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ISBN : 2070371115
Éditeur : Gallimard (1979)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Benoît quitte femme et enfants pour tenter fortune à Paris. Rastignac triste, il s'égare dans le Père-Lachaise. Quand il revient au pays, sa mère le prend pour un amant de sa femme et tue l'épouse supposée infidèle. Maintenant Benoît peut revenir à Paris. Parce qu'on fl... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 04 avril 2014

    fran6h
    Tout quitter, prendre le train, abandonner femme et enfants. Les enfants qui ne parlaient pas encore. La femme qui ne parlait plus. C'est dans un grand silence que Benoit Laborie quitte Mauvezac pour rejoindre Paris.
    Benoit Laborie, un anti-héros, une sorte de Meursault avec sa mère en plus. Car l'amour maternel joue ici un rôle central.
    A Paris, plein d'espoir, il va chercher à nouer les contacts que sa mère a gardés pour trouver une situation. Mais personne ne se souvient d'eux. Tout le monde ignore ce provincial et son pot d'azalée.
    Commence l'errance, et une semaine terrible où les situations cocasses s'enchainent. Désespoir. Il décide de rentrer à Mauvezac, sans rien dire, pour faire la surprise à sa femme. C'est au moment de ces retrouvailles que par un malentendu se produit un évènement dramatique qui bouleversera sa vie.
    Benoit Laborie, le médiocre, devient alors l'attraction de la justice et de la presse. de retour à Paris il devient le centre d'intérêt de toute cette société qui l'avait si superbement ignoré. Mais cet intérêt soudain s'éteindra peu à peu alors que le procès dévoilera le manque de consistance du personnage.
    La vie de Benoit n'est qu'une salle d'attente de gare, avec les trains qui partent sans nous, et ceux qui partent trop tard, et ceux qui ne partent pas. Et dans cette salle d'attente, les figurants regardent leur vie défiler, sans prise sur elle, sans prise sur rien.
    Un texte poétique et plein d'une souffrance larvée, cachée sous l'humour et l'absurdité.
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    • Livres 4.00/5
    Par vincentf, le 02 novembre 2010

    vincentf
    Tout cela est bien écrit... le narrateur erre dans Paris, naïf. Il dort sans le savoir dans un bordel, se perd dans le cimetière du Père-Lachaise, passe une nuit chez les flics. Cela aurait pu continuer. le roman semble être un vagabondage sans fin. le narrateur décide cependant de rentrer dans sa campagne, de retrouver sa femme sans passer d'abord chez sa mère. Là, inattendu, survient le drame. le lecteur a le plaisir rare de la surprise. le coup de fusil vient de nulle part. le roman tourne. Drame passionnel, homme perdu entre son épouse assassinée et sa mère meurtrière, homme que l'on s'arrache dans la ridicule bonne société sans coeur, parce qu'il est peut-être complice, homme qui subit. Il se retrouve figurant de cinéma, métaphore évidente de sa vie, homme figurant de sa propre vie. Tout cela est raconté avec style (notion dont on sait bien qu'elle ne veut rien dire, mais je ne vois pas comment le dire autrement), au temps évaporé où il était naturel de bien écrire.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 14 décembre 2011

    lecassin
    Troisième opus « de jeunesse », bien qu'on ne puisse pas vraiment parler de trilogie si on le joint aux deux premiers, « L'Humeur vagabonde » complète le tableau de l'immédiat après guerre vu par Antoine Blondin : à l'insouciance de « l'Europe buissonnière » et au désarroi des « Enfants du bon Dieu » succède le désenchantement.
    Après la Seconde Guerre mondiale, les trains recommencèrent à circuler. le « héros », Benoît Laborie a l'humeur vagabonde. Jeune agriculteur, il décide de tout quitter : sa Charente natale, femme et enfant. Il monte à Paris et espère bien y faire fortune. Echec et retour à la maison… où sa propre mère ne le reconnaît pas et le prend pour un amant de sa femme … Drame !
    On retrouve ici tout Blondin dans le désenchantement et la solitude de son (anti) héros confronté à l'absurdité de l'existence ; plus : cette petite musique aigre-douce d'une écriture d'une grande finesse.
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    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 06 janvier 2014

    Epictete
    "L'homme descend du songe", nous dit Blondin....
    Peut être que tout est là. Nous sommes ici devant un livre qui bien que signalé comme roman, est pour moi un roman sans histoire, c'est à dire plutôt un conte.
    Certains l'ont qualifié de "balade", et ça lui va bien. Balade au sens de "Blondin homme "; quand on connait sa vie et son mode de pensée et rythme de vie, on ne peut pas être étonné par ce livre. Ce n'est pas autobiographique, mais je crois que c'est très influencé par les expériences de blondin.
    Un autre classique de notre littérature.
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    • Livres 4.00/5
    Par LePrescripteurLitteraire, le 24 mars 2015

