ISBN : 291470478X
Éditeur : Jigal (2011)


Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
« Viviani voulut sortir le premier. Le crépitement des balles… puis son corps était venu s’éclater contre la baie vitrée de la banque, l’éclaboussant de sang, comme sur un écran de télé géant. Les otages femelles se mirent à hurler… Gosta jeta un œil sur Tino et Stéph, ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par nathalie_MarketMarcel, le 21 mai 2012

    nathalie_MarketMarcel
    J'ai commencé ma lecture en étant sceptique car le roman n'est pas exempt de clichés (le bandit avec code d'honneur qui s'oppose au caïd minable, les filles en combinaison de cuir, etc.) mais je l'ai achevé en le dévorant car l'auteur tire le meilleur parti de ces clichés pour nourrir son récit et lui ajouter de l'humour et de l'épaisseur. Ainsi ce fameux sens de l'honneur conduit notre Cramé à prendre des décisions étonnantes, ce qui permet à l'intrigue de rebondir de façon tout à fait savoureuse. Les flics et les bandits sont tous des fans de cinéma et les uns comme les autres miment leurs héros avec blousons de cuir, gauloises et positions choisies. Si l'on fume des gauloises comme dans les années 50, la réglementation sur le tabac renouvelle le motif de façon amusante. le récit est entraînant, mené au rythme des voitures, des flingues de divers calibres, des interrogatoires musclés.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PierreF, le 12 juin 2011

    PierreF
    Accrochez vous ! Ce résumé des 50 premières pages n'est qu'un bref aperçu du roman. Cela vous laisse imaginer la vitesse à laquelle ça va, à laquelle ça court. le mot d'ordre ici, c'est la vitesse. Les phrases claquent, les chapitres sont courts, donc globalement, on en prend plein la gueule ! C'est impressionnant comme le style se marie à l'action, et je dois avouer que j'ai rarement lu un roman avec des passages aussi rapides, aussi haletants. Je garde en particulier une scène en tête de poursuite en voiture formidable.
    Au-delà de ça, Jacques Olivier Bosco sait construire un personnage, qui n'est ni bon ni mauvais, ni blanc ni noir, avec un vrai passé, avec des principes, avec des règles de vie et de survie. Gosta a vécu une enfance difficile, il s'est construit tout seul, est devenu un meneur d'hommes grâce à sa loi du un pour tous et tous pour un. Et même si on désapprouve la façon dont il a mené sa vie, c'est un héros réaliste que l'on a plaisir à retrouver.
    Evidemment, la situation est cocasse. L'auteur aurait pu en faire une comédie, avec un sujet tel que celui-ci, le truand qui infiltre un commissariat. Mais non ! On a droit à un vrai roman noir, mené tambour battant, avec des dialogues hyper efficaces, et des scènes chocs. Il n'y a qu'à lire les interrogatoires, qui sont dirigés hors de toutes les règles légalistes à la façon d'un Dirty Harry (je tire d'abord puis je demande).
    N'y cherchez pas de morale, ni de message ! Ce roman est fait pour divertir, comme on regarde un excellent film d'action, jusqu'à une fin d'une noirceur infinie, glauque, l'horreur du chapitre 37. On lui pardonnera les petites facilités dans certaines scènes, quelques phrases d'humour noir et on louera la documentation sur le monde policier et le monde de la drogue qui est impressionnante. D'ailleurs, l'ensemble du roman est d'une cohérence à faire pâlir un grand nombre d'auteurs. C'est une très bonne découverte d'un auteur qu'il va falloir suivre de très près, foi de Black Novel !

    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-le-crame-de-jacques-olivier..
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    • Livres 5.00/5
    Par yv1, le 13 juin 2011

    yv1
    Attention, ce livre commence très fort. Sur les chapeaux de roues pourrais-je dire, en utilisant une expression toute faite. Et puis, la suite est... du même acabit. Pas de temps mort. C'est un polar sur-vitaminé. Lecteurs qui n'aimez que les bons sentiments, la lenteur, la nature et les petits oiseaux passez votre chemin. Lecteurs -qui pouvez aimer tout ce que je viens d'écrire- mais qui aimez également parfois de l'action, du rythme, du suspense et des rebondissements, précipitez-vous ! Je ne suis pas spécialiste des romans policiers, mais je ne me souviens pas avoir lu de livre de ce genre aussi passionnant depuis très longtemps, surtout parmi les auteurs français. Rendez-vous compte, 284 pages en petits caractères et pas de temps mort.
    Je ne dis pas qu'il n'y a pas ici et là quelques tout petits reproches : un peu de "name-dropping" (je suis super fier, j'ai appris ce mot il y a quelques jours et je peux le replacer presqu'aussitôt.), peut-être un peu de caricature, mais ils sont noyés dans la rapidité de l'action et l'efficacité de l'écriture.
    L'écriture justement, elle est directe, franche et nerveuse
    L'intrigue quant à elle rebondit de page en page pour le plus grand plaisir du lecteur. Je ne veux même pas en parler ici pour ne pas déflorer les nombreuses surprises. Les bandits ont du coeur, mais restent des bandits. Les flics ne sont pas tous pourris, loin de là. Même Le cramé s'en rend compte
    Vous l'avez compris, j'ai adoré ce bouquin. Je n'ai pas pu le lâcher avant de l'avoir fini, enfin si quand même, parce que mes yeux ont fini par avoir le dessus et se sont fermés tout seuls m'empêchant de finir ma lecture trop tard -ou trop tôt-, mais dès le lendemain matin, j'ai de nouveau sauté dessus

