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ISBN : 2070316890
Éditeur : Gallimard (2004)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quatrième de couverture
« Je suis la fille du juge Boulouque, du terrorisme, des années quatre-vingt, des attentats parisiens. Et je suis orpheline de tout cela.
Personne ne se souvient de mon père et la vague d'attentats des années quatre-vingt à Paris se... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Eric76, le 18 mars 2015

    Eric76
    Ce petit livre m'a profondément ému.
    Clémence est la fille du juge anti-terroriste Gilles Boulouque, qui eut son bref moment de célébrité quand il fut magistrat instructeur des attentats de 1986 (souvenez-vous de la joute verbale hallucinante entre Chirac et Mitterrand lors du débat télévisé de la présidentielle de 1988. "JC : Pouvez-vous vraiment contester ma version des choses en me regardant droit dans les yeux ? FM : Dans les yeux, je la conteste.").
    Deux ans plus tard, broyé par le système, la haine et les mesquineries du quotidien, le juge Boulouque finit par se tuer en se tirant une balle dans la tête.
    Clémence Boulouque, étudiante à New-York, assiste aux attentats du 11 septembre 2001, et se retrouve brutalement confrontée avec sa propre histoire. "Le terrorisme, mon père, ma perte". Alors, elle écrit pour essayer de dominer son passé. Pas d'analyse politique, pas de jugement, pas de dénonciation dans ce livre ! Elle se souvient de son Papa. Simplement ! de son papa quand elle était une petite fille espiègle. de son papa qui ne pouvait pas s'empêcher de pouffer de rire avant d'achever son histoire drôle… de son papa passionné d'athlétisme et lecteur assidu de l'Equipe. Des petits riens de la vie quotidienne !
    Puis la vie professionnelle de son Papa vient s'immiscer dans sa vie de petite fille. Les gardes du corps. Les menaces. La dureté des médias. La célébrité de Papa et la méchanceté des copines ("Fille de juge. Fille de pute"). On s'efforce malgré tout de vivre comme toutes les autres familles, et de rester digne et droit face à la férocité des hommes et aux "coups d'épingles" qui font souvent si mal.
    Clémence sort à reculons de son petit monde d'enfant et devient une jeune adolescente. Elle reproche parfois âprement les trop nombreuses absences de son père dévoré par sa Grande Mission. Elle entrevoit aux détours d'un regard où d'une photo prise à ses dépens, l'immense souffrance de son père et le raconte avec des mots plein de retenue et d'amour perdu.
    "Mon père était comme ces athlètes dont il suivait assidûment les performances, ces coureurs qui, au milieu de leur course, sont victimes d'un claquage (…); ils ont un masque de douleur, lorsqu'ils quittent le stade à cloche-pied, soutenus par un soigneur. A partir de ce mois de novembre, mon père a porté ces traits qui lui rayaient le visage".
    Ce livre est empreint d'une telle tristesse qu'il vous poigne le cœur. Un livre tellement bouleversant qu'à plusieurs reprises il en est tombé de mes mains.
    A lire absolument.
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    • Livres 4.00/5
    Par manue42, le 26 décembre 2013

    manue42
    Clémence Boulouque nous livre sa douleur d'avoir vu son père mourir broyé par le système. Un livre intense, fort bien écrit avec justesse et sensibilité. L'émotion est vive, ces pages sont belles et délicates.

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    • Livres 4.00/5
    Par littlitt, le 28 février 2015

    littlitt
    Un très beau livre sur la perte, l'absence, le souvenir. Une écriture délicate et habitée.

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Citations et extraits

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  • Par Petitebijou, le 26 novembre 2011

    J'ai peur qu'il ne se soit brûlé dans un unique instant, dans une lassitude qu'il a crue sans fin. Qu'il ait pensé, en dernier lieu, qu'il ne nous était pas nécessaire. Qu'il était pesant. Qu'il n'ait pas su qu'il allait effroyablement nous manquer. Que même dans nos conflits, c'était sa présence que je cherchais. Que griffer quelqu'un c'est encore une façon de toucher sa peau. Et que je ne m'étends plus jamais de tout mon long sur un canapé.
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  • Par Larchiduchesse, le 19 août 2013

    Au début, j'ai compté les minutes qui me séparaient de sa mort, puis les heures, les jours. Parfois, je me surprends à calculer encore son absence en mois quand, déjà, les années sont si nombreuses à s'être glissées entre nous. Je change sans cesse l'unité de mesure de cette distance. J'arpente les dimensions de l'absence.

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Vidéo de Clémence Boulouque


Amanda Sthers présente Clémence Boulouque, "Je n'emporte rien du monde", Gallimard
« Vivre est devenu pour moi ce sentiment : n'être déjà plus d'ici sans avoir encore quitté les lieux. Quand une jeune fille meurt, elle fait mourir les autres, autour. Voilà ce que m'a appris Julie. » En racontant l'histoire de son amie de lycée et le mystère insupportable de sa disparition, Clémence Boulouque nous offre une réflexion grave et tendue sur l'adolescence, la résilience et le pouvoir de l'écriture. On retrouve dans ce texte poignant l'intensité exceptionnelle de son premier récit, Mort d'un silence, paru il ya tout juste dix ans.











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