ISBN : 9782353060498
Éditeur : La Branche (2011)


Note moyenne : 3.14/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Sahil, jeune déserteur de l’armée afghane, réfugié à Paris, est recruté pour exécuter une jeune femme, un vendredi 13. Se rendant compte qu’il est victime d’une machination, Sahil va peu à peu se retrouver embarqué dans une folle équipée, en compagnie d’une adoratrice d... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 2.00/5
    Par Woland, le 29 octobre 2011

    Woland
    L'œuvre :
    L’arcane sans nomPierre Bordage – Editions Elb – 222 pages – 15 €

    Résumé :
    Provisoirement réfugié à Paris, un jeune déserteur de l'armée régulière afghane tente de passer en Grande-Bretagne. Pour ce faire, il accepte d'assassiner une parfaite inconnue mais renonce au dernier moment à sa « mission. » S'ensuit une traque haletante dans Paris, parmi une faune étrange où se mêlent squatters satanistes, mendiants roms et hommes de pouvoir flanqués de gardes du corps haineux … Notre héros verra-t-il un jour les blanches falaises de Douvres ? …

    Nous tenons à remercier non seulement les Editions Elb mais aussi le site "Les Agents-Littéraires" qui, dans le but hautement louable de faire connaître des auteurs et/ou des maisons d'édition peu médiatisés, nous ont gracieusement procuré cet exemplaire de "L’arcane sans nom." N'hésitez pas vous-même, vous qui nous lisez, à les rejoindre et à participer à l'aventure dans laquelle ils se sont lancés.
    L'impression d'ensemble est mitigée pour ce court roman qu'on peut définir à cheval entre le roman d'aventures et le roman noir à la française.
    Du côté de l'intrigue, aucun problème : elle ne laisse aucun instant de répit au lecteur. le schéma est simple et le chemin suivi par l'auteur, direct. On compatit vite aux malheurs qui n'arrêtent pas de coller aux trousses du héros à compter du moment où l'engrenage se referme sur lui. On sait que la fin ne sera pas rose mais on espère aussi qu'il en sortira vivant.
    Les personnages ensuite. L'intrigue, musclée mais sans prétention, requiert des personnages simples, répondant à certains types toujours présents dans ce genre de livres. le point de vue adopté, celui du héros, évite de plonger dans les sentiments des personnages, amis et ennemis, qui gravitent autour de lui. Là encore, la simplicité, la clarté originelles sont respectées. Dommage que la méthode conduise facilement à une forme de manichéisme naïf que certains trouveront exaspérant. En effet, si l'on excepte Ten la sataniste et l'inspectrice de police qui, pour son malheur, partage un temps l'appartement de Sahil l'Afghan, tous les « bons » sont systématiquement typés minorités ethniques et/ou sociales tandis que tous les « méchants » sont des Occidentaux à l'aise dont on est prêt à parier qu'ils ont les yeux bleus et les cheveux blonds. On en sourit ou on se met en colère, au choix. Ayant l'habitude de la chose, j'ai souri. D'autres ne seront pas aussi bienveillants.
    Le style enfin est impeccable et convient à merveille à ce type de livre : rythmé, sec, direct.
    A lire donc, sans trop se casser la tête, pour le plaisir.
    La seule question que je continue à me poser, c'est : « Pourquoi ce titre ? » L’arcane sans nom, c'est la lame treize du Tarot de Marseille, traditionnellement associée aux Gitans et aux Roms. Seulement elle n'apparaît nulle part dans ce livre. Alors ? …
    Ma note :
    Oh ! que je n'aime pas ça, noter ! … 3/5.
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 28 octobre 2011

