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Nestor Ibarra (Préfacier, etc.)Paul Verdevoye (Traducteur)
ISBN : 2070366146
Éditeur : Gallimard (25/10/1974)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 667 notes)
Résumé :
Sans doute y a-t-il du dilettantisme dans ces Fictions, jeux de l'esprit et exercices de style fort ingénieux. Pourtant, le pluriel signale d'emblée qu'il s'agit d'une réflexion sur la richesse foisonnante de l'imagination. Au nombre de dix-huit, ces contes fantastiques révèlent, chacun à sa manière, une ambition totalisante qui s'exprime à travers de nombreux personnages au projet démiurgique ou encore à travers La Bibliothèque de Babel, qui prétend contenir l'ense... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
14 janvier 2013
★★★★★
★★★★★
Je suis assez perplexe quant à ce que je pense de ce recueil de nouvelles. Mon impression est très mitigée : au coeur, des idées philosophiques captivantes, mais autour, du bla-bla parfois soporifique.
Tout d'abord, les points qui me sont apparus plutôt négatifs : des nouvelles tantôt bizarres, tantôt ésotériques, tantôt limpides, tantôt policières, bref une sorte de fatras hétérogène. Ensuite, j'ai été assez déçue par le style dont la lecture ne m'a procuré aucun plaisir purement littéraire (certes j'ai lu une traduction, mais tout de même), au sens de la jubilation d'une formule ou de la beauté du verbe. En effet, les nouvelles ne couvrent, bien souvent, que quelques pages et pourtant, Jorge Luis Borges trouve parfois le moyen d'être barbant, verbeux ou pédant, voire, les trois à la fois. Pour étayer mes dires, je vais donner un exemple de ce que j'avance à l'aide d'un court extrait de deux phrases, pris au hasard (j'aurais pu en choisir bien d'autres) :
"En Asie mineure ou à Alexandrie, au second siècle de notre foi, quand Basilide proclamait que le cosmos était une improvisation téméraire ou mal intentionnée d'anges déficients, Nils Runeberg aurait dirigé avec une singulière passion intellectuelle un des petits couvents gnostiques. Dante lui aurait destiné, peut-être, un sépulcre de feu; son nom grossirait les catalogues des hérésiarques mineurs, entre Satornile et Carpocrate; quelque fragment de ses prédications, agrémenté d'injures, resterait dans l'apocryphe Liber adversus omnes haeres ou aurait péri quand l'incendie d'une bibliothèque monastique dévora le dernier exemplaire du Syntagma."
Je ne sais pas si je vous ai convaincu, mais pour moi, ces phrases aussi facile à hâler que des trente-huit tonnes furent un ressenti très dommageable car j'aurais aimé me pencher avec plus de plaisir et d'entrain sur ce qui constitue le fond des nouvelles, à savoir, des réflexions philosophiques ou des amorces d'essai de très grand intérêt.
Ainsi, le recueil est organisé en deux ensembles intitulés "Le jardin aux sentiers qui bifurquent" et "Artifices" et compte 17 nouvelles. de mon point de vue, certaines nouvelles sortent vraiment du lot et ont su impressionner mon esprit de manière positive, non pas par le plaisir qu'elles procurent à la lecture, mais par ce qu'elles impriment de durable chez le lecteur. N'oublions pas que notre cerveau a tendance à ne retenir que les meilleures parts d'un souvenir composite.
Dans "Pierre Ménard, auteur du Quichotte", Borges aborde avec humour et ironie le cas des écrivains qui se font des noeuds au cerveau et qui essaient, par des processus alambiqués de réinventer la poudre coûte que coûte. Cette réflexion pourrait être élargie à bien d'autres corps de métiers qui comptent en leurs rangs de pleines bordées de magnifiques phraseurs, qui se révèlent être d'authentiques branleurs de mouches dès qu'on creuse un peu dans leur spécialité.
