Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2757836048
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Aux deux extrémités du marais poitevin, deux mondes : l’un qui serait celui de la terre et des livres, l’autre celui de la mer et de la mécanique. Ma vie s’est construite autour des objets qui peuplaient ces mondes.
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (9)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 2.00/5
    Par ph_hugot, le 20 septembre 2012

    ph_hugot
    dans cette Autobiographie des objets, François Bon, romancier journaliste essayiste dont j'avais lu la passionnante biographie des Rolling Stones s' attache à définir à travers différents objets de sa jeunesse, dans les années 50 aux années 80, bref tous les objets de sa période avant qu'il ne vive de sa plume. Soit trente ans, durant lesquels le gros des Trente Glorieuses déferle sur la France : autoroutes, machines à laver, machines à écrire , téléviseurs, transistors, disques vinyles de rock'n'roll, livres de Joseph Kessel, cafetière…
    A l'heure où la dématérialisation se fait de plus en plus présente, où les livres sont remplacés par les liseuses, les disques par des téléchargements, ect, François Bon interroge le rapport de l'homme aux objets qui l'accompagnaient dans sa vie d'avant, même si en même temps, c'est sa propre biographie à laquelle l'auteur se livre nà travers l'évocation de divers et hétéroclites objets qui ont peuplé sa vie “avant l'écrit”,
    L'écriture de Bon est très belle, et tous ces objets, dont certains sont a priori anodins, prennent avec lui une force et une présence manifeste. le début est très joli, et force indibutablement le lecteur à s'interroger aussi sur les objets qui restent associés à sa jeunesse et à les voir défiler devant ses yeux pendant la lecture du livre. Ainsi, pour moi dans le désordre, un arbre magique, une boite de PEZ, le minitel, une citroen, un prisunic, un photomaton, un projecteur de diapo....)
    bon
    Malheureusement, assez vite, malgré la fluidité du récit, on commence à se lasser de ce catalogue d'objets qui se succède les uns aux autres, et surtout on y voit une critique un peu éculée de notre société de consommation .
    Les objets dont parle Bon avec tant d'amour dans la plume sont forcément vieux, rouillés, sans grande utilité fonctionnelle,et en parrallèle on ne peut que penser à nos objets technologiques si utiles et si design, mais en même temps dépourvu de la moindre âme. Peut-être ne suis je pas forcément de la bonne génération, et que les lecteurs de celle de l'auteur seront plus touchés que je nel'ai pu l'être, étant même un peu agacé par des relents un peu réactionnaires que j'ai pu déceler ici et là...
    Par exemple, pour l'auteur, les biens de consommation actuels remplacent peu favorablement les objets recyclables à l'échelle de générations, comme il le dit lui même dans un de ces chapitres : de deux ans en deux ans, il faut se débarrasser de l'ancien et remplacer par ce qui est tellement mieux.»
    Bref, un livre nostalgique, ce qui est bien, mais aussi un peu moralisateur, ce qui est plus facheux.

    Lien : http://www.baz-art.org/archives/2012/09/20/25110130.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 20 octobre 2012

    Kittiwake
    Est-il rédhibitoire de ne pas faire partie de ceux que l'on nomme les seniors et que François Bon aurait sans doute qualifiés d'anciens, pour pouvoir apprécier ce qui fait la.moelle de ce récit? Certes la fréquentation des brocantes permet de rencontrer ces objets (sauf pour ceux qui sont de l'ordre du virtuel, et pourtant font partie de ce patrimoine des souvenirs personnels et générationnel) mais qui n'a pas eu l'occasion de les manipuler, de les démonter jusqu'à percer le secret de leur fonctionnement ou tout simplement parce qu'ils avaient cessé de plaire, aura plus de difficulté à créer la connivence avec l'auteur, que ne peut manquer de susciter cette plongée dans les abîmes du temps.
    Surgis de la mémoire de l'écrivain, ils retrouvent le chemin de la nôtre, ces objets anecdotiques : la carte de France en plastique (n'y avait -il pas des trous pour pouvoir marquer l'emplacement des principales villes, une fois tracé le contour grossier des frontières?), le taille-crayon "animé" en forme de télévision, les planches de lettres à décalquer....
    Ces objets constituent à n'en pas douter, un témoignage du fonctionnement social d'une époque, et il suffit d'infimes infléchissements d'un mode de fonctionnement pour que l'on bascule dans une autre histoire :
    " J'avais acheté à Poitiers mon premier pantalon à pattes d'eph. Tous les copains avaient déjà le même. Je ne crois pas que le scandale, vis-à-vis de ma mère, ait concerné les pattes d'eph elles-mêmes : plutôt l'intuition qu'en trahissant la couturière du village, puis dans la ville le magasin qui avait l'exclusivité du magasin du tissu en commerce, une rupture bien plus violente et essentielle du monde s'amorcait, qui tuerait la petite ville, ferait des centre-villes (les plus grosses) une infinie boutique à fringues jetables, et des périphéries un entassement de sous-langues (Kiabi et les autres)"
    L'écriture est surprenante, quelquefois à la Limite du compréhensible :
    "La relation aux fournisseurs et commerçants donc non pas soluble en passant du village à la ville."
    Pas dramatique : on n'a pas d'intrigue à rebondissement, et le seul fil à suivre est celui des réminiscences de l'auteur.
    Tout nostalgique des deudeuches, des machines à écrire à rubans, de Thierry la fronde ou des Teppaz, fera un plaisant voyage au pays des souvenirs enfouis et qui ne demandent qu'à ressurgir

