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ISBN : 222110935X
Éditeur : R. Laffont (2007)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 48 notes)
Résumé :
"Le temps s'étire et se contracte. Deux journées en une. Deux, cent, mille. Mon corps se dédouble. Franco-Anglais. Entrepreneur SDF. Fidèle adultère. Sauveur coupable. Frère et faux. Faux frère. Ma main voudrait caresser - mais elle s'agrippe, ripe, s'accroche - les doigts sont des griffes, elle est ma proie - la déchiqueter, la réduire en pièces, un amas de chair, des cheveux qui se détachent, des dents qui se déboîtent. La phrase lancinante, entre les tempes. This... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5308 janvier 2015
  • Livres 4.00/5
C'était son idée: passer une semaine seuls, chacun de leur côté. Susan avait envie de passer quelques jours chez ses parents. Ce serait une occasion rêvée pour lui, Vincent, de retourner chez les siens, en France. Il n'a pas osé dire non. Après toutes ces années où il a fui le domicile familial, à part s'y arrêter deux jours en coup de vent, au retour des vacances, il n'est pas rentré au pays. Il s'en ait trouvé un autre: l'Angleterre. Là, il a réussi aussi bien sa vie professionnelle en devenant un grand chef d'une chaîne de fast-food chic, "Les Cafés Bleus", que familiale en devenant le mari de Susan et père de deux petites filles. En France, il va retrouver ses parents vieillissants dans leur petit pavillon, son petit frère avec qui il ne partage presque plus rien mais aussi ses anciens amis. Il va se prendre de plein fouet la vie qu'il a fuie, sans même se retourner...
Rien n'est simple lorsque l'on a quitté famille et amis, que les liens se sont distendus d'eux-mêmes, que chacun vaque de son côté, prenant trop peu de nouvelles des uns et des autres. On pense les revoir là où on les avait laissés, comme si le temps et la distance n'avaient pas eu d'influence. Et pourtant, Vincent a bien changé lui aussi. Ado turbulent puis looser aimant faire la fête et vivant de petits boulots, il est devenu cet homme important en Angleterre. Costume sombre et cravate ont remplacé le jean et le sweat. Mais il ne regrette nullement son départ, bien au contraire. Ses retrouvailles avec sa famille seront un véritable calvaire et de confidences en secrets trop longtemps tus, Vincent va se prendre une claque. Ce personnage un peu amer, cynique va prendre conscience de ce qu'il est et de ce qu'il a. Jean-Philippe Blondel nous décrit ces quelques jours sans concession, évoquant la solitude, l'amitié, les préjugés et les remises en question. Ce roman, parfois cynique à travers les propos de Vincent, est à la fois provocant, subtil et sobre. de par son écriture franche et crue, l'on est emporté dans le récit de cet homme pas si mauvais dans le fond.
This is not a love song
Happy to have ♪
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CelineGe
CelineGe17 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Un titre qui m'a flanqué dans la tête le vieux duo de Madonna avec Prince... Don't try to tell me what your enemies taught you, I'm gone, but I just want you to know... that this is not a love song that I want to sing... Terrible, je n'arrive pas à m'en défaire. Pourtant, aucun rapport particulier avec l'histoire.
Ce n'est donc pas une chanson d'amour, pas une histoire d'amour. Quoi que...
Le sibyllin et long extrait choisi par l'éditeur pour la quatrième de couverture ne donne pas forcément envie de se plonger corps et âme dans cette lecture.
C'est juste le chiche résumé de 4 lignes qui m'a harponnée.
Le narrateur, Vincent - dont on n'apprendra le prénom qu'au cours du roman - revient passer une semaine chez ses parents, en France, dans la ville de son enfance, qu'il a quittée il y a dix ans. Il a 37 ans, est marié et père de deux petites-filles. Il vit en Angleterre où il a superbement réussi professionnellement dans le domaine de la restauration rapide. Avant de partir, il vivotait. Des petits boulots pour pouvoir manger, un appartement en colocation avec Étienne, son meilleur ami, tout autant looser que lui. Vincent était le vilain petit canard de la famille, le bon à rien.
