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ISBN : 222110935X
Éditeur : Robert Laffont (2007)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Le temps s'étire et se contracte. Deux journées en une. Deux, cent, mille. Mon corps se dédouble. Franco-Anglais. Entrepreneur SDF. Fidèle adultère. Sauveur coupable. Frère et faux. Faux frère. Ma main voudrait caresser - mais elle s'agrippe, ripe, s'accroche - les do... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par CelineGe, le 17 avril 2013

    CelineGe
    Un titre qui m'a flanqué dans la tête le vieux duo de Madonna avec Prince... Don't try to tell me what your enemies taught you, I'm gone, but I just want you to know... that This is not a love song that I want to sing... Terrible, je n'arrive pas à m'en défaire. Pourtant, aucun rapport particulier avec l'histoire.
    Ce n'est donc pas une chanson d'amour, pas une histoire d'amour. Quoi que...
    Le sibyllin et long extrait choisi par l'éditeur pour la quatrième de couverture ne donne pas forcément envie de se plonger corps et âme dans cette lecture.
    C'est juste le chiche résumé de 4 lignes qui m'a harponnée.
    Le narrateur, Vincent - dont on n'apprendra le prénom qu'au cours du roman - revient passer une semaine chez ses parents, en France, dans la ville de son enfance, qu'il a quittée il y a dix ans. Il a 37 ans, est marié et père de deux petites-filles. Il vit en Angleterre où il a superbement réussi professionnellement dans le domaine de la restauration rapide. Avant de partir, il vivotait. Des petits boulots pour pouvoir manger, un appartement en colocation avec Étienne, son meilleur ami, tout autant looser que lui. Vincent était le vilain petit canard de la famille, le bon à rien.
    Depuis son départ, il n'est jamais revenu aussi longtemps dans sa famille. Un peu forcé par sa femme Susan - qui de son côté est partie se reposer chez ses parents avec les enfants -, dans l'Eurostar qui le ramène "vers sa taule", il appréhende d'avance la corvée de ces retrouvailles avec ses parents à qui il n'a rien à dire. Avec son frère Jérôme et sa petite vie étriquée, ce petit frère modèle sur qui les parents ont reporté tous leurs espoirs de réussite professionnelle, à l'époque où Vincent végétait. Avec aussi sa belle-sœur Céline, qui manifestement le méprise et l'a toujours considéré comme faisant partie de la lie de la société.
    Il compte également revoir Olivier, un ancien copain, et Fanny, un ex petite amie. Et puis Étienne, bien sûr. Son meilleur ami, celui qu'il considérait comme un frère, celui qu'il admirait pour son assurance et dans l'ombre duquel il avait l'impression de vivre.
    Il se doute bien qu'ils ne seront peut-être pas enchantés de le voir réapparaître, lui qui est parti depuis 10 ans et qui ne leur a jamais donné de nouvelles, mais la curiosité l'emporte finalement. La "curiosité, le voyeurisme - le besoin de m'assurer que j'étais plus heureux que tous ceux que j'avais laissés là-bas". (p. 15)
    J'arrêterai là mon résumé. Vous vous doutez bien que les retrouvailles de Vincent avec son passé vont être chargées d'émotions inattendues et j'ai tellement pris un plaisir immense à les découvrir, au fil des pages, que je n'ai aucune envie de vous les dévoiler ici.
    Surtout, ne cherchez pas à en savoir plus.
    Contentez-vous de vous plonger dans cette histoire, dans les pas de Vincent, qui a l'arrogance de ceux qui ont réussi en partant de rien, qui revient avec la ferme attention d'en mettre un peu plein la vue à tous ceux qui le regardaient de haut naguère mais qui va finalement découvrir que l'on ne part impunément aussi longtemps sans se retourner. Il repartira changé.
    Je n'ai pas aimé, j'ai adoré. Tout. Cet homme, son histoire, son passé retrouvé, les gens retrouvés. Je n'ai rien vu venir et j'ai dévoré les pages, sans pouvoir m'arrêter. Une fois ce livre terminé, je me suis dépêchée d'aller fureter dans les rayonnages de ma bibliothèque pour découvrir, à mon grand bonheur, que Jean-Philippe Blondel est un auteur qui y est bien référencé. Chic alors !
    Celui-là, je l'ai acheté, et je ne le regrette pas. Je vais même m'empresser de le prêter à ma mère, c'est vous dire mon enthousiasme !

    Lien : http://linecesurinternet.blogspot.fr/2013/04/this-is-not-love-song-d..
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  • Par Bene31, le 15 septembre 2013

    Bene31
    Pour la première fois, Vincent passe une semaine de vacances séparé de sa femme et de ses filles. C'est l'occasion pour aller retrouver ses parents et son frère, lui qui ne les voit si rarement. En effet, au départ peu doué pour les études, après quelques années de galère, il suit sa nouvelle petite amie en Angleterre, désormais sa vie est là-bas. Susan deviendra sa femme et il fondera une chaîne de fast-food de luxe au succès grandissant. Est-ce pour autant le retour du fils prodigue ? Comment renouer avec ceux qu'on a laissés derrière soi ?
    Le thème de ce roman n'est certes pas des plus originaux, mais le personnage de Vincent est attachant et l'auteur nous réserve des surprises. Blondel construit toujours ses personnages avec empathie et cela fait sa force. Lorsqu'on a fondé sa propre famille, il est parfois difficile de retourner seul chez ses parents, de retrouver ses anciens amis, nous n'avons plus les mêmes repères, on peut aisément se reconnaître dans le personnage de Vincent.
    Il s'agit du quatrième roman de Jean-Philippe Blondel que je lis, et pour l'instant il ne m'a pas déçue, j'ai passé un excellent moment de lecture. Lire un roman de Blondel c'est comme retrouver un vieux copain !