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/10/autobiographie-des-objets...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Christw, le 06 février 2013

    Christw

    Une fois n'est pas coutume, commençons par dévoiler les toutes dernières phrases: "Le monde des objets s'est clos. le livre qui va vers eux ne cherche pas à les faire revivre. Il est la marche vers ce qui, en leur temps, permettait de les traverser. C'est la question de cette traversée qui est à nous aujourd'hui posée."

    La traversée des objets: ils conduisent en effet vers la vie de celui qui les énumère et les décrit avec minutie et fraternité. Que disent-ils de lui, pourquoi ceux-ci n'ont-ils rien à dire alors que ceux-là peuvent tant signifier ? Beaucoup de proches, disparus pour la plupart, réapparaissent avec le sens des choses inanimées: "Les morts sont auprès: mains et voix. On entre dans les maisons, on les revoit tout au bout."

    L'époque de François Bon, né en 1953, était encore celle de l'accumulation, on jetait peu par rapport à aujourd'hui, qui est l'ère de l'obsolescence programmée et du déchet. Tout se conservait, dans la boîte à jouets, mine d'or, les vieux roulements à bille, les toupies ou les photos de classe. Et surtout les livres, si importants pour cet homme qui préfère les mots aux images, qui choisit de voir un film de cinéma les yeux fermés: "Dans les vieux livres, on cherche notre aventure." On s'aperçoit que tout le récit — si on peut employer ce terme pour ce qui ressemble à une énumération pas chronologique — converge vers l'armoire à livres du grand-père aveugle, celui qui tenait un carnet de poésie dans les tranchées de 14-18, vaguemestre avec un âne.

    Ceux qui ont vécu la même époque, les garçons d'abord peut-être, vibreront avec les souvenances de l'auteur: les mêmes passions d'adolescent, les mêmes premières lectures de la collection Rouge et Or, les voitures de ce temps, ces choses complètement oubliées, si significatives alors: première calculette HP, almanach et cartes Michelin, vinyles 45 tours, lettreuse Dymo,... "Est-ce que nous avons été la première génération pour laquelle l'accès à la voiture n'était plus un seuil ?" Et la traversée des objets de François Bon devient la nôtre, enfants qui avons vécu le même temps et pas loin de France. À la différence que nous n'avons pas connu les outils et ustensiles de la mer, les litrons pour les moules par exemple, dont nous découvrons le suranné rassurant des vieux usages: n'était-ce pas bon enfant de mesurer la marchandise au volume ?

    Dans ce genre de livre, il n'y a pas un moteur d'intrigue qui pousse à découvrir la suite, si bien que composé d'une soixantaine de sections, il ne se lira pas d'une traite. Et il peut tout aussi bien se parcourir aléatoirement sans qu'on y perde rien, l'ordre séquentiel assurant toutefois une lecture complète. Chaque passage évoque un objet ou une série de même nature, et parfois bien plus, car l'auteur donne libre cours à ses souvenirs, l'un entraînant l'autre. Il tire parfois des conclusions ou prend position: "J'étais contre la photo, par principe. Qui s'occupe du langage doit voir avec les mots, et se contenter de son carnet de notes." le ton est sobre, très méticuleux pour les descriptions techniques et si le nom de l'objet n'évoque d'abord aucune image, il s'assemble par magie devant vous. Sobre et sans lyrisme, sans ces emportements qui donnent des variations de rythme auxquels l'œuvre ne gagnerait pas vraiment: le livre terminé, je garde une impression esthétique de plénitude.

