ISBN : 2070370674
Éditeur : Gallimard (1978)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Un jour de printemps 1968, Antoine Blondin se promène exceptionnellement dans Saint-Germain-des-Prés. La police sur le qui-vive en cette période survoltée se met soudain à courir en tous sens pour attraper un fuyard. Dans sa course, un sergent peu enclin à la littératur... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 11 décembre 2011

    lecassin
    Fils de la poétesse Germaine Blondin, Antoine Blondin est un hussard. Hussard au sens du mouvement littéraire des années 50 – 60 qui s'opposa aux existentialistes en général et à Sartre en particulier, en tant que l'incarnation de « l'intellectuel » ; puis , plus tard, au nouveau roman.
    Caractérisé par un anticommunisme aussi primaire que courageux (à l'époque le PC était coté à 25 % des suffrages dans tous les scrutins) et par le refus des modes, les hussards présentaient également un certain goût pour les causes perdues comme l'Algérie Française…
    Notons les piliers du mouvement et compagnons d'infamie d'Antoine Blondin : Roger Nimier, Jacques Laurent (Académicien) et Michel Déon (Académicien)…
    Mais revenons à « L'Europe buissonnière ». Premier opus, première récompense avec le Prix des Deux Magots en 1949 ; et la notoriété qui va avec. de retour du STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, Antoine Blondin s'appuie pour ce roman, sur cette période éprouvante de sa vie, néanmoins riche en événements. Ne dit-il pas que « L'Europe buissonnière » contient au moins dix sujets de roman à peine esquissés ?
    Dédié à Julien Guernec(« sans qui je ne l'aurais jamais commencé ») et à Michel Déon (« sans qui je ne l'aurais jamais terminé ») Ce livre est composé de deux grandes parties bâties autour des deux personnages principaux, espèces d'anti-héros : Muguet et Superniel.
    Muguet est au cœur d'une aventure burlesque, presque carnavalesque. Il traverse la guerre avec l' « aisance insouciante » d'un « déserteur léger ». Superniel, sympathisant de la Révolution nationale, c'est probablement Antoine Blondin lui même, de ses études en philosophie à la Sorbonne jusqu'au STO.
    « L'Europe buissonnière » est un livre profondément romanesque, à la manière de Marcel Aymé ou de Jean Giraudoux, picaresque même. Avec son habituelle prise de distance à l'égard des émotions, Antoine Blondin nous livre ici une vision impertinente et parfois irrévérencieuse de l'Histoire. Il alterne malicieusement le sentimental, le réaliste, le satirique, le burlesque avec ce ton qui n'appartient qu'à lui.
    « L'Europe buissonnière », n'est pas le plus connu des romans d'Antoine Blondin tant l'ombre portée par « Un singe en hiver » est dense. Dommage.

    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par letendard, le 07 juin 2011

    letendard
    Antoine Blondin fait partie de « cette génération qui eût vingt ans (ou un peu plus) en 1945 pour la fin du monde civilisé » (Roger Nimier). Mort il y a 20 ans, le 7 juin 1991...

    Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/05/29/antoine-blondin-la-vie-vag..
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par lecassin, le 08 décembre 2011

    Ce n'était pas la première fois qu'il éprouvait les vertus viriles des femmes, leur rudesse, leur sincérité atroce, leur courage, et qu'aux seuls garçons appartenaient la sensibilité, la pudeur voilée, les tristesses secrètes, la vraie tendresse.”

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lecassin, le 11 décembre 2011

    La guerre est perdue, ce qui n’est pas grave, car vous me direz : une de perdue, dix de retrouvées .
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par lecassin, le 08 décembre 2011

    Compenons nous, mes enfants, il n'y a pas un idéal qui vaille la mort d'un homme, parce que l'idéal, c'est de vivre.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par lecassin, le 08 décembre 2011

    “Remarque, pourtant, qu'on a de la chance de tomber aux moissons. C'est la période de l'année où il y a le plus de mollesse et le plus de cocus.”

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par lecassin, le 08 décembre 2011

    Pendant la guerre une vadrouille de déserteurs dans l'Europe entière.

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'Europe buissonnière par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (18)

  • Ils veulent le lire (1)

> voir plus

Quiz