    Lien : http://bene31.canalblog.com/archives/2013/09/15/28016737.html
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    • Livres 5.00/5
    Par ALaure, le 22 novembre 2008

    ALaure
    J'avais entendu et lu bien des choses à propos de ce roman. Beaucoup de lecteurs le trouvaient décevant, dérangeant, âpre, grinçant, violent, bref très différent des autres livres de cet auteur.
    Contrairement à d'autres lecteurs, je n'ai absolument pas trouvé que Vincent, le personnage principal, soit arrogant, odieux, immonde, infect, railleur, pédant, ...
    En ce qui me concerne, c'est le troisième livre de Jean-Philippe Blondel que je lis et c'est, sans le moindre doute, mon préféré. le genre de roman que l'on ne peut refermer, qui vous prend et ne vous lâche plus.
    J'ai trouvé qu'il reflétait assez justement les moments difficiles de la vie, auxquels chacun d'entre nous peut être confronté. La misère, la solitude, les préjugés familiaux, le poids du regard des autres... Vincent a ses défauts, ses faiblesses, ses forces, mais nous avons tous les nôtres !!!
    J'ai aussi trouvé que le fait de tout plaquer, de changer de vie, de pays, d'oser. prendre des risques, était une forme de lucidité de courage.
    Bref, on aime, ou on n'aime pas, je n'ai pas aimé, j'ai adoré... J'ai adoré cette histoire parce qu'elle ressemble à la vraie vie, parce que je suis consciente qu'elle aurait pu m'arriver à moi et parce que je comprenais très bien Vincent que j'ai trouvé très humain.
    Vivement le prochain Blondel !!!
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 24 mars 2012

    carre
    Vincent qui a réussi socialement à Londres et épousé une riche anglaise, revient dans sa ville provinciale qu'il a quitté dix ans plutôt, sans un regard, sans une explication à sa famille et à ses amis. Vincent justement, l'un deux est décédé de froid pendant cette absence mais Vincent l'ignore.
    le livre de Blondel nous interpelle sur les choix d'une vie, Vincent à tout quitté de peur de vivre la même vie routinière sans perspective qui lui était réservé. Suffisant et arrogant il va voir s'écrouler ces certitudes et devoir faire face à son passé . Blondel livre un roman à la fois touchant et dérangeant, beau et cruel aussi, son écriture est saccadée, ne ménage pas le lecteur mais comme le titre nous l'indiquait ce n'est pas une chanson d'amour. Un beau roman, le plus noir de Blondel.
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    • Livres 4.00/5
    Par pyrene09, le 05 septembre 2012

    pyrene09
    La quarantaine conquérante, marié à une fille de la grande bourgeoisie britannique, Vincent dirige à Londres une chaîne de restauration en plein essor. Pour cela, il a dû fuir : la France et sa province engourdie, ses parents et leur pavillon "qui craint", son frère et sa vie étriquée, et surtout son meilleur ami, dont il n'a plus jamais pris de nouvelles, et qui est mort de froid, une nuit d'hiver, au bord d'une voie ferrée. Mais cela, Vincent l'ignore. Jusqu'à ce mois de juillet où il revient dans sa ville natale, dix ans après l'avoir fuie sans un regard pour ceux qu'il laissait derrière lui...
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    On peut croire que je ne pense pas à lui. On peut croire que je ne l’ai pas pleuré. Que je n’ai pas été dévasté. Que mes années londoniennes ont créé autour de moi une bulle de verre et que plus rien ne m’atteint. Que mon cerveau ne hurle pas son nom aux moments les plus inattendus. Que ma seule réaction aura été de baiser ma belle-sœur et de faire la nique à la mort.
    On peut croire ce qu’on veut.

    Je ne croirai que ma belle-sœur.
    Parce que ma belle-sœur était là. Qu’elle sait la dose de douleur dans notre orgasme. Qu’elle m’a tenu dans ses bras alors que je voulais la dominer et qu’elle m’a bercé doucement. Qu’elle a vu mon visage dans l’oreiller. Qu’elle sait que pour faire la nique aux défunts, il faut d’abord faire son deuil. Le mien a été violent, rapide et charnel. J’espère que j’ai ensemencé la mort.
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  • Par carre, le 12 juillet 2012

    La lassitude. Malgré toutes les années enfouies, je la sens encore. La perspective du repas. Les reproches latents. Les anecdotes. Je ne serai jamais les parents que j’ai eus.

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  • Par carre, le 12 juillet 2012

    Est-ce qu’on reste responsable des gens avec lesquels on a vécu, une fois que notre histoire commune s’est terminée ?

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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    Parfois, je l’appelais "mon deuxième meilleur ami" et cela me faisait rire, parce que tout le monde sait que c’est un concept qui n’existe pas, une élucubration de faux-jeton. Le "deuxième meilleur ami", c’est celui qu’on appelle quand le premier n’est pas là ou qu’il est occupé à draguer. C’est celui avec qui on a énormément de points communs, tellement que c’en est saoulant. C’est celui qui nous renvoie de nous une image qui nous déplaît. Ce n’est pas exactement un bouche-trou, parce que, des bouche-trous, on en a d’autres – mais c’est quelqu’un qui gravite à la périphérie de notre vie, sans faire de bruit.
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  • Par InColdBlog, le 11 septembre 2010

    Le dîner est un enfer.
    Fanny m’en veut de ne pas me prêter à son petit jeu.
    Olivier m’en veut de rendre Fanny malheureuse.
    Le poulet au mile est dégueulasse mais on prétend tous qu’il est délicieux.
    C’est ma première soirée française hors de chez mes parents.
    Je suis radieux.
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