    Je voue une passion aux vieux objets(1), aux vieilles images de ma ville(2), toutes choses qui font revenir le passé lointain à la surface. Quand cela se produit, même s'il s'agit de l'émergence de moments heureux, il y a toujours des regrets, car derrière chaque objet se dresse une ou plusieurs personnes qu'on a connues, ou soi-même — On ne peut pas plus s'aimer à distance qu'on ne s'aime au présent —, dont on sait le destin qui n'a pas été conforme aux espérances de ces heures-là, voire qui ont tout simplement accompli leur ultime destin. Voilà sans doute pourquoi, autour du plaisir troublant de revoir les images du passé, un nimbe de mélancolie flotte inexorablement, comme il imprègne subtilement les pages de ce livre attachant.
    Une autre manière pertinente de présenter ce livre est certainement de la confier à l'auteur en personne dans la video du Seuil.

    Sur le thème des objets du souvenir, voir deux billets Un roman musée et Moment en or de Textes & Prétextes à propos du Musée de l'innocence de Orhan Pamuk.

    (1) Moins pour leur possession que pour le potentiel de leur simple évocation. Ils justifient parfois à mes yeux, à eux seuls, la lecture d'un vieux Maigret.
    (2) Voir mon billet sur "Le pendu de Saint-Pholien."


    Lien : http://www.christianwery.be/article-autobiographie-des-objets-fran-o..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 02 octobre 2012

    brigetoun
    Autobiographie des objets, titre qu'il est tentant de lire : autobiographie par les objets, mais non, c'est bien de parler des objets qu'il s'agit, mais oui, l'«auto» ne s'applique pas vraiment à eux, et c'est faire son, notre histoire à travers ces objets que l'on ne remarque plus, qui sont apparus un jour, qui ont fait en sourdine l'histoire de notre société.
    Beaucoup entendu ou lu, dans des articles parcourus en diagonale, dans des émissions écoutées pendant que mes mains agissaient et prenaient un peu de mon attention, qu'il s'agissait de nostalgie. Un peu, bien sûr, mais davantage de mémoire, et de recherche pour comprendre comment nous avons grandi.
    Et se servir de tout pour retrouver cette mémoire, des sons, des odeurs, du toucher, rendre présence à l'objet et dévider ce qu'il entraîne avec lui de son histoire et de celle de la famille, des amis, des plaisanteries, des surnoms, d'annonce de ce que nous vivons, d'entrée dans notre monde contemporain.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique

  • Par JAsensio, le 21 décembre 2013

    JAsensio
    Quel auteur français jouissant de la plus maigre notoriété peut, en toute honnêteté, se vanter d'écrire aussi mal que François Bon ?
    Notre pays s'honore pourtant d'une mine inépuisable de cacographes, de laquelle j'ai extrait, modestement, un magnifique filon aurifère et c'est miracle si nous parvenons en lisant leurs torchons à distinguer, pour certains d'entre eux, les mains des pieds, et les pieds d'organes moins nobles.
    Et pourtant, tel un aigle royal, François Bon plane au-dessus des poules, des coqs et des bécasses germanopratins, à quelques hauteurs stratosphériques de cette volaillerie intarissable et qui semble inlassablement se reproduire à mesure, nous assure-t-on, que le monde de l'édition et celui de la presse écrite sont en crise, une crise qui, paraît-il, s'accroît un peu plus chaque jour, peut-être, justement, parce que lesdits torcheculatifs échotiers sont publiés et relayés par lesdits bons petits soldats de la réclame, la réclame se nourrissant de la réclame, la médiocrité de médiocrité, la cacographie de cacographie, tous ces nains bavards y trouvant finalement un tronc en décomposition où étendre leurs rhizomes.

