ISBN : 2070427765
Éditeur : Editions Gallimard (2003)


Note moyenne : 2.98/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Salué dès sa publication en octobre 2001 comme l'un des livres majeurs d'Yves Bonnefoy, « Les Planches courbes » s'impose en effet au sommet d'un oeuvre sans faiblesse ni reniement. Une parole qui sait magistralement faire la place du sens et du chant s'élève, à la fois... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Telenn, le 05 novembre 2010

    Telenn
    Même si les thèmes abordés auraient pu me plaire, notamment l'enfance et la nature, j'ai trouvé ce recueil très hermétique. Ce livre peut plaire aux inconditionnels de la poésie, mais pour un premier abord ce n'est pas ce qui me semble approprié.
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    • Livres 1.00/5
    Par patachinha, le 16 juillet 2008

    patachinha
    Je n' ai pas du tout aimé malheureusement, j'ai trouvé ça nul, sans aucun intérêt, difficile à comprendre aussi... mais je suis sûre qu' il plaira à beaucoup malgré tout... De plus ce livre a déjà été au programme du baccalauréat, c'est donc que tout le monde ne partage pas mon avis!!
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    • Livres 3.00/5
    Par Anassete, le 14 juillet 2010

    Anassete
    J'ai eu cet ouvrage au bac, pendant les grèves sur le CPE. J'ai eu beaucoup de mal à l'époque à entrer dans ses Poèmes, à tel point que je ne l'ai pas lu en entier. Il a été pour certains une révélation et pour d'autres un poète de plus sans grande importance.
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    • Livres 1.00/5
    Par wiggybis, le 31 juillet 2011

    wiggybis
    J'aime la posésie mais là...Il faut être vraiment très fort pour comprendre les mots d'un poète qui dit lui-même "ne pas toujours comprendre ce qu'il écrit"...
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    • Livres 5.00/5
    Par lauravanelcoytte, le 21 janvier 2009

    lauravanelcoytte
    Cf . le beau site de Jean-Michel Maulpoix:
    http://www.maulpoix.net/bonnefoy.html
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Citations et extraits

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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    Dans le leurre des mots

    Aller ainsi, avec le même orient
    Au-delà des images qui chacune
    Nous laissent à la fièvre de désirer,
    Aller confiants, nous perdre, nous reconnaître
    A travers la beauté des souvenirs
    Et le mensonge des souvenirs, à travers l'affre
    De quelques-uns, mais aussi le bonheur
    D'autres, dont le feu court dans le passé en cendres,
    Nuée rouge debout au brisant des plages,
    Ou délice des fruits que l'on n'a plus.
    Aller, par au-delà presque le langage,
    Avec rien qu'un peu de lumière, est-ce possible
    Ou n'est-ce pas que l'illusoire encore,
    Dont nous redessinons sous d'autres traits
    Mais irisés du même éclat trompeur
    La forme dans les ombres qui se resserrent ?
    Partout en nous rien que l'humble mensonge
    Des mots qui offre plus que ce qui est
    Ou disent autre chose que ce qui est,
    Les soirs non tant de la beauté qui tarde
    A quitter une terre qu'elle a aimée,
    La façonnant de ses mains de lumière,
    Que de la masse d'eau qui de nuit en nuit
    Dévale avec grand plaisir dans notre avenir.
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  • Par Orphea, le 25 juillet 2011

    Nous mettons nos pieds nus dans l'eau du rêve,
    Elle est tiède, on ne sait si c'est l'éveil
    Ou si la foudre lente et calme du sommeil
    Trace déjà ses signes dans des branches
    Qu'une inquiétude agite, puis c'est trop sombre
    Pour qu'on y reconnaisse des figures
    Que ces arbres s'écartent, devant nos pas.
    Nous avançons, l'eau monte à nos chevilles,
    Ô rêve de la nuit, prends celui du jour
    Dans tes deux mains aimantes, tourne vers toi
    Son front, ses yeux, obtiens avec douceur
    Que son regard se fonde au tien, plus sage,
    Pour un savoir que ne déchire plus
    La querelle du monde et de l'espérance,
    Et qu'unité prenne et garde la vie
    Dans la quiétude de l'écume, où se reflète,
    Soit beauté, à nouveau, soit vérité, les mêmes
    Étoiles qui s'accroissent dans le sommeil.
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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    L'encore aveugle III

    Ils me parlent. Quelle étrange chose que leurs voix !
    C'est errant au-dessus du sommet des arbres,
    C'est rouge et triste comme le son du cor.
    Je vais vers là où j'imagine qu'elles s'élèvent,
    Je parviens quelque fois à des carrefours,
    Deux, trois sentiers couverts de fueilles mortes,
    Je m'engage sur l'un, où j'aperçois
    Un enfant à genoux, qui joue à prendre
    Dans ses mains des cailloux de plusieurs couleurs.
    Il m'entend approcher
    Et il lève ses yeux vers moi, mais se détourne.

    Et quelle étrange chose que certains mots,
    C'est sans bouche ni voix, c'est sans visage,
    On les rencontre dans le noir, on leur prend la main,
    On les guide mais il fait nuit partout sur terre.
    C'est comme si les mots étaient un lépreux
    Dont on entend de loin tinter la clochette.
    Leur manteau est serré sur le corps du monde,
    Mais il laisse filtrer la lumière.
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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    Dans le leurre des mots

    Et le rossignol chante une fois encore
    Avant que notre rêve ne nous prenne,
    Il a chanté quand s'endormait Ulysse
    Dans l'île où faisait halte son errance,
    Et l'arrivant aussi consentit au rêve,
    Ce fut comme un frisson de sa mémoire
    Par tout son bras d'existence sur terre
    Qu'il avait replié sous sa tête lasse.
    Je pense qu'il respira d'un souffle égal
    Sur la couche de son plaisir puis du repos,
    Mais Vénus dans le ciel, la première étoile,
    Tournait déjà sa proue, bien qu'hésitante,
    Vers le haut de la mer, sous des nuées,
    Puis dérivait, barque dont le rameur
    Eût oublié, les yeux à d'autres lumières,
    De replonger sa rame dans la nuit.
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  • Par Irisa, le 11 août 2009

    La maison natale

    (Je m'éveillais,
    J'aimais ces jours que nous avions, jours préservés
    Comme va lentement un fleuve, bien que déjà
    Pris dans le bruit de voûtes de la mer.
    Ils avançaient, avec la majesté des choses simples,
    Les grandes voiles de ce qui est voulaient bien prendre
    L'humaine vie précaire sur le navire
    Qu'étendait la montagne autour de nous.
    O souvenir,
    Elles couvraient des claquement de leur silence
    Le bruit, d'eau sur les pierres, de nos voix,
    Et en avant ce serait bien la mort,
    Mais de cette couleur laiteuse du bout des plages
    Le soir, quand les enfants
    Ont pieds, loin, et rient dans l'eau calme, et jouent encore.)
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