    yv1
    Deuxième roman de la collection Vendredi 13, après Close-up dont je vous ai déjà parlé. Même jaquette, même mise en page et police d'écriture très agréables. Des livres qu'on a plaisir à avoir dans les mains. L'idée du directeur de collection, Patrick Raynal : un jour particulier, le vendredi 13, 13 romanciers s'en emparent et rendent leur copie. Close-up m'a emballé, L’arcane sans nom, tout pareil, dans un genre très différent.
    Là, ce n'est point l'écriture de Pierre Bordage qui m'a séduit –encore qu'elle n'ait rien à envier à bien d'autres-, elle est simple, directe, efficace, au service de l'histoire, de ses rebondissements et des personnages. La majeure partie du roman se passe à Paris, mais on revient de temps en temps, dans la tête de Sahil, en Afghanistan, dans les combats terribles entre les talibans et l'armée dite régulière, dans les actes abominables proférés par les deux parties qui bouleversent et hantent encore le jeune homme.
    Le voilà bien mal embarqué Sahil : empêtré dans une histoire qui le dépasse, lui qui veut juste aller dans le nord du pays pour émigrer en Angleterre, pays nettement plus accueillant que le nôtre, en ce moment pour les réfugiés, ce qui n'est pas à notre honneur (parenthèse personnelle) ! Mal embarqué, certes, mais bien entouré, entre Ten, la jolie sataniste dont il est amoureux, mais qu'il n'ose pas toucher tellement elle est loin de la représentation de la femme qu'on lui a inculquée
    C'est donc à un audacieux et réjouissant mélange des genres, des cultures, un melting-pot comme on disait dans le temps que nous invite l'auteur. le choc des cultures pour Sahil, l'opposition entre son éducation et la vie occidentale. Ce roman ne laisse aucun temps mort, ni à Sahil ni aux lecteurs : c'est rapide, efficace, sans chichi.
    Néanmoins, Pierre Bordage ne dédaigne pas faire des remarques sur la guerre en Afghanistan, sur notre manière de recevoir les réfugiés : ce ne sont pas des parenthèses personnelles de l'auteur intervenant en tant que tel dans son roman, il met plutôt ses réflexions dans les voix de ses héros. Il est vrai que le monde qu'il décrit, celui des laissés pour compte, des marginaux n'est pas vraiment engageant, ni leur présent ni leur avenir et que la France n'a pas à s'enorgueillir actuellement ni de ses conditions d'accueil ni de ses conditions de reconduite aux frontières.
    Action, rebondissements, personnages attachants et bien décrits avec leurs bons côtés mais aussi leurs travers, lieux glauques et situations qui ne le sont pas beaucoup moins, plus le talent et l'efficacité de Pierre Bordage (dont j'avais beaucoup aimé le Porteurs d'âmes) font que je viens de finir un excellent polar et que décidément, cette collection Vendredi 13 m'a l'air bien prometteuse.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par gruz, le 29 octobre 2011

    gruz
    Court roman dans le cadre d'une collection à thème, c'est donc un peu un roman sur commande que nous propose Bordage.
    L'histoire, égrainée sur les 220 pages, est simple, mais comme souvent avec Bordage c'est la profondeur des personnages qui est mise en valeur.
    Une brochette de laissés-pour-compte de notre société : un sans papier afghan, une enfant Rom et une sataniste (en fait une jeune désœuvrée occidentale). Sacré mélange !.
    L'auteur profite d'une histoire, où l'action ne fait pas défaut et ne faiblit pas, pour nous plonger également dans l'âme d'un jeune afghan clandestin, ayant participé à des atrocités perpétrées dans son pays par l'armée avant de déserter.
    Cette histoire est avant tout une histoire de rédemption, les réminiscences du passé du personnage dans son pays venant le hanter tout au long du récit.
    Le récit devient presque anecdotique. Il aurait mérité plus de développement, mais le personnage principal est magnifique et la description des événements de son pays sont poignants.
    Une œuvre qui, bien sur, ne restera pas dans le must de l'auteur, mais qui vaut le déplacement pour son humanité, même si on retrouve des "ficelles" utilisées dans ces romans récents..
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    • Livres 1.00/5
    Par benne, le 05 novembre 2011

    benne
    Tout cela est bien fade. L'éditeur présente cette nouvelle collection autour de Vendredi 13 ainsi : "Pour VENDREDI 13, nous avons tenté la gageure de rassembler treize écrivains de renom et leur demander de nous broder 13 romans musclés autour de cette date fétiche." "Broder" me semble être le bon terme. Les ficelles de ce court roman sont grosses, très grosses. Comme dans Porteurs d'âmes, je trouve que la narration et l'enchainement des faits sont vraiment faiblards. le personnage principal, un ex-soldat afghan devenu sans papiers en France, est un peu trop caricaturé à mon goût. Bordage passe son temps à faire le rapprochement entre ce qu'il vit ici et ce qu'il vivait là-bas. Et ça n'apporte à mon sens pas grand chose en tout cas sous le prisme du roman noir. Je préfère son écriture science-fictionnelle. Bordage serait-il à sec ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Lalivrophile, le 02 décembre 2011

    Lalivrophile
    Pierre Bordage parvient à écrire une histoire assez ordinaire, et à faire en sorte que le lecteur ne s'ennuie pas, et ne trouve aucune longueur, ni aucune grosse ficelle. Il part de quelque chose de simple: une mission confiée à Sahil. À partir de là, il complique les choses. Les événements s'enchaînent à une vitesse vertigineuse. le lecteur n'a pas le temps de réfléchir: il est emporté, et vit au rythme de l'intrigue et des personnages. Rien n'est laissé au hasard, tout est cohérent.
    Si on se doute de certaines choses, ce n'est pas gênant, car elles arrivent naturellement.
    Pierre Bordage n'a pas bâclé son roman. Il a pris le temps de planter un décor, de dépeindre des personnages auxquels on s'attachera. Chacun a sa particularité. D'abord, ils ne sont pas manichéens. Sahil est sympathique au lecteur, mais il a fait des choses dont il n'est pas fier. Par ailleurs, il évolue au cours du roman. Il se rend compte que certains de ses principes ne sont peut-être plus de mise.
    [...]
    Lire la suite sur:

    Lien : http://www.lalivrophile.net/l-arcane-sans-nom-de-pierre-bordage
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 29 octobre 2011

    [...] ... Ten se tenait seule devant un autel surélevé éclairé par des lanternes, immobile, plus pâle que jamais, enveloppée de la tête aux pieds dans une cape blanche.

