ISBN : 2081260913
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Des personnages attachants et magnifiques se retrouvent au comptoir du Bout du Monde, le bar de la 300ème Rue où se croisent ceux qui voudraient que la vie les fasse encore rêver et leur donne envie de l'aimer. Il y a là John, marié deux fois et deux fois abandonné. Ce ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 22 octobre 2011

    brigittelascombe
    Une voix rocailleuse issue des tripes qui "éructe"dérives et désespérances sur le zinc du bistrot Au bout du monde, une voix qui raconte, Cuba, le Mexique et les mots écrits sans but, à travers Paulo le patron -écrivain extravagant et tendre"dont le sac à dos est inscrit dans la chair", une voix qui traque Thierry dans les nouveaux territoires, ceux où Thierry s'appelle John,le "lunaire", loin des pouvoirs et des Rollex, loin des femmes qui l'ont plaqué,loin de ses rôles d'acteur, un John qui se saoule cherchant "nuit et jour l'inspiration", une voix qui détaille la Betty de la Solange soeur de Paulo, double elle aussi, qui vend les cigarettes faute de pouvoir voler.
    Une voix qui crépite et claque à travers les manques,les blessures et les non dits de ceux qui ont "touché le fond" et vivent en toute fraternité leur mal être.
    Une voix qui saigne, s'inscrit, écrit, poétise, s'envole pour dépasser la peur de parler vrai et de dévorer l'autre.
    Une voix qui espère émerger du fracas en puisant ses forces dans la nature.
    Une voix qui aime les femmes, qui aime la femme et le dit. Alors le chien errant solitaire devenant homme désiré "pourra réinventer un monde meilleur" pour se délivrer des Nouveaux contes de le cité perdue.
    Entre John et Richard Bohringer(acteur,réalisateur,chanteur,auteur entre autres de C'est beau une ville la nuit qui livreses combats contre la drogue et l'alcool), il n'y a qu'un pas,celui d'un géant, la voix d'un poète!
    Ca c'est de l'écriture!
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ATOS, le 16 mai 2012

    ATOS
    ans quel rade a t il accosté notre incroyable capitaine?
    Il n'a pas trop traîné sous la pluie, il a trouvé son port :" le bout du monde", le café des frères des nouveaux territoires.
    Là " où tout devient lisible".
    Il mouille l'encre dans cette cité, dans les yeux et les mots de ses frères, dans leurs rêves, leur imaginaire, leur incroyable beauté.
    Un peuple se vit au bout du monde.
    Aucun maître étalon, ils ont choisi leur paradis. Et ils attendent ces hommes et ces femmes qui marchent dans leur tête, ils attendent le réveil des anciens territoires. Ils sont plein d'espérance, ils sont un peu comme un peuple qui aurait connu un immense cataclysme et qui sait que d'autres hommes se mettront bientôt en marche vers eux.
    Comment, dans un décor qui pourrait être le décor du plus triste des refuges, comment arrive t il à nous transmettre sa foi en l'homme frère ?
    Et puis toujours ce rythme qu'il nous donne à lire, et puis tous ces instants flamboyants, ces personnages avec lesquels on rêverait de trinquer. Alors... trinquons!.
    Ouais, il refait le monde notre Richard,
    Ouais il y met du swing, des volutes du fumée, toutes nos les nuits et leurs éveils, il y met comme toujours son âme, sa chair, ses couilles, et bien sûr son coeur de capitaine . Venez, entrez !!! Poussez la porte du Bout du Monde.
    Ici vous n'y trouverez les humbles, les justes, le regard des gosses ,de beaux humains, des hommes de parole, des couleurs, de la chaleur, et du bon vin.
    Un magnifique roman.
    Rendez vous au Bout du Monde !!!! Demandez Paulo,... c'est un ami.!
    Astrid SHRIQUI GARAIN
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 12 mai 2011

