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ISBN : 2864327260
Éditeur : Verdier (2013)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L’homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n’en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l’amour avant huit jours.
En exil en Suisse, Gustave Courbet s’est ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par trust_me, le 19 janvier 2014

    trust_me
    Juillet 1873. Gustave Courbet passe la frontière suisse avec son élève Marcel Ordinaire. le maître fuit la France et les tracasseries causées pas sa participation à la Commune de Paris. Condamné par son pays, Courbet trouve d'abord refuge à Genève avant de s'installer à La Tour-de-Peilz, sur les bords du lac Léman. Il y mourra le 31 décembre 1877.
    David Bosc ne donne pas dans le portrait précis et exhaustif. La biographie qu'il propose est incomplète, se focalisant sur les dernières années d'un artiste avant tout épris de liberté. On s'attarde sur la passion de Courbet pour la baignade, sa consommation délirante de vin blanc (plusieurs litres par jour) et son goût pour la bonne chère. En Suisse, Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à petit feu avec la boisson. Mais l'intérêt est ailleurs. L'écrivain insiste sur le coté joyeux d'un personnage à la constante vitalité. Il montre le peintre au travail, le peintre au bistrot, le peintre au quotidien.
    Le style de Davisd Bosc est à la fois élégant et laconique, davantage dans l'évocation que dans la précision. Son texte est magnifique, très visuel. Sa plume brosse un portrait comme d'autres feraient un tableau, jouant sur la lumière, les couleurs, l'atmosphère. Quelques coups de pinceaux tout en concision dont s'échappent parfois de délicieuses envolée proches de la poésie.
    Au final, l'hommage est sobre et vibrant : « Courbet a exercé sa liberté. Il était opiniâtre. Sa politique ? Pour tous la liberté, c'est-à-dire le devoir de se gouverner soi-même. » Une biographie comme une rêverie, loin des exercices scolaires proposés d'habitude. Entre son émerveillement et sa joie permanente d'être au monde, Courbet méritait bien ce coup de projecteur en tous points admirable et surtout éminemment littéraire.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2014/01/la-claire-fontaine-dav..
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    • Livres 4.00/5
    Par tynn, le 16 décembre 2013

    tynn
    Solide comme un chêne, il n'a jamais plié, mais a fini par tomber...
    David Bosc ressuscite pour quelques pages le peintre Gustave Courbet (1819-1877), bon vivant bedonnant, travailleur frénétique mais éreinté, jouisseur excessif, buveur invétéré, dans son exil suisse des bords du lac Leman.
    On est en 1873. Pour éviter de retourner en prison pour son engagement dans la Commune de Paris, Courbet a du quitter la France, tenu pour responsable de la destruction de la colonne Vendôme. Face à une dette financière monstrueuse pour la reconstruction, il attendra en vain, avec d'autres, l'armistice pour les communards.
    David Bosc a une palette littéraire poétique et minutieuse, une écriture très travaillée et recherchée dans les images et la formulation, un style qui oblige à la concentration, conduisant à une lecture qui parfois se mérite. Mais la récompense se déguste au fil du récit.
    L'auteur nous propose une compréhension, un décryptage pictural. L'artiste est monumental, attachant, glorieusement vivant dans son auto-destruction et dans le plaisir que j'ai eu à découvrir ou redécouvrir les œuvres évoquées. Un homme au tempérament d'exception, généreux et exubérant. Un homme libre, par l'esprit et le corps.
    Un écrivain pour un peintre. Belle rencontre.
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    • Livres 2.00/5
    Par francoise_bxl74, le 26 août 2013

    francoise_bxl74
    Cette rentrée littéraire 2013 voit ici la publication du nouveau roman de David Bosc, « La claire fontaine », aux Editions Verdier. Texte que j'ai eu l'honneur de pouvoir découvrir en avant-première dans le cadre de l'opération On vous lit tout, organisée conjointement par Libfly et le Furet du Nord.
    Est-il encore besoin de présenter Gustave Courbet, chef de file du courant réaliste en France ? Lui qui, jugé responsable de la démolition de la colonne Vendôme le 16 mai 1871, prit le parti de s'exiler en Suisse et d'y vivre ce qui allait être les dernières années de sa vie.
    Ce roman biographique nous retrace exactement ces dernières années de la vie de Gustave Courbet, depuis son arrivée en Suisse en 1873, jusqu'à son décès le 31 décembre 1877 à la Tour-de-Peilz, dans le canton de Vaud. L'auteur nous dépeint un artiste profitant des bonheurs de la vie mais aussi un peintre sur le déclin notamment dû à son penchant pour l'alcool.
    A travers un texte tantôt très complexe (parfois trop), tantôt poétique, David Bosc nous entraîne dans le sillage du peintre se basant sur une documentation très pointue. L'on ressent le travail de recherche de l'auteur à travers la richesse du texte, sa structure même si il est parfois difficile de faire le lien entre les passages se référant à l'œuvre du peintre et ceux relatant sa vie.
    Nul doute néanmoins que cet ouvrage saura rencontrer les attentes des amateurs d'art et admirateurs de l'œuvre de Gustave Courbet.
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    • Livres 4.00/5
    Par MarianneL, le 30 octobre 2013