    LePrescripteurLitteraire
    On connaît Blondin pour Un singe en hiver, on le connaît moins pour ce roman - le troisième de son oeuvre - où le lecteur accompagne le narrateur dans une double errance : celle d'un homme, "un petit provincial un peu gêné aux entournures" dans le Paris de l'après-guerre, celle d'un père dans le monde éreintant des doutes et des sentiments illisibles. le point de départ de cette double errance est le même : Mauvezac, le village natal des Charentes où se cristallisent les échecs d'une situation, d'un mariage, et de l'affirmation d'un fils face à l'amour maternel ; Mauvezac que Benoît Laborie quitte pour préférer Paris et y tenter fortune. Mais l'arrivée à la gare d'Austerlitz est le début d'une lente tragédie où toutes les pierres de l'édifice vont s'installer avec malice.
    Trop jeune, peut-être un peu trop innocent, le jeune Laborie est emporté dans un tourbillon de mésaventures : toutes presque insignifiantes, mais toutes révélatrices de son inaptitude à affronter l'agitation d'une capitale. Il s'y laisse prendre comme si la passivité le sortirait mieux d'affaire que la contre-attaque ; elles se succèdent. Blondin nous dresse une réflexion sur le hasard des situations, sur les successions de coïncidences que d'aucun ne veut, à son sens, croire comme le fruit de l'ironie du sort. Laborie pense alors qu'il est temps de rentrer car son errance parisienne a au moins éclairci le marasme de ses sentiments. Il part par où il est venu : Gare d'Austerlitz, retour à Mauvezac, auprès de son foyer. Et voilà que toutes les pierres de la tragédie sont réunies.
    Construit autour de la dynamique du voyage, l'image du train sous-tend la narration dès les premières lignes : "Après la Seconde Guerre mondiale, les trains recommencèrent à rouler" ; jusqu'aux dernières : "Un jour, nous prendrons des trains qui partent", pour maintenir présente l'impression de mouvement. Et quand l'écho des chemins de fer pourrait se dissiper après de trop nombreuses pages sédentaires, et avec elle l'atmosphère d'instabilité, tantôt le hasard frappe, tantôt Blondin ramène son narrateur dans un bureau de poste, "ce hall, vaste comme une gare", autre lieu où la notion de départ, de passage, et de retour est omniprésente. Ecriture vive et poétique, L'humeur vagabonde raconte le destin d'un homme ordinaire, ballotté par les aléas de la vie et les faiblesses du coeur.

    Lien : https://leprescripteurlitteraire.wordpress.com/2015/03/24/lhumeur-va..
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Critiques presse (1)


  • Telerama , le 14 décembre 2011
    Si l'intrigue est mince, l'écriture s'impose, telle une musique traversant le temps et les modes. Blondin flâneur aime les hommes ordinaires, les rêveurs insatiables, les poètes de comptoir.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par lecassin, le 13 décembre 2011

    Un jour nous abattrons les cloisons de notre prison ; nous parlerons à des gens qui nous répondront ; le malentendu se dissipera entre les vivants ; les morts n'auront plus de secrets pour nous. Un jour nous prendrons des trains qui partent.

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  • Par LePrescripteurLitteraire, le 22 mars 2015

    Pendant cinq minutes, je sus ce qu'est d'être aveugle : c'est quand on téléphone d'une province lointaine à cette femme que l'on aime, et qu'on lui demande la couleur du jour et celle de sa robe, comme si le prix de l'existence en dépendait. Si elle se tait, le monde, soudain, n'existe plus.

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  • Par LePrescripteurLitteraire, le 22 mars 2015

    Un jour, peut-être, nous abattrons les cloisons de notre prison ; nous parlerons à des gens qui nous répondront ; le malentendu se dissipera entre les vivants ; les morts n'auront plus de secrets pour nous.
    Un jour, nous prendrons des trains qui partent.

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  • Par LePrescripteurLitteraire, le 22 mars 2015

    De rares silhouettes croisaient autour de moi, apparaissant et disparaissant au gré des convulsions de la pierre, comme portées par les vagues. Certaines se tenaient drapées dans leur chagrin, le corps un peu oblique, retenues par une ancre profonde ; d'autres vaquaient à de menus travaux de jardinage, un râteau et un seau de gamin sous le bras ; d'autres encore scellaient par un baiser quelque résolution solennelle dûment cautionnée. Je m'obligeais à des bifurcations pour le pas déranger la douleur, ni le labeur, ni la complicité.
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  • Par LePrescripteurLitteraire, le 22 mars 2015

    Les personnes à qui je me hasardais à demander mon chemin me répondaient en anglais ou en suédois, ou en espagnol. Le sourire était notre monnaie d'échange.

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