ISBN : 2266137913
Éditeur : Pocket (1995)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Sur un fond de guerre civile russe, Mikhaïl Boulgakov dépeint le destin d'une famille, les Tourbine : il y a Alexis le médecin, Nikolka le cadet, leur soeur, la belle Hélène, son mari et quelques autres. Encore une fois, l'auteur part des anecdotes pour aller vers le gé... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 26 avril 2012

    BVIALLET
    A la fin de l'année 1918, la révolution bolchevique a commencé sa marche triomphale en Russie. Des milliers de réfugiés affluent alors vers Kiev, capitale l'Ukraine où déjà gronde la guerre civile mais où les bolchevicks, mis en échec par le corps expéditionnaire allemand, piétinent dans la campagne alentour. Les Tourbine, petits bourgeois désargentés restés fidèles à l'ordre ancien bien que le Tsar ait déjà été assassiné, souhaiteraient bien abolir l'histoire et nier la marche inéluctable de la terrible « Roue Rouge » qui s'approche. Les deux fils, Nikolka et Alexis tentent de rejoindre les troupes de l'Hetman qui essaient de défendre désespérément la ville. Mais, comment lutter efficacement contre une armée formée dans l'ombre, soutenue par des puissances occultes et dirigée par un chef invisible, sorte d'Antéchrist quasiment divinisé par ses partisans ?
    Livre mélancolique et désespéré, qui plus qu'une ode à la vieille Russie a pu passer pour la description de la pusillanimité, du ridicule et de la gabegie des forces opposées à la révolution. Ceci explique pourquoi Boulgakov a pu être publié, moyennant quelques passages censurés bien sûr, en URSS dans les années 20 et suivantes dans la pire période stalinienne. Il y a en effet une ambiguïté chez lui. D'un ton détaché et parfois ironique, il décrit le milieu contre révolutionnaire mais sans lui apporter sa caution et en ne cachant jamais ses faiblesses, ses lâchetés et son inaptitude à prendre son sort en main et à gouverner. Après un début assez réaliste, la deuxième partie sombre dans une sorte de pathos mystique dans lequel Dieu est souvent pris à partie. La fin relève carrément du fantastique. Alexis ressuscite et prend une véritable allure christique. On comprend que l'auteur ait choisi ce parti pris allégorique et métaphysique. S'il n'avait pas fait ce choix, son livre n'aurait jamais été publié ! Intéressant, mais un peu décevant quand même si l'on s'attend à un témoignage sur une période douloureuse ou à une épopée tragique…

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 06 décembre 2011

    Des jardins se pavanaient sur les magnifiques escarpements qui surplombent le Dniepr, où, montant en gradins, s’élargissant, tantôt bariolé de millions de taches de soleil, tantôt noyé d’une douce pénombre, régnait l’immortel Jardin impérial. Au bord de vertigineux précipices, les poutres noircies et vermoulues du parapet ne formaient qu’une barrière dérisoire. De hautes parois, balayées par les tempêtes de neige, tombaient à pic sur les lointaines terrasses inférieures, et celles-ci, s’étendant toujours plus loin, atteignaient les bosquets du rivage, au-dessus de la route qui court, sinueuse, le long du grand fleuve
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