Depuis son départ, il n'est jamais revenu aussi longtemps dans sa famille. Un peu forcé par sa femme Susan - qui de son côté est partie se reposer chez ses parents avec les enfants -, dans l'Eurostar qui le ramène "vers sa taule", il appréhende d'avance la corvée de ces retrouvailles avec ses parents à qui il n'a rien à dire. Avec son frère Jérôme et sa petite vie étriquée, ce petit frère modèle sur qui les parents ont reporté tous leurs espoirs de réussite professionnelle, à l'époque où Vincent végétait. Avec aussi sa belle-soeur Céline, qui manifestement le méprise et l'a toujours considéré comme faisant partie de la lie de la société.
Il compte également revoir Olivier, un ancien copain, et Fanny, un ex petite amie. Et puis Étienne, bien sûr. Son meilleur ami, celui qu'il considérait comme un frère, celui qu'il admirait pour son assurance et dans l'ombre duquel il avait l'impression de vivre.
Il se doute bien qu'ils ne seront peut-être pas enchantés de le voir réapparaître, lui qui est parti depuis 10 ans et qui ne leur a jamais donné de nouvelles, mais la curiosité l'emporte finalement. La "curiosité, le voyeurisme - le besoin de m'assurer que j'étais plus heureux que tous ceux que j'avais laissés là-bas". (p. 15)
J'arrêterai là mon résumé. Vous vous doutez bien que les retrouvailles de Vincent avec son passé vont être chargées d'émotions inattendues et j'ai tellement pris un plaisir immense à les découvrir, au fil des pages, que je n'ai aucune envie de vous les dévoiler ici.
Surtout, ne cherchez pas à en savoir plus.
Contentez-vous de vous plonger dans cette histoire, dans les pas de Vincent, qui a l'arrogance de ceux qui ont réussi en partant de rien, qui revient avec la ferme attention d'en mettre un peu plein la vue à tous ceux qui le regardaient de haut naguère mais qui va finalement découvrir que l'on ne part impunément aussi longtemps sans se retourner. Il repartira changé.
Je n'ai pas aimé, j'ai adoré. Tout. Cet homme, son histoire, son passé retrouvé, les gens retrouvés. Je n'ai rien vu venir et j'ai dévoré les pages, sans pouvoir m'arrêter. Une fois ce livre terminé, je me suis dépêchée d'aller fureter dans les rayonnages de ma bibliothèque pour découvrir, à mon grand bonheur, que Jean-Philippe Blondel est un auteur qui y est bien référencé. Chic alors !
Celui-là, je l'ai acheté, et je ne le regrette pas. Je vais même m'empresser de le prêter à ma mère, c'est vous dire mon enthousiasme !
Lien : http://linecesurinternet.blogspot.fr/2013/04/thi..
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Bene31
Bene3115 septembre 2013
Pour la première fois, Vincent passe une semaine de vacances séparé de sa femme et de ses filles. C'est l'occasion pour aller retrouver ses parents et son frère, lui qui ne les voit si rarement. En effet, au départ peu doué pour les études, après quelques années de galère, il suit sa nouvelle petite amie en Angleterre, désormais sa vie est là-bas. Susan deviendra sa femme et il fondera une chaîne de fast-food de luxe au succès grandissant. Est-ce pour autant le retour du fils prodigue ? Comment renouer avec ceux qu'on a laissés derrière soi ?
Le thème de ce roman n'est certes pas des plus originaux, mais le personnage de Vincent est attachant et l'auteur nous réserve des surprises. Blondel construit toujours ses personnages avec empathie et cela fait sa force. Lorsqu'on a fondé sa propre famille, il est parfois difficile de retourner seul chez ses parents, de retrouver ses anciens amis, nous n'avons plus les mêmes repères, on peut aisément se reconnaître dans le personnage de Vincent.
