L'enfer de John Butler, c'est l’héroïne Avec son passé de lâche, il n'avait peut-être pas d'autre solution. Et il semble, au moment où débute cette histoire, que rien ne pourra le sauver, puisque les médecins eux-mêmes l'ont abandonné à son sort. Cependant, John Butler,... > voir plus
John Butler vit l'enfer à cause de l'héroine et de son passé de lâche.
Rien ne pourra le sauver de cette existence minable puisque les médecins l'ont même abandonné.
Cependant cet incapable que tout le monde rejette va devenir le héros d'une aventure qui va le mener des états-unis jusqu'en Birmanie dans une succession de coups de théâtre.
Un excellent livre de Pierre Boulle ou celui-ci nous déroute en maniant comme souvent le paradoxe.
Butler s'efforça de réprimer le tremblement de sa main en pressant contre son flanc l'avant-bras au bout duquel se profilait un pistolet. Ainsi lui apprenait-on à le faire autrefois, au cours d'un entraînement militaire spécial précédant son départ pour le Viêt-Nam.
L'acte qu'il allait accomplir le terrifiait.
Pour qu'il s'y résolût, il fallait l'aiguillon d'une terrible nécessité : le manque de drogue.
Le quartier de New-York choisi par lui après beaucoup d'hésitations était désert à cette heure. Les gens sérieux rentraient chez eux après le cinéma ou le théâtre ; les noctambules n'avaient pas encore quitté les boîtes de nuit.
Embusqué à l'angle de deux rues, il vérifia une dernière fois que le passant qui s'approchait était seul, et la voie libre derrière lui.
- Arrêtez-vous et jetez-moi votre portefeuille !...
(extrait du chapitre I)