    yv1
    Du Bohringer pur sucre ! En colère, contre le système, contre le monde actuel, contre la France actuelle, les Rollex, les yachts, le fric qui gouverne et les malversations des politiques de tous poils. John (R. Bohringer ? ), avec Paulo et Solange, préfère partir pour les nouveaux territoires
    On pourrait lui reprocher de la facilité, opposer la réalité à l'utopie, mais Richard Bohringer est fidèle à ce qu'il a toujours écrit : les copains, les amis, la fierté d'être plutôt que l'apparence et la fierté d'avoir, la fraternité et l'humanité. C'est un livre engagé, dans lequel l'auteur écrit son dégoût pour le monde dans lequel il vit et sa croyance en une autre vie possible
    C'est naïf probablement, utopique sûrement, mais j'adhère totalement. Comment d'ailleurs pourrait-il en être autrement ? Comment penser que nous pourrons continuer à vivre dans une société du "toujours plus" ? Comment penser que l'individualisme triomphera alors que la seule manière d'avancer, c'est la solidarité ? Comment continuer à croire que ceux qui réussissent socialement et/ou professionnellement puissent être récompensés au détriment des autres ?
    C'est aussi un livre intime, dans lequel Richard Bohringer se livre : il revient sur son désir d'acteur Beaucoup de lucidité et de pudeur sur son parcours d'acteur et d'écrivain et lorsqu'il évoque son âge et son entrée dans la vieillesse ; mais malgré l'âge John ne s'assagit pas, il reste révolté.
    Ce n'est pas toujours facile d'entrer dans le monde littéraire de Richard Bohringer : beaucoup de métaphores, d'images ; son écriture évoque plus qu'elle ne décrit. Par contre, une fois entré, on ne quitte plus et même si parfois, quelques phrases m'ont échappé, j'ai toujours réussi à me retrouver dans ses nouveaux territoires quelques lignes plus loin. En écrivant cela, je me rappelle avoir fait exactement la même remarque après avoir lu Cher amour de Bernard Giraudeau. Cette comparaison ne devrait d'ailleurs pas déplaire à Richard Bohringer qui, dans ce livre pleure la mort de son ami l'un des "comédiens poètes magnifiques" (p.32)
    Pour conclure : "John avait été très populaire dans les anciens territoires. Jamais le public ne l'avait abandonné. Surtout chez les gens simples. Les gens de pouvoir l'avaient brisé." (p.164) M'est avis que ce n'est pas cette fois-ci que les gens des anciens territoires abandonneront John Bohringer : trop sincère et trop vrai et trop révolté pour cela. Personnellement, j'irais bien boire un verre Au Bout du Monde et faire la Révolution avec Paulo, John, Auguste et tous les habitués du bar.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par dimitri, le 01 janvier 2012

    dimitri
    Il ne s'agit pas d'un roman, mais plutôt d'un fastidieux poème de vieil adolescent cabot. le style est mauvais, les idées sont plates, les sentiments sont surjoués dans un pathos débile.
    Il ne suffit pas de prendre une pose révolutionnaire pour avoir du talent.
    Nul me semble le qualificatif le plus approprié. Car Bohringer ne prend pas la défense des pauvres et des marginaux, il se moque des lecteurs en faisant paraître un texte qui n'a manifestement été relu, ni par lui, ni par son éditeur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lhumanite , le 27 juin 2011
    Entretien avec Richard Bohringer : "Les Tunisiens m’ont filé un sacré coup d’énergie alors que j’écrivais ce livre. Je voulais évoquer le parcours des gens qui s’indignent, se rebellent, n’acceptent pas."
    Lire la critique sur le site : Lhumanite

> voir toutes (21)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par yv1, le 12 mai 2011

    Voilà bien longtemps qu'il [John] n'avait fait l'acteur. Cela lui manquait. Il gardait ce sentiment secret. Il en avait honte. Il avait provoqué trop de désamour entre lui et l'acteur. [...] John était un acteur très populaire. Il avait flingué sa carrière. Il avait pété les plombs. Paranoïaque tragique. Sans en être conscient. Absolu dans le bon comme dans le méchant. Il avait été rongé par la maladie dont il avait guéri. Trop tard. Sa mauvaise réputation était faite. (p.44/45)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par yv1, le 12 mai 2011

    Dans les nouveaux territoires, il n'y avait pas d'injuste différence. Alors que les anciens territoires avaient choisi l'ambition. L'argent ! La corruption, une indifférence à l'art, à l'humain modeste. Le parti en place avait récompensé ses serviteurs, ses courtisans, ses laquais. Aucune opposition gracieuse, forte et spirituelle, n'apparaissait. La jeunesse s'enfonçait dans un désespoir qui la rendait imperméable à toute espérance. (p.10)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par yv1, le 12 mai 2011

    Nous ne sauverons pas la démocratie. A voir le monde, le passé, le présent, rien ne brillait vraiment comme une étoile. Cultivons notre bout de terre. Cessons de creuser son ventre et de boire son lait noir. Cachons-nous dans les bois. Soyons de ceux qui retrouvent la sagesse et perdent l'envie du trop-plein (p.122)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par l-opulence-de-la-nuit, le 03 août 2011

    John passait des heures couché à ne rien faire. A attendre une pensée meilleure. Un sentiment de lumière. Il avait l'impression d'être au fond d'un entonnoir, sans jours meilleurs. Comme si la vie avait tout donné. Et lui pas grand-chose. C'était des moments terribles où rien ne le sauvait, ne le sauverait jamais. Il n'était ni un héros, ni même un homme simple. Même pas bon. Bidon ! Mauvaise journée. Le ciel était noir, sans espoir. Il aurait voulu dormir
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par l-opulence-de-la-nuit, le 03 août 2011

    John passait des heures couché à ne rien faire. A attendre une pensée meilleure. Un sentiment de lumière. Il avait l'impression d'être au fond d'un entonnoir, sans jours meilleurs. Comme si la vie avait tout donné. Et lui pas grand-chose. C'était des moments terribles où rien ne le sauvait, ne le sauverait jamais. Il n'était ni un héros, ni même un homme simple. Même pas bon. Bidon ! Mauvaise journée. Le ciel était noir, sans espoir. Il aurait voulu dormir
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (4)

Videos de Richard Bohringer

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Richard Bohringer

Rencontre avec l'écrivain Richard Bohringer à l'occasion de la sortie de son livre "Traine pas trop sous la pluie".








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les nouveaux contes de la cité perdue par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (14)

> voir plus

Quiz