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zembla, le 13 juin 2011

    zembla
    Le cramé est un braqueur de la vieille école, de celle où l'honneur veut dire quelque chose. Mais de celle aussi où la trahison se règle dans le sang. Le cramé et sa bande sont recherchés depuis deux ans par la police sans succès jusqu'au jour où quelqu'un les trahit, quelqu'un qui fait partie de sa bande. Le cramé capturé réussit a s'échapper et n'a qu'une idée en tête : retrouver qui les a trahi . Pour cela qu'une solution, réussir a accéder aux dossiers de la police pour trouver le nom du traître. Grâce au hasard et a la chirurgie esthétique, Le cramé réussit a infiltrer la police mais il va se retrouvé malgré lui mêlé a une enquête sur la disparition d'un enfant et qui va le mener plus loin qu'il ne le voulait.

    Un roman noir, très noir, foisonnant et bien ficelé que j'ai littéralement dévoré. Même si l'on peut trouver les hasards qui parsèment le livre un peu trop nombreux, il n'empêche qu'il est très prenant du début jusqu'à la fin. Mêlant habilement ses différentes intrigues, l'auteur nous emmène dans nos cités où la police ne fait pas la loi, où c'est la loi des cités qui a cours. le constat est glaçant, dérangeant, brutal, violent. Pas de complaisance dans cette violence, elle est montré crûment, sans fard et avec beaucoup d'hémoglobine !
    Le cramé est un sacré personnage, entre Cartouche et Vidocq, avec un sens de l'honneur chevillé au corps. Un personnage sombre, impitoyable avec les traîtres et dont l'enfance joue un rôle déterminant dans ce qu'il est. Un homme ne reculant devant rien, qui ne craint personne même pas la mort.
    Ce livre est une très bonne découverte pour moi, me faisant découvrir un auteur prometteur a l'univers très personnel.

    Lien : http://www.desgoutsetdeslivres.fr/
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Citations et extraits

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  • Par nathalie_MarketMarcel, le 21 mai 2012

    Ce qui l’avait mené là, les bras en V derrière le dossier de sa chaise, le collier anti-émeute tailladant ses poignets. Deux autres inspecteurs, des molosses type Rottweiler, gardaient la porte dans son dos, bras croisés, ils portaient le jean moule-bite et le blouson en cuir noir marchandé aux puces de Saint-Ouen mais auraient très bien pu être sapés de costards froissés et délavés, leurs têtes coiffées d’un chapeau mou, à la façon des flics brutaux des années cinquante.
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  • Par yv1, le 13 juin 2011

    Il ne pouvait s'empêcher de sourire. Il y avait une chaleur humaine entre ces flics. Leur vie et leur boulot n'étaient pas faciles : les "objectifs", les tentations, les risques de bavure ou de s'en prendre une. Mais ils le surmontaient avec solidarité, jusqu'à l'amitié sans faille. [...] Un peu comme dans ma bande, pensa-t-il [Le Cramé] avec amertume. jusqu'à ce qu'un traître s'annonce sur le pas de la porte... (p.98)
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  • Par yv1, le 13 juin 2011

    Inutile de demander ce qu'il advenait lorsque le gosse était trop "abîmé". Le Cramé était à cran, il avait compris que les "réseaux" se débarrassaient des gamins dès qu'ils avaient passé la date limite, et renouvelaient leur stock avec des produits frais. Quelle bande d'enfoirés ! Quel monde de merde ! (p.117)
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Nouveautes JIGAL fevrier 2012 .
Les Éditions Jigal vous présentent les nouveautés de février 2012 avec par ordre d'entrée en scène : ET L'ÉTÉ FINIRA de Maurice GOUIRAN, LE CHASSEUR DE LUCIOLES de Janis OTSIEMI, LES AUTEURS DU NOIR FACE À LA DIFFÉRENCE, Collectif ? Et par ordre d?entrée en scène : Nicolas Sker, Sophie Loubière, Laurence Biberfeld, Valéry le Bonnec, Patrick de Friberg, Hervé Sard, Elena Piacentini, Sébastien Gendron, Gaëlle Perrin, Paul Colize, Michel Vigneron, Thierry Brun, Fabien Hérisson, Bob Garcia, Maxime Gillio ? LE CRAMÉ de Jacques Olivier BOSCO.








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