"La bibliothèque de Babel" est plus symboliste et plus complexe. L'auteur se penche sur plusieurs notions imbriquées. D'une part notre position de maillon anonyme dans une chaîne sans fin, au sein de laquelle nous puisons nos influences (chaînons antérieurs) et dans laquelle nous injectons la notre aux chaînons à venir. de la sorte, il évoque le fait que tout peut faire sens, pas nécessairement consciemment, ni partout, ni tout le temps, mais que rien n'est à négliger. D'autre part, il milite, ce qui n'est pas si fréquent, dans le sens de minimiser l'impact des grandes catastrophes culturelles que sont les autodafés, où les pertes sont souvent, après coup, élevées au rang des merveilles du monde englouties. Il raisonne de par leur nombre (faible par rapport à ce qui reste) et de par leur genèse (les oeuvres détruites ont bénéficié des mêmes influences que celles qui demeurent) et de par leur position dans la chaîne, à savoir que même si elles ont aujourd'hui disparu, elles (les oeuvres) ont tout de même exercé leur influence sur d'autres oeuvres, qui elles continuent d'exister et d'apporter leur richesse au reste de l'édifice. On peut lire encore bien d'autres considérations dans cette nouvelle (la ruche avec ses hexagones, l'aspect visionnaire de Borges quand il décrit avant l'heure l'analogie entre la somme d'écrits apparemment inutiles d'une bibliothèque et notre ADN non codant pouvant s'exprimer un jour ou l'autre, etc.) mais qu'il serait long de développer ici.
"La loterie de Babylone" est probablement celle qui m'a le plus intéressée. Jorge Luis Borges, avec un sens mathématique indéniable (comme dans plusieurs autres nouvelles), bâtit une sorte de modèle humain théorique et probabiliste qu'il laisse tourner pour en chercher le développement ultime. Ainsi, en introduisant dans son modèle une variable a priori anodine, il en vient à donner une forme d'explication théorique à la mainmise du pouvoir et de l'économie, aux rapports de force sociaux, et en somme, à comment une société quelle qu'elle soit s'auto-organise en combinant hasard et nécessité. le plus stupéfiant, c'est que l'auteur, avec sa façon de nous présenter les choses nous invite fatalement à comparer l'organisation sociale réelle à sa petite machinerie théorique et à y trouver force points communs.
"Le jardin aux sentiers qui bifurquent", de part son personnage principal asiatique, mais surtout par son tour particulier, sa lenteur étudiée m'a rappelé de grands écrivains esthètes extrême-orientaux comme Kawabata.
Enfin, il n'est probablement pas inutile de mentionner que les nouvelles "La bibliothèque de Babel" et "Le miracle secret" inspirèrent à Umberto Eco son fameux roman le Nom de la rose (peut-être bien aussi le nom d'un site internet que vous fréquentez régulièrement...).
Voilà, à vous de voir maintenant, je vous ai livré la mienne, à vous de conFICTIONner votre propre conFICTION sur cette oeuvre.
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peloignon
18 avril 2013
★★★★★
★★★★★
Existe-t-il des récits de fictions avec autant de portée philosophique quelque part dans l'ensemble de la littérature? Chez Lessing, chez Novalis, chez Kafka, chez Hesse, chez Kierkegaard, peut-être? En tout cas, on nage dans ces eaux là, en excellente compagnie!
Les récits surgissent à partir de toutes sortes d'horizons (mystique, fantastique, érudition, faits divers, etc.) pour s'étaler, avec autorité et confiance devant l'esprit fasciné du lecteur que je suis et les idées comme les perspectives employées m'ont entraîné à toutes sortes de profondeurs spirituelles et philosophiques tout en me divertissant avec beaucoup d'efficacité.
La Bibliothèque de Babel et Pierre Ménard, auteur de Don Quichotte se démarquent particulièrement pour moi parmi les nouvelles en présence dans Fictions. Les deux nouvelles présentent des caricatures ironiques symbolisant l'absurdité et la vanité absolue de la quête du savoir effrénée dans laquelle notre civilisation semble actuellement irréductiblement lancée.
J'ai aussi beaucoup apprécié la lutte pour la liberté qu'expriment plusieurs nouvelles dont Tlön, Orbis Tertius et surtout La Loterie à Babylone.
Combien de fois, je suis tombé sur une évocation de nouvelles issues de ce recueil? Je ne saurais dire! Probablement au moins aussi souvent que sur des évocations de Fables d'Ésope ou des Contes d'Andersen!
Un lecteur a besoin de savoir certaines informations précises, histoire de saisir le sens de ce qui est exprimé et l'impression qui doit s'en dégager et c'est au mot près que Borges lui livre toujours la juste mesure. Il est évidemment possible que le message ne passe pas chez certains, mais toutes les chances auront été mises à sa disposition afin de garder son attention et son intérêt à leurs niveaux maximums.
Oui, pour moi, Borges écrit exactement ce qu'il veut, avec une élégance sans compromis.
Ce sont carrément devenues des incontournables dans l'histoire de la pensée occidentale et il aura eu la chance de le savoir de son vivant. Quel merveilleux recueil de nouvelles philosophiques!
