ISBN : 2707306304
Éditeur : Editions de Minuit (1982)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres

Sortie d'usine : le moment même de la sortie, la débauche, cette bousculade. Mais aussi la sortie définitive : la mort, au quotidien de l'usine, ou l'accident, la mutilation, Ou parce qu'on envoie un jour sa lettre de démission, sur un cou... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 04 novembre 2010

    ignatus-reilly
    Comment décrire ce livre? C'est assez difficile en fait.
    Le sujet : une usine en banlieue parisienne et un ouvrier.
    Ce livre nous raconte le quotidien de la vie en usine, le bruit, la poussière, les machines,la Grève, la mort, l' accident, la déprime, la dépression et l'ennui surtout l'ennui. le temps figé, monotone, les tâches tellement répétitives que le moindre incident créé une distraction bienvenue.
    A la fin du roman, le narrateur revient sur les lieux après avoir démissionné. Fraîchement débarqué à Paris, c'était son premier job trouvé par le biais d'une boîte d'interim.
    L'écriture est très particulière, la syntaxe aussi. Ce qui se passe dans ce livre pourrait se passer en une journée ou en cent ans. Tout se passe et rien ne se passe pourtant. En plongeant dans le cœur de l'usine, c'est dans sa non-vie que nous nous trouvons immergé, le vide jusqu'à l'écœurement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Telerama , le 14 septembre 2011
    Sortie d'usine, premier roman de François Bon, reste une oeuvre qui saisit le lecteur, portée par une écriture tendue, à l'image d'un quotidien sans perspective.
    Lire la critique sur le site : Telerama

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par js, le 07 octobre 2011

    Il y aurait eu à en raconter sur ces gars vites expédiés, la rentabilité n’avait pas beau jeu devant le conforme pendant les trois mois de la période d’essai, et comment on s’y prenait tous ensemble et sans qu’aucun directement pas même le chef ne s’en mêle, les tours de main, les combines, les trucs du boulot qui ne se donnaient pas, les ratés loupés que le gars prenait sur la gueule, le surnom comme une claque, cela diffus dans le rang, les riens. Le jeu bouffonnant des dialogues à voix de châtrés était cette activité d’un ordre assimilé, intériorisé, et dès la veste dépouillée pour le bleu la blouse, c’est la civilité qu’on laissait au vestiaire comme au feu rouge pour une inattention une vitre à côté se baisse et passe une tête rougeaude qui crie eh pédé, la parole la plus ordinaire était traversée de cet abcès abêti, usé à la trame. Mais ces correspondances entre ordre et obscène, les décrire aurait été en fin de compte laisser beau jeu à l’ordre établi qui décèlerait toujours dans le dit le pas tout à fait vrai, le qui veut démontrer exagère, elles fuyaient sous les mots, multiplement présentes, mais aussi fragilement que ces pages enlevées aux magazines pesaient peu face aux tonnes de la machine qui s’en parait.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 04 novembre 2010

    Et la meilleure des résistances, au bout du compte, même pour qui se refusait à cette simagrée peu orthodoxe, le défilement du cadavre, pour qui méprisait ce jeu du mausolée, était bien de faire encore plus de bruit que les autres, quitte à en rire ouvertement, ne serait-ce que pour se maintenir dans le délire agressif des bruits tout au long du Passage.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 04 novembre 2010

    Tout : l'outil, l'acier, le cri, moteurs, air comprimé, tout ce qui était susceptible de manifestations bruyantes, dans cette seule condition de libérer une sonorité qui ne soit pas en deçà du bruit général mais atteigne l'intenable où cela commence vraiment à faire mal. Non pas un instrument de plus dans le tohu-bohu général, mais un bris du son même dont la règle n'était que de l'en faire jaillir à l'excès dans la provocation sans limite des choses.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 05 novembre 2010

    Arrêt, huit quinze jours, le toubib refusera pas. Et si celui-ci refuse il ira chez un autre, plutôt paumer les cinquante balles le premier aura lui paumé un client. Et il lui faudrait à nouveau prendre des trucs à faire dormir, la même ordonnance que d'habitude, une pour le grippe une pour la déprime il les connaissait avec même les variantes, par cœur. Autant en faire collection. Sans oublier les vitamines pour se regonfler se requinquer, se réconcilier avec la vie quotidienne dirait le maitre de l'art. [...]
    Reposez-vous bien dirait-il. Non, pas possible de revenir demain, continuer dans cet état. Depuis la première fois qu'il s'était évanoui, trois de ça, qu'on lui avait raconté ses crises, la nuit raide accroché aux montants du lit, une force paraît-il on ne pouvait le retenir quand il se cognait le crâne contre Avant de retomber dans des soubresauts, des crampes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 05 novembre 2011

    Comme éviter parfois de se salir une main c’est un jeu pour y retrouver sur le tard, le plus tard possible, l’odeur sous un ongle du plaisir. La pensée incessante et qui n’a pas le droit d’interrompre le métier des gestes réglés, positionner sur la machine la pièce, serrer les écrous : un tour de clé suivant les diagonales, puis un quart de tour encore partout, à bloquer. Lever la table, la main gauche sur le volant lourd, la droite sur la manette plus étroite de l’avance transverse, faire tangenter. Un crissement, une fumée vaguement bleue, un goût de graisse brûlée, l’acier blanchi brille par-delà sa peau oxydée. Reculer la table, régler le vernier la profondeur de passe on y voit mal, les divisions sales sous la lampe jaune, toute la journée, dont le bras vert articulé ne tient pas en place, enclencher l’automatisme.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (22)

Videos de François Bon

>Ajouter une vidéo
Vidéo de François Bon


Avenir du livre
La librairie Monet organise, en partenariat avec le Consulat général de France à Montréal, une table ronde sur les enjeux de l'édition numérique et du livre électronique. Ce débat aura lieu à la Grande Place du Salon du livre le samedi 22 novembre à 17 heures. Titre: Livre électronique et édition numérique: entrevoir l'avenir Seront présents autour de cette table-ronde: - Monsieur François Bon, auteur et fondateur du site le tiers-livre et du projet publie.net - Monsieur Hervé Fischer, professeur associé et directeur-fondateur de l'Observatoire international des nouveaux médias à l'UQÀM - Monsieur Jean-Claude Guédon, professeur titulaire au département de littérature comparée de l'UdeM - Monsieur Bruno Rives, directeur d'un observatoire avancé des tendances et usages des nouveaux médias et de l'encre électronique, fondateur de www.tebaldo.com et auteur du livre Aldo Manuzio, passions et secrets d'un vénitien de génie disponible également en version électronique. Animation: Benoît Melançon, professeur au Département d'études françaises de l'Université de Montréal. Il est aussi directeur scientifique des Presses de l'Université de Montréal.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Sortie d'usine par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (17)

> voir plus

Quiz