    MarianneL
    En 1873, Gustave Courbet, qui avait déjà purgé une peine de six mois de prison à Sainte-Pélagie deux ans auparavant, pour sa participation active à la Commune, fut abusivement condamné par Mac-Mahon à rembourser les frais de reconstruction de la colonne Vendôme, frais estimés à 323 000 francs.
    Il préféra alors se refugier en Suisse, où il mourut en 1877, un exil et une fin de vie évoqués dans ce récit, sous une plume au toucher précis et soyeux de pinceau, par un écrivain qui a l'œil d'un peintre. Ces dernières années ne furent sans doute pas les meilleures du peintre Gustave Courbet, tentant sur les bords du lac Léman de trouver des sujets «vendables» et peignant à la chaîne.
    Mais David Bosc donne chair à un homme qui, lorsqu'il ne peint pas – isolé et englouti dans la grande Nature, devient un fanfaron, vantard certes, mais généreux et drôle, qui dévore la vie avec exubérance, un amoureux des baignades et de la vie sociale, un homme qui ne demande rien, mais qui est avant tout épris de liberté.
    «Courbet porte témoignage de la joie révolutionnaire, de la joie de l'homme qui se gouverne lui-même, et c'est une source vive. Il chérissait le souvenir des heures de la Commune où le gros ver de la peur, enfin, creva sous le talon des femmes en cheveux, des hommes en bras de chemise, et des enfants sur lesquels chacun veillait.»
    «Après avoir dûment constaté la mort du peintre, le 31 décembre 1877, le docteur Paul Collin rédigea pour mémoire un témoignage honnête, un examen du corps et de l'esprit de son patient, le rapport minutieux des circonstances de l'agonie. Décrivant Bon-Port, il s'émut de ce que, «détail assez triste», le lit de Courbet «n'avait qu'un seul matelas». Une ou deux chemises, un matelas, point de breloques au gilet comme en portait Bruyas, point de montre, ni flanelle sur les reins ni zibeline au col. Ils furent nombreux à relever le dénuement de cet étrange contemporain. On en était d'autant plus frappé, et pour tout dire, blessé, qu'il semblait volontaire, ou pire, la conséquence d'une liberté. Les pauvres avaient au moins le tact d'avoir envie de toutes les choses dont ils étaient privés. Tandis que celui-là vous gâchait le plaisir par son indifférence, par ce ni chaud ni froid que lui faisait toute marchandise.»
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  • Par emmyne, le 20 septembre 2013

    emmyne
    Ce récit est un délice, on le savoure et on le dévore pour peu que l'on s'intéresse à la peinture et à l'effervescence de cette fin du XIXème.
    Ce récit, c'est Gustave Courbet, le peintre » réaliste » – » ni nostalgique ni moderne [...] le réalisme de Courbet est une riposte à la fable sociale, au fameux modèle de société, à la civilisation, au programme des écoles des classes asservies, au programme des écoles des classes dirigeantes, aux recueils de lecture à l'usage des jeunes filles. le réalisme de Courbet lacère les décors derrière lesquels on accomplit la sale besogne, il déchire les toiles peintes : les bouquets d'angelots par-dessus les théâtres, les fées clochette, les diables, les allégories en fresque dans les écoles et dans les gares, où l'on voit les déesses de l'industrie et de l'agriculture, les splendeurs des colonies et les prodiges de la science. » – ; c'est Gustave Courbet le communard- bien que « jamais on ne l'entendit faire l'ancien combattant. La Commune était dans son cœur comme un amour défunt. » -, les quelques années, les dernières années de sa vie au bord du Léman et les » emmerdements » qu'a entraînés la destruction de la Colonne Vendôme; c'est la nature et sa nature, son plein appétit, son intempérance. Et ce récit est servi par une écriture fameuse, une écriture gourmande et virile, vive et charnelle qui sait vous croquer une description en deux coups de plume.
    » Avec son bout de lac en cravate de pierre, avec sa campagne tout aussitôt française, Genève lui fut un repoussoir; elle était trop politicienne, loin des forêts; la fumée y stagnait sous les plafond bas. «
    Une centaine de pages foisonnantes d'images et de camaïeux qui donnent vie, par touches, à l'époque, la violence de ses révolutions politiques et artistiques autant qu'aux tableaux; une centaine de pages sur lesquelles on croise des extraits de documents authentiques – correspondances et rapports de police – et les chemins de poètes, Rimbaud, Baudelaire.

