet auteur il ne faut pas se presser, rester bien attentif car il a le don de décrire les failles, les fragilités de ses personnages. J'ai, encore une fois, savouré de rencontrer des gens de tous les jours dans cette histoire, des gens me ressemblant, me permettant de me sentir moins différente avec mes questions existentielles. L'auteur traite aussi de sujets graves concernant les familles comme l'infanticide.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/03/01/23650326.html#com..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kathy, le 18 octobre 2011

    kathy
    Alex, dix-neuf ans, 1m93, étudiant en anglais à l'université est confronté à la réalité adolescente et estudiantine.
    Habité par un sentiment de malaise car « entre deux mondes », sceptique quant à son avenir professionnel, fatigué de se cogner aux problèmes des adultes qui gravitent autour de lui, las des relations amoureuses éphémères -bref, il est à la recherche d'un sens à sa vie.
    En outre, sans argent, il se met en quête d'un job pour remplir son frigo.
    Dans une annonce déposée à la boulangerie de son quartier il propose ses services en tant que baby-sitter.
    Victime de sa bonne réputation et de son succès, de plus en plus de parents font appel à lui.
    En pénétrant dans leur intimité, il apprendra à découvrir l'univers des adultes, le quotidien de tout un chacun, qui, pour la plupart, cachent une blessure. En tissant des liens il devient, peu à peu, leur ami et confident. Plus encore, les liens ainsi tissés –tranquillement, placidement- conduiront ces adultes à construire « des passages, des routes, des ponts » grâce auxquels ils pourront se sentir mieux. Car, en effet, ces gens, qui n'auraient jamais dû se rencontrer, peuvent dès lors, grâce à Alex, faire connaissance, se parler, rire, avancer, courir et partager ENSEMBLE.

    Avec pudeur, humanisme, sensibilité et humour, Philippe Blondel nous interpelle sur le temps qui passe, les bons ou les mauvais choix, les tracas quotidiens, l'amitié, l'amour, la solitude, l'indifférence, les relations humaines. « Pourquoi alors ne pas profiter des gens qui sont là, autour de nous, avant que les déchaînements climatiques ne les éloignent et qu'on ne perde leur trace ? Pourquoi ne pas profiter des sentiments avant qu'ils ne deviennent caducs et dépassés, vaguement écoeurants, puisqu'il faudra d'abord survivre et tenter, jour après jour, de lutter. Pourquoi ne pas profiter des fêtes, des célébrations avant que les semaines n'égrènent les tensions, les combats, les morts par centaines ? ».
    La couverture est magnifique, et évoque -comme la fin du livre- la joie, l'amour, la solidarité, la liberté et des promesses d'avenir.
    Un agréable moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par sardynka, le 13 mai 2012

    Dans la rue, il additionne. Un couple de garagistes paranoïaques, une boulangère esseulée, un étudiant obsédé, une russe éthérée, un prof dépressif - super - soirée, effectivement. Une année à marquer d'une pierre blanche.
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  • Par chardonette, le 14 octobre 2010

    Se résoudre.
    Se dissoudre.
    Alex n'aime pas les verbe en "oudre". Déjà, à l'école primaire, il ne parvenait pas à retenir leurs conjugaisons. Et quand on ne parvient pas à retenir une conjugaison, c'est que le verbe n'existe pratiquement pas.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par pyrouette, le 29 février 2012

    "Je me suis rendu-compte qu'à force de se laisser dériver, on atteignait parfois des rivages où personne ne pouvait venir vous chercher."
    Citation de qualité ? (15 votes positifs)
  • Par kathy, le 19 octobre 2011

    Il pourrait partir à l'autre bout du pays, recommencer tout à zéro. Pendant un court instant, Alex voit scintiller devant lui, dans cette rue ensoleillée, toutes les vies possibles qui s'offrent encore à lui et auxquelles, année après année, il faufra qu'il renonce -souvent sans y penser, souvent avec soulagement, parfois avec regret. Il pense à Mélanie, à Marc, à Irina. A tous ces vieux qui l'entourent et qui referment les portes des existences qu'ils auraient pu mener. A ce moment-là, Alex veut rester jeune. Rester jeune à tout prix.
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  • Par pyrouette, le 01 mars 2012

    Le voici mon problème : l’attache, les attaches, les liens, les cordes. Je suis sans cesse en train de me lier et de me libérer, de m’astreindre et de me dénouer.
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