    Lien : http://www.juanasensio.com/archive/2013/06/18/autobiographie-des-obj..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique


Critiques presse (4)


  • LeFigaro , le 18 octobre 2012
    [François Bon] nous offre là, entre la Vendée et la Vienne, un sucre d'orge de fête foraine: long et torsadé, acidulé et coloré, interminable entre les lèvres, et qu'il mâchouille à loisir, pour notre plaisir.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lhumanite , le 03 septembre 2012
    François Bon, au fil d’un travail parfois proche de celui de Francis Ponge, fait revenir avec une rare précision ces choses qui l’ont accompagné, en bornage de son existence. [...] Un fourmillement d’intelligence et de sensibilité. 
Un événement, à coup sûr.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • LePoint , le 31 juillet 2012
    Autobiographie certainement, plus sûrement peut-être que celles qui s'appliquent à respecter les codes du genre, le livre est aussi le très beau portrait d'une société rurale mélancolique et peu à peu bouleversée, dans la Vendée des années soixante.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Bibliobs , le 23 juillet 2012
    Sans nostalgie, mais avec une verve jubilatoire, [François Bon] fait l'inventaire de tout ce qui raconte sa propre vie, du fer à souder au transistor, de la dépanneuse Dodge à la DS 19, sans oublier l'essentiel: les machines à écrire mécaniques et électriques qu'il a usées […].
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

> voir toutes (9)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Kittiwake, le 20 octobre 2012

    ’avais acheté à Poitiers mon premier pantalon à pattes d’eph. Tous les copains avaient déjà le même. Je ne crois pas que le scandale, vis-à-vis de ma mère, ait concerné les pattes d’eph elles-mêmes : plutôt l'intuition qu'en trahissant la couturière du village, puis dans la ville le magasin qui avait l'exclusivité du magasin du tissu en commerce, une rupture bien plus violente et essentielle du monde s'amorcait, qui tuerait la petite ville, ferait des centre-villes (les plus grosses) une infinie boutique à fringues jetables, et des périphéries un entassement de sous-langues (Kiabi et les autres)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par brigetoun, le 02 octobre 2012

    À cette époque là, une guitare électrique rouge (il y eut sans doute plusieurs guitares électriques, mais je les revois toujours rouges) avait rejoint l'accordéon dans le fond de la vitrine, devant le rideau vert sur tringle inox au-delà duquel, sous les publicités brillantine Forvil, le coiffeur Barré (qui était un brave homme, et portait, lui, les cheveux arrondis en légère boucle sur la nuque, sa façon artiste) continuait d'aiguiser ses rasoirs. La guitare non électrique avait donc cessé d'être si dangereuse.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par ph_hugot, le 14 septembre 2012

    On arpente les maisons qu'on n'habite plus, on retrouve les visages qu'on ne voit plus. Des objets sont là dans la pénombre qu'on ne se souvenait plus y être.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par brigetoun, le 02 octobre 2012

    .. on en était venus à parler, lui et moi, des images intérieures. Lui, qui ne voit pas, est bien avancé que moi dans cette ancienne connaissance. Dans cet échange, les clés incomplètes qu'il me livrait, de par sa cécité même – lui qui dans cette maison voit autant et plus que moi – se révélaient tellement plus décisives que la vieille clé du garage, dans le petit réceptacle de bois ajouré, près du savon de Marseille et de la brosse à chiendent.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par popof, le 06 juin 2013

    "...le temps voiture, pour moi, c'est ce temps du corps immobile et désoccupé, lire, on ne le pourrait pas .
    c'est les phares, les maisons blanches qui surgissent comme des fantômes .parfois il pleut : le battement régulier de l'essuie glace , vient recomposer un paysage fragmenté et brouillé , qui recompose le rêve , comme s'il était la vérité du monde "..

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (33)

Videos de François Bon

>Ajouter une vidéo
Vidéo de François Bon

François Bon - L'incendie du Hilton .
Le 22 novembre 2008, en pleine nuit, alerte incendie au Hilton Montréal. Quinze étages plus bas, sur trois niveaux souterrains, le Salon du livre. Les écrivains logés là, les footballeurs professionnels de la Gray Cup sont parmi les 800 personnes évacuées dans les couloirs du métro, une patinoire vide et le Tim Hortons, le bar de la gare centrale. Soudain la ville et ses buildings vus à l'envers, depuis les coulisses. Et tous ces livres dans le sous-sol vide. Construire les quatre heures d'un récit qui se tiendrait au plus près des quatre heures à errer dans la nuit, de 1h50 à 5h50 exactement, entre rencontres réelles ou rêvées, et l'idée renversée de la ville. Un incendie dans le livre ?Après Daewoo (2004), voici le grand retour de François Bon au roman.








Sur Amazon
à partir de :
6,36 € (neuf)
17,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Autobiographie des objets par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz