ISBN : 2812200014
Éditeur : Ramsay (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Denis d'Aubigné est bien mort, ce 23 janvier à huit heures du matin, dans la cour d'un immeuble bourgeois d'une rue paisible du XVe arrondissement de Paris. Vingt ans, sept étages. Pourquoi un jeune homme met-il brutalement fin à ses jours ? Un père, une mère, une grand... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 23 novembre 2010

    mimipinson
    Ayant connu deux suicides en peu de temps dans mon entourage, et ayant pu constater les ravages collatéraux que l'un d'entre eux a pu faire, le sujet, évidemment me « parlait ». Et s'il me parlait, je ne voulais pas pour autant avoir entre les mains un ouvrage technique, dont je n'avais pas vraiment l'usage, un roman me paraissant plus approprié.
    L'ouvrage d'Ariane Bois est à mon sens une réussite. Dans une écriture minimaliste, ciselée, et j'ose dire saccadée par moment, mais avec infiniment de tact, de pudeur, et, de profondeur parvient à rentrer dans l'intime d'une famille anéantie par le suicide de l'un des leurs.
    Une famille bourgeoise parisienne dans le modèle le plus traditionnel à qui tout semble sourire, trois beaux enfants qui ne semblent manquer de rien. Et pourtant….et pourtant…..
    Pourquoi ? Telle sera la question tout au long de ce livre. Pourquoi Denis s'est t-il supprimé, que s'est t-il passé ?
    Comment la famille va-t-elle encaisser ce séisme ; comment va-telle en parler, ou ne pas en parler ? Comment va affronter le monde autour d'elle ?
    Le lecteur suit à distance raisonnable grâce à l'absence de voyeurisme la mise e route du processus de deuil de cette famille. Une famille dans laquelle on ne parle as beaucoup, dans laquelle il ne fait pas bon étaler ses douleurs ; une famille dans laquelle la mort est encore un mot tabou.
    « Y a-t-il des familles où l'on aborde ce sujet avec un enfant de vingt ans ? Et chez les Aubigné, la mort était rarement évoquée »
    Ceci dit, il n'y a pas que chez eux…….
    « Il faut se montrer digne de Denis. Pas question d'exhiber sa douleur en public. »
    Ariane Bois n'esquive pas les difficultés du couple : le dialogue impossible, le repli, les reproches, la culpabilité.
    Le thème de la culpabilité m'a beaucoup interpellée dans la mesure où elle est un sentiment plutôt catholique, alors que curieusement le père est protestant, et la mère issue d'une famille juive. La culpabilité de ne pas avoir vu, ne pas avoir décelé (le père étant médecin), la culpabilité de ne pas avoir assez fait……..Attaché ou non à une pratique religieuse, la culpabilité est certainement ce qui ronge le plus de l'intérieur , et contre laquelle l'entourage peut le moins. De fait j'ai également remarqué l'absence de toutes manifestation de « bigoterie » d'idolâtrie, ou, de cérémonial plutôt catho traditionnel ; ce qui a donné à mon avis un caractère plus humain, et plus naturel au deuil.
    Puisque le dialogue est absent, puisque que le chagrin ne s'exprime, il ne reste que la chimie pour tenter d'améliorer…..
    Cette famille part à la dérive ; toute la famille chacun à sa façon. J'avais envie de les enfermer tous afin qu'ils se parlent, enfin, qu'ils disent les choses ouvertement, notamment au petit frère. J'avais envie de secouer la mère de Laura qui lui dit « c'est atroce, mais tu en auras un autre »…….
    Il y aurait tant à dire…….
    Un livre qui se veut apaisant, que l'on peut lire sans crainte, juste, discret, sans mot de trop, qui s'arrête là où faut, qui ne pas se faire envahissant.
    Difficile de se mettre dans la peau de ces personnage, même quand on vit cela de très près…difficile de rassurer un proche et le convaincre qu'il a tout fait, qu'il ne pouvait faire plus, et qu'il ne pouvait éviter le geste, qu'il n'est pas responsable de la part de l'autre…….

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    • Livres 4.00/5
    Par Jemlyre, le 20 octobre 2010

    Jemlyre
    J'ai choisi de lire ce livre car le sujet m'intéresse vu mon métier mais aussi parce qu'il est d'actualité.
    Le roman commence par le drame, événement qui bouleverse la vie en apparence bien rangée d'une famille.
    Avec beaucoup de « pudeur » et de simplicité, l'auteur explore tout en finesse, la réaction de chaque personnage face à cet événement brutal, inattendu...
    Culpabilité, interrogations, perplexité, autant de réactions qui montrent qu'en fin de compte, nous ne connaissons pas si bien les gens, même quand ils sont très proches. N'est ce pas Maupassant qui disait que l'être moral demeurait éternellement seul ?
    Qu'avait-il donc ce jeune homme ? Pourquoi s'est-il supprimé ? N'avait-il pas « tout » pour être heureux ? Mais justement qu'est ce que ce « tout » ? Qu'est ce qui maintient ou pas l'envie de vivre ?
    De nos jours, les jeunes subissent beaucoup de pression. La course à « la réussite sociale » qui passe
    par une quasi obligation d'exceller dans ses études. Leur laisse-t-on assez le choix ? Ne malmène-t-on pas leur estime d'eux-même en plaçant trop haut la barre des exigences ?
    Des questions douloureuses pour les membres de cette famille, avec un impact certain sur la vie de couple des parents. L'occasion leur est d'ailleurs donnée de remettre en question certains aspects de leur fonctionnement habituel.
    Je trouve cependant dommage qu'il ait fallu distribuer des calmants dans une situation de deuil où il serait plus normal de donner libre cours aux émotions.
    Être triste serait-il devenu une anomalie ?
    Ce roman vaut largement la peine d'être lu. Je ne pense pas qu'il ait fallu faire en sorte que le livre soit plus long. Il s'agit d'un sujet grave. A chacun de nous de lire entre les lignes car des messages, il y en a à foison dans ces quelques pages.

    Lien : http://partage-lecture.over-blog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par ides60, le 01 juillet 2011

    ides60
    Pour une première oeuvre, c'est réussi.
    Ce livre qui aborde un sujet tragique est très facile d'abord, l'écriture est belle et sensible, on évoque tout le mal de vivre l'absence, la mort et surtout quand il s'agit d'un enfant. les interrogations, la douleur qui vous fait fuir, vomir, mourir à petit feu, les regrets, les remords, les suspens... Parents, frère, soeur, amis, chacun reste pétrifié, bouleversé dans son existence jusqu'au fond de sa chair.
    Magnifique.
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    • Livres 4.00/5
    Par Steeph76, le 19 juillet 2011

    Steeph76
    Aaaah que dire ? c'est un bon petit roman. On offre notre peine à cette famille démunie face au décès de leur fils. le chagrin est bien retranscrit, même très bien, ce qui fait tout le charme du récit. J'ai bien aimé. "Et le jour pour eux sera comme la nuit" nous plonge dans un autre univers, celui du deuil, et en détails l'auteur évoque le mal-être de toute cette famille à qui on a enlevé un être cher.
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    • Livres 4.00/5
    Par ladesiderienne, le 05 avril 2012

    ladesiderienne
    Comment une famille peut-elle réagir face au suicide d'un enfant ? Un livre émouvant qui ose aborder l'impensable.
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