    Sahil avait exploré une bonne partie du cimetière avant de trouver la scène où elle se produisait. Il avait discrètement faussé compagnie aux deux Norvégiennes, fendu les rangs serrés et parcouru les allées au hasard. Il ne distinguait pas vraiment de différences entre les spectacles qui se donnaient dans les recoins du cimetière : des litres de sang déversés sur des corps de femmes, si blancs qu'ils paraissaient irréels, des incantations à la gravité affectée, des sacrifices simulés, des strip-teases plus ou moins langoureux, des danses macabres ... Les tableaux semblaient d'autant plus étranges qu'ils étaient présentés en silence, ou seulement accompagnés des psalmodies des acteurs. Les concepteurs de la nuit du Vendredi 13 estimaient, selon Ten, qu'une musique trop forte alerterait les riverains et entraînerait presque aussitôt l'intervention des flics. De même, les seules lumières autorisées étaient les bougies qui résistaient au vent à l'intérieur de leur bulle transparente et les lanternes suspendues aux branches d'arbres ou aux façades des tombes, dispensant des lumières douces et mouvantes qui accentuaient le côté onirique des scènes.

    Difficile de croire qu'on était en plein coeur de Paris. Combien étaient-ils dans le cimetière ? Plusieurs centaines ? Plusieurs milliers ? Sahil eut un pincement douloureux aux entrailles lorsque Méphisto [il pense que Méphisto, lui aussi, l'a trahi] se présenta sur la scène, déguisé en prince des ténèbres, teint blafard, cheveux sculptés en forme de cornes, ample cape au col relevé, brandissant un couteau dont la large et longue lame reflétait la lumière vive des éclairs et la clarté laiteuse de la lune. Il espéra un instant qu'un évènement imprévu empêcherait Ten de s'exhiber. ... [...]
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  • Par Woland, le 29 octobre 2011

    [...] ... Un chantonnement le tira de ses réflexions. La voix cristalline d'une fillette fredonnant une comptine enfantine s'engouffrait par le soupirail. La langue, qu'il ne comprenait pas, sonnait comme un avertissement. Il se concentra sur le silence battu par le crépitement de la pluie. Des éclats de voix l'informèrent que deux hommes, ou plus, venaient de pénétrer dans le squat. Il vérifia machinalement que le cran de sûreté du pistolet était toujours déverrouillé et se plaqua contre le mur. Ils progressaient dans sa direction. Leurs voix résonnaient de plus en plus fort. Ils ne parlaient pas français, un détail qui ne le rassura pas - même si quelques satanistes [Sahil partageait depuis quelques jours le squat des satanistes et avait eu le temps de les observer] venaient d'autres pays d'Europe.

    Ils se rapprochaient. Les muscles noués par la tension, il ouvrit la bouche pour respirer le plus lentement, le plus silencieusement possible. Ils s'étaient maintenant introduits dans la pièce voisine. Une odeur de tabac blond flottait parmi les effluves de moisissures. Ils conversaient dans une langue qui lui sembla être du slave, du russe peut-être ou du serbe. Aucun des satanistes n'étant originaire des pays de l'Est, il en conclut que ces hommes appartenaient à l'organisation qui lui avait proposé le contrat sur la femme blonde. Son index se crispa sur la détente. Russes ou Serbes, il n'avait aucune clémence à attendre d'eux. Les mafias de l'Est étaient réputées pour leur férocité. Ils pensaient la dernière cave vide puisque l'idée ne les effleurait pas de l'inspecter. Ils ne croyaient probablement pas à son retour non plus, ou ils ne se seraient pas éloignés en laissant un temps le squat sans surveillance. Leurs rires lui vrillèrent les nerfs. L'effet de surprise était sa seule chance. ... [...]
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  • Par yv1, le 28 octobre 2011

    -Toi, tu me protèges ? […]

    - Jofranka [la guérisseuse] dit que je suis la porte d’O Del.

    - O Del ?

    - Le bien. Elle dit que, si je reste près de toi, j’empêcherai O Beng, le mal, de t’emporter. (p.86)
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  • Par yv1, le 28 octobre 2011

    Il se demanda pourquoi il éprouvait ce violent sentiment de jalousie vis-à-vis d’une fille totalement dépourvue des vertus exigées d’une femme, pudeur, fidélité, honnêteté, loyauté… (p.114)
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Vidéo de Pierre Bordage


Zone Franche 2012 : Conférence Trou noir, trou de ver et énergie du vide 3/5
Conférence avec Jean-Michel Alimi, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS, ancien directeur du Laboratoire Univers et Théories de l'Observatoire de Paris, Pierre Bordage et Laurent Genefort, auteurs. Table ronde animée par Laurent Kandel.








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