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Myriam3
17 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Le temps a fait son oeuvre!
J'avais lu Fictions quand j'étais étudiante et il faut bien le dire, j'étais bien passée à côté. Je reconnaissais, en partie aux dires de ma prof, qu'il s'agissait d'un auteur important, mais je n'étais pas arrivée à rentrer dans les nouvelles de Borges, les jugeant trop érudites et obscures.
Plus ou moins 20 ans plus tard, je reprends enfin le livre, plein d'annotations de l'époque; j'ai trouvé la bonne focale du premier coup, la bonne distance pour apprécier l'humour qui se cache derrière cette érudition feinte et bref, j'ai adoré! Est-ce la maturité? le sérieux mis à mal par un gain d'expérience? Dans mon cas, sans doute!
Le recueil fait en tout et pour tout 180 pages, c'est peu et pourtant, il m'a fallu un mois pour le finir. Pour apprécier chaque nouvelle, pour ne pas en commencer une autre les yeux hagards, sans saisir le contexte de ce nouveau récit qui succède celui qui m'a été révélé juste avant.
Maintenant que j'ai fini, je tiens à dire que j'ai été soufflée par l'univers que chaque nouvelle (trois pages en moyenne) faisait naître en quelques mots: le passé, le présent et le futur, le monde, l'espace, l'infini, la vie et la mort, l'éternité toute cela apparaît dans une mise en abyme vertigineuse.
Borges est fasciné par le thème du labyrinthe parfait qui engloberait le Tout dans une sorte de répétition à l'infini, dans une infinité de variantes. Tout cela laisse le lecteur abasourdi et comme immobile dans l'oeil du cyclone, attendant la chute ultime.
Mais Fictions est aussi empreint d'une forte poésie mélancolique qui rend chaque nouvelle intemporelle. Après cette relecture, je comprends enfin pourquoi Borges est cité parmi les auteurs les plus importants du XXième siècle car comme Proust, mais une dizaine de milliers de pages en moins, il parvient à immobiliser le Temps dans ses mots.
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Luniver
19 août 2015
★★★★★
★★★★★
J'ai tellement entendu parler de cette fameuse bibliothèque de Babel, qui contient tous les livres existants, ayant existé et qui existeront dans l'avenir… il était temps que je lui rende une petite visite ! le récit fait partie d'un recueil de nouvelles, genre que j'affectionne particulièrement, et la quatrième de couverture m'annonce que ces textes du maître argentin vont bouleverser ma vie. Sur le papier, tout est réuni pour passer un bon moment.
Pourtant, la sauce n'a jamais vraiment pris. Pas vraiment à cause des idées développées, qui faisait pétiller mes neurones, mais surtout à cause du style, que j'ai trouvé vraiment pesant. C'est la première fois dans ma vie de lecteur que je dois faire deux pauses pour venir à bout d'une nouvelle de vingt pages. Pour ne rien arranger, le lecteur précédent avait souligné des passages au crayon à grands renforts de « !! », alors que ces passages me semblaient tout à fait anodins, ce qui, je dois l'avouer, m'a beaucoup vexé.
Deux nouvelles m'ont tout de même marquée : la bibliothèque de Babel justement, qui remet bien en question toutes nos idées sur tout ce qui touche la littérature, et la Loterie de Babylone, dont la chute est particulièrement saisissante.
Dans l'ensemble, j'ai tout de même l'impression d'être passé à côté de quelque chose… Je me note cet auteur dans un coin de la tête, et j'y reviendrai sans doute dans quelques années.
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JacobBenayoune
07 novembre 2013
★★★★★
★★★★★
C'est avec ce petit livre que j'ai fait ma première rencontre avec Borges. J'ai commencé par son livre le plus connu (classé parmi les 100 meilleurs livres de tous les temps).
J'y ai trouvé tout l'art de l'écrivain argentin. Sa ruse littéraire en essayant de se faire passer pour un simple novice de la littérature et de nous décrire comme réel, un imaginaire; son savoir encyclopédique qui nous donne l'impression que Borges a tout lu, son imagination féconde nourrie de ses lectures abondantes de tout ce qui lui tombe entre les mains (Littérature occidentale, orientale ...), ses métaphores et son symbolisme ouverts à toutes les interprétations, sa manière originale à nous pousser à réfléchir, à imaginer, à examiner, à chercher pour découvrir, à nous ouvrir de nouvelles voies.