    Lien : http://www.lire-et-merveilles.fr/lectures/litterature-francaise/la-c..
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Critiques presse (3)


  • Lhumanite , le 23 septembre 2013
    La plume élégante et forte de David Bosc donne vie à ces dernières années de Courbet, et transfigure ce qui est souvent pris pour un crépuscule en un lumineux coucher de soleil.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite
  • Telerama , le 18 septembre 2013
    C'est de cet art de l'attente, du silence, de cet amour brutal et exclusif de l'existence que David Bosc [...] nous rend magistralement témoins ici. Et complices. Par-delà ses toiles, par-delà son oeuvre, Courbet continue de nous ouvrir au monde...
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lhumanite , le 02 septembre 2013
    David Bosc, dont on avait apprécié Sang lié et Milo, s’attache à cette période ignorée où l’amour de la vie explose en liberté dans tous les instants du peintre des Trois Baigneuses.
    Lire la critique sur le site : Lhumanite

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Citations et extraits

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  • Par michelekastner, le 22 octobre 2013

    La peinture à toute allure, la peinture artiste débitée comme du savon, ça n'était pas une invention de Pata. Courbet, longtemps auparavant, avait tiré un système de son goût de l'épate, de son goût bravache de porter plus lourd que les autres, de boire davantage, sans ciller, de manger un chapelet de saucisses au fin fond d'un repas de sapeur avant de réveiller encore la cuisinière pour enfoncer le clou. Décrivant son séjour à Trouville, en 1865, il ne donna à ses parents que de gros chiffres, ronflant comme un costaud de foire : treente-cinq toiles, "ce qui a étourdi tout le monde", et quatre-vingts bains de mer (soit plus d'une marine par jour, qu'il appelait des paysages de mer, et deux à trois bains, qu'il prenait la pipe au bec, en octobre et novembre, dans les eaux de la Manche).
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  • Par michelekastner, le 22 octobre 2013

    Le témoignage de Courbet, son trésor, était déjà irrecevable. En 1869, alors qu'il venait d'enterrer son ami Max Buchon, il avait formulé ainsi son espoir politique : "Si nous arrivons à la liberté, nous établirons la révolution." Les imbéciles se sont foutus de lui, parce que, pensaient-ils, c'était mettre la charrue avant les boeufs...car les imbéciles, et notamment les professionnels du changement de régime, les radicaux, les socialistes, les fameux amis du peuple, ont tout à perdre de ce progrès que l'on pourrait faire un jour : ne plus attendre la liberté comme un sucre, mais la découvrir en soi, la reconnaître derrière les apparences, parfois, d'une force combattue, haïe peut-être, que l'on prenait pour un ennemi de plus. Les esclaves et les marionnettes peuvent renverser les lois, les colonnes, les généraux - on leur fera déblayer les gravats.
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  • Par michelekastner, le 22 octobre 2013

    La femme que Courbet modela en l'appelant la Liberté (elle fut par la suite renommée Helvetia), cette femme qu'il décrivit "brutale de façon et d'un effet superbe", c'était la femme révélée sur les barricades, aux cantines roulantes, aux bals sous les lampions de Paris insurgé, c'était la Communarde. Elle est présente sans modetie, elle déplace qui la gêne rien qu'en tournant la hanche.

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Vidéo de David Bosc

David Bosc - La claire fontaine .
David Bosc vous présente son ouvrage "La claire fontaine". Parution le 22 août aux éditions Verdier. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/bosc-david-claire-fontaine-9782864327264.html Notes de Musique : 1 Beethoven/ Symphony #9 In d'Minor, Op. 125, "Choral" - 1. Allegro Ma Non Troppo








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