ISBN : 2070387240
Éditeur : Gallimard (1993)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 49 notes) Ajouter à mes livres
" Celle qu'on aime, on la voit s'avancer toute nue. Elle est dans une robe claire, semblable à celles qui fleurissaient autrefois le dimanche sous le porche des églises, sur le parquet des bals. Et pourtant elle est nue - comme une étoile au point du jour. A vous voir, ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 10 mai 2011

    Malaura
    Ici pas d'histoire, pas de héros, pas d'intrigue, juste un texte dans lequel chaque lecteur se retrouvera. Hymne à ce qu'il y a de plus important dans la vie: l'amour, la lecture et l'écriture, car dépassant la vie, car plongeant dans le monde de l'imaginaire et du songe, car bien plus grand que tout...
    Un texte bref plein de poésie et d'émotion dans lequel tous les amoureux des livres se reconnaîtront et qui explique au peuple taciturne des non-lecteurs, l'éternel ravissement que procure la lecture ou l'écriture.Un livre qui est comme "l'eau des fontaines", plein de simplicité et de fraîcheur, plein de grâce et de beauté et dans lequel on retiendra cette phrase clé : "dans la lecture on quitte sa vie, on l'échange contre l'esprit du songe, la flamme du vent".
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    • Livres 3.00/5
    Par Norlane, le 21 février 2011

    Norlane
    Les livres de Bobin sont comme des paysages, des peintures. On y capte des étincelles, des luminescences, des beautés, en fonction de ce que l'on a dans le cœur au moment où on lit.
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    • Livres 3.00/5
    Par manu17, le 31 décembre 2011

    manu17
    Je n'avais jamais lu de livres de Christian Bobin.
    Je ne connaissais de lui que quelques citations lues ici et là.
    Je ressors de cette lecture un peu mitigé. En effet, certains passages m'ont séduits, m'ont transportés et d'autres m'ont laissé totalement indifférents. Je pense être un peu passé à côté mais je me replongerai dedans c'est sûr.
    Ce n'était peut-être pas le bon moment...

    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.com/2012/01/une-petite-..
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Citations et extraits

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  • Par ccha, le 12 mai 2011

    L'homme livide c'est l'homme social, c'est l'homme utile, persuadé de son utilité. C'est l'homme de la plus faible identité - celle de maintenir les choses en état, celle du mensonge éternel de vivre en société. Et puis il y aurait un autre type d'homme. Inutile, celui-là. Merveilleusement inutile. Ce n'est pas lui qui invente la brouette, les cartes bancaires ou les bas nylon. Il n'invente jamais rien. Il n'ajoute ni n'enlève rien au monde : il le quitte. Il s'en découvre quitté, c'est pareil. On l'aperçoit ici ou là. Il pousse devant lui le troupeau de ses pensées. Il rêve dans toutes les langues. De loin, visible. Il est comme ces gens du désert, ces hommes bleus.Il est comme ces gens aux chairs teintées du tissu qui les garde du soleil. Il a le cœur perclus de bleu. On l'aperçoit ici ou là, dans les révoltes qu'il inspire, dans les flammes qui le mangent. Dans les livres qu'il écrit. C'est pour le voir que vous lisez. C'est pour les heures nomades, pour la brise d'une phrase sous les tentures de l'encre. Vous allez de livre en livre, de campement en campement. La lecture, c'est sans fin. C'est comme l'amour, c'est comme l'espoir, c'est sans espoir.
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  • Par ccha, le 22 mars 2010

    Au sortir d'un grand livre vous connaissez toujours ce fin malaise, ce temps de gêne. Comme si l'on pouvait lire en vous. Comme si le livre aimé vous donnait un visage transparent - indécent : on ne va pas dans la rue avec un visage aussi nu, avec ce visage dénudé du bonheur. Il faut attendre un peu. Il faut attendre que la poussière des mots s'éparpille dans le jour.
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  • Par ay_guadalquivir, le 13 avril 2011

    incipit :
    "Au début on ne lit pas. Au lever de la vie, à l'aurore des yeux. On avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux avec de l'encre. Aux principes de la vie, aux sources premières, aux ruisselets de l'enfance, on ne lit pas, on n'a pas l'idée de lire, de claquer derrière soi la page d'un livre, la porte d'une phrase. Non c'est plus simple au début. Plus fou peut-être. On est séparé de rien, par rien. On est dans un continent sans vraies limites - et ce continent c'est vous, soi-même."
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  • Par coquecigrue, le 15 août 2011

    Avec la fin de l'amour, apparaissent les rois mages : la mélancolie, le silence et la joie. Ils avancent lentement dans l'air bleu. Ils emmènent avec eux une couronne d'ombre, une larme d'or. Ils viennent de l'enfance. Ils pénètrent dans l'âme. Lentement. Jour après jour. La mélancolie, le silence et la joie. Dans cet ordre-là, toujours : le silence au milieu, au centre.
    La petite robe claire du silence.
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  • Par mandarine43, le 17 mars 2011

    Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
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