J'y ai trouvé également, l'homme labyrinthique qu'est Borges, qui mène le lecteur là où il n'aurait jamais pu entrer! Pour lire ce tout petit livre, il faut une référence riche, il faut s'adapter au style de Borges, à toutes ces informations historiques (plutôt mythologique), scientifiques (mathématiques). En plus, Borges est l'homme au miroir, un monde a son double. Et cela à l'infini; le monde bibliothèque, l'homme et son double rêvé, le réel et l'imaginaire, le destin et le hasard...Borges est aussi l'homme bibliothèque, son livre est un mélange savant de tous les écrits universels mais aussi des encyclopédies qu'il a consultées.

Les pièces (car on ne peut les nommer ou classer) que regroupe ce recueil sont variées et originales (au niveau de la forme et du fond). Borges qui prône la relecture, nous présente une oeuvre à relire à l'infini. Car ces pièces sont comme du verre pulvérisé qui montre à chaque fois un reflet différent; des perles chatoyantes.
Si Kafka a voulu (entre autre) représenter le monde en le transformant en rêve (ou cauchemar), Borges a voulu recréer le monde qu'il ne verra plus, à cause de sa cécité.
J'ai beaucoup aimé les "histoires" de cet homme dormant pour rêver quelqu'un qui est lui-même rêvé par un autre, de cet auteur de Don Quichotte et le changement du lecteur, de ce monde bizarre d'Uqbar, de cette bibliothèque universelle, de ce condamné à mort qui pense à toutes les possibilités qui peuvent lui arriver lors de son exécution (chose que moi aussi je fais), de cet écrivain fictif à l'oeuvre fictive qui est décrit comme réel à l'oeuvre singulière, et de cette recherche d'Almotasim...
Une fois lu, je me suis dit: je lirai Borges toujours, je n'étais plus le même; de nouveaux horizons étaient ouverts!
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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B06 octobre 2013
Mon père me rapportait qu'autrefois — parlait-il d'années ou de siècles ? — la loterie était à Babylone un jeu de caractère plébéien. Il racontait, mais je ne sais s'il disait vrai, que les barbiers débitaient alors contre quelques monnaies de cuivre des rectangles d'os ou de parchemin ornés de symboles. Un tirage au sort s'effectuait en plein jour, et les favorisés recevaient, sans autre corroboration du hasard, des pièces d'argent frappées. Le procédé était rudimentaire, comme vous le voyez.
Naturellement, ces " loteries " échouèrent. Leur vertu morale était nulle. Elles ne s'adressaient pas à l'ensemble des facultés de l'homme, mais seulement à l'espoir.

LA LOTERIE À BABYLONE.
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LuniverLuniver07 août 2015
[Un] penseur observa que tous les livres, quelque divers qu'ils soient, comportent des éléments égaux : l'espace, le point, la virgule, les vingt-deux lettres de l'alphabet. Il fit également état d'un fait que tous les voyageurs ont confirmé : il n'y a pas, dans la vaste Bibliothèque, deux livres identiques. De ces prémisses incontroversables il déduisit que la Bibliothèque est totale, et que ses étagères consignent toutes les combinaisons possibles des vingt et quelques symboles orthographiques (nombre, quoique très vaste, non infini), c'est-à-dire tout ce qu'il est possible d'exprimer, dans toutes les langues. Tout : l'histoire minutieuse de l'avenir, les autobiographies des archanges, le catalogue fidèle de la Bibliothèque, des milliers et des milliers de catalogues mensongers, la démonstration de la fausseté de ces catalogues, la démonstration de la fausseté du catalogue véritable, l'évangile gnostique de Basilide, le commentaire de cet évangile, le commentaire du commentaire de cet évangile, le récit véridique de ta mort, la traduction de chaque livre en toutes les langues, les interpolations de chaque livre dans tous les livres.

(La Bibliothèque de Babel)
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peloignonpeloignon25 mars 2013
Une doctrine philosophique est au début une description vraisemblable de l'univers; les années tournent et c'est un pur chapitre - sinon un paragraphe ou un nom - de l'histoire de la philosophie.
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papillon_livres30papillon_livres3001 mai 2010
(...) mais je soupçonne que l'espèce humaine - la seule qui soit - est près de s'éteindre, tandis que la Bibliothèque se perpétuera: éclairée, solitaire, infinie, parfaitement immobile, armée de volumes précieux, inutile, incorruptible, secrète.
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peloignonpeloignon28 mars 2013
On observera que la conclusion précéda sans doute les "preuves". Qui se résigne à chercher des preuves d'une chose à laquelle il ne croit pas ou dont la prédication ne l'intéresse pas?
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