Il s'agit du quatrième roman de Jean-Philippe Blondel que je lis, et pour l'instant il ne m'a pas déçue, j'ai passé un excellent moment de lecture. Lire un roman de Blondel c'est comme retrouver un vieux copain !
Lien : http://bene31.canalblog.com/archives/2013/09/15/..
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carre
carre24 mars 2012
  • Livres 3.00/5
Vincent qui a réussi socialement à Londres et épousé une riche anglaise, revient dans sa ville provinciale qu'il a quitté dix ans plutôt, sans un regard, sans une explication à sa famille et à ses amis. Vincent justement, l'un deux est décédé de froid pendant cette absence mais Vincent l'ignore.
le livre de Blondel nous interpelle sur les choix d'une vie, Vincent à tout quitté de peur de vivre la même vie routinière sans perspective qui lui était réservé. Suffisant et arrogant il va voir s'écrouler ces certitudes et devoir faire face à son passé . Blondel livre un roman à la fois touchant et dérangeant, beau et cruel aussi, son écriture est saccadée, ne ménage pas le lecteur mais comme le titre nous l'indiquait ce n'est pas une chanson d'amour. Un beau roman, le plus noir de Blondel.
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ALaure
ALaure22 novembre 2008
  • Livres 5.00/5
J'avais entendu et lu bien des choses à propos de ce roman. Beaucoup de lecteurs le trouvaient décevant, dérangeant, âpre, grinçant, violent, bref très différent des autres livres de cet auteur.
Contrairement à d'autres lecteurs, je n'ai absolument pas trouvé que Vincent, le personnage principal, soit arrogant, odieux, immonde, infect, railleur, pédant, ...
En ce qui me concerne, c'est le troisième livre de Jean-Philippe Blondel que je lis et c'est, sans le moindre doute, mon préféré. le genre de roman que l'on ne peut refermer, qui vous prend et ne vous lâche plus.
J'ai trouvé qu'il reflétait assez justement les moments difficiles de la vie, auxquels chacun d'entre nous peut être confronté. La misère, la solitude, les préjugés familiaux, le poids du regard des autres... Vincent a ses défauts, ses faiblesses, ses forces, mais nous avons tous les nôtres !!!
J'ai aussi trouvé que le fait de tout plaquer, de changer de vie, de pays, d'oser. prendre des risques, était une forme de lucidité de courage.
Bref, on aime, ou on n'aime pas, je n'ai pas aimé, j'ai adoré... J'ai adoré cette histoire parce qu'elle ressemble à la vraie vie, parce que je suis consciente qu'elle aurait pu m'arriver à moi et parce que je comprenais très bien Vincent que j'ai trouvé très humain.
Vivement le prochain Blondel !!!
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
marina53marina5308 janvier 2015
Est-ce que je suis responsable? Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, une fois que notre histoire commune s’est terminée? Est-ce qu’on se doit d’accompagner ceux qui nous ont accompagnés, doucement, jusqu’à la porte de sortie de notre existence pour que leurs fantômes ne viennent plus jamais s’interposer?
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marina53marina5308 janvier 2015
Parfois, les enchainements d'une existence manquent de fluidité et de cohérence. Il y a comme une sorte de fatalité à l'oeuvre qui fait qu'on ne peut rien pour les gens qui vous sont le plus proche.
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carrecarre12 juillet 2012
Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, une fois que notre histoire commune s’est terminée ?
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carrecarre12 juillet 2012
La lassitude. Malgré toutes les années enfouies, je la sens encore. La perspective du repas. Les reproches latents. Les anecdotes. Je ne serai jamais les parents que j’ai eus.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres28 janvier 2015
On a évité l’esclandre de peu. Or l’esclandre, il n’en sort jamais rien de bon. L’esclandre, ça fait avancer. Ici, on ne veut faire que du surplace. Parce que au moins, quand on fait du surplace, on est en sécurité.
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